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Toponymes du Fenouillèdes

Ils ont été recensés à Prats de Sournia et villages limitrophes. Le plus souvent ils se révèlent languedociens à l’oreille, nous sommes en pays occitan. Nous les avons orthographiés selon l’Alibert, le  » Larousse  » de la  langue d’Oc, y compris ceux issus du cadastre où ils figurent phonétiquement.

Correction 2015- 2018 : A l’identique des villages languedociens à l’entour, ceux mentionnés sur le cadastre ont été corrigés en langue d’Oc sous l’autorité de Jean Bécat catalaniste*, universitaire et à la demande du Département, découvrez les sur :

joanbecat.cat/fr/la-situation-des-fenouilledes-occitane.

Comme pour Lluis Basséda ( Signalétique Fenolheda ) on s’étonnera qu’il ait été mandaté qui plus est, selon toutes apparences hors participation d’un occitaniste de l’IEO pour Institut d’Etudes Occitanes, organisme académique. Jean Becat se présente par le pseudonyme  » Nom de guerre  » Joan ** Becat, nous sollicitons vôtre élémentaire perspicacité quand à ses interprétations. Entre diverses incohérences sa traduction peut varier pour un même toponyme chevauchant deux communes !

 * Catalaniste désigne les militants identitaires et indépendantistes visant, au mépris des languedociens autochtones, à imposer le catalan dans le 66 donc plus favorables à ceux issus de l'immigration ibérique.
 ** Joan est autant occitan et loin d'être le seul prénom simultanément catalan - occitan. Liste-de-prénoms-occitans sur Wikipédia.

Nous nous sommes révulsés sur fenouilledes.fr de l’éradication des noms occitans présents en Catalogne Nord en les falsifiant en catalan, en toute logique il en irait pareillement en terre languedocienne pour les toponymes catalans qui y sont de toujours s’ils devaient être dénaturés en termes d’Oc, la même clique étant à l’oeuvre.

Le passé Aragonais ou   » Catalan  »  du Fenouillèdes est des plus réduits, résultante de deux legs, vers 1170 à 1220 et  vers 1240 à 1250, les tentatives de conquête ont échoué. Auparavant au temps des carolingiens il dépendait de la Marche d’Espagne et du comté de Bésalu, localité au sud de la frontière actuelle. Ces régions militaires étaient régies par la   » France « , les comtes et marquis carolingiens de l’entourage de Charlemagne et leurs descendants prêtaient serment d’allégeance à St Denis . Il en était ainsi jusqu’au fleuve Llobregat au sud de Barcelone… Quasiment tous les roussillonnais et autres Catalans ( Conflent, Cerdagne, Vallespir ) ignorent ce pan de leur  histoire, leurs  historiens   » Omettent  » généralement et séculairement d’évoquer ces bases fondamentales. Le Fenouillèdes fut définitivement acquis à la France dès 1258.

A ne pas perdre de vue :

 Il convient d’être méfiant en présence de toponymes de prime abord catalans.

Plusieurs articles de fenouillèdes.fr* vous expliquent jusqu’à quelles extrémités l’excès de zèle expansionniste  catalan aboutit au mépris des occitans limitrophes. Traditionnellement et au delà de tout spécialiste probe, le catalan français autochtone de la Catalogne Nord qui débarque en Fenouillèdes aura propension à cantonner son raisonnement aux termes de sa langue maternelle, les noms français et languedociens du pays** seront naturellement   » Réemballés   » à la sauce catalane sans que la tromperie soit obligatoirement voulue, stigmate d’un sentiment surréaliste de fierté identitaire catalane susceptible de ne pas être dominée. Cette attitude dalinienne  ( Salvador Dali ) est chez eux l’opinion la plus répandue. Ce lieu commun est de ceux qui fautent l’interprétation de tout lecteur non averti  en matière culturelle et historique du Fenolhedés.

Concernant les personnages, en pareil cas le moindre mal est de consulter le texte d’origine par exemple la thèse de R. Tréton qui en reproduit en italique de nombreux extraits.  Enfin la toponymie est plus du ressort du linguiste que de l’historien fut il de renom. D’autres aussi regrettent ce type de liberté, Un souffle cathare –  Avertissement.

* Pages A Propos, Toponymie, Gavach…

** Sans limitation à ceux des lieux – dits, même  Fenouillèdes apparaît en catalan dans des ouvrages d’expression française signés par des historiens sang et or dont le renom dépasse largement l’Hexagone, tel Jean Abélanet . Ce souci est comparable à celui des gens du Fenouillèdes dans leurs rapports avec les services publics, administration, commerce, ect.  du Roussillon, obligés de rester vigilants afin de parer à ce que leur patronyme ne soit pas libellé en catalan; Par exemple le L simple ou le LH languedociens sont interprétés LL..  Pis !  Jusques sur Geneanet  où le patronyme d’une personne donnée ressort catalanisé selon le généalogiste consulté ( Ou censé l’être. ), cela en contradiction avec l’Etat Civil officiel..   Il n’y a pas de raison à ce qu’ils frelatent à la sauce catalane nos noms de famille occitans et qu’ils ne l’aient pas fait pour nos toponymes, pas seulement au temps ou l’ illettrisme était dominant.

Abréviations :

  • C : Catalan
  • CAD : Cadastre
  • IGN : Institut Géographique National
  • JB : Jean Becat
  • L : Languedocien ou ( )
  • Pat : Patronyme

Los Agradanos CAD. ( Les Agradanes ) L. De Agrada = beau, agréable, plaire et Anos = le lieu, le site. Hormis cette approche, E. Bordes relate dans sa monographie une version coquine en phase avec l’endroit couru par les bergers et le verbe Agradar au sens de s’aimer, se convenir. Un toponyme simultanément catalan et occitan.  En vieux français Agrader est synonyme de fertiliser. On remarquera la persistance de l’article défini languedocien, il signe un héritage antérieur à la main mise de St Louis, au temps de l’entité culturelle occitano – catalane. L’équivalent catalan El- Els a souvent prévalu suite à cette rupture.

Depuis Henri Guiter les catalans se plaisent à répandre que le Fenouillèdes s’est occitanisé seulement à dater du Traité de Corbeil en 1258 et que la seule langue en usage auparavant y était le catalan. Ce Los devant un nom semble attester qu’ils se bercent d’illusions. Cette opinion de linguistes a de quoi surprendre.

