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Il est bâti au flanc d’une colline… Toutes ses fenêtres assistent bouche bée au lever du soleil. C’est un village ancien. De pierre noire cernée de mortier blanc, lavé, brûlé…

…de Ludovic Massé in Visages de mon pays en 1937.

Adissiàs e benvenguda a tots. Bon dia i benvinguda a tots. Bonjour et bienvenue à tous.

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Actus été 2016

Visites guidées gratuites téléchargement

CC Agly – Fenouillèdes, le Sud Cathare. Offres touristiques 2016 Patrimoine, Activités de pleine nature, Oenotourisme, Trail…

Fête de la randonnée CC Agly Fenouillèdes, le 21 mai à Le Vivier.

Marché de producteurs et artisanal, animations de rue, exposition, randonnée Le Tour des Cabanes… Le 5 juin à Prats de Sournia le Balcon du Fenouillèdes.

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Prats de Sournia littéralement les Prés de Sournia, ce déterminant accolé en 1933 sème la confusion. Il est convenu dans les esprits que Prats ne fut jamais une dépendance féodale ou un écart de Sournia. Mais en 1612 le seigneur de Rabouillet délégua toute juridiction sur Gaston d’Aniort son équivalent de Sournia. Il faut aussi signaler des mariages entre les familles seigneuriales. Nul doute que ces épisodes ont du participer à la dite méprise. Quand à la forme Prats  elle fut fixée en 1913, jusqu’à cette date Pratx prévalait sur ses variantes Pratz (Louis Fédié en 1880) et Prax en 1801 sur le Bulletin des Lois. Sur le cadastre de Le Vivier 1812 rédigé d’une main experte, Prats apparaît ainsi : Commune de Prata, cette forme date de 1793 / An II. Ces finales en en X ou Z se rencontrent toujours du pays d’Aude à la Haute – Marne et dans le Jura. Pour plus de clarté nous n’utiliserons que le vocable Prats dans les pages suivantes. Lequel est uniformément en usage de la Catalogne au Languedoc. Le territoire communal fut semble t-il plus étendu. Au sud deux interprétations appuient en ce sens.

  •  Sur la base de la bulle de 1011 il n’est pas à exclure que Ste Félicité et Saixa en étaient parties intégrantes. Les propriétaires de Prats y possédaient des oliviers ces dernières années encore.
  •  Un texte de 1334 situe l’église Sant Cerni à Prats, pourtant ce lieu relève de Le Vivier. Soit le document précité est inexact, soit cette chapelle a été démembrée de Prats suite aux procès sur fond de limites communales pendant la Révolution. Aigas Biòles prononcez Aygues Bioules témoignerait il de ce passé ? Biòla = borne, limite. Plusieurs sources jalonnent les contours du territoire actuel : Font dels Piusèllas la fontaine des pucelles à la Pelade, sous le chemin de l’Impériale au PC 490 en arrivant à Saixa, Font Marie au moulin de Roquevert, Font de Sant Cugat, Campix, entre Campix et le PC 389. Aigas Bioles aurait il appartenu jadis à ce groupe ? Là aussi des familles de Prats ont toujours des biens sur ces terres limitrophes, à La Borde entre autres lieux.
Prats de Sournia

Prats de Sournia

La Carrairasse

La carrairasse à Sournia.

Village perché sur la façade maritime du Fenouillèdes, étagé au pied de son imposante tour et au carrefour d’antiques voies de communications. Très vraisemblablement restructurées par les Templiers. D’une certaine façon le canton de Sournia était à eux. Point de convergence et étape d’importants itinéraires de transhumance, parcourus jusques dans les années 1960 par les bergers du Narbonnais, du Rivesaltais montant au Madres soit par Mauri, Lesquerde ou St Paul de Fenouillet, soit par Planèzes et la vallée de la Désix, Aussières, Roquefortez, Querigut…  Ceux andorrans*, du Donezan  ou de Montaillou  venant brouter sur les bords de l’étang de Salses, des lieux –  dits en gardent la mémoire : Le Calmeill, La Carrerasse, les Fumades, les Pauses, la Pelade,  La Ramade, La Saline… Tout cela implique des centaines de milliers de têtes, * plus de 6000 en ne prenant que Salses comme exemple.

L’immense périmètre géographique des unions matrimoniales de nos ancêtres se superpose idéalement aux destinations précédentes. C’est une particularité comparativement à un village voisin ou un pourcentage conséquent de mariages a été intra – muros.

Culture

Prats n’est pas en Roussillon mais en Fenouillèdes. Fenolhedés en Occitan serait plus adéquat. La culture et la langue des familles qui y sont enracinées séculairement. En voie d’être supplantées par de nouveaux arrivants généralement roussillonnais. Fenolhedés comme Razés, Carcassés, Cabardés… D’après René Nelli de l’Institut d’Etudes Occitanes, D.Baudrel et d’autres linguistes sans aller les chercher au pays de Cervantès (Fenolheda).

Origines

Faisons les débuter vers -4500 -2500 puisque le village est entouré de cromlechs. Ce sont des cercles de pierres levées qui ont en commun avec les menhirs le flou de leur datation et de leur fonction.

Un bracelet et des aiguilles de l’âge du bronze ont été mis à jour. Plusieurs toponymes sont révélateurs par exemple les Fumades, le plat sur lequel a été implantée la retenue collinaire. G.Gavignaud Fontaine conforte indirectement cette hypothèse. A nôtre humble avis des rites païens ont du se dérouler auprès de la pierre levée, laquelle ressemble tellement à un menhir et surtout à un phallus de 3 m en hauteur apparente, quand il se laisse découvrir au détour d’ un virage en venant de Le Vivier. On remarquera que ces mégalithes jalonnent dès Espira de l’Agly, les parcours de transhumance ci – dessus situés.

Ressemble à un menhir phallique? RD 7 Als Fumados à Prats de Sournia.

De petits menhirs auraient ils été réemployés en couverture de cabanes ? Plus de commentaires sur fenouilledes.fr aux pages néolithique. Les romains ont laissé des tessons sur l’oppidum. Comme à Fosse des monnaies faustiniennes c’est à dire du IIe siècle après J-C ont été trouvées. Ce qui tend à appuyer l’attache ci dessus avec ce village. Le premier texte relatif à Prats est une bulle de Serge IV qui fait mention d’alleux concédés à St Michel de Cuxa par le comte de Bésalu, Bernard dit Taillefer, dont l’un In villa pratis. Ce texte papal nous révèle la fameuse peur de l’an 1000. Il fallait prendre quelques précautions avant de passer de l’autre côté. D’où ces générosités envers les abbayes.


Alleu : Domaine donné en récompense aux guerriers Francs, à titre héréditaire et exempt de redevances.


Les pratséens, pratéens plus logiquement ou pratois en francisant férus d’histoire locale sont relativement nombreux. Je lance un appel à leur participation à l’enrichissement de ces lignes. Prenons garde que notre patrimoine culturel ne sombre pas dans l’oubli avec la raréfaction des familles séculairement établies et de nos aînés natifs d’ici. Dans un avenir proche toute transmission orale en sera empêchée. Il est du devoir de chacun de communiquer les faits locaux à sa connaissance, fussent-ils ténus.

 

         A ne pas manquer 

Plusieurs passages sont extraits ou à la base de l’ouvrage : Prats de Sournia, un village du Fenouillèdes, ( 220 pages, 24 x 17 cm ), au prix modique de 20€ paru en 2012,  une véritable bible historique signée par les professeurs Bordes, Calvet et Crambes, BCC dans les pages suivantes. Saluons ici le travail titanesque ainsi impliqué, lequel se chiffre en milliers d’heures d’abnégation, d’altruisme, de passion. Leurs investigations se sont étalées sur de nombreuses années et dans toute la région.  Disponible par courrier à : Mairie – 66730 Prats de Sournia, sur le site internet  ou par téléphone au 04 68 97 74 06.

 

Randonnées encadrées

Par Yves Le Pennec et Daniel Antony, tous les mercredis à 13 h 30 et en moyenne un dimanche par mois. Pour tout renseignement, appelez le 06 24 31 33 36 ou le 06 29 62 05 51. Rubriques Découvrir – Animations du site pré – cité. Des photos qui donnent envie de se bouger sur leur blog Pèlerins du Fenouillèdes. Détrompez vous, l’auteur ne connait pas ces personnes. Il aurait été illogique de créer un site axé sur les randonnées au départ de Prats, en omettant les accompagnateurs qui officient sur place et à fortiori le bar – Piscine : Informations pratiques.


Ce site n’est pas une émanation de la commune. Il n’est que l’oeuvre d’un passionné et n’engage que ce dernier.


Natura 2000 – ZNIEFF : Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique, garrigues et grottes de la Désix. Une ZNIEFF est en résumé un inventaire d’espèces patrimoniales en un lieu donné. Il s’y superpose un Site d’importance Communautaire* voué à la protection des chiroptères, avec Montalba le Château ce sont les seuls SIC du Fenouillèdes.   * Ou Zone de Protection Spéciale du réseau Natura 2000.

ZNIEFF grottes Désix et Garrigue de Sournia, entre autres sites dédiés.

Document d’objectifs Natura 2000 sur : languedoc-roussillon.developpement-durable.gouv.fr/...

Orchis

Orchis

Limodorum arbotivum

Limodorum arbotivum

Toutes les photos.


map-home Distances : Perpignan – Ille – Prats de Sournia : 52 km en 1 h. Perpignan – Ansignan – Prats de Sournia : 55 km en 1 h 10′. Perpignan – St Paul – Sournia : 61 km en 1 h 10′. Quillan – Prats de Sournia : 39 km en 45′. Prades – Prats de Sournia : 29 km en 45′. St Paul – Prats de Sournia : 19 km en 30′ .

 

Liens : 

Vous voulez en savoir plus sur quelque sujet que ce soit sur fond d’Histoire, des pages de liens sont à votre disposition, en voulez vous, en voilà. sur Fenouillèdes.fr

Toponymes du Fenouillèdes

Ils ont été recensés à Prats de Sournia et villages limitrophes. Le plus souvent ils se révèlent languedociens à l’oreille, nous sommes en pays occitan. Nous les avons orthographiés selon l’Alibert, le ” Larousse ” de la  langue d’Oc, y compris ceux issus du cadastre où ils figurent phonétiquement.

Le passé Aragonais ou  ” Catalan ”  du Fenouillèdes est des plus réduits, résultante de deux legs, vers 1170 à 1220 et  vers 1240 à 1250, les tentatives de conquête ont échoué. Auparavant au temps des carolingiens il dépendait de la Marche d’Espagne et du comté de Bésalu, localité au sud de la frontière actuelle. Ces régions militaires étaient régies par la  ” France “, les comtes et marquis carolingiens de l’entourage de Charlemagne et leurs descendants prêtaient serment d’allégeance à St Denis . Il en était ainsi jusqu’au fleuve Llobregat au sud de Barcelone… Quasiment tous les roussillonnais et autres Catalans ( Conflent, Cerdagne, Vallespir ) ignorent ce pan de leur  histoire, leurs  historiens  ” Omettent ” généralement et séculairement d’évoquer ces bases fondamentales. Le Fenouillèdes fut définitivement acquis à la France dès 1258.

A ne pas perdre de vue : Sur le net  comme ailleurs traditionnellement et au delà de tout spécialiste probe, le catalan français autochtone de la Catalogne Nord qui a atterri en Fenouillèdes aura propension à cantonner son raisonnement aux termes de sa langue maternelle, les noms de lieux dits français et languedociens du pays seront naturellement  ” Réemballés  ” à la sauce catalane sans que la tromperie soit obligatoirement voulue. Ce lieu commun est de ceux qui fautent l’interprétation de tout lecteur non averti  en matière culturelle et historique du Fenolhedés. Le même petit arrangement est la règle concernant les personnages, en pareil cas le moindre mal est de consulter le texte d’origine par exemple la thèse de R. Tréton qui en reproduit en italique de nombreux extraits.  Enfin la toponymie est plus du ressort du linguiste que de l’historien fut il de renom. D’autres aussi regrettent ce type de liberté, Un souffle cathare –  Avertissement.

 

Los Agradanos CAD. ( Les Agradanes ) L. De agrada = beau, agréable, plaire et anos = le lieu, le site. Hormis cette approche, E.Bordes relate dans sa monographie une version coquine en phase avec l’endroit couru par les bergers. Un toponyme simultanément catalan et occitan.  En vieux français Agrader est synonyme de fertiliser.

Les Aguzanes ( Las Aguzanos CAD.) : C + L, L’endroit où on aiguise ? Une étude de la Société Agricole Scientifique et Littéraire des Pyrénées Orientales datant du XIXème siècle attribue une origine gallo romaine soit Aguzanum, propriété d’un supposé Guza. Nous préférons voir un hydronyme. Rivière et grotte de l’Aguzou à Escouloubre 11. Le ruisseau de l’Aguzanum à St Estève 66.

Pour savoir où nous transportent ces suffixes, fenouilledes.fr Chronologie historique à la date 285.

Pont aux Aguzanes avant le déluge du 29/11 2014

Pont aux Aguzanes avant le déluge du 29/11/2014

Aigas Biòlas ( Aygues Bioules IGN ) :  Aigas = Eaux, Biola = Borne, limite.

Antinès CAD. : Le préfixe parait grec, la terminaison celtique = eau ? Captage de Pézilla. Ce lieu – dit s’étend sur les communes de Pézilla de Conflent  et de Prats.

Aragnos ( Aragnous ) :  Il s’agit du  Prunus spinosa avec simultanément la forme orale de l’équivalent catalan Aranyoner hors le suffixe, et surtout celle du languedocien Aranhon*. Toutefois d’une part le prunellier  n’est pas courant en indication toponymique, de l’autre la contrée a enduré des razzias aragonaises. De fait derrière cet Aragnos pourrait se cacher un Aragonés ou comme à Caudiès sa déclinaison Aragous depuis 1542, une des années ou ils ont rasé cette paroisse entre autres. Ce site s’il existe réellement se situerait dans le triangle Prazels – Sant Couat – traverse de Pézilla ? *Egalement surnommé Agragnous phonétiquement.

Aragou  parlé de Arago, Aragon, est aussi ancestralement un patronyme typique du Fenouillèdes. Enfin l’ Épine noire est généralement couverte de toiles d’araignées. A ce stade comment ne pas faire remarquer que le mot  araignée, tant en catalan que en occitan a une graphie très proche,  Aranya et Aranha.

Les Arques : Deux arcades de pierres encastrées dans un mur.

L’Ausina ( L’Auzina CAD. ) : Le chêne vert ou Quercus ilex. L.

Les Axinettes : L’endroit se caractérise par de grandes faîsses ( Terrasses de culture ) bien exposées, délimitées par un chemin de contrebande qui fut pavé et desservant le Claus ( Voir à ce mot ) local. En dépit de l’altitude, autour de 600 m, l’asperge y abondait naturellement. Une croix des rogations s’y dresse à deux pas de l’église romane.

Qu’es aco ? En prenant un risque minimal d’erreur, ETTES = PETITES. Le reste est plus hasardeux, la présence du X nous paraît surprenante, supplanterait il un C ou un double S ?  Mais à Trevillach il existe un lieu dit Les Axinels. Manquerait il une consonne en initiale ? Ces interrogations aboutissent à retenir quatre hypothèses d’ascendance languedocienne.

  • Acina ou Açana + ettes = Soit la Cenelle  ou baie de l’aubépine. Elle – même nommée Acinièr ou Albespin, ce dernier l’épine blanche en traduisant. néanmoins ce postulat et le quatrième soulèvent une incohérence avec la proximité immédiate de l’habitat. Comment concevoir des broussailles en terrain cultivé avec des chèvres et des moutons à l’entour, sauf régression culturale et retour à la forêt.
  • Bacin + ettes = Bassin, bassine, cuvette.
  • Rasinet + ettes = Petite grappe.
  • Tacina – Tassina + ettes = La viorne mancienne ou Viburnum lantana. Mais ce joli petit arbuste commun sur le versant opposé, ne l’est pas en ces parages, trop cuisants à la belle saison. Enfin il est douteux pour un emploi en toponymie.

Aychart CAD. : Les Essarts du L. Eissart ? Le premier est probablement phonétique.  Le S doublé se prononçant CH,,  trois éventualités :

  • soit un dérivé de Aissada avec son synonyme Eissada ou Aixada, la houe respectivement L et C.
  • Soit une variante de Eissarrar, croiser un labour. L.
  • Sachant que ici aussi la terre est basse, faisons un parallèle avec Eissalancar, s’éreinter en L. Voir ci dessous une éventualité à Aichausses.

Bac dels Arques : Arques dériverait du latin Arca = Dolmen, tombe. Voir Fenouilledes.fr à – 2500. L. Sens de Bac ci – dessous.

Bac de la Fage : Le Bac de la hêtraie, de l’occitan Faja = hêtraie, lui même issu du latin Fagus = Hêtre. Orientation nord oblige quelques sujets descendent jusques vers 700 m d’altitude. Rien d’extraordinaire en cela puisque près de la source de l’Agly on rencontre la hêtraie – sapinière sans s’élever autant.

Bac de la Mulade : Un Bac ou Bach variantes du languedocien Ubac =  Versant nord, ombrée. Une hypothèse pour Mulade, de Muolade = Mulet, en langue d’Oc ? Sinon Mula / Mule en catalan.

La Barso CAD. : Sens indéterminé. Barsa à Le Vivier.

La Borde :  L. De nos jours sur la commune de Le Vivier au  col de Guza, propriété d’une famille de Prats. Selon sa définition généraliste, habitation attenante à la propriété ou à la bergerie et occupée durant la belle saison. Ce toponyme correspond communément aux métairies de la reconquête sur la forêt au XVIè siècle, un système permettant  au seigneur de tirer un revenu du sol. Quand est – il en ce confins de paroisses? A une altitude approchant les 800 m, c’était une terre de prédilection pour la pomme de terre, le seigle et d’autres céréales. Plus anciennement une bergerie occupait les lieux. A Prats  cette désignation  a trait à un cortal  ( Voir  ci dessous ) amélioré, en ce sens qu’un espace cuisine s’y trouve, éventuellement un local pour le matériel, pour dormir il suffisait de monter au fenil. Microtoponyme à usage familial ?

Plusieurs bordes sur le territoire communal, la borde d’en Carbonne sur le GR 36 en périphérie de La Pelade.

Aux XII – XIII èmes siècles c’étaient des biens  confiés à des serfs unis à leur seigneur par des liens de dépendance personnelle avec possibilité de s’en affranchir.

Bosc d’en Baillette : Bois de Baillette. L. et PAT. A l’origine ce patronyme s’écrivait Valette.

Bosquet (Bousquet) : Bosquet. L.

Cabés – Carlés : Deux noms pour un même lieu.

  • Cabés le médiéval semble être la phonétique de caves ou coves qui sont au sens premier des creux du relief ou sur une roche, des cavités. Caves s’applique à un tunnel gallo-romain à Espira de l’Agly, Coves à des silos à grains de la même période, Las Cobas quartier de Perpignan. L’échine rocheuse de Cabés est trouée par de modestes grottes. Voir à l’article Histoire en 1638.
  • Carlés = C’est d’abord un oppidum où des tessons romains y ont été découverts, c’est aussi sans l’accent aigu,  un patronyme signifiant en français Charles dont le curé de Sournia en 1743. Un Carlès couru des spéléos à Dourgne dans le Tarn, donc faudrait – il retenir la racine Car = Rocher ? Associé à camin il désigne Charlemagne, y aurait-il eu une antique route dans ces parages? Le chemin de l’Impériale non loin de là serait-il Le chemin de l’empereur?
  • Variante du corbièrenc Carla?  Où Carla s’accorde souvent avec rocher imposant et oppida.

Al Calmeill (Al Carmeill CAD.) L. Le Calmeill PC 781 m : Graphie selon le parler local, le double L semble fautif. De l’occitan calma, pacage de moutons, lieu où les ovins font la sieste, hauteur avec des rochers ou à la végétation rase ( La Calm à Font Romeu, Calmeilles dans les Aspres , Calmel village disparu dans l’Aude, Calms aujourd’hui Camps sur Agly) . Du prélatin car = rocher. combiné à un diminutif eil = petit. Ce qui est en harmonie avec les parages de la croix. Nous suspectons eil d’être la phonétique de èl.

 Camin de Caudiès : CAD. ( Cami de Caoudiès ) Ancienne route de Limoux à Prades par le col de Saint Louis, Fenouillet, Fosse et Sournia. Avec une bifurcation à le Vivier vers les Albas, Ansignan, Estagel. Romaine à en croire la signalétique à Notre Dame de Laval. La présence des Romains est attestée à Campoussy. Itinéraire des armées royales jusqu’au XVIIe siècle. Ce qui implique d’innombrables exactions et des frais d’étape pour les paroisses traversées. Camin, graphie occitane pour chemin.

Camin de Roquevert ( Roquebert ) : Route frontalière avec l’Aragon de Estagel à Prades par Ansignan, les Albas, Roquevert et Campoussy. Croisement à Roquevert à destination de Prats et de Sournia. Là aussi les pavés en galets de granite ont résisté à l’épreuve du temps.

Camp d’en Duffour : Champ de Duffour, Voir article Histoire de ce site en 1750. L.

Camps d’en Guillo CAD. : Champ de Guillo PAT. ; Anciennement un propriétaire de ce nom. A moins qu’il ne s’agisse du renard = Guillo en catalan. A priori on lirait alors D’el Guillo ?

Camp d’en Pons : PAT.

Camps de la Soulano CAD.

Campix CAD. ( Campich) : Pich de l’occitan Picharra… Présence de sources à faible débit. Le suffixe ix serait-il celtique ?

Canton Borgne ( Cantou Borgne ) : De nos jours l’impasse des hirondelles. L. Canton = Coin de rue, coin du foyer au sens de feu. Les rues du village ont porté un nom voilà bien longtemps au point qu’ils sont tombés en désuétude.

Cap Blanc CAD. :  Littéralement Tête ou plus logiquement Promontoire Blanc puisque le masculin prévaut. Éperon calcaire en belvédère dominant Saîcha, ce rocher aurait été exploité pour la chaux. Son écroulement en serait la conséquence.

Capelania ( Capellaniu ) : Le presbytère, accent aigu sur le A final. L.

La Carrerasse  CAD.C. Ou Carrairasse = Carreirasse ? Du Catalan à l’Occitan, dérivé du latin Carraria / Carreria pour chemin carrossable.  pourrait correspondre à une voie romaine sinon pré-romaine ou à un chemin de transhumance, une carraira en languedocien. Cependant elle paraît quelque peu étroite pour cette destination pastorale en comparaison de la draille du Languedoc. D’autre part un pavement a subsisté en plusieurs endroits. Des pavés pour des brebis et des chèvres ? Ce chemin à du avoir diverses destinations. Toponyme fort répandu dans le bassin de l’Agly. Aménagée en sentier de randonnée, balisage jaune. C’est aussi le chemin de traverse de Prats à Sournia.

  • Le suffixe asse = rue, semble être d’origine germanique. Il est connu en rive droite du Rhin dans strasse. Les alsaciens ont Strasbourg.
  • Sans dévoyer la réalité d’une voie antique, il faut citer J. M. Cassagne à propos de Fargasse, la forge de Sournia : Asse est souvent à valeur dépréciative, plus rarement augmentative… Auparavant il aborde le cas de La Cabanasse sur la via Conflentana.
  • Asse peut aussi traduire l’ancienneté, l’obsolescence.

As Castanhièrs ( Castagniès CAD. ) : As évoque à la fois une altération de l’article pluriel catalan Las = Les et de son homologue local languedocien Als. Castagniès pour Châtaigniers paraît aussi bien dériver du catalan que de l’occitan, respectivement Castanyer et Castanhièr?

Catla CAD. (Cailla) : Synonyme de Calha, la caille languedocienne. Catlla = Château en catalan. Un Catla à Conat.

Caussi CAD. : Bien nommé, pour un causse calcaire. L.

La Chapelle  ( La Capeille ),  Capéla en languedocien , la chapelle des suppliciés. Ceux qui me connaissent comprendront pourquoi je ne pouvais l’éviter.

 Lo Castèl / Le Château : Quartier haut du village, espace entre la tour et la Placette. La forme occitane est extraite de Nomenclàtor Toponimic de Catalunya del Nord – IEC / UPVD, lien en fin d’article. Nous avons lu le fantaisiste Castellas sur un site aux couleurs catalanes, jamais entendu dans ces murs, l’explication après recoupements est dans l’introduction.

Las Chausses CAD. (Aychausses, Aïchosses) : Aux confins de Sournia et de Prats, sens indéterminé. Ai pourrait être une amputation de la dialectisation audoise de Las en Lai puis Ai. Lai comme Las = Les. Chausses s’approche de causse, même sens sur l’ Alibert que sur le Larousse. Au sud de la combe le paysage est conforme au terme géographique. Ce qui nous amène à Eissuch, sec en L., d’autant que le S double se dit CH.

Clapadou CAD. ( La Clapadou ) : Clap = Pierre, Clapa = Eclat de bois ou copeau, Aclapar = Couvrir de pierres. L.

Le Claus probablement Al Claus : L’ enclos, le clos. Les environs du tennis, les vignes y étaient closes par des murets. L. Al Claus s’appliquait usuellement à la réserve seigneuriale. Le droit de clore était propre au seigneur. Espace vraisemblablement dédié dès l’origine à la vigne en tant que culture précieuse. La proximité de l’église à 300 mètres conforte ce qui précède. Cet endroit est également nommé Tancorat ( Tancourat ), voir à ce toponyme ci dessous.

Clòt Font Barbix ( Clot Foun Barbix CAD. ) : Le clos de la fontaine de Barbix. A Prats Clot correspond invariablement à un embryon de vallée. Remarquez le suffixe à consonance gauloise. L.

Clòt del Rach : Un T est présumé après le A.  Rach = Ravin. Celui en direction de Sournia aussitôt après La Rabouillère. L.

  • L’appellatif rach relève de l’occitan rajar “Jaillir, gicler “ Claude Pla.

Clòt d’en Rivière : P. et PAT. Un autre patronyme à la même phonétique, Ribière.

Combo Bella CAD. ( Coumo Beilla ) : Vraisemblablement Petite Combe sinon deux éventualités, Belle Combe ou Combe Vieille. L.

Les Commandeurs : En souvenir de la présence templière ou en relation avec l’intérêt panoramique du lieu – dit ?

Como Miquel . CAD. : Combe de Michel voire de Miquel un patronyme du cru. La variabilité de la graphie Combe nous ramène à l’exemple Prats ci dessous.

Conc ( Counc ) : Conque, figuré Al Cros sur le cadastre, un synonyme occitan signifiant Le Creux. L.

Las Corbes P. et L.  Indique des ravins à l’écoulement  saisonnier, justement c’est le cas à l’endroit qui nous intéresse en amont du captage du Prats d’en Pézilla. Le rapport au corbeau communément avancé dans tout le Languedoc est la plupart du temps  fantaisiste sous les cieux méditerranéens, toutefois  ils n’y manquaient pas de grains quand les céréales occupaient l’espace. Cela ressemble à une confusion avec Corbatièra, cité dortoir habitée par des corbeaux dans la proche banlieue… d’un champ de maïs.  La plus part des étymologistes estiment que Corbes dérive du radical pré – celtique Korn, variante de Kar = Rocher, mais sur ces champs point de rochers escarpés ou pas.

La Costo CAD. ( La Coste ) : Le coteau. L. Le sens de chemin est autant à retenir.

Le Cougul P : Deux possibilités, soit Coguol le coucou occitan, soit une queue en allusion au resserrement de la vallée ?

Coumail ou Coumeil d’en Marti P. Petite combe de Marti, Marty voire Martin.

Coumo dels òrts CAD. : Phonétique languedocienne de l’équivalent catalan Coma = Ravin. La graphie occitane étant Comba, Coume, ce dernier tout en étant occitan n’est pas considéré appartenir au vocabulaire languedocien.

Lou Courrédou : P. Un impasse relativement étroit nous menant à Corredor = Corridor. C. + L. C’est un des noms très ancien des rues du village, qui se cache sous les plaques actuelles apposées dans les années 1980.

Cova de les Encantades :  Grotte des fées à Pézilla de Conflent. Extrait de Lieux et légendes du Roussillon par Jean Abélanet.  Cova se veut ici afin de vous alerter d’un piège courant expliqué dans l’introduction.

Ce Cova c’est à dire grotte de l’autre côté des frontières (1258 et 1659 ) est étrange ( r ) dans le bassin de l’Agly, il ne correspond pas  à la désignation des cavernes du Pays qui est Cauna, la caune de Carlés de la dorsale de Prats; D’autant que dans ce recueil le Fenouillèdes ou Fenolhedés en Languedocien apparaît exclusivement sous ses déclinaisons exotiques qui sont Fenollède et Fenolleda écrites à la catalanes.

Ravin de la Coummo CAD : Coumo dels Orts prolongée.

Ravin du Counq CAD. Phonétique de Conc.

Coutibe de Pressillaa ( Pressillas CAD. ) : De Cotiu ou Coitiu = Terrain inculte en languedocien. Un des innombrables mots du dictionnaire Gabach usité par les catalans. Coutibe dérive de la phonétique de Cotiu. Sens de Pressillas, mystère ? peut- être une corruption de Pressillac, comme Bournac, Cadérac et Frédérac, chacun à Le Vivier, ces suffixes en AC évoquent d’emblée des propriétaires Gallo Romains. A voir, le Recueil des chartes du Masdeu volume 1, . L’article église St Félix et fenouilledes.fr Chronologie en 285. L.

Col de la Croix de Fer / Crotz de Fèrre* :   A l’intersection des chemins de Prats  à Trévillach , de Sournia à Pézilla et de l’église de Sant Couat. Oratoire des Rogations, témoin des processions. * D’après Nomenclàtor Toponimic.

Oratoire des rogations du Col de la Croix de Fer.

Oratoire des rogations du Col de la Croix de Fer.

Al Cros : Voir à Conc.

Crotz ( Croux ) des Axinettes, des Falhièras, de la Soulano, Croix de Fer, toutes des Rogations. Croix de mission du Calmeill. Croix de Garouilla et de Moussen Perillou toutes deux disparues. Voir pages Histoire en 1638 et 1888. L.

La Désix : Torrent, nouvelle terminaison façon Vercingétorix, A. de Pous propose Désig. Adasig est quelque fois avancé, Adadig en 1142. Là on se rapproche du commun Adoux lequel s’applique à une source = Dotz ou par dérive Adotz, la Doux à Rabouillet où la Désix naît. Ce toponyme est de ceux susceptibles d’être liés à la pénétration des Tectosages de la Narbonnaise vers – 300.

La Devèse ( Débésou ) Interprétations les plus couramment admises.

Le Fajàs : Ou Fagas improprement, du latin fagus,  le hêtre, ici celui d’en Baillette classé arbre  remarquable. Dans la forêt de Le Vivier aux confins avec Prats. L.

Falgasses ou Falgas ? C. + L. Il y passe le Camin de Caudiès, cependant une réserve est à émettre. S’agirait il de Falgas ? Un nom de lieu dit qui n’est pas rare, au point de le retrouver dans la même vallée. Falga de falguièra, falgaira… La fougère aigle. Comme fallières, le Rec des Fallières.

Favièra L. ( Fabière ). Une fabiére étant un champ de fèves = fabes. Elle était après le blé la plante la plus importante dans l’alimentation en permettant de constituer des réserves pour l’hiver.

Las Foînes IGN : Un rapport envisagé avec Faînas = Fouines, misère. Avec une inclination pour ce dernier sens, anciennes cultures en terrasses ( Faîssas ) sur pente abrupte et sol squelettique. L.

Font d’en Cauneille : PAT. ,  venu au XVII ème du bassin du Rebenty – Cailla?

Font du curé : Tarie, à la Soulane sur le sentier des jardins en rive gauche du ruisseau.

Fontmarie L. Au moulin de Duffour à Roquevert.

Font dels Piusélas : Fontaine des Pucelles. L.

 La Font Vièlha* / Fontvieille ( Founvieille ) L. : Maçonnerie datée de 1830, mais avec une telle désignation elle est à présumer plus ancienne. Il existait une fontaine antérieure au Rec de la Farda, celle citée en 1686 ? Le vieux chemin qui commence dans le virage dominant les abreuvoirs la desservait. * D’après Nomenclator Toponimic.

Le Four à Chaux : A Cabés – Carlés.

Al Frigola CAD. ( Frigoulat ) : De frigola le thym du Languedoc. Dans le même parler selon Pierre Malvezin Frigoula = Envie de sauter, danser. Trépignement d’un cheval, saillie ? Mouvement nerveux chez l’homme.

Als Fumades CAD. : Pourrait désigner un espace de fumage de viande au néolithique ? Un toponyme similaire à Caramany, voir liens en bas de page. Sinon les toponymistes y voient un dérivé de ” Fémus ” le fumier. Il s’agirait d’une aire de couchée pour les ovins, par voie de conséquente d’un parc de fertilisation. L.

Garabouillère CAD. : En occitan Garra = Endroit pierreux. Garrabièr = Eglantier. Voir à Rabouillère.

Al Garrolha,  AL Garouillat CAD. L. ( Garouilla ) Désigne le chêne à Kermès et nous donne ainsi une vague indication de la situation. En langue d’Oc, le o se prononce ou.

La Gaunha ( Gaouna ) : Joue, visage, trogne, creux d’arbre … L. Au – delà de la rue ainsi nommée au début des années 1980, il s’agissait déjà  de la frange du bâti dominant le lotissement en cours.

Versions Claude Pla, lequel a répertorié  La Gauna avec un accent aigu sur le A final à Laroque – de- Fa, Maisons, Quintillan , comme ici des lieux habités.

  • Pourrait être issu du gaulois Acaunos = Pierre, rocher. L’antique falaise d’Acaunus dans le Valais, au pied de laquelle sera crée un sanctuaire regroupant les ossements des 6500  martyrs de la légion des coptes thébains, massacrés par les romains pour avoir refusé au nom de leur foi  de persécuter d’autres chrétiens vers la fin du IIIè siècle, si Saint Eucher évêque de Lyon a dit vrai. Ce lieu sacré précède l’abbaye de St Maurice.
  • Autre hypothèse, une ascendance avec l’abbaye de St Maurice d’Agaume construite au VIè siècle en succession d’une église du IVè. Acaunus,  Acaunum, Agaunum, Agaume, La Gauna.

Ginebre C. ( Ginèbre ) = Genevrier cade, on prononce ginièbre, en quelque sorte un compromis catalan – occitan. Ce toponyme se situerait aux alentours de la miellerie mais comme pour Aragnos il pourrait y avoir contestation, à moins qu’il ne s’agisse d’une désignation à usage privé afin de situer un champ par rapport à d’autres. D’autre part ce genre est prolifique dans ces parages, son usage toponymique en est rendu improbable hors éventuelle particularité du dit genévrier.  Plusieurs concernant des végétaux me sont sortis de l’esprit. L’équivalent côté croix raymondine mérite d’être rapporté, il s’agit de Genibre alias ( Génivre ).

Gorgatières ( Gourgatières CAD. ) : Gourg, c’est à dire une mare en milieu karstique, en condition d’eau pétrifiante. Ce toponyme est surprenant dans un environnement schisteux. L.

Cela étant une gourgue en langage oral est un bassin, une réserve d’eau attenante à une source ou alimentée via une paissièra, en Fenouillèdes rigole d’amenée d’eau du ruisseau. Ce type de réservoir d’une dizaine de mètres cubes habituels dans les potagers, permettait de s’affranchir du tour d’arrosage qui pouvait être à des heures impossibles.

Col de Guza CAD. Voir à Aguzanes.

L’Hort des Encantades : André Guiter en 1875, repris par Jean Abélanet. L’Hort tel quel est catalan, les Encantadas sont des fées tant en Catalogne que en Occitanie. Voir l’article Histoire en 1874 et la remarque émise à Cova de les Encantades.

Ièras ( Ières ) : Aires à dépiquer selon l’Alibert, L. A l’entour de ce qui fut la cave coopérative, plus durablement les moutons ariégeois ou catalans y étaient parqués au temps des transhumances. Agglutiné en Lière de Rodes sur les hauteurs de Le Vivier.

Impériale : Le chemin qui relie le col de la Croix de Fer à Saîxa. Bien plus ancien que sa désignation napoléonienne ne le laisse à penser, il est la continuité du chemin de Trévillach traité dans cet article. De plus si une diligence à étage s’y est engagée, son cocher était obligatoirement le roi des rênes, plusieurs virages sont en épingle. Impériale est le nom de baptême des routes aménagées sous le second empire entre 1852 et 1870. Localement cela concerne la départementale 117 mais sa construction ayant débutée en 1845, elle fut d’abord dite royale. Retour à Prats, pour l’anecdote signalons à proximité un rocher sommital dont le profil, observé depuis le col de la Croix de Fer approche celui d’un aigle prêt à prendre son envol.  Il se raconte que c’était aussi  une tire de débardage du temps lointain ou des bœufs tiraient des grumes de Boucheville par le Calmeil et Aichausses… Voir à Carlés. je dirais peut – être plus logiquement issus des forêts de Le Vivier. Ce passé au bas mot centenaire expliquerait – il le profond ravinement jusqu’à la roche mère  de ce chemin ? Développement à Le Palhado.

Lagalet CAD. : Agglutination de La Galet ? Gosier, cou, goulot de bouteille … C. + L.

La grimpette : On dirait Montada en langue d’Oc, curieusement seule la forme française a cours. Le seul intérêt de ce toponyme étranger à ceux languedociens qui l’entourent est qu’il  se cache sous la plaque rue Ludovic Massé. Ce romancier présenté par Grasset au prix Goncourt fît quelques séjours en ces lieux. Plus récemment  dans les années 1960 – 80 cette rue était celle des  Aveugles. l’Union des Aveugles 66 y avait fait construire une maison de repos, comme on le pressent les accès étaient inadaptés à cet usage. L’agencement des locaux n’étant pas mieux pensé ses dirigeants préférèrent vendre ce domaine.

Chemin Lòn de Trévillach CAD. : Chemin Luonh = Le chemin qui mène loin. Sinon Long = long, lent, depuis longtemps, de toujours. L.

Le Ménié ( Méné IGN. ) grotte chapelle du Ménier. En remplaçant l’accent aigu par un grave sur le deuxième E on obtient l’équivalent de mine, mineur, minier en Languedoc. Décidément l’endroit est vraiment curieux. Montalba le Château a son Ménié, une ancienne mine de barytine. Voir l’article histoire en 1874.