Les Aguzanes ( Las Aguzanos CAD.) : C + L, L’endroit où on aiguise ? Une étude de la Société Agricole Scientifique et Littéraire des Pyrénées Orientales datant du XIXème siècle attribue une origine gallo romaine soit Aguzanum, propriété d’un supposé Guza. Nous préférons voir un hydronyme. Rivière et grotte de l’Aguzou à Escouloubre 11. Le ruisseau de l’Aguzanum à St Estève 66. Photo en – tête disponible agrandie sur l’album.

Pour savoir où nous transportent ces suffixes, fenouilledes.fr Chronologie historique à la date 285.

Pont aux Aguzanes avant le déluge du 29/11 2014
Pont aux Aguzanes avant le déluge du 29/11/2014

Rèc d’Aichausses prolongé du Rèc del Menié. > Las Chausses.

Aigas Biòlas ( Aygues Bioules IGN ) :  Aigas = Eaux, Biola = Borne, limite.

Sainte Anne : Elle aurait logé à la chapelle, par ailleurs sise à la croisée d’antiques chemins. La mère de Marie était la patronne des voyageurs, elle aussi.

Antinès CAD. : Le préfixe parait grec, la terminaison celtique = eau ? Captage de Pézilla. Des sources y jaillissent  » Miraculeusement  » de l’aridité environnante à l’issue de pluies exceptionnelles. Ce lieu – dit s’étend sur les communes de Pézilla de Conflent  et de Prats. Avec JB il devient Antiners, d’où ça sort et quel est le rapport ? Mystère !

Aranhòs ( Les ) / Qui est couvert de toiles d’araignées.  Aragnos, Aragnous phonétiquement. Trois hypothèses pèle – mêle :

  • C’est généralement le cas du Prunus spinosa ainsi nommé ou surnommé depuis Prats avec la proximité phonétique de l’équivalent catalan Aranyon(er) et surtout celle du languedocien Aranhon*. Toutefois d’une part le prunellier est trop commun pour mériter un usage toponymique, de l’autre la contrée a enduré des razzias aragonaises. De fait derrière cette Épine noire pourrait se cacher un Aragonés ou comme à Caudiès sa déclinaison Aragous depuis 1542, une des années ou ils ont rasé cette paroisse entre autres. Ce lieu, sauf confusion avec un quelconque fourré d’épineux, se situerait dans le triangle au relief tourmenté Prazels – Sant Couat – traverse de Pézilla. * Egalement surnommé Agragnous phonétiquement.
  • Aragnos associé à la géographie susdite suggère autant une évolution sémantique du substrat basque ancien Arague, lequel s’applique à une ravine ou à sa bordure sommitale tel que pour rester dans les environs, le Planal de l’Arague à Tautavel, L’Arague c’était le Verdouble  » Fa temps « , il a dérivé en Arago, La Caune de L’Arago.
  • Mais pourquoi aller chercher midi à quatorze heures, serais – ce tout simplement une corruption d’un lointain Camp d’en Aragou lequel a du exister puisque Aragou  parlé de Arago, Aragon, fut un patronyme local de Prats bien avant Estagel ou Tautavel. Il reste que le pluriel infirme cet élémentaire.

L’Armourière / Plantation de mûriers avec un trou de trop, le R du préfixe. Amorière serait plus heureux. Ravin des Amouriés CAD. de Trevilhac du côté de celui de Rapane. L.

Les Arques : – Deux arcades de pierres encastrées dans un mur. Quelque part entre le village et le Conc, Il pourrait s »agir de linteaux de cabanes ? Si cette transmission n’est pas une confusion avec le Bac dels Arques.

Bac dels Arques : P. Arques dériverait du latin Arca = Dolmen, tombe. > Fenouilledes.fr à – 2500. L. Sens de Bac à celui de la Mulade. > Col de las Arcas.

Col dels Arques : P. Adapté au languedocien selon JB = Còlh de las Arcas.

Cami dels Asèus / Chemin des Ânes : P. En présumant une ascendance occitane, Asèus ressemble à une corruption de Ases / Ânes au sens premier, sinon lié aux cultures céréalières et au dépiquage.

L’Ausina ( L’Auzina CAD. ) : Le chêne vert ou Quercus ilex. L.

Les Axinettes : L’endroit se caractérise par de grandes faîsses / Terrasses de culture  bien exposées, délimitées par un chemin de contrebande qui fut pavé et desservant le Claus ( Voir à ce mot ) local. En dépit de l’altitude, autour de 600 m, l’asperge y abondait naturellement. Une croix des rogations s’y dresse à deux pas de l’église romane.

Qu’es aco ? En prenant un risque minimal d’erreur, ETTES = PETITES. Le reste est plus hasardeux, la présence du X nous paraît surprenante, supplanterait – il comme il est d’usage un CH ou un double S ?  Manquerait il une consonne en initiale ? Ces interrogations aboutissent à quatre possibilités d’ascendance languedocienne, la troisième nous paraîtrait la plus plausible mais à Trevillach il existe un lieu dit Les Axinels.

  • Acina ou Açana + ettes = Soit la Cenelle  ou baie de l’aubépine. Elle – même nommée Acinièr ou Albespin, ce dernier l’épine blanche en traduisant. néanmoins ce postulat et le quatrième soulèvent une incohérence avec la proximité immédiate de l’habitat. Comment concevoir des broussailles en terrain cultivé avec des chèvres et des moutons à l’entour, sauf régression culturale et retour à la forêt. Par ailleurs c’est d’avantage un terrain à érable de Montpellier plutôt qu’à aubépine.
  • Bacin + ettes = Bassin, bassine, cuvette.
  • Rasinet + ettes = Petite grappe.
  • Tacina – Tassina + ettes = La viorne mancienne ou Viburnum lantana. Mais ce joli petit arbuste commun sur le versant opposé, ne l’est pas en ces parages, trop cuisants à la belle saison. Enfin il est douteux pour un emploi en toponymie.