Las Milhàs ou Le Milhès ( Millès ) : Milhàs d’après Nomenclàtor Toponimic.  Maîs, millet, sarrazin. L.  Du quel est – il question, le millet ou le maïs? Chacun milh prononcé mill.  A priori il s’agit du premier puisque traditionnellement le millet était cultivé plusieurs années d’affilée sur le même lopin. Il avait sa place dans le pétrin, le potage et à la basse – cour*. Grande culture du XIè au XVIIè siècles il sera détrône par l’introduction du maïs. La plaque de rue Chemin des Milles affiche une corruption initiée par la phonétique. Le Milhòrca ou blé noir entrait aussi dans la préparation du Milhàs.*Dans le pays le terme officiel est cortilhe phonétiquement courtille.

Montée des farahoners / Montada dels farahoners ( Mountado dels faraouners ). En langue d’Oc  la racine Far équivaut à Phare. Dans le bassin de l’Agly il faut comprendre Tour à signaux c’est à dire Farahon. Le “donjon” qui domine le village en était un au XIIè siècle. Le signal sous l’aspect de flammes nocturnes ou de fumée en plein jour  était allumé par le Farahoner.  Farahon et farahoner sont des termes du Fenouillèdes. Toujours en langue d’Oc, Montade s’applique à un accès sévèrement pentu, là une rue laquelle aurait pu être aménagée en escalier, une main courante opportune y est déjà. Noms historiques des rues, voir à Canton borgne.

Nacruses : Un vallon, des prairies à l’herbe grasse nageant dans l’eau qui y naît… jusqu’à  une époque récente. Pourrait être issu de Na Cruses. Na en langue d’oc était une particule honorifique pour les femmes, soit Madame … Mais en feuilletant l’Alibert aux pages NA, il émerge que cette racine trempe souvent dans l’eau comme :

  • Narbonne : Narb désignait la rivière Aude du temps de Ptolémée le géographe, en parallèle avec Atax.
  • Nauda ou Nausa : Prairie humide, marécageuse. Et tant d’autre mots…

Cruses : Deux origines occitanes ne peuvent être écartées : Crus en variante de Conc ou Cros développés plus haut.

Crusa pour Dur, Rude, Cruel, Non cultivé.

A Prats, Conc  semble prévaloir, Nacruses est attenant à La Favièra, à l’opposé du chemin du Peyre, c’est la source du Rec de la Farde.

La Palhade (Paillade) ou Le Palhado ( Le Pailladou ) L : La paille. Juste avant d’atteindre l’oratoire de Saixa au débouché du chemin dit L’Imperiale, voir à ce toponyme.  On est sur un ancien ” centre de remise en forme ” … des bœufs employés au débardage. Evidemment personne à Prats n’a connu cette époque, c’est un héritage du temps des veillées au coin du feu. Quand à savoir quelle était la destination des troncs ? Deux éléments plaident pour la Têt à  Ille, à savoir :

  • La géographie et l’ ancien chemin de Trévillach.
  • Les coupes du Madres et de Salvanère aboutissaient  au susdit fleuve via le Col del Tribes, soit par le chemin du Languedoc de Catllar, soit par le tracé en partie commun de la Tira del Rei à destination de Ille sur Têt. Rei est l’équivalent du français Roi autant à Barcelone que à Toulouse, ici en référence aux pasquiers royaux du Madres et de Les Angles ainsi desservis.

Paret Llongua CAD. : Mur Long. L.

Pas de la Mandre L. Pas = petit passage permettant d’accéder à un champ, sentier animalier, là celui de la renarde. Le célèbre col du Pas de l’Escale à Vingrau.

Patas Negras : Les Pattes Noires, les Pieds Noirs. Aucun rapport avec d’autres rivages. Ce surnom des pratois est en allusion à la couleur de la terre particulièrement quand elle est mouillée.

Les Pauses ( Paouzes ) : Sur la base de l’Alibert peut -être un dérivé de Pausas ou de Pausa, respectivement mettre les terres en repos, repos-pause. Ces sols sont si pauvres qu’ils ne sont plus travaillés depuis de nombreuses générations. Du point de vue toponymiste cela viendrait d’une aire de couchée pour les moutons sans qu’ils soient obligatoirement transhumants. L.

Pelade (Pelado) L. Issu de Peladis = Terrain pelé. Que ce soit à Prats, Le Vivier, Sansa ou dans les Corbières, ce sont toujours des pâturages de sommets. D’innombrables moutons s’y sont suivis.

Le Peyre CAD. : De Pèira = Pierre, caillou, dalle, l’endroit en est bien pourvu. L.

Sarrat d’en Peyre CAD. : Sarrat  pour une colline dont le sommet est plat. Supposons que Del = Du ait été accidentellement écrit d’en = De. Cependant Peyre a été un nom local, Marie Peyre épouse Henri Cauneille ” à l’origine ” de cette dernière lignée de Prats.

La Pinouse IGN : Pinède. L. Phonétique de Pinosa, en catalan on aurait eu Pinéda.

Lo Plan (Lou PLA CAD.) : Le Plat, comprenez celui du relief. L.

Plan de la cour = Sarrat de la Carrette L. Un plan est un terrain plat, une plaine.

Plan de las Forques L. ( Pla de las Fourques ) Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses. Soit sur la route moyenâgeuse Limoux – Prades et  sur la séparation des paroisses de Prats avec Sournia. Voir à Pré des Supplices ci -dessous.

Avec J M cassagne Forques est typique du domaine occitan. Cependant il n’est pas dans l’Alibert, seules des variantes y sont dont : Forquèla / Petite fourche, Forquejaire / Utilisateur d’une fourche. Christian Camps dans son dico de catalan rattache Forques aux fourches caudines.

Pols ( Pouls ) : Poussière, balle de céréales

Pont dels Cabras : Pont des chèvres à Roquevert sur la Désix. L. y compris Pont.. Ouvrage du IXè ou Xè siècle sinon romain.

Pradas : Grand pré. L.

Prats de Pézilla CAD. (Prats d’en Pézilla ) : Les Prés de Pézilla PAT. Une des désignations du cru se caractérisant par des formes différentes. Nos aînés étaient fort inspirés ! A Le Vivier ils l’ont écrit Prata sur  leur cadastre.

Los Prasèls ou Prazels CAD. ( Pragels ) : Les petits prés. Le premier est proposé sur Nomenclator Toponimic.

Pré des Supplices :Par déduction, Prat dels Justicias en C. ou Prat dels essilhaments en L. Voir l’article histoire en 1612 et 1727. Justice toujours ci – dessus à Plan de Las Forques.

La Rabouillère : Où que ce soit dans l’hexagone tout chasseur vous confirmera que c’est un synonyme de garenne. Mais là en terrain occitan il faut peut-être aller à Rabouillet. De Rebolh = Cépée, Taillis. Dans la région Rabouillère s’applique aux défrichements sans déssoussages des IX – Xè siècles ou du XIIè. On m’a toujours situé ce lieu-dit à l’endroit de celui cadastré Garabouillère.

La Ramade : Parc ou sont regroupés les ramats, c’est à dire les troupeaux de moutons, voir l’article cabanes. Toutefois il ne faut pas exclure le sens d’averse. D’autant que dans les secondes précédant l’orage sur le village, on entend quelquefois l’ondée arriver de La Ramade. Notons au passage que ce dernier toponyme est simultanément Catalan et Occitan.

Rasimière ( Rasimièro CAD.) L. De rasim = le raisin. Soit un endroit où sont produits les raisins, correspondant aux environs de la prise d’eau de la retenue. En témoignent des lianes sub-spontanées de variétés de Vitis vinifera visibles en milieu non refermé. Une sorte de vigne sauvage, commune avant le phylloxéra et capable de grimper à plusieurs mètres. Rasimièra selon l’Alibert, vigne haute, treille, cep appuyé sur un arbre ; vigne sauvage. Les deux premières interprétations correspondent à ce qui m’a été transmis.

Rec dels Falhièras (Fallières ) L. Le Ruisseau des Fougères. Vraisemblable francisation de l’occitan Falhièras.

Rec de la Farda (Farde , Fardo) : Le ruisseau du linge. L.

Rec de las Illos CAD. : Chevauche la limite communale avec Felhuns. Le déterminant est l’une des variantes du languedocien Illas soit îles avec  en ne retenant que quelques synonymes, ilhe, Iscla… Au IXè siècle Yla et Ylles concernant Ille sur Têt, voilà pour les origines romanes. Visiblement le sens occitan diffère de celui attendu, point d’île, d’îlot, en se référant au dictionnaire Alibert. En languedocien il s’agit d’une bonne terre riveraine d’un ravin ou d’un cours d’eau,  d’un atterrissement sur une rive. A Prats il se situe  dans un vallon assez encaissé au confluent du Rec de la Coummo avec une ravine descendant de Campix. Compte tenu du relief l’accès en voiture n’est possible que depuis Felluns. Analogies géographiques pour le moins fréquentes en Corbières – Fenouillèdes où ce nom a été attribué à des centaines de sites.

Rec de la Farda, Ravin de la Coummo et Rec de las Illos font trois désignations pour un même cours d’eau. Prises respectivement dans le sens de l’écoulement.

Cascade au rec de Las Illos. Prats de Sournia.

Cascade au rec de Las Illos.
Prats de Sournia.

Roc Courbe IGN : Le bien nommé, vraisemblablement la francisation du languedocien corb pour courbe. L’absence d’accent grave sur le o réfute l’homonyme désignant le corbeau et ce n’est pas son biotope. Corb a le même sens en catalan et en langue d’oc.

Bac de Rodes : Voir Chronologie fenouilledes.fr  à – 2500. L.

Roc Rouge ou Roque Rouge ?  Il me semble habillé de lichens de cette couleur. Cependant une piste nous embarque à destination des phéniciens. Voir Chronologie à -1500. Il correspond au P.C. 881 en limite de la forêt domaniale de Sournia.

Roc Rouge de Sournia

Roc Rouge de Sournia

Roque Traucada ou Rocà Traucada  : Littéralement la roche trouée traduit du languedocien. Las rocàs traucadas sont une curiosité géologique observable en maints endroits du territoire communal et développée sur les fiches sentiers. Ce lieu – dit  est par ailleurs le cimetière des pestiférés. Egalement désigné l’Homme Mort, un toponyme L’Homme Mort à Sournia, peut – être son prolongement et un autre à Le Vivier. Un pays de criminels !

Roquevert IGN. C. + L. Rochas viridi en 1329, viridis = vert. Citons Annie de Pous, ” Rocha “ dénote une antiquité certaine. Il précède souvent le nom des plus anciens châteaux… en mentionnant celui qui nous occupe. Jean Abélanet argumente à l’identique concernant le préfixe avec datation aux IX – Xè siècles voire antérieurement jusqu’à l’invasion arabe.

  • La Désix y est dominée par deux oppida, le Tartier des Maures et Carlés.
  • La tour serait du XIè pour les uns, un farahon du XII- XIIIè pour d’autres.
  • Corrélation ou simple homonymie ? Bernard Alart relate que le seigneur Rocaberti établi sur la frontière du Roussillon, s’opposa au roi d’Aragon en 1308 qui lui mandait l’arrestation des templiers, le souverain fut obligé de donner de nouveaux ordres. Dans la même étude apparaît en 1308 – 1311 Guillaume de Rocaberti archevêque de Tarragone et collecteur des biens des templiers du Roussillon au procès de Lérida.
  • Il reste à savoir à quelle frontière Alart fait allusion, celle de 1258 ou l’ actuelle? Des Rocaberti seigneurs de Cabrenc à Serralongue en Vallespir au XVè siècle, sans omettre le castillo Resquecens à La Junquera. Sinon on a vu que en matière d’homonymie les auteurs actuels coulés dans la Senyera sont vraiment doués pour situer dans leur aire culturelle des faits, personnages, monuments spécifiques au Fenouillèdes, plusieurs villages et hameaux du Fenolhedés ont ainsi été ” Dépouillés ” par le texte.
  • Informations complémentaires en cliquant sur RANDONNEES puis SENTIER DES PONTS ROMAINS.
  • Roc Vert sur la carte de Cassini au XVIIIè.

Saîxa ou Saîcha P. : Forme médiévale de Saissac…  Le S jumelé se prononce CH. Voir l’article Histoire en 989, de même sur la Chronologie à cette date et en 1240.

La Saline : Lieu où on déposait du sel sur des dalles rocheuses, afin de supplémenter les troupeaux, bovins, caprins, ovins.

 Sarrat de la Carrette L. = Le Plan de la Cour ci dessus. Le premier indique une petite serre, c’est à dire un petit plateau.  Carrette est une dialectisation de  charrette.

Sainte Anne : Elle aurait logé à la chapelle, par ailleurs sise à la croisée d’antiques chemins. La mère de Marie était la patronne des voyageurs, elle aussi.

Santa Félicitat / Sainte Félicité de Carthage : Eglise du IXème à Sournia.

Sant Cernin  (Sant Serni CAD.) L. Saint Sernin, église disparue.

Sant Couat CAD. (Sant Cugat) L. Saint Cucuphat, église disparue. L’article dédié à l’église paroissiale Saint Félix vous en dira plus.

Sarradas IGN : Ce qui ressemble à une agglutination de Sarrat Das … ou à une évolution locale de Sarradel, désignation d’un petit sarrat,  habituelle dans les Corbières L.

Al Soula CAD. : Littéralement au soleil. Versant bien exposé.

Soulano CAD. : Soulane, versant opposé de Bac ci dessus. Voir fenouilledes.fr, Chronologie Historique en 285.

Taillet :  La châtaigneraie Chauvet sur la route en limite du territoire de Le Vivier. Quelle racine est – elle à privilégier, la catalane Tallat ou la languedocienne Talha ? Les ramifications de l’occitane : Coupe d’affouage, tranchant, entaille, morceau… Mais ces espaces étaient occupés par des champs,  des vignes et des vergers, point de taillis. Taillet semble donc indiquer la déforestation préalable à la mise en culture. Une seconde interprétation s’impose, Taillet paraît être la francisation de Taillat, ce dernier étant la prononciation du languedocien Talhat, lequel s’applique aussi bien à la taille des arbres qu’à celle des hommes taillés en pièces ou lapidés. Que s’est – il passé sur le vieux chemin de Le Vivier ? Cette traverse est toutefois assez en amont du lieu qui nous occupe.

Tancourat CAD. : Il se raconte que ce serait une corruption de Camps Courats. Ce déterminant est supposé être ” l’occitanisation” de cour, les parcelles étant closes par des murets. Le préfixe évoque Tancar = Fermer tant du côté de Perpignan que de Carcassonne. Ce lieu bénéficie d’une seconde désignation qui est Le Claus, voir plus haut les commentaires afférents.

Les Tartiés :  Chaos ou éboulis de grosses pierres. Ecriture conventionnelle , dictionnaire languedocien – français d’Adelin Moulis. Tarters en catalan = Amas de rochers.

Le Tartier des Maures : Au confluent des rivières la Désix avec le Rapane. Oppidum de l’âge du Fer, d’après J. Abélanet. Avec Jean Tosti il est rebaptisé Tarter del Moro. Oppida Trévillach et Prats page 115 sur article Tarérach. Voir à l’introduction.

La Terrassou : La place du village sise sur la route départementale. C. + L.

Al Terrié CAD. : Terrièr = Livre terrier, possesseur de terres.  Plus sûrement du fait de nombreuses occurrences languedociennes, indication de la bonne qualité du sol ou de sa valeur agricole.

Les Tres Cortals  ( Les tres Courtals ) : Les trois bergeries. Comparativement à la borde, cortal correspond à une bergerie au sens strict. Chaque borde et cortal  est désigné par un anthroponyme antérieur à la déprise actuelle.  Au rez de chaussée les moutons , sinon des chèvres*, le fenil à l’étage accessible de plein pied. Ces constructions au toit à une seule pente  hors exceptions et en tuiles canal se comptaient par dizaines. Celles au voisinage d’une source furent occupées par des éleveurs jusques dans la décennie 1980.

*Les caprins du troupeau communal rentraient au village pour la nuit, arrivés aux premières maisons il était inutile de continuer à les guider, chaque chèvre se dirigeait d’elle même  vers sa bergerie. Au petit jour le berger les regroupait au son de la conque, elles se rejoignaient comme elles s’étaient séparées la veille.

La Tuilerie : Initialement cela devait être la Teularia, accent aigu sur le A. S’agissait-il d’un bâtiment en élévation ou d’un four à tuiles encastré dans le sol, telle est l’interrogation? Le site d’extraction se serait situé au voisinage du ravin Del Rach, à quelques mètres sous la piste de Sant Couat, le dit rach y est ” barré ” par un muret. Qui cherche trouve, mais pas en ce lieu qui plus est dépourvu de l’eau nécessaire…

Turi : Tuf, généralement libellé avec un Y final. Ce terme semble être un dérivé du languedocien tiure. Pour en savoir plus, fenouilledes.fr  à la date 1733.

Col de Vente Fride, Col de Benta Fride : C + L, IGN  concernant le second qui n’est que la phonétique  de Vente = Vent. Fride est une adaptation de Fred = Froid. L.

Villa Pratis en 1011, Prata, Pratx, Pratz, Praz, Prats de Sournia. Les Prés de Sournia,  Villa au sens médiéval de hameau. Mais les linguistes ne sont pas unanimes :

  • A partir du XIè siècle, le terme villa désigne un village, une terre cultivée et habitée. Jean Marie Cassagne.

 

Si vous êtes en mesure de compléter ce patrimoine immatériel local, contactez moi, voyez en bas de page.


Les toponymes correspondant à votre localité sont énumérés sur Rues de ma ville.

  • Quelques uns sont commentés sur fenouilledes.fr, article Toponymes occitans en Pays catalan.
  • D’autres dans le livre de E. Bordes, Prats de Sournia mon village du Fenouillèdes, avec des noms de rues révélateurs mais tombés en désuétude et réveillés par Jany Maury.
  • Termenès Fleur d’Epine, toponymie et macrotoponymie, Claude Pla, éditions l’Harmattan 2015, 800 pages.

 Liens :

  • Étymologie occitane
  • Dictionnaire Occitan – Français  panoccitan.org
  • Les secrets des noms de lieux
  • Toponymie du Pays D’Oc  pedagogie.ac-toulouse.fr
  • Glossaire de toponymes occitans  pedagogie.ac-toulouse.fr.
  • Nomenclature toponymique de la Catalogne Nord. Un inventaire très incomplet produit par l’ Institut des Etudes Catalanes de Barcelone et l’université de Perpignan, page 116. publicacions.iec.cat/repository/pdf.  Tous les villages des Pyrénées Orientales avec ceux du Fenouillèdes 11 et 66. Il est dommageable que les toponymes catalans et occitans soient mélangés sans être différenciés, le lecteur non averti les verra tous catalans. Épuration absolue des marqueurs languedociens présents dans l’aire catalane. En tant que tel ce site est à bannir.

 Nomenclature :

  • C : Catalan
  • CAD : Cadastre
  • IGN : Cartes Institut Géographique National
  • L : Languedocien
  • P ou parenthèse : Phonétique
  • PAT : Patronyme

Chronologie historique de Prats de Sournia

Pour connaître le contexte historique correspondant à chaque événement, consultez Fenouilledes.fr

672 : Wamba roi Wisigothique de Tolède prend Clausura Sordonia* l’année de son couronnement. En se rendant à Narbonne dans le cadre d’une expédition contre le duc Paul de Septimanie qui avait fait sécession. Il s’était fait sacrer roi, en profitant d’une mission confiée par son suzerain pour le trahir. Clausura Sordonia pourrait être Sournia ? * Sordonia de Sordons, peuplade du littoral, rivesaltais, Agly inférieur au cours du premier millénaire avant J-C.