Aychart CAD. : Les Essarts du L. Eissart ? Le premier est probablement phonétique.  Le S doublé se prononçant CH,,  trois éventualités :

  • soit un dérivé de Aissada avec son synonyme Eissada ou Aixada, la houe respectivement L et C.
  • Soit une variante de Eissarrar, croiser un labour. L.
  • Sachant que ici aussi la terre est basse, faisons un parallèle avec Eissalancar, s’éreinter en L. Voir ci dessous une éventualité à Aichausses.

La Barso CAD. : Sens indéterminé. Barsa à Le Vivier plus conforme aux normes de l’IEO..

La Borde :  L. De nos jours sur la commune de Le Vivier, dans une combe au nord du col de Guza, 8 hectares d’une famille de Prats. Selon sa définition généraliste, habitation attenante aux cultures ou à la bergerie et occupée durant la belle saison. Ce toponyme correspond communément aux métairies de la reconquête sur la forêt au XVIè siècle, un système permettant  au seigneur de tirer un revenu du sol. Quand était – il en ce confins de paroisses, l’endroit est inculte depuis les années 1950. C’était une terre fertile au vu de l’exubérance de la flore qu’elle en soit indicatrice ( Lierre, ronciers… ) ou pas, de prédilection pour la pomme de terre, la betterave fourragère, le maïs, le seigle et d’autres céréales. Plus anciennement une bergerie occupait les lieux. A Prats  cette désignation  a trait à un cortal  ( Voir  ci dessous ) amélioré, en ce sens qu’un espace cuisine, aux normes 1900 ou antérieures, s’y trouvait, éventuellement un local pour le matériel, pour dormir il suffisait de monter au fenil. Microtoponyme à usage familial afin de différencier d’une seconde bâtisse ?

Plusieurs bordes sur le territoire communal, la borde d’en Carbonne sur le GR 36 en périphérie de La Pelada.

Aux XII – XIII èmes siècles c’étaient des biens  confiés à des serfs unis à leur seigneur par des liens de dépendance personnelle avec possibilité de s’en affranchir.

Cami del Bosc : P. Camin de Sornian al Bosc = Chemin du Bosquet selon la même présomption. Pour une fois les catalans ne seront pas jaloux peut – être, Bosc est en usage de part et d’autre de la frontière du Traité de Corbeil. En direction de Sournia.

Bosc d’en Baillette : Bois de Baillette. L. et PAT. A l’origine ce patronyme s’écrivait Valette.

Le Bousquet  : P. de Bosquet L. En direction de Le Vivier.

Cabés – Carlés : Deux noms pour un même lieu, ce qui ressemble à un passage du catalan au languedocien.

Ce n’est pas parce qu’un toponyme est actuellement catalan ou languedocien, qu’il en a toujours été ainsi et les coexistences ne font pas l’exception. Faut – il pour autant présumer des habitudes d’expressions différentes selon les lignées d’ayants droit?

  • Cabés le médiéval semble être la phonétique de caves ou coves qui sont au sens premier des creux du relief ou sur une roche, des cavités. Caves s’applique à un tunnel gallo-romain à Espira de l’Agly, Coves à des silos à grains de la même période, Las Cobas quartier de Perpignan. Coba désigne une grotte sur le versant opposé de la Désix, vers Rapane. L’échine rocheuse de Cabés est trouée par de modestes grottes. Voir à l’article Histoire en 1638.
  • Carlés = C’est d’abord un oppidum où des tessons romains y ont été découverts, c’est aussi sans l’accent aigu,  un patronyme équivalent en français Charles, dont le curé de Sournia en 1743. Un Carlès couru des spéléos à Dourgne dans le Tarn, donc faudrait – il retenir la racine Car = Rocher ? Associé à camin il désigne Charlemagne, y aurait-il eu une antique route dans ces parages? Le chemin de l’Impériale non loin de là serait-il Le chemin de l’empereur?
  • Variante du corbièrenc Carla?  Où Carla s’accorde souvent avec rocher imposant et oppida.
Les cavités de Carlés, la grotte bergerie.

Pont dels Cabras : Pont des chèvres à Roquevert sur la Désix. L. y compris Pont.. Ouvrage du IXè ou Xè siècle sinon romain.

Calmeill / Au Calmeill (Al Carmeill CAD.) L. Le Calmeill PC 781 m : Graphie selon le parler local, le double L semble purement phonétique. De l’occitan calma, pacage de moutons, lieu où les ovins font la sieste, hauteur avec des rochers ou à la végétation rase ( La Calm à Font Romeu, Calmeilles dans les Aspres , Calmel village disparu dans l’Aude, Calms aujourd’hui Camps sur Agly) . Du prélatin car = rocher. combiné à un diminutif eil = petit. Ce qui est en harmonie avec les parages de la croix. Nous suspectons eil d’être la phonétique de èl, ainsi Calmeil serait un dérivé phonétique de Calmel lui même diminutif de Calm, pourtant avec JB il devient Calmelh corrigé en L. L’article aussi est languedocien.

Campix CAD. ( Campich) : Pich de l’occitan Picharra… Présence de sources à faible débit. Le suffixe ix serait-il celtique ? Assez déliré nous sommes aux portes de Pézilla au champ de la famille Pich d’où Camp Pich avant agglutination.

Canton Borgne ( Cantou Borgne ) : De nos jours l’impasse des hirondelles. L. Canton = Coin de rue, coin du foyer au sens de feu. Les rues du village ont porté un nom voilà bien longtemps au point qu’ils sont tombés en désuétude.

Cap Blanc CAD. :  Littéralement Tête ou plus logiquement Promontoire Blanc puisque le masculin prévaut. Éperon calcaire en belvédère dominant Saîcha, ce rocher aurait été exploité pour la chaux. Son écroulement en serait la conséquence.

Ravin du Cap Blanc : Revu par JB = Rèc du C.

Cap de la Pinouse CAD Le Vivier : PC 901 m. à La Pinouse avec vue imprenable jusqu’au Pech de Bugarach. > Pinouse.

Capelania ( Capellaniu ) : Le presbytère, accent aigu sur le A final. L.

La Carrerasse  CAD. C.  Ou Carrairasse = Carreirasse ( Similitudes phonétiques matières à confusions ) ? Du Catalan à l’Occitan, dérivé du latin Carraria / Carreria pour chemin carrossable.  pourrait correspondre à une voie romaine sinon pré-romaine ou à un chemin de transhumance, une carraira en languedocien. Cependant elle paraît quelque peu étroite pour cette destination pastorale en comparaison de la draille du Languedoc. D’autre part un pavement a subsisté en plusieurs endroits. Des pavés pour des brebis et des chèvres ? Ce chemin à du avoir diverses destinations. Toponyme fort répandu dans le bassin de l’Agly. Aménagée en sentier de randonnée, balisage jaune. C’est aussi le chemin de traverse de Prats à Sournia.

Prise dans le sens opposé elle mène à l’Hôtel de Matignon, lire De Garrigues en Ministères, le roman autobiographique de Claude Guillabert paru aux éditions de Saint Amans en 2010.

  • Le suffixe asse = rue, semble être d’origine germanique. Il est connu en rive droite du Rhin dans strasse. Les alsaciens ont Strasbourg.
  • Sans dévoyer la réalité d’une voie antique, il faut citer J. M. Cassagne à propos de Fargasse, la forge de Sournia : Asse est souvent à valeur dépréciative, plus rarement augmentative… Auparavant il aborde le cas de La Cabanasse sur la via Conflentana.
  • Asse peut aussi traduire l’ancienneté, l’obsolescence.

Chemin faisant on arrive à Campoussy et à son Carrièr ou Carrièra * / Rue au masculin et féminin où ont surement circulé des Carriols et Carriolas**. D’emploi encore banal ici Carreiroun / Sentier. Toutes ces déclinaisons sont languedociennes pur jus.

* Lequel prévaut ?  ** Chariots et Charrettes.

 Sarrat de la Carrette L. Le premier indique une petite serre, c’est à dire un petit plateau.  Carrette est une dialectisation de  charrette.

As Castanhièrs / Aux Châtaigniers ( Castagniès CAD. ) : As évoque à la fois une altération de l’article pluriel catalan Las = Les et de son homologue local languedocien Als. Castagniès pour Châtaigniers paraît aussi bien dériver du catalan que de l’occitan, respectivement Castanyer et Castanhièr?

 Lo Castèl / Le Château : Quartier haut du village, espace entre la tourCR67 BON SOUSCRIPTION 2017 PRATS DE SOURNIA et la Placette. La forme occitane est extraite de Nomenclàtor Toponimic de Catalunya del Nord – IEC / UPVD, lien en fin d’article. Nous avons lu le fantaisiste Castellas sur un site aux couleurs catalanes, jamais entendu dans ces murs, l’explication après recoupements est dans l’introduction.

Catla CAD. et IGN (Cailla) : Catlà sans faute par altération du languedocien Calhau / Pierre très dure, Caillou, le sens le plus élémentaire à nôtre humble avis et en matière de caillasse on y est bien servi. Sinon synonyme de Calha, la caille languedocienne. Catlla = Château en catalan sur le CAD. Pezilla en continuité de celui pratois, du coup la  » Correction  » de JB diffère avec Catlà à Prats et Catlhà à Pezilla. Un Catla à Conat.

 Cami de Caudièrs : CAD. ( Cami de Caoudiès ) . Les deux communes limitrophes desservies sont Le Vivier et Sournia mais c’est le siège de la viguerie du Fenouillèdes que la mémoire collective a retenue. L’explication est que c’était un axe plus important que les chemins de traverse en tant qu’ ancienne route de Carcassonne à Elne par Rennes le Château, le col de Saint Louis, Fenouillet, Fosse, Sournia, Prades et Thuir. Avec une bifurcation à le Vivier vers les Albas, Ansignan, Estagel. Romaine à en croire la signalétique à Notre Dame de Laval, ce serait ainsi la Strada Confluenta / La Route du Conflent. La présence des Romains est attestée à Campoussy. Itinéraire des armées royales jusqu’au XVIIe siècle. Ce qui implique d’innombrables exactions et des frais d’étape pour les paroisses traversées. Cami est simultanément la graphie catalane et la phonétique languedocienne de chemin, Caudièrs pour Caudiès.

> Ci – dessous à Strada Confluenta.

Font d’en Cauneille : PAT. ,  venu au XVII ème du bassin du Rebenty – Cailla?

Caussi CAD. : Bien nommé, pour un causse calcaire. L.

Sant Cernin  (Sant Serni CAD.) L. Saint Sernin, église disparue.

La Chapelle  ( La Capeille ), Capéla en languedocien , la chapelle des suppliciés. Ceux qui me connaissent comprendront pourquoi je ne pouvais l’éviter.

Las Chausses CAD. Aichausses CAD. Sournia : (Aychausses IGN, Aïchosses).

Ai pourrait être une amputation de la dialectisation audoise de Las en Lai puis Ai en vocalisation ( Jean Pierre Piniès ). Lai comme Las = Les, mais Las est absent de l’Alibert en tant que article, s’agirait – il ici d’une contribution catalane ? Avec Las, hélas ! On comprendra que les linguistes ne s’accordent pas de part et d’autre des Corbières …

Chausses s’approche de causse, même sens sur l’ Alibert que sur le Larousse. Au sud de la combe le paysage est conforme au terme géographique. Ce qui nous amène à Eissuch, sec en L., d’autant que le S double se dit CH.

Cintos CAD Pezilla, Cinta en 1140 : Ce dernier est dans les deux dictionnaires, sur le catalan = Ruban, sur L’Alibert = Ceinture. Il y désigne aussi l’Arémisia absinthium plus communément appelée Absinthe. Une plante médicinale aux vertus stomacales, increvable au point de pousser dans les décombres aux abords du village. > Moulin de Font Marie.

Clapadou CAD. ( La Clapadou ) : Clap = Pierre, Clapa = Eclat de bois ou copeau, Aclapar = Couvrir de pierres. L. JB dans sa correction en occitan avance l’Aclapador, le souci est que ce terme est absent de nos dicos, y figurent Aclapar avec d’autres déclinaisons.

Le Claus probablement Al Claus : L’ enclos, le clos. Les environs du tennis, les vignes y étaient closes par des murets. L. Al Claus s’appliquait usuellement à la réserve seigneuriale. Le droit de clore était propre au seigneur. Espace vraisemblablement dédié dès l’origine à la vigne en tant que culture précieuse. La proximité de l’église à 300 mètres conforte ce qui précède. Cet endroit est également nommé Tancorat ( Tancourat ), voir à ce toponyme ci dessous.