D’autres villages que Sournia sont suggérés, tels que Les Cluses, Céret, l’oppidum de Salvaterra à Opoul, vers 680  Julien évêque de Tolède  y situe Sordonia dans ses écrits basés sur la foi de témoignages. Toutefois les sondages archéologiques de 2001 n’ont rien révélé d’une occupation correspondante à l’Antiquité Tardive pas plus que d’époque protohistorique. Toujours en se référant au manuscrit du métropolitain de Tolède mais à propos de Les Cluses, Jean Marie Cassagne dans Les noms de lieux des Pyrénées – Orientales : Castrum quod vocatur Clausuras soit Le château qu’on appelle Clausuras.

Il existe de nombreux récits plus ou moins ressemblants. En voici un échantillonnage :

  • Wamba lance trois corps d’armée à l’assaut de Llivia en Cerdagne, de Collioure sur le littoral, des Cluses enfin. La triple offensive permet à Wamba de s’emparer du duc Paul, réfugié à Nîmes dans les arènes. Ce noble hispano-romain avait soulevé le nord est du royaume goth… Raymond Sala.
  • Wamba occupe la Clausura Sordonia (Opoul ?) au cours de son expédition victorieuse contre Paul, duc de Septimanie. Paul avait été proclamé roi par Ranosind duc de Tarragone. C’était une sécession face au royaume Wisigoth installé à Tolède… Gérard Bile
  • André Carol dans un récit très documenté dont nous produisons un modeste condensé, ajoute que les trois colonnes de Wamba se sont regroupées vers Elne ou Château Roussillon. Ensuite son armée s’est dirigée sur Narbonne, conquise par son pair dissident, avec l’appui des rebelles qu’il devait combattre, avant de s’y faire sacrer roi par l’archevêque. Mais Paul s’était enfuit à Nîmes…

700 – VIIIe siècle : Incursions berbères, les auteurs affirment que les mauresques n’ont pas pénétré en Fenouillèdes. Mais monsieur Paul Marcerou connu et apprécié de tous pour son savoir historique local, racontait que deux seigneurs aux noms à consonance de cette origine furent impitoyables avec les villageois ?

800 – IXe siècle : construction des églises pré-romanes. Caractérisées par leurs arcs outrepassés, évoquant un fer à cheval. Un temps assimilé au style Mozarabe. Asymétrie à gauche de l’abside quadrangulaire par rapport à l’axe de la nef. En allusion à la tête du Christ penchée sur son épaule droite. Sainte Félicité est de cette époque, tout comme Saint Michel de Sournia aux deux églises jumelées, Sainte Eulalie à Le Vivier ou Saint Barthélemy de Jonquerolles rattaché à Bélesta.

Ce type d’architecture a été introduit par les Wisigoths puis repris par les musulmans à la faveur de leur conquête de l’Espagne.

Saint Michel : la nef à abside voûtée serait postérieure et le pan de mur contre l’église primitive, un vestige de farahon.

Sainte Félicité située In castellione figure en 1011 sur une bulle de Serge IV, dans les possessions de l’abbaye de Cuxa. In castellione fait vraisemblablement référence au château de Saixa.

989 : Saixa ou Saîcha Première mention du château dans un acte de donation à l’abbaye de Saint Martin Lys par les nommés Sizibaut et Ermitrud. Aucun vestige n’est parvenu jusqu’à nous. Il devait se situer à l’endroit de l’oratoire en montant de Roquevert par le pont des chèvres non loin de l’église pré-romane Saint Félicité de Carthage. Sinon un lieu dit Catla, en catalan Catlla = château, à environ 1.km au nord à l’extrémité opposée de l’à-pic. La forme occitane avec un L unique synonyme de Calha, n’a en elle même aucun intérêt ici. Elle s’applique à la caille, à défaut à la truie.

Les Saîcha apparaissent dès 1240 en Aragon, actuel Conflent, principalement à Paracols et à Fuilla. C’est à dire en pleine tourmente des faidits, les chevaliers hérétiques spoliés par la croisade des barons du nord.  Ce toponyme cacherait il un Saixas ? Ce dernier est la forme médiévale de Saissac, Pierre IV de Fenouillet et de Saissac célèbre notamment pour avoir été exhumé par l’Inquisition en 1262.

Vers les IXè – Xè siècles : Les sites suivants affirment que Prats avec Rabouillet et Trévillach étaient en ce temps là des dépendances de Sournia, sans apporter les références tant attendues et c’est dommage. Que faut -il en déduire, réalité historique ou raisonnement circonscrit à la portée de tel clocher? D’autant que André Carol historien de Sournia et ses confrères les plus pointus en la matière sont muets sur ce sujet. Des assertions analogues relatives aux 14è et 16è siècles sont démontées dans les pages correspondantes de Fenouillèdes.fr, Chronologie historique.

1000- XIe : Fondation des castras et des tours à signaux.

13 août 1140 : Guillaume de Rabouillet et Pierre de Rabouillet sont co-seigneurs de Rabouillet, de Pézilla et de Prats. Ils donnent au Temple des terres au territoire de Pézilla et en reçoivent à titre de viager le moulin de Cinta situé au même territoire. Ah ces historiens Catalans, ils ont confondu avec leur Pézilla de la Rivière! Amalgame de la même veine à la date 1890.

03 juillet 1141 : Udalgar II vicomte du Fenouillèdes donne une forêt à la milice du Temple. Différents seigneurs étaient témoins dont Raymundi de Pratis. Autres donations aux Templiers, parmi lesquelles le bois de Matapenista* à Arsa, l’année suivante en présence de ces personnages, en échange de un mulet, une vigne et du domaine de Gaubert de Prugnanes. Recueil des chartes de la maison du temple du Mas Déu Vol. 1, thèse de Rodrigue Tréton.

A Prats un lieu dit les Commandeurs titille la curiosité. Y aurait il un lien avec ceux de Centernach ” St Arnac ” ou plus logiquement de la ” préceptorie ” de Corbons. ” Corbous ” alias Ste Marie de Porva en 1141 date à la quelle il fut acheté par le temple. Le Cartulaire Général du Temple du marquis d’Albon et de E.G. Léonard édité en 1912 parle de commandeurs à propos de Corbos. Une ” préceptorie ” est une succursale de commanderie, ici celle du Mas Déu.

G.Gavignaud Fontaine cite Prats, dans une énumération de bornes avec la croix templière. Cela nous a été confirmé par une autre source autorisée.

*Apparaît en fonction des écrits Mataperusta ex cantons de St Paul ou de Latour.

13 juillet 1146 : Arnaud Pierre de Pézilla se voue à l’Ordre du Temple et lui donne ses biens à Pézilla et à Prats en territoire de Douzens. Source : Marquis D Albion.

Croix Templières de Gisors

Illustration d’une croix Templière :  A Gisors

Croix Templière du Mont Finiels

Photo d’illustration : Croix Templière du Mont Finiels

1100 – XIIe siècle : Annie de Pous fait part d’une famille de Prats en :

  • 1142 Ramon de Pratis, relevé dans le fonds Moreau de la bibliothèque nationale. Ce chevalier était vassal d’Ulgardar II vicomte de Fenouillet.
  • 1192 Berenger de Pratis, d’après le liber feudorum major, cartulaire royal des archives de la couronne d’Aragon, Barcelone 1947.

Selon les dernières théories en vigueur le farahon aurait été érigé à la fin du XIIè ? Mais …Retours sur  Fenouilledes.fr au XIIè et sur l’article Tour de ce site.

01/ 1178 : Pierre de Domanova époux d’Ermessenda de Millas  familier de la cour d’Alfons II , généreux donateur à l’ordre du temple de Jérusalem en 1157 – 1158, seigneur de Centernach, complète ses dons depuis Tautavel avec ses alleux et territoires de Prats, Pézilla et Pressillas , ses armes et son cheval, sinon à défaut sa meilleure mule. Charte de Fontfroide extraite du Recueil des chartes du Mas Déu, thèse de Rodrigue Tréton, page XXIV du lien à la date 1141.

11/05/1258 Traité de Corbeil : Scelle l’appartenance définitive du Fenouillèdes à la France mais la frontière est fixée sur les crêtes sud de Campoussy – Rabouillet. Pour en savoir plus fenouilledes.fr même date.

1261/1277 : Pere de Llupia commandeur de Corbons. D’après R. Tréton c’est le dernier connu  des filiales du temple en Fenouillèdes. Le 23/11/1277 il est promu procureur et syndic du Mas Déu.

1371 : N. Raymonde de Donnadieu seigneuresse de Prats. Les De Peyrepertuse étaient implantés à Trévillach en 1335, Cucugnan, Fontcouverte, Perles, Soulatge depuis 1345, château vieux de Sournia, Thile, avec Guillaume de Peyrepertuse ( Page 459 et suivantes ) baron de Rabouillet. Prats aurait appartenu à ce dernier, père de Bernard Bérenger.

1396-1410 http://www.mediterranees.net/biographies/capeille/CapeillePa-Per.pdf0 : Bernard Bérenger de Peyrepertuse, fils de Guillaume, est seigneur de Rabouillet, Prats, Roquevert, Séquere, Trévillach. Huissier d’armes à la cour du roi Martin d’Aragon . Marié à Constancia de Perellos (Perillos) vers 1401, laquelle se déclare veuve en 1413. De cette union ils eurent Guilhem seigneur de Rabouillet mort vers 1426, Bernard Beranger, Marguerite, Léonore, Constance. Guilhem reconnaîtra son fief au roi de France.  mediterranees.net/biographies/capeille/

21 décembre 1427 : Hommage rendu à Charles VII au consistoire du château de Carcassonne par N (noble) .Bernard de Peyrepertuse frère et héritier de noble Guillaume de Peyrepertuse, chevalier mort à la guerre contre les anglais, baron de Rabouillet, est seigneur de Prades (Prats ?), Trillan, Perles, Saquiéres, Roquevert, Cucunham (Cucugnan ?), Conosoli (Counouzouls ?), Cursole, Solagio (Soulatge). Avec Albert Bayrou Bernard devient Bertrand.

1480 : Guillaume de Peyrepertuse, marié à Antoinette, est seigneur de Rabouillet, probable fils de Bernard.

 

Carte baronnie transfrontalière de Joch – Rabouillet.

 

Carte de la barronie transfrontalière

Fond vert : Baronnie. Trait jaune : Principales routes. Trait rouge : Frontière de 1258, France au nord, Aragon au sud 1 : Sarrat Naut, 1310m.  2 : Col de l’Espinas, vers Vira.  3 : Chapelle Saint Michel . 4 : Chemin de Caudiès  –  Limoux.  5 : Draille Littoral Madres. 6 : Col des Auzines.  7 : Col de Ternère.  8 : Roc rouge.  9 : Cimetière des Maures.  10 : Chapelle Sainte Anne.

1503 : Gaston de Peyrepertuse est seigneur de Saint Paul et de Prats d’après A.Bayrou. L. Fedié le représente comme étant un des plus grands personnages de la province, il est seigneur de Rabouillet, Trilla et Prats. René Quehen remplace Prats par Prades, dans le pays de Fenouillèdes. Il ajoute qu’il fut accusé d’avoir favorisé l’armée de Ferdinand en la fournissant en blé et autres vivres.

Albert Bayrou dans le même ouvrage <<Fenouillèdes – Diocèse d’Alet>> ajoute : N. François de Peyrepertuse sans préciser son titre pour Prats, Roquefort, Saquiére (Sequére ?), Trévillac.

Gaston de Peyrepertuse est né de Bruyères, une famille de Chalabre. Issu du mariage de Constance de Peyrepertuse fille de Guillem ci-dessous avec Roger de Bruyères en 1452. Gaston un des fils de Constance eut à relever le patronyme de Peyrepertuse, la lignée s’étant éteinte avec son grand père Bernard qui avait eu deux filles, Constance et Jeanne. C’est Guillem fils de Bernard qui désigna Gaston pour être son héritier.

D’après son dénombrement de 1503, N.François de Peyrepertuse un des enfants de Gaston de Peyrepertuse est seigneur de Rabouillet, Roquefort, Roquevert, Séquére, Trevillach et Prats. Fontcouverte constitue alors une sorte d’enclave tenue par la maison De Mage. En réalité François étant enfant, c’est son oncle de Bruyères qui dénombra par procuration.

1558 : François de Peyrepertuse de la baronnie de Rabouillet est seigneur de : Soulatge, Roquevert, Sesquières, Trévillac, Connoset, Cucugnan, Treillac.

Mention du château de Prats : Consultez l’article Tour à signaux.

17 septembre 1537 : Les espagnols rasent Sournia entre autres villages du Fenouillèdes et du Pays de Sault.

27 septembre 1594 : Le mailhol de Mòssen Perillou (  Perilhou, Perillos? ), Bernard Péricon dans Fenouillèdes n° 23. Le languedocien mailhol désigne une jeune vigne greffée, qui n’a pas encore été vendangée. Mòssen est aragonais et catalan, il correspond à père au sens religieux. Il faut là faire référence à Bernard Caillens : Terme d’origine médiévale avec lequel on citait les chevaliers d’abord puis les personnes honorables. C’est en quelque sorte l’équivalent de messire. Ici il s’agit d’un prêtre, de la vigne du curé.

Sibieude ( Sebieude ) Guillaume : Le baile, représente le seigneur, juge seigneurial selon l’Alibert, éventuellement le fermier de ses terres. La charge n’est pas héréditaire mais souvent le fait de familles ayant atteint un bon niveau d’instruction. Prise de fonction après avoir prêté serment devant le juge local. Ses attributions principales :

  • Les délits de dépaissance et le droit de pignorer, soit la saisie du troupeau en cause.
  • Vols, coupes de bois illégales, répression du braconnier, veille au respect des criées de justice…

Sibieude ( Cebieude ) Luc et Lauzière Jean : Les consuls ou capitouls. Parenthèses = Graphies du XVIe..

Le mandat du 1er consul et de son adjoint durait un an reconductible car cette charge entre deux feux n’était pas faite pour attirer les candidats. Ce maire façon Ancien Régime se doublait d’un percepteur local, il avait la responsabilité de la fixation de l’assiette et la gestion des biens de la communauté, au XVIII ème siècle il était officier de police. Le premier consul appartenait au premier des trois bras, c’est à dire issu des plus aisés  de la communauté, bourgeois ou riche propriétaire. Le second était choisi chez les métayers des nobles ou des bourgeois Le protocole de l’ élection variait selon l’importance de la paroisse, elle se déroulait en la présence active du baile.

Vous voulez en savoir plus sur quelque sujet que ce soit, des pages de liens sont à votre disposition; En voulez vous, en voilà.

1596 : Deux analyses contradictoires d’érudits locaux de la fin du XIXe.

Version Louis Fédié, Conseiller Général de l’Aude : Henri IV donne la seigneurie de Rabouillet, Trilla, Prats à P. du Vivier capitaine commandant de Puilaurens qui sous les ordres du duc de Joyeuse avait remis ce château aux officiers de la couronne. Le nouveau seigneur fit restaurer en partie l’antique château de Rabouillet et en fit un simple manoir.

Version Joseph Armagnac, notaire à Caudiès : Seigneurie de Rabouillet donnée par Henri IV à Henri Montsarrat du Vivier pour l’avoir reprise aux Espagnols.

On considère de nos jours que les De Montesquieu tenaient à cette date (Counouzouls et un partie de St Louis) Trilla depuis 1479. Pour ce dernier accordé par le roi sous prestation de serment, suite au mariage du seigneur de Coustaussa, Antoine de Montesquieu avec Jeanne de Peyrepertuse fille de Bernard en 1458. Ainsi Cucugnan et Soulatge passèrent à son époux. Leur fils François épousa en 1485 Catherine du Vivier. les enfants de Jeanne et de sa soeur Constance s’affrontèrent longtemps en justice pour la seigneurie de Prats et d’autres legs.

1597 : Naissance en la viguerie de Caudiès de Anthoine Capella dit Lo Vièlh c’est à dire Le Vieux pour être le plus ancien identifié de la lignée des Capela de Prats. Mais d’où venaient – ils ? La question reste posée, cependant il apparaît que les Capela de Prats des années 1600 portent des prénoms identiques à ceux de Montauban et de Saint Sulpice 82 aux XV et XVI è siècles, on relève déjà entre ces derniers un notaire et un prêtre.

Il ressort de nombreuses investigations généalogiques que cette famille était aux XVII et XVIII è siècles liée au clergé, à la bourgeoisie de Quillan ( Maleville ), à la noblesse de Rabouillet ( D’Albiès, Dalbiès… ). Comme on le verra plus loin elle fut influente en Fenouillèdes.

Raphel Solère 1610 – 1685, maréchal de forge. Aucune omission sur le prénom.

09 février 1612 : Pierre de Perapertusa fils de François (1591-1624) désigna Gaston d’Aniort seigneur de Caramany, pour exercer en son nom toute juridiction dans les lieux de Prats, Rabouillet, Séquére, Trevillach d’après Albert Bayrou. Gaston d’Aniort paraît être issu de la branche Niort de Belesta 66. Seigneurs du dit lieu aux XVIè – XVIIIè siècles. Niort de Sault. Généalogie de Gaston de Niort décédé en 1630 à Sournia .

toute juridiction : Prononcer la justice haute, moyenne et basse. La première pouvant aller jusqu’à la sentence de mort. En Fenouillèdes comme ailleurs la haute justice impliquait des dépenses onéreuses, frais d’emprisonnement, de transport à la viguerie de Caudiès ou auprès du sénéchal à Carcassonne. Quand ce n’était pas jusqu’au parlement de Toulouse.

1615 : Barthelemi Balesta prêtre de Prats. Parrain et recteur de Jeanne de Niort née le 14 octobre à Sournia, demi – sœur à Gaston de Niort.

1638 : Assassinat en la maison presbytérale du vicaire Messire Cantegrel. On lui brûla tous ses papiers et sa dépouille fut incinérée au four à chaux de Cabès. L’identité des criminels n’est pas connue ni leurs motivations. L’âne qui transporta ce malheureux fut ferré à l’envers dans le but de tromper les enquêteurs. Peine perdue, cela contribua à retrouver sa sépulture.

Il est inexact que ce fut le dernier occupant de la capelanià ( Presbytère en occitan ) et par décision de l’évêché. Une confusion s’est installée dans les esprits d’une population très pieuse. Prats a été effectivement privé de curé. Cependant ce ne fut pas consécutif à cette tragédie mais aux suites de la Révolution Française. Il faudra patienter jusqu’en 1857 pour qu’un desservant s’installe au presbytère, un autre que l’actuel aménagé en 1867.

De nos jours le lieu –  dit du four à chaux, Cabès est devenu Carlès. Y aurait il un lien avec le curé de Sournia en 1743, un nommé Carles, mystère ?

D’après le texte original c’est un cheval qui transporta sa dépouille. Mais le recours à cet animal dans un village des plus pauvre nous paraît douteux.

Ce qui précède est une synthèse de l’ouvrage cité en page d’accueil.

1656 : N. de Fournier seigneur de Prats d’après A.Bayrou dans Fenouillèdes – Diocèse d’Alet où il donne également la date de 1596 ? Les familles de Niort et Fournier étaient unies par les liens du mariage. Celui de Guillaumette Fournier La Nouhe avec Jean de Niort en 1510, fort probablement célébré à Sournia. Les Fournier de La Noûhe sont originaires de la région de Romorantin.