Clòt de la Font Barbix CAD. : Le clos de la fontaine de Barbix. A Prats Clòt correspond invariablement à un embryon de vallée. Remarquez le suffixe à consonance gauloise … Assez déliré, des terres qui ont dû appartenir à la famille Barbe, Barbé phonétiquement. L.

Clòt del Rach : Un T est présumé après le A.  Rach = Ravin. Celui en direction de Sournia aussitôt après La Rabouillère. L.

L’appellatif rach relève de l’occitan rajar « Jaillir, gicler «  Claude Pla.

Clòt d’en Rivière : CAD. de Sournia. Patronyme tourné en Ribéra par JB sous prétexte de corriger en occitan, hors Ribéra est le catalan de Rive, Rivage comme le Ribéral sur la rive gauche de la Têt en Roussillon de Millas à St Estève. Ribièra aurait été conforme à la correction en occitan si Rivière n’était pas un nom de famille du Fenouillèdes, ce qui est démontré par le En honorifique.

Peut – on accepter que nos patronymes soient frelatés en catalan, autre étranger ou nom sans rapport !

Coba En Calh : Grotte En Calh à Trevilhac, lieu – dit  Rapane près de la route. A nôtre avis la forme Coba d’en Calh est une déviante. Si Coba est catalan, le languedocien En Calh traduit l’inachevé, un grain ou un fruit non arrivés à maturité seront exprimés ainsi. De même la pré – puberté ou les fontanelles avant leur cohésion. Cova d’en Calés a tout l’air d’une corruption.

Combo Bella CAD. ( Coumo Beilla ) : Vraisemblablement Petite Combe sinon deux éventualités, Belle Combe ou Combe Vieille. L. Avec JB l’universitaire catalan sollicité pour la traduction languedocienne, on en arrive à Coma Bèlha, Coma est catalan, le Comba occitan aurait été mieux assorti, Bèlha équivaut à Abelha = Abeille mot d’origine fuxéenne.

Les Commandeurs : En souvenir de la présence templière ou en relation avec l’intérêt panoramique du lieu – dit ?

Las Corbes P. et L.  Indique des ravins à l’écoulement  saisonnier, justement c’est le cas à l’endroit qui nous intéresse en amont du captage du Prats d’en Pézilla. Le rapport au corbeau communément avancé dans tout le Languedoc est la plupart du temps  fantaisiste sous les cieux méditerranéens, toutefois  ils n’y manquaient pas de grains quand les céréales occupaient l’espace. Cela ressemble à une confusion avec Corbatièra, cité dortoir habitée par des corbeaux dans la proche banlieue… d’un champ de maïs.  La plus part des étymologistes estiment que Corbes dérive du radical pré – celtique Korn, variante de Kar = Rocher, mais sur ces champs point de rochers escarpés ou pas.

Corno Miquel . CAD. : Coin de Michel voire de Miquel un patronyme du cru. Peut – être Cornouiller de … ( Cornus sanguinea ) le tout en languedocien muni d’un accent grave sur le O et non le A. Le Corn catalan trompe énormément … JB le rectifie en Còrna Miquèl.

La Costo CAD. ( La Coste ) : Le coteau, Còsta sans faute en L. Le sens de chemin est autant à retenir.

Sant Couat CAD. (Sant Cugat) L. Saint Cucuphat, église disparue de même récemment sa gourgue ( Oh ! ). L’article dédié à l’église paroissiale Saint Félix vous en dira plus. Il est à remarquer que le catalan Sant Cougat ou Cugat cohabite verbalement avec son équivalent languedocien. L’universitaire catalaniste que l’on sait remplace le nom occitan par son synonyme catalan en déclarant corriger en languedocien, reconduction de cette incorrection sur le prolongement de Pezilla !

Le Cougul P : Deux possibilités, soit Coguol le coucou occitan, soit une queue en allusion au resserrement de la vallée ?

Coumail ou Coumeil d’en Marti P. Petite combe de Marti, Marty voire Martin.

Ravin de la Coummo CAD : Coumo dels Orts prolongée.

La Coumo dels òrts / La Combe des jardins CAD. : Phonétique languedocienne de l’équivalent catalan Coma = Ravin. La graphie occitane étant Comba. Coume, ce dernier tout en étant occitan n’est pas considéré appartenir au vocabulaire languedocien. òrts sans la H initial c’est le jardin potager en Languedoc. Là encore sous prétexte de corriger en occitan c’est la forme catalane coma qui a été choisie.

Ravin du Counq CAD. Phonétique de Conc. Rèc del Conc proposé par JB mandaté pour corriger en languedocien.

Couq CAD. : Conc sans faute ( Counc ) : Conque, figuré Al Cros sur le cadastre, un synonyme occitan signifiant Le Creux. L.

Pla de la Cour CAD Prats, Pla de la Court CAD Sournia = Plan de la Cort, L. Un plan est un terrain plat, une plaine. Avec JB logiquement Cour devient Cort comprenez en languedocien un enclos. Cort a un sens commun de Cour de Ferme dans les deux parlers. Sa traduction  » Corrective  » de Pla diffère entre les deux territoires.

Lou Courrédou : P. Un impasse relativement étroit nous menant à Corredor = Corridor. C. + L. C’est un des noms très ancien des rues du village, qui se cache sous les plaques actuelles apposées dans les années 1980. Lou est la prononciation de Lo/ Le, singulier de Los.

Coutibe de Pressillaa : CAD. De Cotiu ou Coitiu = Terrain inculte en languedocien. Un des innombrables mots du dictionnaire Gabach usité par les catalans. Coutibe dérive de la phonétique de Cotiu. Sens de Pressillas, mystère ? peut- être une corruption de Pressillac, comme Bournac, Cadérac et Frédérac, chacun à Le Vivier, ces suffixes en AC évoquent d’emblée des propriétaires Gallo Romains. JB propose Pressilhàs. > le Recueil des chartes du Masdeu volume 1, . L’article église St Félix et fenouilledes.fr Chronologie en 285. L. JB suggère la forme occitane écrite Cotiva mais elle désigne un Champignon !

Cova de les Encantades :  Grotte des fées à Pézilla de Conflent. Extrait de Lieux et légendes du Roussillon par Jean Abélanet.

Ce Cova c’est à dire grotte de l’autre côté des frontières (1258 et 1659 ) est étrange* dans le bassin de l’Agly, il ne correspond pas  à la désignation des cavernes du Pays qui est Cauna, la caune de Carlés de la dorsale de Prats; D’autant que dans ce recueil le Fenouillèdes ou Fenolhedés en Languedocien apparaît exclusivement sous ses déclinaisons exotiques qui sont Fenollède et Fenolleda écrites à la catalane.

* Étrange sans être étranger comme déjà vu à Coba en Calh. Voir la précédente cohabitation catalan avec languedocien au travers de Cabés – Carlés.

Col de la Croix de Fer / Còlh Crotz de Fèrre* :   A l’intersection des chemins de Prats  à Trévillach , de Sournia à Pézilla et de l’église de Sant Couat. Oratoire des Rogations, témoin des processions. * D’après Nomenclàtor Toponimic.

Al Cros  CAD: Al Cròs corrigé en L. Voir à Conc.

Crotz ( Croux ) des Axinettes, des Falhièras, de la Soulano, Croix de Fer, toutes des Rogations. Croix de mission du Calmeill. Croix de Garouilla et de Moussen Perillou toutes deux disparues. Voir pages Histoire en 1638 et 1888. L.

Font du curé : Tarie quelle que soit la pluviométrie, à la Soulane sur le sentier des jardins en rive gauche du ruisseau. A mi – hauteur d’un mur de soutènement.

La Désix : Torrent, nouvelle terminaison façon Vercingétorix, A. de Pous propose Désig. Adasig est quelque fois avancé, Adadig en 1142. Là on se rapproche du commun Adoux lequel s’applique à une source = Dotz ou par dérive Adotz, la Doux à Rabouillet où la Désix naît. Ce toponyme est de ceux susceptibles d’être liés à la pénétration des Tectosages de la Narbonnaise vers – 300. Henri Guiter y a décelé un substrat basque.

La Devèse ( Débésou ) interprétations les plus couramment admises sur fenouilledes.fr/toponymes

Camp d’en Duffour : Champ de Duffour, Voir article Histoire de ce site en 1750. L.

L’Esquine d’Ase  / L’Échine d’Âne : P. Esquiné d’Aze CAD. de Sournia sur la ligne de crête  IGN PC 710 dite Aîchausses depuis Prats. En catalan on aurait eu Esquena d’Ase. Esquino d’Azé sur la flore de Gaston Bonnier 1853 – 1922, c’est un terrain à salsifis noir! Esquina d’Ase est le seul à retenir en languedocien.

Font de l’Esquiròl / Source de l’écureuil : Esquiròl est bilingue L. et C., mais ce dernier a perdu son accent dans la sauce. A Le Vivier sous La Borde pré citée donne cours au Rèc de l’Esquiròl à Aigas Biòlas .

Chêne vert / Quercus ilex de 3, 25 m. de circonférence approximative à l’Esquiròl.

Bac de la Fage et Sarrat de la Fage : CAD. Le Vivier. Le Bac de la hêtraie, de l’occitan Faja = hêtraie, lui même issu du latin Fagus = Hêtre. Orientation nord oblige quelques sujets descendent jusques vers 700 m d’altitude. Rien d’extraordinaire en cela puisque près de la source de l’Agly on rencontre la hêtraie – sapinière sans s’élever autant. > Sarrat d’en Peyre.

Le Fajàs : Ou Fagas improprement, du latin fagus,  le hêtre, ici celui d’en Baillette classé arbre  remarquable. Dans la forêt de Le Vivier aux confins avec Prats. L.

Falgasses  ? C. + L.  Le suffixe asse comme Carrerasse amène à rappeler qu’il y passe le Camin de Caudiès ex Strada Confluenta / La Route du Conflent, cependant une réserve est à émettre. S’agirait il de Falgas ? Un nom de lieu dit qui n’est pas rare, au point de le retrouver dans la même vallée, ou guère plus éloigné Les Falgassous un petit plateau dominant la rive droite de la Désix. Falga de falguièra, falgaira… La fougère aigle. Comme fallières, le Rec des Fallières.

Rèc dels Falhièras (Fallières ) L. Le Ruisseau des Fougères. Vraisemblable francisation de l’occitan Rèc dels Falhièras. Prolongé du Rèc del Conc. N’est en charge qu’à l’issue d’un déluge.

Rèc de la Farda (Farde , Fardo) :  L. Littéralement le Ruisseau du Linge, en fait de la lessive puisque les ménagères de Prats l’ont fréquenté jusques en novembre 1902, date correspondant à la mise en service du lavoir sous la Font Vièlha .

Favièra L. ( Fabière ). Une fabiére étant un champ de fèves = fabes. Elle était après le blé la plante la plus importante dans l’alimentation en permettant de constituer des réserves pour l’hiver.

Santa Félicitat / Sainte Félicité de Carthage : Eglise du IXème à Sournia.

Las Foînes IGN : Un rapport envisagé avec Faînas = Fouines, misère. Avec une inclination pour ce dernier sens, anciennes cultures en terrasses ( Faîssas ) sur pente abrupte et sol squelettique. L.

Font Barbix : > Clòt.

En règle générale Font en Fenouillèdes est à interpréter Source, c’est à dire en l’absence de fontaine bâtie. Elles sont nombreuses au bas d’un mur de soutènement de Faissa / Terrasse de culture ou d’ancien chemin mais la plus part du temps saisonnières voire seulement remises en charge lors de tempêtes exceptionnelles.

Plan de las Forques L. ( Pla de las Fourques ) Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses ici un col entre Sournia et Prats, les bandits de grands chemins étaient prévenus à leurs risques et périls. Il y passe la route moyenâgeuse Carcassonne – Limoux – Caudiès – Le Vivier – Sournia – Prades – Elne ex Strada Confluenta / Route du Conflent pour qui venait de vers Carcassonne. A l’itinéraire sus cité il convient d’inclure un chemin à destination de Rabouillet en venant de Prats. > Pré des supplices.