  • Guillaume Fourcade né vers 1656 à Roquefère dans la Montagne Noire, meunier à Roquevert.

07/11/1659 Traité des Pyrénées : La France délivre les catalans du nord, c’est à dire Perpignan et le Roussillon avec Conflent et Vallespir, de cinq siècles d’occupation – domination  ibériques. La frontière militaire est repoussée de la Serre de Sournia à son implantation actuelle. Pour en savoir plus fenouilledes.fr à la même date et événements du XII ème siècle.

1670 : Capela consul ( BCC ). Pierre Capela marié à Marguerite Soulère, né en 1661, décédé en 1734 fut baile. Ce terme languedocien désigne le bras droit du seigneur, les traductions bailli, bailly ou la catalane battle sont inappropriées. Extrait de la généalogie Soulère sur Google.

1678 – 1696 : Jean Bernard Sivieude 25/06/1646 – 23/06/1702 baile de Prats. Fils de Jean dit L’Houstillou et de Marguerite Pons.

1680 :  Rolland prêtre et curé. Madeleine Bigou sage femme.

1700 : Dans le capbreu* de Trevillach établi par messire François de Bournonville, il ressort que la tour est la seule prison de la baronnie.

*Capbreu : Nous avons trouvé deux interprétations, capbreu = compoix ou dossier des contribuables cohabite avec registre des droits et propriétés du seigneur. Le compoix, équivalent médiéval du cadastre indique pour chaque bien, le nom de son propriétaire et son allivrement°. Les biens nobles n’y figurent pas puisque non soumis à la taille.° Sa valeur.

1702 – 1785 : Guillaume Capela  fils de Jean dit Janoy et de Marguerite Aragou, il sera baile. L. Dousse sur Geneanet.

1708 : Jean Lacroix clerc du curé, probablement Dormade dit Lacroix.

1715 – 1799 Raphaèl Soulère baile et ménager.

05/04/1727 : Jean Pagane né le 04/09/1700, fils de Mathias et de Marguerite Pagés originaire de Cailla, subit le supplice de la roue* pour avoir étranglé son épouse  Antoinette Pesquier le 27 février, soit quinze jours seulement après leur mariage. Fille de Peyre et de Marie Bernarde de Camps sur Agly. Généalogie Sales de Campoussy, Geneanet – Dousse.

* Réservé aux assassins, attachés sur une roue de chariot, les membres étaient brisés à coups de masse.

1732 – 1779 : Jean Pierre Capela, il sera 1er consul. En 1734 Arnaud Sivieude occupait cette fonction.

1733 : Joseph Capela baile ( BCC ) de 1738 à 1766.. Il succède à ce poste à son père Pierre 1661-1734. Joseph veuf de Grieu Marguerite se remaria à veuve Dalbiès Anne. Leur fils Jacques Jean sera prêtre. Mestre sur Geneanet. Baile tel que rédigé çi – dessus figure sur le registre des baptêmes et  mariages à la date du 21/01/1766.

1736-1780 : Jacques Jean Capela, il sera vicaire à Feilluns, Latour de France puis à Prugnanes ensuite recteur à Pézilla. Pour les suivants s’agirait – il de la même personne ou d’homonymie ?

  • En 1767 Capela vicaire à Belfort. Abbé P. Moulis, Le Pays de Sault, réédition 2009 chez Lacour.
  • Vers 1772 – 1777 un nommé Capela vicaire à Gincla et Salvezines. Albert Bayrou, Fenouillèdes Diocèse d’Alet.

1739 : Antoine Capela clerc tonsuré.

1748 : Messire François Sauveur de Bournonville de ville Dorcan, Perapertusa, baron de Dorcan et Rabouillet, vicomte de Joch, seigneur de la ville et du terroir de Rodes et Rapide (Roupidére ?) et du lieu de Glouanes (Glorianes ?), grand d’Espagne est seigneur de Jeux (Joch ?) Prats, Rabouillet, Segure, Tebillac (Trevillach) d’après Albert Bayrou. Il existait un gisement de houille à Ségure. Le château de Ségure se dresse à environ 7 kms au nord de Tuchan, au pied du mont Tauch en direction de Palairac.

1748-1756 : Dufour négociant à Caudiès, fermier de la baronnie de Rabouillet pour madame d’Arande à propos d’un moulin farinier à Prats, au lieu dit Font Marie. Il existait aussi un moulin à vent prés de la Carrairasse au Camp d’en Dufour. Un des meuniers de Font Marie, Jean Pierre Soulère 1775 – 1833.

Le seigle était la principale céréale, en 1743 Sournia en produisait 1500 setiers. Le setier de Limoux = 76 litres et 4 décalitres. Sur la période XIV è – fin du XIX è le méteil ou Raon* était une des cultures dominantes. L’avoine / Civada et le blé noir ou sarrasin / Milhòrca ” Milhorque ” avec lequel on préparait le millas / Milhàs couvraient aussi d’importantes surfaces. 1200 ha tous semis confondus à Sournia en 1823. A la même date la vigne n’y en occupait que 225 ha. Concomitamment à l’invasion du phylloxéra ces cultures vont sensiblement régresser; après 1880 il ne subsistera plus que le moulin  Castéras – Larrieu en activité jusques dans l’entre deux guerres.

* Blé et seigle semés en mélange et destinés à la panification.

Ci –  dessous le moulin de Font Marie.

Moulin de Font Marie 2.

1755 : Prats dépend de la baronnie de Rabouillet avec Roquevert, Sequere, Trevillach. La comtesse d’Arande héritière du marquis de Rupil en est le seigneur.

1760 : Paul Sibieude et Pierre Jusseume consuls, respectivement 1er consul et adjoint.

1761 : Raphaèl Soulère et Mathieu Gène Consuls, reconduits le 10 janvier 62 par le conseil politique. Conseil politique = Termes de l’extrait de l’élection datée du 10 janvier 1762, BCC.

1763 – 1841 : Joseph Barthélémy juge de paix du canton.

1769 – 1820 : Jean Baptiste Delonca maçon, ainsi que Pierre Capela et Jules Aragon au cours des décennies suivantes.

1769 -1829 Antoine Soulère ainsi que Jean Baptiste, meuniers à Fonte Marie comme leur père Etienne dit Quirbajou.

1782 – 1819 : Joseph Pélissier instituteur, régent autrement dit dans le pays. La date du décès pourrait être 1861 ? Les écoliers ont déjà une langue étrangère au programme… Le Français. Le régent était rétribué par la commune, ce qui représentait généralement une charge lourde en rapport aux recettes.

Vers 1785 François Solère est le procureur du seigneur. Une sorte d”avocat?

10/03/1789 : Marc Capela 1739 – 1816 et Gabriel Sibieude nominés députés du diocèse d’Alet. Marc adjoint au maire en 1796.

  • François Stanislas 1740 – 1816  un des fils à Marc était tailleur d’habits. Nicolas Carbone 1771 – 1838, né à Saurat en Ariège,  exercera la même profession. Sa mère Jeanne née Barbe à Saurat était accoucheuse à Prats. Un autre tailleur dans les années 1800, Julien Capela.
  • Les Carbonne ne sont pas les seuls habitants de Saurat à avoir fait souche en Fenouillèdes autour de 1800, par exemple Blaise ou Blazy  dit Coutillou charbonnier à Rabouillet.

Fin 1700-1900 – XVIII-XIXe : La pauvreté de la commune est amplifiée consécutivement à des procès. L’un envers Le Vivier sur fond de limites des territoires respectifs. Un autre l’opposant à un propriétaire dont nous tairons le nom. Plus d’informations en pages liminaires.

François Palmade 1785 – 1874,  maire en 1818. Sibieude geneanet matheli. Guillaume Palmade dit Faure 1798 – 1847 maréchal ferrant, activité exercée par Mamert Capela dans ces mêmes années.

Au XIX ème Prats est un village de cordonniers. La famille Capela Germain à elle seule en comptait cinq. Ils  chaussaient les communes alentours, vallée de la Boulzane comprise. L’un d’eux fabriquait des bottes pour les officiers pendant la Grande Guerre. Il y avait aussi, Auguste Micheu, Henri Cauneille 1827 -1849, Etienne Victor Sacaze 1791 – 1849 métier qu’il tenait de son père à Sournia. Monsieur Sacaze était avant tout instituteur, à ce titre il était contraint d’avoir un revenu complémentaire. Il n’est pas assuré que je sois exhaustif dans cette énumération. Cordonnier mal chaussé, l’adage revêt là tout son sens, les Capela portaient un assemblage de  feuilles de maïs en guise de chaussures.

1800 -1804 : Joseph Capela maire. Petit fils de l’homonyme précité? Source sur généalogies Cauneille Geneanet, mariage de Henri avec Catherine Dormade dont les aînés, dits Lacroix,  venaient de Avignonet Lauraguais. Delonca maire en 1805.

Jean Jacques Aragou – Aragon 1806 – 1881, tisserand de toiles et de draps probablement en laine,  lin,  comme plusieurs de ses ascendants. L’un des nombreux de Prats sur la période 1600 – 1900, Jean Capela,  Dominique Capela, Henry Sibieude, Justine Ticheyre … Un autre Aragon mais à Sournia était cabaretier. Arrêtons nous sur les patronymes Ticheyre et Tisseyre, lesquels dérivent du languedocien Teissendièr = Tisserand.

  •  Aragou et Aragon sont des déclinaisons respectivement phonétique et écrite de Arago, avec la proximité de Estagel patrie du physicien François Arago mais originaire de Tautavel dont Pierre Antoine un aïeul émigra en 1720,  soulèvent la question de ses origines réelles. Il ressort des lignes ci dessus que ce patronyme apparaît en Fenouillèdes  bien avant Estagel…

Vers 1815 – 1875 Martin Jusseume menuisier, son père François charpentier de son état.

1828 : Monsieur Raynaud instituteur. Suite développée dans l’ouvrage évoqué en pages d’accueil.

1830 : Charles X annexe l’Algérie, énormément de familles émigrantes  des P.O. se retrouvent à Mostaganem. A propos de Prats voir à la date 1933 ci dessous. D’autres patronymes locaux semblent avoir fait le voyage Aller. L’invasion du phylloxéra à la fin de ce siècle a également provoqué un exode sans que ce soit exclusivement en Afrique du nord, développement sur Fenouillèdes.fr aux mêmes dates.

1830 : Aménagement de la Fontvielle.

1833 – 1906 : Frédéric Escanyé petit fils du célèbre administrateur de Mosset qui s’illustra à Caudiès en août 1789, avocat, député de Prades, conseiller général du canton dès 1881.

1836 : Il est question d’une maison d’école … sise sur la place publique, dans un acte de vente d’une maison destinée à cet usage. BCC

Vers 1850 :  Fonderie et mine de fer de La Fargasse à Sournia. Qu’es ce que cela vient faire ici?  Eh bien cette activité a nécessite,  pour démarrer longtemps auparavant,  l’accord  de chacune des paroisses * du Pays sans limitation aux avoisinantes. Cessation d’activité  sur la base du nom des derniers cribleurs, à moins qu’il ne s’agisse de cribles à grains, les cultures céréalières étaient dominantes, à savoir :

  • François Roque 1713 – 1770.
  • Trois générations Lamole 1717 – 1863.
  • Jacques Sacaze dit Ferusse 1730 – 1786…

* Désignation des communes sous l’Ancien Régime.

1857 : Antoine Cauneille 1790 – 1868,  reçoit la médaille commémorative de Ste Hélène. Décernée à dater de 1857 aux 400 000 survivants des campagnes napoléoniennes de 1792 à 1815.

Novembre 1859 : Monsieur Henri Capela dit Rustique propose de vendre à la commune la tour qu’il possède.

1861-1864 : Réhabilitation du farahon avec installation de l’horloge achetée en 1842. Pourquoi un délai si long entre l’achat et la pose de l’horloge ?

Initialement elle fut placée à l’église. Mais l’abbé Puig prétextant le vacarme provoqué au cours de ses offices, finit par la démonter et rechigna à la restituer. Jusqu’à contraindre le maire Mr Régnier à faire appel à la gendarmerie. Simultanément c’était la guerre de l’eau. Cette horloge était pensée pour rationaliser les tours d’arrosage nocturnes.

Vers 1864 ou peu après : Tracé du chemin de grande communication n°7. La future route départementale n°7.

12 / 01 / 1867 : Naissance à St Paul de Jean Sabrazés, lequel deviendra agrégé de médecine, professeur à la Faculté de Bordeaux, membre associé de l’Académie de Médecine et de sociétés savantes… La famille Sabrazés avait ses habitudes sur les deux versants de Aîchosses. Lire le No 32 de la revue Fenouillèdes.

1870 : L’éradication des loups en Fenouillèdes est généralement datée de 1870. Cependant Mr Joseph Pélissier né en 1885, racontait avoir été bercé dans son enfance par le hurlement de ces carnassiers qui venaient rôder au cimetière. On racontait aux enfants qu’il arrivait qu’à l’issue de la fête locale, les musiciens en route vers Rabouillet restaient motivés à chanter et jouer bruyamment, il importait de tenir la meute à distance. On a là manifestement l’adaptation d’une histoire pyrénéenne mettant en scène des saltimbanques sur les chemins.

1874 : Monsieur Mir curé de Sournia christianise la grotte du Ménié. Les fades n’auront plus qu’à bien se tenir ! Un livre publié en 1875 à Perpignan, La grotte du Ménier et ses vieilles traditions de André Guiter.

09 mai 1890  : Érection de la croix du Calmeill en remplacement de celle en bois dressée après l’assassinat en 1638 de messire Jean Cantegrel. Depuis un temps immémorial les troupeaux ne cessaient d’être décimés par des épizooties lesquelles affectaient tous les ovins du département et au – delà. Pourtant la population, curés compris était persuadée d’être victime d’une malédiction induite par le crime ci-dessus. Cette croix offerte par le père Cazeneuve fut bénie en 1888 lors de l’une des missions des frères Capucins de Perpignan.

Vers 1890 : Date obtenue par déduction hasardeuse, issue d’une information recueillie auprès du doyen du village. Construction du pont routier sur le Rec dels Falhièras, de la main d’oeuvre fut recrutée sur place, dont le grand père du précédent en charge de l’élévation des murs, moyennant 2 francs par jour ! Route ou pas, l’usage de se déplacer à pied persistera durablement, l’aîné ci dessus se rendait ainsi à St Paul, Prades, Vinça …

” Dès cette décennie ” et jusqu’aux années quarante , période à laquelle elle a été transférée sur la nouvelle route, l’ épicerie Chauvet- Pelissier occupe l’actuelle maison Maury ex Capela sur la placette. Sa terrasse était fort animée lors des bals et représentations théâtrales. Ce commerce succède à celui de Capela Pierre, fils de Pierre et de Maury Anne.

D’après le Net épicier à Prats – de – Mollo, cette localisation au pied du Pic de Costabonne me rappelle un site de la DRAC situant notre Farahon du côté du Fort Lagarde !  Amalgame de la même veine à la date 1140. Couramment des faits, personnages, monuments propres au Fenolhedés sont situés par toutes espèces d’historiens catalans actuels dans les localités de leur aire culturelle, homonymes ou pas, ce n’est que l’une de leurs innombrables couleuvres mises en évidence dans mes sites.

05 / 02 / 1891 : Une affaire criminelle atteint Prats, les trois protagonistes étant de Sournia.  André Bouik berger de son état est assassiné  par Pons douanier en retraite non loin du cortal d’en Cante ( PC 690 m sur la carte IGN ) en limite des termes des communes susdites. On raconte qu’une femme hébergeant le malheureux était fort intéressée par la pension de ce dernier. Fatale coïncidence, le lieu est dit L’Homme Mort, les pestiférés reposent par là.

 

Première moitié du XXè : Un prestidigitateur amuse tout le Fenouillèdes, Achille Capela, son père était un frère à l’aïeul pré cité, mais installé à Quillan.

1906 : Deux enfants poursuivent leur scolarité à l’école privée de Quillan. Des fillettes nées Chauvet et Coutrés.

1913 : Voir page liminaires.

1922 : La “Source du lavoir” va être captée. Il s’agit de celle sise à quelques mètres de la bifurcation du chemin du Peyre avec celui du Col de Guza. Comment ses bassins et de fait la Font Vielle ont ils été alimentés au cours des 20 années précédentes ?

1930 : La cave coopérative se construit, en 2010 une étude mettra en évidence l’intérêt architectural de sa charpente métallique. La fée électricité arrive dans les foyers.

1932  Extrait du journal Le Figaro du 21 décembre : Pluies diluviennes… Le presbytère de Rabouillet s’est écroulé… Des routes et des ponts ont été détruits à Prats de Sournia et à…

06 / 11 / 1933 : Décret du… faisant Chevalier de la Légion d’Honneur Capela Achille Joseph Fortuné pour services rendus au 110é régiment d’infanterie puis au ministère des finances. Dans les années 1950 – 60 un autre Capela installé en Algérie, colonel à Mostaganem. Un nommé Coutrés également colonel mais au Maroc et antérieurement.

1933 : Voir page liminaires.

En janvier puis en décembre ( Magnitude 4 ) séismes avec Le Vivier pour épicentre. Terre de séismes, les plus marquants depuis 1797..

19 / 12 / 1934 : L’Express du Midi – édition de Toulouse, Prix de l’Académie Française, la fondation Cognac – Jay ( La Samaritaine et Le Bon Marché ) attribue à la famille Capela et ses 9 enfants un don de 20 000 francs, comme à 13 autres familles nombreuses et méritantes du grand sud.

1936 : De juin à octobre sinon prolongé, un des  séjours littéraires du romancier Catalan Ludovic Massé 1900-1982 au château. Le pâté de maisons immédiatement sous la tour. Habitation aujourd’hui gérée par la commune. Sa sœur Denise Suchaire habitant à quelques pas. Il relate ses impressions sur la vie paysanne au village dans Visages de mon pays, où des familles reconnaîtront leurs aînés.

Plusieurs personnalités du XIXe à nos jours, célèbres au plan national sont natives, originaires ou résidentes de Prats, Le Vivier, Sournia, Pézilla de Conflent. Quelques unes sont énumérées sur fenouilledes.fr à la même date.

11 / 04 / 1938 : Sournia épicentre de secousses telluriques. C’est confirmé, on a de drôles de voisins !

1940 : Dés le printemps les rues de Prats résonnent d’accents Belges et Picards. Des vignerons reçoivent des réfugiés fuyant les troupes Allemandes. Quelques familles hébergeantes : Monsieur Artus Lucien, Monsieur Cante Joseph, Coutrès, Doutres, Chauvet.

Les neuf filles et fils Capela, sauf trois mobilisés, firent connaissance avec ceux des Depil hébergés à St Martin, venus de Renancourt aux portes d’Amiens. Tant et si bien que des mariages suivirent. Des réfugiés Espagnols furent également accueillis.

16 et 17 / 11 / 1940 : Aïgat du …. C’est à dire précipitations d’intensité exceptionnelle. La précédente de cette équivalence remontant au 17 octobre 1763. Les deux versants des Pyrénées et les Corbières furent terriblement ravagés. Il tomba 840 mm en 24 heures à la Llau, un hameau dominant le Tech. Record européen jamais égalé depuis, établi dans le département le plus aride de France !

Pierre Miquel en 2001 dans “Pluviométrie du 16 au 20 octobre 1940 ” : le Fenouillèdes aurait reçu 500.mm sur l’axe Montfort-pic de Bugarach et 250.mm à l’est de cette ligne.

Au niveau local, la route qui n’était pas encore revêtue, fut éventrée de la Soulane jusqu’au ravin du Bousquet. le parapet en schiste contribua à son remblai. Mêmes dégâts au Rec de la Farde où l’eau submergea le jardin de M.Sales. Les cultures furent profondément ravinées, par exemple au Calmeill, le champ, en contrebas de la cabane avec un superbe linteau, subit une crevasse dépassant 4m en largeur.

Des glissements de terrain dont les cicatrices sont encore visibles : De part et d’autre de la Soulane, au pré des Aguzanes rive droite, au bac de la Mulade, à l’opposé du mur de soutènement en béton dans le dernier virage avant le ruisseau… Ces lieux y sont semble t-il prédisposés.

1950 / 1969 : La maison de repos des aveugles des Pyrénées – Orientales sise au parc de la rue Ludovic Massé en encadrement de ce dernier. L’accessibilité n’étant pas en adéquation avec des déficients visuels le conseil d’administration de cette association préféra ne pas s’attarder dans ces murs.

1953 : Evénement domestique : Les pratéens et des gens de passage défilent visiter la première maison bâtie de toutes pièces par Donatien Crambes. Cette construction renferme une nouveauté sensationnelle pour l’époque, une cuvette wc !

1956 : Au Rec de la Farda, construction d’un réservoir en cas d’incendie et en second rôle destiné à améliorer les arrosages. Il fut vite reconverti en piscine, au point d’être désigné ainsi. Jusqu’au jour ou la réglementation s’en est mêlée, des drames furent évités in-extrémis, un garçonnet Patrick Capela y à plongé alors qu’elle était asséchée. Plus de peur que de mal. Il n’à pas remis ça. Simultanément l’Association Syndicale d’Arrosage du Canal des jardins fédérant 45 propriétaires créa le bassin de la Coume dels Orts. Un réseau de rigoles ou paissièras amenait l’eau dans les sillons. Les jardins familiaux voisinaient avec ceux de rapport, essentiellement plantés en pommes de terre. La betterave fourragère jusqu’à l’avènement du machinisme agricole. C’est également un milieu de prédilection pour tous les légumes, particulièrement les haricots quels qu’ils soient. Les principales surfaces propices au maraîchage s’étendaient de la Favièra (voir article vignoble) au Cougul, sous le village et à la Soulane de la Rasimière aux abords de la route.

Sens des mots identitaires ci dessus,Les phonétiques sont figurées en italique.

Coumo : Il est à remarquer que c’est la prononciation occitane de l’équivalent catalan coma = combe, ravin. La graphie languedocienne étant comba. Comme Comba Bella = belle combe. Avec coumo nous avons une terme du Roussillon jumelé à un autochtone qui est Orts = jardins potagers. Nous soupçonnons que bella soit une corruption de vièlha = vielle ?

Cougul : deux hypothèses, soit de coguol le coucou gabach ou une queue pour le resserrement de la vallée.

Farda : Fardo Farde habits, linge, hardes.

Paissièra : Paychèro, paychère rigole d’amenée d’eau. A lui seul le Rec dela Farde en intégrait 13 au lendemain de la grande guerre.

Solana : Soulano, soulane. Littéralement lieu exposé au soleil. Du catalan solana ou de l’occitan solanalh ?

1958 : La tour menace ruine, le poids de la neige a eu raison de la toiture . Par ailleurs la comparaison avec des vues prises vers 1900, démontre un écroulement du parapet sommital . Sur ces photographies l’élévation au dessus des fenêtres paraît supérieure à celle actuelle. C’est au cours de la restauration qui suivit que sa hauteur aurait été réduite à 14 m.

1960 : Passage de l’ère du pot de chambre à celle du tout à l’égout. Elévation de la station d’épuration. Ne souriez pas, Prats fut relativement en avance sur ce progrès comparé à des villages identiques ou à de grandes villes. C’est toujours le cas à 50 ans de distance concernant les réalisations suivantes. De concert avec l’assainissement, les sources du Prats d’en Pézilla sont captées ( 1961 ) pour l’usage domestique. La consommation ayant évolué dans un sens contraire au climat, ces installations seront régulièrement réadaptées .

Au cours de cette décennie avec Mr Joseph Cante pour maire, tous les chemins carrossables au départ du village et de ses environs, sont réaménagés et asphaltés.

Octobre 1965 : Du 06 au 26 cinq épisodes de pluies diluviennes, tellement que en novembre encore l’eau s’écoulait en sauts impétueux dévalant les faîsses ( Terrasses, restanques )  sises sous la Carrerasse.

30 / 06 / 1972 : – Monsieur Joseph Cante maire de Prats et ses conseillers municipaux démissionnent de leurs fonctions… Entendu à la radio. C’est leur ultime et vaine disposition pour préserver le lieu de vie qu’est ” la communale “. L’Inspecteur d’Académie ferme l’école qui ne compte plus que 6 élèves. Ses murs deviendront ceux du Foyer à l’aube des années 80.

07/1974 : Création d’un Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples, le SIVOM. de La Désix, une mutualisation administrative des communes limitrophes* de Sournia, en charge entre autres de l’enlèvement des ordures ménagères, pistes DFCI, la gestion d’un golf…

* Plus Le Vivier, Arboussols, Felluns, Pézilla, Tarérach et Trilla, soit un total de 11 villages.

31 / 07 / 1978 : Paris, ambassade d’Irak. Fusillade avec prise d’otages par des palestiniens. Mort de Jacques Capela, 33 ans, inspecteur divisionnaire à la Criminelle, 36 Quai des Orfèvres, délibérément abattu par l’une des barbouzes irakiennes, alors qu’il encadrait un terroriste avec le commissaire Ottavioli. Les irakiens voulaient tuer le preneur d’otages au mépris du sort des policiers.

Ces individus étant couverts par l’immunité diplomatique, ils seront renvoyés dans leur pays en toute impunité.

Jacques Capela et ses parents venaient régulièrement à Prats se ressourcer. Ce patronyme y est fixé de très longue date*, avec un L double ou simple soit un glissement du latin vers l’occitan. Un ascendant a été colonel en poste à Mostaganem en Algérie. plusieurs ecclésiastiques  et notables civils notamment au XVIIIe.

* Bien avant que cela soit publié par royalblood.co.uk, il se racontait qu’ il descendrait de Charlemagne et de ses vingt enfants, logiquement comme d’autres noms typiquement locaux. Mais la consultation de ce site soulève des interrogations élémentaires.

Autres personnalités des environs : Fenouilledes.free.fr De 1700 à nos jours.

Années 80 et 90,  La Ronde du Frigolat :  Une course en montagne de 11 km fort prisée de l’armée, des sportifs et du public. Cependant au fil des ans ces courses en montagne sont devenues pléthoriques,  Jujols village conflentois en lança une réplique à la même date qu’à Prats, à grands renforts de publicité sur tous les médias et mieux dotée. On devine la suite… Elles courent aussi les rumeurs accompagnant le non renouvellement de la 19 ème rencontre :

  • Refus de la fédération d’homologuer cette épreuve.
  • Entente entre des plus dégourdis, pas que des jambes, aboutissant à remporter chaque édition.
  • Petit arrangement avec un tel bien placé, au mépris du Fenouillèdes et  facilement inter calable ci- dessus.

1981 : Création du foyer d’animation de pair avec le judicieux rachat de la licence IV du café Doutres, trop souvent omis ailleurs. Les bancs de l’école se ré- animent.

1984-1985 : Culture expérimentale de trèfle souterrain – Trifolium subterraneum. Une légumineuse annuelle de sols acides en climat méditerranéen présente à l’état spontané à L’Albère à la même altitude. Semé en octobre 1984 l’essai dirigé par le laboratoire d’agronomie de l”I.U.T. de Perpignan bien que malmené par les gelées de janvier suivant à – 14°, a révélé un potentiel de récolte de 3T. de matière sèche à l’hectare. Il faut préciser que le Rhizobium* de cette espèce est absent à Prats. Comme une autre légumineuse qui est l’arachide, ce trèfle enfoui ses graines, mais au début de l’été avant d’entrer en repos végétatif, c’est à dire qu’il fane en plein été.

* Rhizobium :  Bactéries incluses dans des nodosités racinaires,  fixatrices de l’azote atmosphérique chez les légumineuses.

1988 : André Bénézis éleveur de gasconnes et métallier invente un nouveau concept de passage canadien ou pont canadien permettant de simplifier le franchissement des clôtures traversant les pistes et d’empêcher le cheptel de s’échapper tout en laissant l’accès constamment  ouvert, les animaux ayant peur du vide aussi faible soit – il. Son succès sera tel que ses modèles se rencontrent dans toutes les régions d’élevage. Métallerie – Ferronnerie d’abord implantée à Sournia puis à Ille sur Têt  benezis.fr

1989 : Début d’un programme de grands travaux d’aménagement. Au Plan un stade sort de terre. Chaque mi-août il est le théâtre d’un tournoi de sixte où se rencontrent tous les villages du Fenouillèdes.

1991 : Ouverture de la piste de Venta Frida, Bento Frido, Bente Fride. Quel sens attribuer, peut être le vent froid, c’est à dire le cers. Par altération du E initial en I ? l’endroit y est bien exposé. C’est à la fois une liaison forestière avec Boucheville, Rabouillet, Vira, Le Vivier.

1992 : Sournia et Prats sont câblés, pour la première fois en France en milieu rural. Les téléspectateurs peuvent recevoir en plus Eurosport, Planète, Paris première et TMC. Mais les communes concernées doivent supporter un charge financière très lourde en rapport à leur modeste budget et sans aucune compensation demandée à l’usager. On remarquera que comme lors de la venue de la fée électricité et de la création des routes, des localités du Fenouillèdes sont pionnières, cette fois en matière de vidéo communication. Cerise sur le gâteau cette innovation se double de l’enfouissement des réseaux aériens en zone bâtie.

1995  Restructuration du vignoble : La commune fait défricher 6 hectares de maquis au Catla, entre 560 et 620 m d’altitude sur un versant abrité. Du chemin de Pézilla jusqu’au four à chaux le relief est remodelé au détriment des faisses des anciens. Mais ces murettes n’étaient pas là pour le décor, le nouveau profil du sol porté à 23% de déclivité moyenne, vaudra des sueurs froides aux tractoristes.

1996 : A priori la première fois, car c’était du jamais vu de mémoire des anciens*, la Soulane tarie sur la totalité de son cours pendant plusieurs mois ! Il fut envisagé un lien avec le séisme du 18 février le plus puissant depuis 1922,  5.6 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre se situait à grande profondeur entre Axat et St Paul. C’était évidemment une incidence du déficit pluviométrique, d’ailleurs les hêtres et les rouvres revêtirent un illusion de parure automnale au cœur de l’été*. Sur les sols les plus superficiels la yeuzeraie fut détruite.

* Cela s’est répété depuis.

L’assèchement durable du torrent de la Soulane dut être fatal aux desmans. comme à la microfaune dont ils se nourrissent.

Le changement climatique n’explique pas tout :

  • Y aurait il eu des précédents ? Par exemple en 1886, plus d’eau pour arroser les jardins à cette date, cela a du être terrible à l’égard de nos ascendants et du cheptel.
  • La consommation domestique s’est fortement accrue dès la deuxième moitié du XX ème siècle

1997 : Les Fumades : Création d’une retenue collinaire destinée à l’irrigation des champs de chicorée frisée. Alimentée par une dérivation de la Soulane.

Surface : 1.ha environ.

Profondeur : 6.m.

A cette date c’est la seule de cette capacité dans le département avec celle de Jujols.

Les principaux intéressés n’ont pas eu le dernier mot quand au choix du site, le bassin est implanté en aval des terres à irriguer. En résumé, acceptez cela ou ce sera un autre village qui en bénéficiera.

Le pseudo menhir attenant sur lequel les socs auraient achoppé, a été dégagé de la couche arable pendant le décaissement. Il est fiché dans le sol aussi profondément qu’il apparaît. Ce ” Menhir ”  n’est pas identifié en tant que tel. Cependant la géographie du lieu est en adéquation, col ouvrant sur un vaste panorama et dominant un dénivelé de 300.m. Concentration de toponymes suggestifs à proximité. Photo en pages d’accueil.

Les productions des Fumades avant le chantier : Un verger d’abricotiers ! Des vignes, des céréales dont du maïs non irrigué, ce qui ne l’empêchait pas de s’y faire à merveille et même des artichauts à l’abri des murets. Plus précisément des “Camus de Bretagne”.

06 / 1998 : Le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’association ARBRES* inscrivent au recensement national des arbres remarquables le Fagas ou Fajas / Fagus sylvatica, le hêtre totémique de  Le Vivier. En 2004 le Conseil Général le répertorie à l’inventaire des arbres remarquables du pays catalan ( Sic ). * Arbres Remarquables, Bilan, Recherche, Etude, Sauvegarde, rue Buffon à Paris.

1999 : La Coume, creusement d’un forage à – 110 m. mais il restera sec.

25/02/2002 : Disparition à Paris du général Abdon Robert Casso. Né à Valmanya en 1912 où il fut très actif en tant que Résistant. De 1967 à 1970  il sera le premier général des sapeurs – pompiers de Paris. On le rencontrait  au Vivier et à Prats. Liens sur fenouilledes.fr à la date 1936.

2003 : Le village se dote d’un équipement des plus attractifs. Une vraie piscine chauffée par nappe solaire aux normes pour 200 personnes et avec maître nageur. Implantée sous le foyer, sur une terrasse abritée et panoramique.

2006 : Fermeture de la cave coopérative. Les dernières vignes seront délaissées en 2012.

25/02/2006 :  Journal officiel du… Création de l’Association Eglise St Félix, fort heureusement versée  en matière de réhabilitation du patrimoine cultuel dans l’église et à l’entour. Plusieurs réalisations sont déjà à son initiative, tableau du retable, croix processionnelles…

2008 : Restauration de la croix de mission du Calmeill datant en l’état du début du XXè siècle. Construction attenante d’une table d’orientation oeuvre de Aurore Zapata céramiste à  Prats.

Sécheresse pire que en 1996. Diminution de la pluviométrie jusqu’à – 15 % à Sournia sur la période 1980 à 2010 d’après Jean-Louis Lenoble. N’ayant plus d’eau aux robinets, Prats s’ajoute aux villages du Fenouillèdes ravitaillés en eau potable par camions depuis Caudiès. Le préjudice économique et environnemental fut majeur.

Yeuseraie route de Sournia en juin 2009

Yeuseraie route de Sournia en juin 2009

Difficultés pour les usages domestiques quotidiens.

Frais de transport.

Plantation de chicorée frisée impossible.

Complications pour les éleveurs, réduction de capital.

Dépérissement à perte de vue des chênes caducs et persistants, généralement sans réitération sur les seconds.

Depuis la municipalité à mis en oeuvre les moyens nécessaires pour que les robinets soient toujours alimentés. Un forage productif à – 150 m met un terme à un dossier majeur. Qu’elle chance d’avoir localisé une nappe d’autant que ce n’est pas le cas de tous les villages impactés par cette crise de l’eau.

24/01/2009 : Quelques belles frayeurs lors du passage de l’ouragan Klaus et plus de dix mille euros de dommages pour la collectivité. Les vénérables cyprès sur la route de Le Vivier pourtant protégés par le remblai routier ont été rendus en l’état de chablis. Cependant la forêt a bien mieux résisté comparativement à la basse vallée de l’Agly en sol profond, notamment les pins.

2011 : Prats grâce à son relief , sa géographie et ses sols se distingue par sa diversité de paysages et un patrimoine bâti méritants de s’y attarder. La commune aménage d’un réseau de sentiers de randonnée inscrits au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de  Randonnée dont Le Tour des Cabanes.*  en référence à des édifices en pierre sèche de plus de 10 m de long.  Il y a tant à voir depuis le Balcon du Fenouillèdes que la Fédération Française de la Randonnée Pédestre projette de baliser le vieux chemin de Pézilla de Conflent jusqu’à la Pelade, une démarche à son initiative.

* En variante du GR 36, du PR de pays Tour du Fenouillèdes et du  Sentier d’Emilie – Chemin du Fagas. Mais aussi réouverture d’antiques routes avec l’efficience des Pélerins du Fenouillèdes,  reconverties en itinéraires de petite randonnée, à savoir de Prats à Sournia via la Carrerasse avec une bifurcation à Las Chausses à destination de Sournia encore mais après un détour sur les ponts médiévaux de Roquevert. 

30 / 06 / 2012 : Grand messe de l’eau, inauguration à la Fontaine Vieille du forage des Aguzanes ( 2010 ), des travaux d’adduction et de traitement de l’eau.

07/11/2013 : Journal officiel de l’union européenne du… Classement en Site d’Intérêt Communautaire des habitats à chiroptères des Pyrénées Orientales totalisant 2316 ha en regroupant les gîtes de Fuilla, Nyer, Ria – Sirach, Rodes et pour le Fenouillèdes ceux de Montalba le Château et de  Trevillach / Prats, respectivement 39 ha et 121 ha. Ces  derniers d’intérêt national s’agissant de la reproduction des espèces suivantes dans chacune des deux cavités :

  • Murin de Capaccini
  • Grand et petit murin
  • Minioptère de Schreibers
  • Rhinolophe euryale
  • Grand et petit rhinolophe.

Cartographie ; Document d’Objectifs 2011 / Natura 2000 page 13 et suivantes.

01 / 01 / 2014 :  Prats sort d’un relatif isolement administratif en intégrant la communauté de communes Agly – Fenouillèdes. Une mutualisation de moyens financiers , techniques et de projets qui fédère 6312 habitants.

03 / 2014 : Le hêtre géant du Bosc d’en Baillette dit Le Fajas est classé arbre remarquable.

29 / 11 / 2014 : Précipitations d’intensité exceptionnelles d’où hormis les dégâts immanquables aux voies charretières,  de nombreux éboulements de faïsses et la nécessite de refaire la rue Chemin du Milhès ( Milles est une corruption ). Voir Fenouillèdes.fr à la même date.

2015 : Il subsistait une ruelle piétonne au sol verdoyant… Depuis le printemps l’herbe n’aura qu’à pousser ailleurs puisque cette voie est dorénavant dallée en schiste.

2016 Canicules et sécheresse : Et de trois en une décennie, moindre que les précédentes mais d’une sévérité suffisante pour en arriver à tarir le lit de la Soulane d’août à septembre suite à dix mois de déficit pluviométrique important, éprouver le maquis y compris en sol profond. D’abord dès juillet – août les buplèvres et les érables de Montpellier ont roussi, suivis en fin de saison par nombre de chênes verts et rouvres jusqu’aux cades qui l’ont eu mauvaise dans une moindre mesure!

 

Démographie : De 1693 à nos jours. Notre village aurait compté autour de 560 habitants sur la base d’une moyenne de 5,3 personnes par feu.

E. Baratier sur Persée.

1693. Ensuite le lien 4 en références.

Désolé à l’égard de ceux enclins à clamer Prats a compté jusqu’à 500 sinon 600 habitants, mais raisonner tel que ci dessus s’apparente à une approche superficielle. En consultant sur Wikipédia.org les recensements de 1789 et 1790 relatifs aux communes suivantes, où le nombre moyen de personnes par foyer ” tombe ” à 4, 2 on cernera les limites de cette évaluation.