Avec J. M.  Cassagne  Forques est typique du domaine occitan. Cependant il n’est pas dans l’Alibert, seules des variantes y sont dont : Forquèla / Petite fourche, Forquejaire / Utilisateur d’une fourche. Christian Camps dans son dico de catalan rattache Forques aux fourches caudines.

Le Four à Chaux : A Cabés – Carlés.

Al Frigoula CAD. ( Frigoulat ) : De frigola le thym du Languedoc donc traduisible en Au Thym. Dans le même parler selon Pierre Malvezin Frigoula = Envie de sauter, danser. Trépignement d’un cheval, saillie ? Mouvement nerveux chez l’homme. Avec JB il évolue en Frigolar.

Als Fumadas CAD. ( Aux Fumades en francisant ) Pourrait désigner un espace de fumage de viande au néolithique ? Un toponyme similaire à Caramany, voir liens en bas de page. Sinon les toponymistes y voient un dérivé de  » Fémus  » le fumier. Il s’agirait d’une aire de couchée pour les ovins, par voie de conséquente d’un parc de fertilisation. L. La rectification de JB donne Las Femadas = Les Fumures.

Garabouillère CAD., JB le rectifie en Garrabolhèra. : En occitan Garra = Endroit pierreux. Garrabièr = Eglantier. Les cartes situent un Garrabet à Sournia, ce lieu dit est mentionné sur une charte de 982, ce qui à nouveau implique la présence d’un indicateur languedocien antérieur à la prétendue occitanisation du Fenouillèdes, elle aurait été initiée à l’issue du Traité de Corbeil et auparavant on y parlait que le catalan selon le seul Henri Guiter. Le seul car ses adeptes catalans ( Y a t’il un linguiste dans cet orchestre ? ) ne faisant que le clamer fièrement. > Rabouillère.

Al Garrolha,  AL Garouillat CAD. L. ( Garouilla ) Désigne le chêne à Kermès et nous donne ainsi une vague indication de la situation. JB fait prévaloir la forme Garrolhat = Cépée de chênes, une cépée est un bouquet de troncs. L’Alibert le traduit également par Dispute, Querelle.

Garrolha aurait désigné initialement l‘écorce des racines du chêne kermès exploitée pour le tanin. Par extension le kermès lui – même, H. Harant et D. Jarry.

La Gaunha ( Gaouna ) : Joue, visage, trogne, creux d’arbre … L. Au – delà de la rue ainsi nommée au début des années 1980, il s’agissait déjà  de la frange du bâti dominant le lotissement en cours. Y aurait – il eu un N final muet comme pour Sournia ou le Col de Tulla, Tulhan du temps des carolingiens ? Suspicion confortée par ce qui suit.

Versions Claude Pla / Termenès Fleur D’Épine, lequel a répertorié  La Gauna avec un accent aigu sur le A final à Laroque – de- Fa, Maisons, Quintillan , comme ici des lieux habités.

  • Pourrait être issu du gaulois Acaunos = Pierre, rocher. L’antique falaise d’Acaunus dans le Valais, au pied de laquelle sera crée un sanctuaire regroupant les ossements des 6500  martyrs de la légion des coptes thébains, massacrés par les romains pour avoir refusé au nom de leur foi  de persécuter d’autres chrétiens vers la fin du IIIè siècle, si Saint Eucher évêque de Lyon a dit vrai. Ce lieu sacré précède l’abbaye de St Maurice … Assez pour un parallèle avec les rochers sur lesquels s’élève le farahon.
  • Autre hypothèse, une ascendance avec l’abbaye de St Maurice d’Agaume construite au VIè siècle en succession d’une église du IVè. Acaunus,  Acaunum, Agaunum, Agaume, La Gauna.

Ginebre C. ( Ginèbre ) = Genevrier cade, on prononce ginièbre, en quelque sorte un compromis catalan – occitan. Ce toponyme se situerait aux alentours de la miellerie mais comme pour Aragnos il pourrait y avoir contestation, à moins qu’il ne s’agisse d’une désignation à usage privé afin de situer un champ par rapport à d’autres. D’autre part ce genre dont la limite de son étage équivaut grosso – modo à l’altitude du village, est prolifique dans ces parages, son usage toponymique en est rendu improbable hors éventuelle particularité du dit genévrier.  Plusieurs concernant des végétaux me sont sortis de l’esprit. L’équivalent côté croix raymondine mérite d’être rapporté, il s’agit de Genibre alias ( Génivre ).

Gorgatières ( Gourgatières CAD. ) : Gorg et son dérivé Gorga en bon L. Gourg en français, c’est à dire une mare en milieu karstique, en condition d’eau pétrifiante, en ce sens ce toponyme est surprenant dans un environnement schisteux. Un ravin à peine marqué où quand les cieux se déchaînent apparaît un chapelet de sources généreuses et d’autant de pertes.

Cela étant une gourgue en langage oral est un bassin, une réserve d’eau attenante à une source ou alimentée via une paissièra. Ce type de réservoir habituellement d’une dizaine de mètres cubes au grand maximum, permettait de s’affranchir du tour d’arrosage des potagers qui pouvait être à des heures impossibles. Un d’une capacité peu commune s’y trouve. Le plus grand bassin est à la Font de l’Esquiròl, d’une contenance approximative de 25 M3.

Ravin de la Gouneille dit aussi de Saichà : P. Gouneille évoque le languedocien Gonèla = Femme sotte, Homme lâche, vêtement qui descend comme une soutane.

La grimpette : On dirait Montada en langue d’Oc, curieusement seule la forme française a cours. Le seul intérêt de ce toponyme étranger à ceux languedociens qui l’entourent est qu’il  se cache sous la plaque rue Ludovic Massé. Ce romancier présenté par Grasset au prix Goncourt fît quelques séjours en ces lieux. Plus récemment  dans les années 1960 – 80 cette rue était celle des  Aveugles. l’Union des Aveugles 66 y avait fait construire une maison de repos, comme on le pressent les accès étaient inadaptés à cet usage. L’agencement des locaux n’étant pas mieux pensé ses dirigeants préférèrent vendre ce domaine.

Prat d’en Guillet : P. JB le remodèle en Pré de Guilhet. Vraisemblablement un diminutif de Guillo. Autre patronyme des environs à rattacher : Galet.