Caramany, Cassagnes, Estagel, Fosse, Lansac, Latour de France.

La Tour à signaux du Fenouillèdes

C’est une bâtisse carrée, hardie et puissante à la fois presque intacte. On l’imaginerait sacrée si elle n’était ébréchée dans le haut. Ludovic Massé in Visages de mon pays en 1937.

 

D. Baudrel attribue Prats au mouvement des castras. Selon sa définition : noyaux d’habitat fortement agglomérés autour d’un château. Ce qui situe l’origine au XIe-XIIe siècle. Même datation d’après Annie de Pous à propos de la tour à signaux qui fait figure de phare du Fenouillèdes, unique vestige du château des De Peyrepertuse, probablement ruiné au XVIe siècle à l’occasion d’une course des Espagnols. Cependant cette historienne de référence riveraine du Fenouillèdes, propose une description des tours carolingiennes qui s’apparente à une photographie de celle qui nous occupe :

  • Tour – donjon rectangulaire haute de deux ou trois étages au plus, sur planchers, n’ayant que six à huit mètres carrés d’espace libre à l’intérieur: Une voûte en berceau soutenait la plate – forme supérieure… Les étages communiquaient entre – eux par échelles mobiles… Le parement est en pierres brutes, un peu mieux appareillé aux angles avec des blocs plus gros. La porte d’entrée s’ouvre parfois à deux ou trois mètres au – dessus du sol… Toutes jalonnent la grande voie de transhumance et ses ramifications vers les pasquiers du Capcir. Revue Archéologia, numéro 83, juin 1975.

 

La Tour Prats de Sournia rue

Plus exactement un farahon, élément d’un maillage qui en comptait 36 convergeant sur le château comtal de Castelnou. Son champ visuel porte très au delà des trois principales dressées dans une fourchette de 20 à 28 kms. En bon état de conservation mais rabaissée à 14 m, la toiture s’étant effondrée dans la première moitié des années 1900. La porte d’entrée de plein pied signe en cela un remaniement. Sophie D’Arthuys architecte de la commune, situe l’originelle au- dessus à 3, 50 m du rocher, sans toutefois discerner une occultation, même souci concernant les meurtrières lesquelles en l’état paraissent n’avoir jamais existé. Ce monument a des côtés de 6, 20 m ou 6, 90 m selon deux sources contradictoires et une épaisseur de 1, 70 m à 1, 85 m à la base.

Les fameuses tours principales sont :

  • Força réal à l’endroit de l’ermitage. Une força ou forcia* est une église fortifiée. Réal car édifiée sur ordre du roi d’Aragon en 1172. *Peut s’appliquer au périmètre fortifié entourant la cellera,  nom tardif de celle ci,  laquelle est l’espace protégé de 30 pas jouxtant l’église.
  • La tour Del Far ou de Tautavel éloignée de son castrum. D’après ses éléments architecturaux elle serait du XIIIe ou XIVe siècle. Il est supposé que c’est une réédification. La ” frontière ” de Charles le Chauve passait dans les environs, peut être plus au sud en limite du territoire de Tautavel ?
  • Batère entre la Bastide et Corsavy en Vallespir, également du XIIIe siècle.

Maison rue Prats de Sourcia

Toutes les photos .

Le farahon est la cage en fer dans laquelle le farahoner entretenait le feu nocturne, la fumée le jour. Les signaux étaient codifiés en fonction de l’éloignement de l’ennemi et de l’importance de ses effectifs.

Les farahons ont été logiquement en usage jusqu’au traité de Corbeil en 1258 pour leur fonction initiale. Les siècles suivants ayant été pour le moins agités, ils ont pu être réutilisés face aux menaces des grandes compagnies, des Espagnols, des bandoliers Huguenots…

Des érudits quelquefois étiquetés de romantiques par dérision, envisagent encore de nos jours des antécédents Carolingiens voire Wisigothiques.

Ces éventuels précurseurs auraient eu tort de ne pas tirer profit d’un panorama providentiel, borné au nord par les belvédères du Razés-Perapertusés. A l’est par les étangs littoraux des Corbières aux Albères. Au sud par la serre de Sournia à une demie journée de marche, future frontière Frannce-Aragon. Issue du traité de Corbeil cette ligne Maginot avant l’heure fut source de tant de malheurs en ces siècles troublés. Je n’exclut pas une présomption individuelle sinon, la mémoire locale fait état d’un rôle préventif des incursions mauresques par voie maritime. Ce qui suppose un édifice antérieur, une gardie comme à Bellegarde au nord du col de Guza ? Mis à part l’occupation du territoire par les Sarrasins au VIIIe siècle. Le péril maure a été constamment revivifié jusqu’en 1134.

Du XIVe au XVIIe siècles Prats relevait d’une branche de l’illustre famille De Peyrepertuse par ailleurs cousine des De Fenouillet. D’abord établie à Rabouillet, siège d’une baronnie puis a Joch en Conflent. Il apparaît que la seigneurie de Joch chevauchait la frontière Aragon-France. A Joch dès 1459, Bernard Bérenger de Peyrepertuse en ayant hérité de sa tante Léonora. Joch avec Finestret, Glorianes, Rigarda, Rodes, Roupidére et Sahorle sont venus compléter l’ensemble Rabouillet, Prats, Roquevert, Sequiéres, Trévillach, voir carte Baronnie transfrontalière XIVe-XVIIIe*. Aux précédents il faut ajouter selon les époques et les legs : Cucugnan, Counouzouls, Trilla (av 1458-1463), Roquefort, Ségure aux portes de Tuchan (XVIIIe), Soulatge (1345 à 1539)… Cela étant si Prats a réellement dépendu de Sournia, ce fut peut être antérieurement ? Et il reste à le démontrer. * Sur article Chronologie.

Le dénombrement (recensement) de 1503 révèle que François de Peyrepertuse tient le château de Prats et que le lieu a souffert des guerres interminables avec l’Aragon. Par conséquent les historiens qui raisonnent en considérant que la tour de Prats est isolée de tout château sont dans la méprise totale. Le haut du village demeure désigné Lo Castèl.

Photos : Une somme très enrichissante, cependant si vous venez de vers Perpignan via la 116, tournez à Ille en direction de Sournia par Montalba le Château. La route de Prades, difficultés de croisement, conviendra à ceux qui descendent de Cerdagne ou adeptes de circuits sinueux. Un compromis par le barrage de Vinça puis Tarérach; Voir en pages liminaires des accès plus directs aux perpignanais.

Données complémentaires sur Fenouillèdes.fr en entête des chronologies du XI ème et XII ème siècles.

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Pour en savoir plus, cliquez ici. Photos Fenouilledes.com

Vous voulez des liens, quelque soit le sujet, en voulez vous en voilà.

Église Saint Félix de Gérone

Eglise romane mentionnée ” pour la première fois ” en 1259 ( P. Ponsich )

Son mur clocher est typique du XIe-XIIe siècle. Vouée à Saint Felix de Gérone, ville ou ce Carthaginois fut martyrisé. Sainte Félicité et Saint Cucuphat vénéré le 25 juillet, ce dernier supplicié vers 304 comme son frère Saint Felix mais à Barcelone, étaient eux aussi originaires des environs de Carthage.

 

Eglise romane Saint Felix de Gérone, mur clocher du XIè.

Eglise romane Saint Felix de Gérone, mur clocher du XIè.

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Hormis des objets du XIIIe-XIVe siècle qui ont pu être volontairement ou indirectement mis à l’abri des pillards, le mobilier date du début du XVIIe siècle à celui du XVIIIe siècle. Pareillement s’agissant des fresques découvertes à la faveur de la restauration du passage au 3e millénaire. Il est vraisemblable qu’elle a subi le même sort que le château. A l’identique de la plupart des églises et fortifications de la Corbière de Sournia.

Jean Tosti sur son site que nous vous recommandons, quel que soit le village étudié, reprend l’abbé Cazes qui relate un texte de 1334 par lequel un habitant d’Ille, Blaise Perer fait divers legs à trois églises de Prats :

Saint Pierre et Saint Felix : L’édifice actuel, simplement St Pierre a précédé St Cucuphat. Ayant été dédiée à l’apôtre Pierre, cela plaide en faveur d’une origine très ancienne, peut être du VIIIe ou IX. Comme ses homonymes de Lapradelle, Axat, Usson… St Pierre de Fenouillet est de la première décennie du XIe. La juxtaposition de St Felix est de nature à confirmer ce ci-dessus.

La mémoire locale nous rapporte que la ruine en face de l’entrée du vieux cimetière aurait été à l’origine une chapelle. A vérifier ! Et si c’était l’église primitive, c’est à dire antérieure à l’édification du XIe, XIIe siècle ?

 Sancti Cucufus alias Saint Cucuphat :  Aujourd’hui disparue, probablement détruite au XVIIe siècle. Il se transmet par le bouche à oreille qu’elle a été incendiée. Elle est incluse dans le dénombrement de 1594 et s’élevait non loin de la source de Sant Cougat. Un acte de décès de 1687 situe la chapelle auprès du ruisseau. Le recensement ci-dessus fait apparaître qu’il existait alors une famille appelée ou surnommée Cougat. Une vénérable sculpture sur bois sauvée in extremis des flammes selon la susdite tradition, s’est voici peu d’années, volatilisée à la faveur de la vente d’un pailler… à un antiquaire! La commune a perdu, là aussi, un trésor d’une valeur considérable.

Trois identités pour un seul personnage. Saint Cucuphat en français, Sant Cougat en catalan et sur le cadastre l’occitan Sant Couat. Il est partenaire de Saint Jacques dans plusieurs églises de la région. Chacun est honoré et glorifié le 25 juillet. Son culte aurait été introduit vers 770 par les émigrés espagnols d’après l’abbé Sabarthès.

Saint Sernin : Pour Jean Tosti cette dernière est totalement inconnue. En fait Sant Cerni c’est à dire Saint Sernin s’élevait au nord du col de Taillet. Sur un territoire qui appartient à la commune de Le Vivier. A ne pas confondre avec Sainte Eulalie sur la rive gauche de la Matassa et récemment restaurée. St Sernin avait son cimetière entouré de quelques vestiges d’un habitat, d’un monastère ? Encore au début du 20e siècle ceux de le Vivier avaient à cœur de s’y ressourcer.

Antoine Simorre instituteur à Le Vivier en 1890 : D’après une légende les hameaux de Cabanes et Sant Cerni auraient été, au commencement du IXe siècle ravagés par la peste. Les habitants les auraient abandonnés et seraient venus se fixer autour du château de Le Vivier.

Et si nous étions chez les templiers ? Le tout proche Pressillas figure dans les chartes du Mas Deù page XXIV de la thèse de Rodrigue Tréton, lien sur la Chronologie à la date 1141.

Et la chapelle … des mystères ? Tel que résument si bien nos historiennes. On relèvera qu’elle est établie à la croisée de chemins immémoriaux dont une carrairasse, face au Pré des Supplices. Elle aurait été dédiée à Sainte Anne ? La boucle est bouclée, puisqu’elle était invoquée pour protéger les voyageurs par exemple à la chapelle du col des Aravis en Haute – Savoie.

La chapelle des suppliciés

La chapelle des suppliciés

Pour en savoir plus sur l’église : Cliquez ici. A voir aussi : Saint Cucuphas, Sainte Félicité de Carthage, Saint Saturnin de Toulouse alias Sant Sernin.

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Des pages de liens sur fond d’Histoire, en voulez vous en voilà.

Photos de Prats de Sournia

Voici une galerie pèle – mêle des photos de Prats de Sournia et limitrophes, celles en couleur sont de Jacques Capela, sauf mention contraire. Vues anciennes et récentes, ponts médiévaux, très grandes cabanes en pierre sèche, orchidées, Sournia, Trévillach, la chapelle des supplices, hêtres remarquables, Fontvieille, monuments archéologiques et féodaux, farahon, bornes templière et royales, routes antiques, grotte chapelle, église romane et wisigothique, oppidum de la Croix de Fer, château de Le Vivier, curiosités naturelles, Dictamnus albus ou Fraxinelle, moulin de Font Marie à Roquevert, le vignoble le plus haut de France et ce n’est qu’un commencement. Sauf exceptions en cliquant gauche sur le cliché qui vous intéresse vous obtiendrez un agrandissement avec le titre et la légende complets. Bon visionnage ! Nouvelles photos novembre 2016.

Sentier des hêtres remarquables

Attraits majeurs : Toujours dans la forêt communale de Le Vivier à 20 minutes de marche du précité sur la fiche Tour des cabanes, cinq spécimens supplémentaires valent amplement par leur port majestueux ce modeste détour. Ces hêtres ou Fagus sylvatica constituent un alignement, les troncs sont courts, 2m de haut environ et ramifiés en de fortes charpentières. Leurs mensurations n’ont rien à envier à leur voisin du Bosc d’en Baillette qui comparativement fait figure de nain en dépit de ses 3.50m et plus de circonférence.

  • Extrêmes des tours de troncs du groupe de cinq : de 5.80 m à 6.70 m. Pris à peu prés à 1 m de hauteur. Ce n’est pas le seul attrait du parcours, loin de là ! Tour à signaux du XI  / XIIIe, des cabanes de grandes dimensions avec vue grandiose, une ZNIEFF ou Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique dite des garrigues de Sournia, église romane…

 

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  • Difficulté : Tous publics contrairement aux 2 autres sur le plan ci – contre.
  • Temps de marche : Vous marcherez pendant  2h, durée fonction des aspects ci – dessus.
  • Panneautique et Balisage : Jaune, Randonnées Pyrénéennes, les sentiers d’Emilie en Conflent et Fenouillèdes. Itinéraire le chemin du fagas.

Périodes préconisées

Avril, floraison des narcisses et des scilles. Le sous bois en est couvert sur des milliers de m².
Octobre et novembre, hors jours de battue au grand gibier qui sont le samedi, dimanche et mercredi d’août à mars. Parure automnale des feuillus et mer de nuages fréquente en matinée.

Situation

Carte de randonnée IGN top 25, 2348 ET. Seul le hêtre du Bosc d’en Baillette y est représenté. Sur les crêtes au sud ouest de Le Vivier. Versant nord du col des quatre camins PC963 (point cartographié 963m). A la jonction du GR36 tour du Fenouillèdes avec la piste DFCI F60 qui relie Prats à la route forestière de Boucheville. Il vous est conseillé de fureter dans la futaie autour de ces géants. De part et d’autre de la susdite section du GR36. De profiter du panorama infini en accédant aux crêtes si proches.

 

Accès

Ces doyens vivierhols sont plus facilement accessibles par Prats, éventuellement Rabouillet que depuis Le Vivier.

  • Au départ du hêtre totémique du Bosc d’en Baillette. Prendre à droite des vestiges d’un cortal, l’allée plane qui s’enfonce sous les frondaisons. En 15 minutes après avoir décrit un V on atteint la DFCI F60 à Bente Fride, en lisière d’une jeune plantation de pins. Suivez cette DFCI à main droite pendant cinq petites minutes. Le spectacle commence aussitôt la coupe de bois (2008) dépassée. L’alignement est à quelques mètres en contrebas jusqu’à la jonction GR 36 ci dessus.

 

  • Sinon laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative qui est aussi celui du bar piscine. La DFCI F60 est étroite, sinueuse et réservée aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

Observez les toitures encadrant le virage de la départementale, quand le cers s’ y met, c’est avec conviction.

  • Le cers est le même vent que la tramontane des catalans. Simplement ici vous êtes en Occitanie. Un des pays les plus anciennement annexés par la France, en 1258. Pour ce qui est des façades traditionnelles, elles ne sont que de pierres et de terre, habillée d’un mortier maigre “Moderne”.

00:00 Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fontvieille (prononcez Foun Bielle), la fontaine abreuvoir. Du nom d’une fontaine citée en 1686, sise dans le rec proche. Remplissez vos gourdes.

L’ayant dépassée, vous arrivez à un nœud de pistes. Le panneau DFCI F60 vous flèche la bonne direction, hors balisage jaune. Rassurez vous, vous en avez fini avec les très fortes pentes.

00:10 Lo Prat dels eissilhaments,

  • le Pré des supplices et sa chapelle,  Vous réintégrez le balisage jaune PR. Pour en savoir plus concernant le lieu dit, allez sur l’article histoire en 1612.

Sinon au croisement pré-cité, le marquage PR vous promène en contournant la tour Farahon par la gauche, avant de rejoindre la chapelle à l’intersection de chemins historiques.

  • Une carrairasse, voie de transhumances, que vous laisserez au prochain virage. C’était aussi la traverse de Sournia. Toujours praticable. Une rando facile de 1 h 15 aller – retour.
  • Remarquez dans les buis, un pavement érodé. Romain selon la mémoire collective. Laquelle omet que nos pas foulent ceux des templiers. D’une certaine façon ils tenaient tout le canton de Sournia. Raccordement du village à la route ci dessous.
  • Perspective sur la ” frontière ” de Charles le Chauve, l’imposante muraille des Corbières qui barre l’horizon au nord et la Marche d’Espagne. Une dynastie comtale, de la lignée d’un cousin germain de Charlemagne, va régner sur le Fenouillèdes et ce qui deviendra la Catalogne nord et sud, jusqu’à la fin des années 1100. Tout en ayant l’obligation de prêter serment d’allégeance aux rois de France. Une de ces clefs de l’histoire omises de part et d’autre des Pyrénées catalanes par ce qui ressemble à un lobby de la Senyera, le drapeau sang et Or. Lequel fut adopté en ce temps là par Raymond Béranger IV ( Ramon Berenger* si vous avez été baptisé à la sauce catalane ) , en remplacement de la croix occitane et pour s’en démarquer. Toute histoire impliquant les doigts d’un empereur dans le sang de Wilfred le Velu, un des plus célèbres marquis, est une pure tromperie qui participe d’un négativisme de la même origine que ci dessus.

*Ces noms résultent de curieux arrangements d’historiens, s’agissant d’un comte de filiation carolingienne.

Restez sur la piste bitumée qui grimpe en lacets jusqu’à un premier col, en surplombant un vallon verdoyant.

  • Point de vue sur d’innombrables cabanes encastrées dans les murs.

00:20 Le Plan de las Forques, le Pla de las Fourques phonétiquement.

  • Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses. Soit sur la route moyenâgeuse Limoux – Prades. Oratoire et table d’orientation sur le mamelon du Calmeill derrière vous. Question panorama, vous n’en êtes que au hors d’oeuvre.

Il vous reste à suivre le G.R 36 dans le sens de la montée

  • Oratoire sommital du Calmeill PC 781,plus exactement une croix de mission . Un nom de lieu dit fort approprié. Il s’applique à une hauteur avec des rochers ou à la végétation rase ( ‘la Calm à Font Romeu, Calmeilles dans les Aspres , Calmel village disparu dans l’Aude, Calms aujourd’hui Camps sur Agly ) . Il est cadastré Al Carmeill. Du prélatin car = rocher. combiné à un diminutif eill = petit. Ce qui est en harmonie avec les parages de la croix. Nous suspectons eil d’être la phonétique de èl. Voir en 1638 sur Fenouillèdes.fr ou à cette même date à l’article Histoire de ce site.

00:25 Remorque citerne.

  • Deux cabanes méritent une halte et surtout une restauration urgente. La principale comporte deux espaces distincts reliés par un caniveau.
  • Aux alentours, comme au voisinage de la table d’orientation, profusion de blocs erratiques et de de rochers de schiste noir criblés de curieuses alvéoles imbriquées laissant imaginer des bulles de cuisson saisies par un refroidissement brutal ? Ou des maquettes de paysages de dolines. Ces cupules naturelles peuvent être en traînées symétriques habillant toute la roche. Elles font office de points d’eau temporaires pouvant retenir plusieurs litres.

00:35 Vous êtes sur un petit plateau, le Plan de la Cour.

  • Vous pouvez admirer deux autres cabanes mais de 15 m² environ chacune en surface utile. Différentes par leur agencement. Celle au bord du chemin est aux 3/4 creusée dans le sol.

00:38 Au passage canadien vous quittez le bitume et le balisage jaune du sentier d’Emilie. Poursuivez tout droit sur le G.R 36.

  • Ces barrières qui se rencontrent dans tous les pacages des Pyrénées au Massif Central, ont été inventées à Sournia par la métallerie Bénezis, visiblement experte en ferronnerie d’art, les rues de Prats l’attestent avec leurs rampes et gardes corps.
  • Vous voulez voir les gasconnes et leurs veaux de près, venez  de préférence en février mars. Le mieux c’est dans vôtre assiette, les taureaux étant de race limousine la viande est plus savoureuse et tendre que celle de la gasconne pure… livré chez vous : fenouilledes.com/pratsdesournia.php?static4/vie-locale, GAEC Deulofeu.  E-mail : marc.deulofeu @ orange.fr

00:48 La Pelade haute ( Pelado ) Col, nouveau passage canadien. Suivez la piste après cet obstacle pour troupeaux.

00:53 Panneau forêt communale de Le Vivier. Quittez la piste au profit du G.R 36 qui monte à gauche.

  • Vous longez de près une ligne de crêtes qui offre un panorama saisissant sur le pic du Canigou, le Madres, le Bugarach, la Grande Bleue…
  • Elevage Tixador La Fargasse de Sournia : Les bovins que vous apercevez sont des Charolais, c’est le seul troupeau de cette race jusqu’à bien au delà de l’horizon. Eh oui ! N’en déplaise aux irréductibles à la Senyera, le Vedell catalan et la Rosée des Pyrénées sont communément nés et élevés en sol occitan des bords de la Désix.
  • Les bornes  en schiste noir avec des nombres engravés, matérialisent les limites du territoire de Sounia avec celui de chacun des villages limitrophes.

01:00 Col des Quatre camins, les Quatre chemins. PC 963.

  • En catalan comme languedocien, le premier émanant essentiellement de la langue d’oc, on prononce le N muet comme Sournia pour Sornian , Sornhian.

Au portillon en fer prenez deux fois à droite. Vous retournez ainsi sur la DFCI F60. Le G.R 36 dégringole sous la piste sur laquelle vous restez.

  • De cette dernière on aperçois les hêtres remarquables à 40 pas en contrebas de la jonction piste F 60 avec le G.R 36.
    L'un des hêtres géants de Le Vivier 66. Situés sur le GR 36 sous le col des Quatres Camins. Mai 2015

    L’un des hêtres géants de Le Vivier 66. Situés sur le GR 36 sous le col des Quatres Camins.
    Mai 2015

    Autre sujet Mai 2015

    Autre sujet
    Mai 2015

01:04 Col de Bente Fride, selon la phonétique le col du vent froid.

  • C’est à dire le cers. En tout cas un joli compromis culturel, le toponyme est bilingue. Ceux purement catalans sont minoritaires autour de Prats. Détail choquant la signalétique rando. est en catalan, nous sommes pourtant sur l’aire culturelle occitane.

Le balisage jaune à main gauche, c’est le sentier d’Emilie, du chemin du fagas.

  • Source et hêtre géant à 15 mn.

Restez sur la DFCI.

01:10 Vous retrouvez le panneau forêt communale de Le Vivier.

01:15 Soit le point 00:48 ci-dessus. Quittez la DFCI F60 et le G.R 36 pour le sentier herbeux à sa gauche, la boucle sentier d’Emilie chemin du Fagas.

01:22 La Pelade basse : Sur une crête panoramique deux pistes se rejoignent. Celle filant à droite vous concerne.

  • L’avancée du pin sylvestre ne date que de 5 à 6 décennies. Auparavant c’était le domaine des ovins.

Le chemin du fagas se prolonge en descendant sur votre gauche.

  • Hêtre géant et source à 8 mn.
Le Fagas d'en Baillette

Le Fagas d’en Baillette

Dit Le Fajas du Bosc d'en Baillette. Avril 2015

Dit Le Fajas du Bosc d’en Baillette. Avril 2015

Toutes les photos.

  • Dissimulés dans les cistes argentis ou ciste à feuille de laurier, qui habillent la dite crête, deux abris de bergers aux pierres disposées en X. Rudimentaires mais plus qu’il n’en faut pour se parer du vent de nord ouest, le cers ou du marin.

01:28 Retour par le G.R 36 c’est à dire au point de passage 00:38 ci – dessus.

02:05 Village. Des raccourcis peuvent réduire sensiblement le temps nécessaire au retour.

centaurim

Variantes

Accès possible au départ de Sournia en prenant le G.R 36 entre le foyer rural et la gendarmerie. En moins de 20 mn vous êtes au Plan de Las Forques. Cependant la déclivité est plus ardue que en venant de par Prats.

A la Pelade basse 916 m franchissez le pont canadien, suivez la clôture sur quelques mètres, au cinquième piquet  tournez d’équerre à gauche   tout en recherchant un panneau directionnel, intitulé Tour des cabanes 3.5 km. Puis suivez cet itinéraire à contre sens. Il vous accompagnera à Prats en 4 km. reportez vous à la fiche sentier panoramique Tour des cabanes.

Plan indissociable de la carte de randonnée I.G.N. 2348 ET Prades.

C : Cabanes en pierre sèche de plus de 15.m². CC : Chemin de Caudiés. Ancienne route médiévale de Limoux à Prades par Caudiés et Sournia. Etoile 1 : 1.Hêtre remarquable : le fagas. Etoile 2 : 5.Hêtres remarquables. Etoile Rouge : Tour féodale. P : Panorama. t : Temps de marche. Tracé Rouge : GR36 chemin de grande randonnée. Tracé Jaune : PR chemin de petite randonnée.

C : Cabanes en pierre sèche de plus de 15.m².
CC : Chemin de Caudiés. Ancienne route médiévale de Limoux à Prades par Caudiés et Sournia.
Etoile 1 : 1.Hêtre remarquable : le fagas.
Etoile 2 : 5.Hêtres remarquables.
Etoile Rouge : Tour féodale.
P : Panorama.
t : Temps de marche.
Tracé Rouge : GR36 chemin de grande randonnée.
Tracé Jaune : PR chemin de petite randonnée.

Sentier panoramique le Tour des cabanes

 Quelques attraits : Une Tour à signaux du XI –  XIIe, l’église romane St Félix, des cabanes en pierre sèche d’une surface inhabituelle, un horizon sans bornes, ZNIEFF ou Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique dite des garrigues de Sournia.…et en apothéose de l’escapade un bar piscine.

 


 

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  • Temps de marche : Marcheur occasionnel 2 h 30, Marcheur confirmé 1 h 30.
  • Balisage : jaune
  • Distance : 7.5 km.

 

Laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative qui est aussi celui du Bar piscine. Les DFCI sont étroites, sinueuses et réservées aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

  • Observez les toitures encadrant le virage de la départementale, quand le cers s’ y met, c’est avec conviction. Le cers est le même vent que la tramontane des catalans. Simplement ici vous êtes en Occitanie. Un des pays les plus anciennement annexés par la France, en 1258. Quand aux façades traditionnelles elles ne sont que de pierres et de terre liées avec un mortier maigre plus récemment.

00:00  Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fontvieille (prononcez Foun Bielle), la fontaine abreuvoir. Du nom d’une fontaine citée en 1686, sise dans le rec proche. Remplissez vos gourdes. L’ayant dépassée vous arrivez à un nœud de pistes, optez pour la DFCI F61.

00:05 Après le périmètre de protection d’une source, une voie pavée se présente.

  • C’est un des raccordements du village à la route médiévale dite Lo Camin dè Caudiès. Elle serait romaine selon la signalétique à N.D de Laval. Cet axe important reliait Limoux à Prades.

Restons sur le bitume, traversons un ruisseau, la piste s’élève légèrement jusqu’à une bouquet de cèdres.

00:08 PC 680 soit point cartographié 680.m d’altitude.

  • Un superbe panorama. En la matière vous n’en êtes que au hors d’oeuvre. Dans vôtre dos, sa majesté le Canigou vous surveille. Dans la même direction mais au premier plan on aperçois une chapelle, qui sera pour le retour.
  • Perspective sur la “frontière” de Charles le Chauve, l’imposante muraille des Corbières qui barre l’horizon au nord et la Marche d’Espagne. Une dynastie comtale, de la lignée d’un cousin germain de Charlemagne, va régner sur le Fenouillèdes et ce qui deviendra la Catalogne nord et sud, jusqu’à la fin des années 1100. Tout en ayant l’obligation de prêter serment d’allégeance aux rois de France. Une de ces clefs de l’histoire omises de part et d’autre des Pyrénées catalanes par ce qui ressemble à un lobby de la Senyera, le drapeau sang et Or. Lequel fut adopté en ce temps là par Raymond Béranger IV en remplacement de la croix occitane et pour s’en démarquer. Toute histoire impliquant les doigts d’un empereur dans le sang de Wilfred le Velu, un des plus célèbres marquis, est une pure tromperie qui participe d’un négativisme de la même origine que ci dessus.

00:13 On atteint un croisement, on continue à droite en laissant la DFCI 61.

00:17 Une nouvelle cabane s’offre à vous. Comme la précédente considérons la modeste au regard de ce qui nous attend. On contourne les sources captées du Prats d’en Pézilla pour arriver à un second passage canadien.

00:19 Las Corbes : Qu’es aquò ?  Aucun lien autre que paronymique avec le corbeau et dans les deux parlers. Une corbe est un ruisseau saisonnier, justement c’est le cas à cet endroit. Dans le même sens on a Corbières

Passage canadien et fin de route revêtue. Suivons un bout du susdit Camin de Caudiès.

00:23 PC 759 Col de Guza. A la bifurcation suivante on quitte cette route historique en s’orientant vers les cortals.

  • Ce mot languedocien désigne une bergerie. Perspective sur le Canigou en toile de fond de la serre de Sournia.

00:31 La cabane de los Agradanos. De agrada = beau, agréable, plaire et anos = le lieu, le site. Hormis cette approche, E.Bordes relate dans sa monographie une version coquine en phase avec l’endroit couru par les bergers. Un toponyme simultanément catalan et occitan. Cependant le pronom los = les, certifie que cette dernière origine est la bonne.

  • Nôtre regard s’accroche sur la croix sommitale du Calmeill PC 781. Un nom de lieu dit fort approprié. Il s’applique à une hauteur avec des rochers ou à la végétation rase ( La Calm à Font Romeu, Calmeilles dans les Aspres , Calmel village disparu dans l’Aude, Calms aujourd’hui Camps sur Agly) . Il est cadastré Al Carmeill. Du prélatin car = rocher. combiné à un diminutif eill = petit. Ce qui est en harmonie avec les parages de la croix. Nous suspectons eil d’être la phonétique de èl. Autres sens en pages toponymes.

00:33 Nous voilà au pied d’une cabane dont les lauzes de la toiture ont disparu. Plus nous avançons, plus ces édifices de bergers sont vastes… Laissons la piste au profit d’une draille encadrée de buis.

00:35 Cabane de la Pelado à la porte des alpages, une des plus grandes des environs et avec deux entrées. Le sentier continue à grimper. Toutefois ce sera bref, de plus vous auriez tort de vous décourager au vu de ce qui se profile.

Cabane de la Pellado

Cabane de la Pelado

Toutes les photos.

00:40 La Pelado, un autre lieu bien nommé, du moins jusques dans les années 60. C’était le domaine des ovins. La grimpette torride est un lointain souvenir. Suivez la crête jusqu’à la clôture à l’altitude 916.m.

  • Panorama : le Pic de Bugarach au nord, les Corbières jusqu’au littoral audois, la grande bleue de Leucate à la baie de Rosas, les Pyrénées… Pour autant vous n’avez pas tout vu.
  • Ceux qui en veulent davantage peuvent s’offrir un aller – retour de 20 mn environ au PC 992. Pour cela après un nouveau passage canadien à l’altitude 916 m, montez dans la pinède par la piste discrète dont le départ est sur la pelouse entre vous et les buissons au feuillage bleuté et à écorce en lanières rouges, des cistes Argentis = à feuilles de laurier. A mi distance, au col faufilez vous sous les barbelés et suivez les sommets. Si les charolaises y sont, contournez les en suivant la DFCI et le GR 36 vers l’ouest. Le balisage blanc et rouge vous dirigera droit au but. Voir fiche et plan hêtres remarquables à 00:53.

 

  • Une deuxième variante à ne pas manquer. Le hêtre remarquable du Bosc d’en Baillette, ses 3.50.m et + de circonférence et sa fontaine dans une haute futaie ( Sentier d’Emilie ). C’est à 8 mn seulement en suivant la clôture versant nord et à main gauche.

Revenus sur vos pas, deux abris de bergers aux murs en X sont dissimulés dans les fourrés de la ligne de crête de part et d’autre de la barrière canadienne. Ce sont des constructions toutes simples mais plus qu’il n’en faut pour se protéger du vent de nord ouest, le cers ou du marin.

Il est temps de reprendre le chemin des cabanes . Choisissiez la piste à droite devant le passage canadien.

00:46 Jonction avec la DFCI F60 et le GR 36, balisage blanc et rouge. Tournez à gauche vers un quatrième passage canadien.

  • Ces obstacles à bovins, ils ont peur du vide, se rencontrent dans toutes les montagnes à vaches des Pyrénées au Massif Central et ont été inventés à Sournia par la métallerie Bénezis à laquelle on doit aussi  les ouvrages en ferronnerie d’art qui subliment les rues de Prats. Vous voulez voir les gasconnes et leurs veaux de près, venez de préférence en février mars. Le mieux c’est dans vôtre assiette, les taureaux étant de race limousine la viande est plus tendre et savoureuse que celle de la gasconne pure… livré chez vous, fenouilledes.com/pratsdesournia.php?static4/vie-locale. E-mail : marc.deulofeu @ orange.fr

00:49 Le Sarrat de la Carrette ou Plan de la Cour. Un petit plateau aux près de fauche. Deux magnifiques cabanes. La première est caractérisée par deux pièces en enfilade.

01:00 Remorque citerne. Deux cabanes méritent une halte et surtout une restauration urgente. La principale comporte deux espaces distincts reliés par un caniveau.

  • Aux alentours abondance de blocs erratiques et de de rochers de schiste noir criblés de curieuses alvéoles imbriquées laissant imaginer des bulles de cuisson saisies par un refroidissement brutal ? Ou des maquettes de paysages de dolines. Ces cupules géologiques sont quelquefois en rangs symétriques couvrant l’ensemble de la roche. Elles font office de points d’eau temporaires pouvant retenir plusieurs litres. Si vous êtes observateur, vous en aurez découvert dans les parages de la table d’orientation ou aux Agradanos.

01:05 Le Plan de las Forques, le Pla de las Fourques phonétiquement.

  • Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses.

On laisse le GR 36 et le Camin de Caudiès qui descendent sur Sournia. Une escapade à l’oratoire du Calmeill s’impose.

  • Table d’orientation. Voir chronologie historique du Fenouillèdes au XVIIe siècle. La piste nous conduit en balcon du vallon de Font Barbix et ses prairies d’herbe grasse. Cette conque ressemble étrangement à un lac glaciaire dont la digue aurait cédé.

01:15 Lo Prat dels Eissilhaments, le Pré des Supplices et sa chapelle. Intersection de chemins ancestraux.

  • Depuis le dernier virage nous progressons sur une carrairasse, en graphie occitane. Une antique voie de transhumance.
  • Dans les buis derrière la chapelle, un pavement qui serait romain selon la tradition locale. Laquelle omet que nos pas foulent ceux des templiers. D’une certaine façon ils tenaient tout le canton de Sournia.
  • Le nom du lieu dit explique peut être la présence d’une chapelle. Les seigneurs de ce pays détenaient la haute justice, voir à l’article histoire en 1612. La tour farahon fut la prison de la baronnie de Joch-Rabouillet au XVIIIe siècle. C.Bordes

A la chapelle libre à vous, soit de filer droit vers la cave coopérative, soit de tourner vers le farahon et la découverte du village.


 

30 ans de bonification :

Cette belle réalisation est l’aboutissement d’un projet émis dès le début des années 80 par Monsieur Jacques Capela* dans le cadre de l’aménagement d’un réseau de sentiers autour de Prats. Monsieur Capela l’auteur de ces descriptifs et de ce site adresse ici ses plus vives félicitations à Messieurs Jean Calvet, Gilles Deulofeu et à leurs conseillers respectifs pour l’avoir mûri et finalisé en dépit d’autres priorités.

*  Concernant un homonyme originaire de Prats, Jacques Capela / 36 Quai des orfèvres en 1978, allez sur :

 

Plan à jumeler avec la carte de randonnée I G N 2348 ET Prades.

Rouge : Tracé commun GR 36 et tour du Fenouillèdes. Jaune : Sentier des cabanes. Flèches jaunes : Sens de progression. Tirets jaunes : Sentier d'Emilie Randonnées Pyrénéennes. Pointillés jaunes : Accès dans les broussailles hors trace de sentier. 1 : Hêtre remarquable du Bosc d'en Baillette. 2 : Voies pavées. 3 : Panneau sentier des cabanes 3.5.km = distance restant à parcourir. 4 : Accès hors balisage, sur pelouse naturelle sommitale après le col, versant sud. 5 : Carrerasse : réseau de voies antiques, de transhumance ? Sillonnant le bassin de l'Agly. C : Cabanes de 15 à 30 m² et plus en surface utile. CC : Camin de Caudiès. De Limoux à Prades par Caudiès. P : Points les plus panoramiques. SCV : Ancienne cave coopérative. Pisc : Piscine municipale avec maître nageur. Bar piscine. 00 : Point de départ et d'arrivée. Doublez les temps intermédiaires si vous êtes un marcheur occasionnel.

Rouge : Tracé commun GR 36 et Tour du Fenouillèdes. Jaune : Sentier  Tour des cabanes. Flèches jaunes : Sens de progression. Tirets jaunes : Sentier d’Emilie Randonnées Pyrénéennes. Pointillés jaunes : Accès dans les broussailles hors trace de sentier. 1 : Hêtre remarquable du Bosc d’en Baillette. 2 : Voies pavées. 3 : Panneau sentier Tour des cabanes 3.5.km = distance restant à parcourir. 4 : Accès hors balisage, sur pelouse naturelle sommitale après le col, versant sud. 5 : Carrerasse : réseau de voies antiques, de transhumance ? Sillonnant le bassin de l’Agly. C : Cabanes de 15 à 30 m² et plus en surface utile. CC : Camin de Caudiès. De Limoux à Prades par Caudiès. P : Points les plus panoramiques. SCV : Ancienne cave coopérative. Pisc : Piscine municipale avec maître nageur. Bar piscine. 00 : Point de départ et d’arrivée. Doublez les temps intermédiaires si vous êtes un marcheur occasionnel.