Camps d’en Guillo CAD. : Champ de Guillo PAT. ; Anciennement un propriétaire de ce nom. A moins qu’il ne s’agisse du renard = Guillo en catalan, a – priori on lirait alors D’el Guillo. Est – il pertinent de traduire un patronyme, toujours est – il que JB le remanie en Guilha = Bride de sabot, Longe de cuir pour attacher les brebis. Aussi Désir instinctif, Dévorer des yeux.

Il serait sûrement jouissif de savoir par quels fantasmes JB est troublé.

Coll de Guza CAD. Coll est catalan. Avec JB le second devient Agusar = Aiguiser de part et d’autre de la frontière de 1258. Voir à Aguzanes.

L’Hort des Encantades : André Guiter en 1875, repris par Jean Abélanet. L’Hort tel quel est catalan, les Encantadas sont des fées tant en Catalogne que en Occitanie. Voir l’article Histoire en 1874 et la remarque émise à Cova de les Encantades.

Ièras ( Ières ) : Aires à dépiquer selon l’Alibert, L. A l’entour de ce qui fut la cave coopérative, plus durablement les moutons ariégeois ou catalans y étaient parqués au temps des transhumances. Agglutiné en Lière de Rodes sur les hauteurs de Le Vivier.

Rèc de las Illos CAD. : Chevauche la limite communale avec Felhuns. Le déterminant est l’une des variantes du languedocien Illas soit îles avec  en ne retenant que quelques synonymes, ilhe, Iscla… Au IXè siècle Yla et Ylles concernant Ille sur Têt, voilà pour les origines romanes. Visiblement le sens occitan diffère de celui attendu, point d’île, d’îlot, en se référant au dictionnaire Alibert. En languedocien il s’agit d’une bonne terre riveraine d’un ravin ou d’un cours d’eau,  d’un atterrissement sur une rive. A Prats il se situe  dans un vallon assez encaissé au confluent du Rec de la Coummo avec une ravine descendant de Campich. Compte tenu du relief l’accès en voiture n’est possible que depuis Felluns. Analogies géographiques pour le moins fréquentes en Corbières – Fenouillèdes où ce nom a été attribué à des centaines de sites.

Rèc de la Farda, Ravin de la Coummo et Rèc de las Illos font trois désignations pour un même cours d’eau. Prises respectivement dans le sens de l’écoulement.

Impériale : P. Le chemin qui relie le col de la Croix de Fer à Saîxa. Bien plus ancien que sa désignation à priori napoléonienne ne le laisse à penser, il est la continuité du chemin de Trévillach traité dans cet article. De plus si une diligence à étage s’y est engagée, son cocher était obligatoirement le roi des rênes, plusieurs virages sont en épingle. Impériale est le nom de baptême des routes aménagées sous le second empire entre 1852 et 1870. Localement cela concerne la départementale 117 mais sa construction ayant débutée en 1845, elle fut d’abord dite royale. Retour à Prats, pour l’anecdote signalons un rocher couronnant le PC 651 dont le profil, observé* depuis le col de la Croix de Fer a l’allure d’un aigle prêt à prendre son envol.  Il se raconte que c’était aussi  une tire de débardage du temps lointain ou des bœufs tiraient des grumes de Boucheville par le Calmeil et Aichausses… Voir à Carlés. je dirais peut – être plus logiquement issus des forêts de Le Vivier. Développement à Le Palhado. *Observable dans les années 1960 à la faveur de la coupe Beltramelli.

Lagalet CAD. : Agglutination de La Galet, propriété de Galet, un patronyme de Sournia et déclinaison de Guillo. Secundo synonyme de Gosier, Cou, Goulot de bouteille … C. + L. .L’Agalet sous l’expertise de l’universitaire catalaniste JB., ce qui, sauf transcription erronée, nous rapproche du verbe s’ Agalar = Se lancer en beuglant ( Vache ).

Chemin Lòn de Trévillach CAD. : Chemin Luonh = Le chemin qui mène loin. Sinon Long = long, lent, depuis longtemps, de toujours. L.

Fonte Marie, Fontmarie L. Au moulin de Duffour à Roquevert lequel est pourvu en eau par cette importante source et non par la Désix qui le borde. Dit moulin de Cinta en 1141 sur templiers.org.free.fr/chartes. L’invocation de Marie inciterait à présumer la récupération d’un culte de source d’époques pré – chrétiennes mais il n’en est rien, Marie est un patronyme des plus anciens de la vallée, déjà à Rabouillet en 1382.

Le Ménié P. + Méné IGN.  grotte chapelle du Ménier. En remplaçant l’accent aigu par un grave sur le deuxième E on obtient l’équivalent de mine, mineur, minier en Languedoc. Décidément l’endroit est vraiment curieux. Montalba le Château a son Ménié, une ancienne mine de barytine. Voir l’article histoire en 1874. JB corrige en occitan avec Menièr.

Las Milhàs ou Le Milhès ( Millès ) : Milhàs d’après Nomenclàtor Toponimic.  Maîs, millet, sarrazin. L.  Du quel est – il question, le millet ou le maïs? Chacun milh prononcé mill.  A priori il s’agit du premier puisque traditionnellement le millet était cultivé plusieurs années d’affilée sur le même lopin. Il avait sa place dans le pétrin, le potage et à la basse – cour*. Grande culture du XIè au XVIIè siècles il sera détrône par l’introduction du maïs. La plaque de rue Chemin des Milles, au départ de la traverse de Pézilla, affiche une corruption initiée par la phonétique. Le Milhòrca ou blé noir entrait aussi dans la préparation du Milhàs.*Dans le pays le terme officiel est cortilhe phonétiquement courtille.

Montée des farahoners / Montada dels farahoners ( Mountado dels faraouners ). En langue d’Oc  la racine Far équivaut à Phare. Dans le bassin de l’Agly il faut comprendre Tour à signaux c’est à dire Farahon. Le « donjon » qui domine le village en était un au XIIè siècle. Le signal sous l’aspect de flammes nocturnes ou de fumée en plein jour  était allumé par le Farahoner.  Farahon et farahoner sont des termes du Fenouillèdes. Toujours en langue d’Oc, Montade s’applique à un accès sévèrement pentu, là une rue laquelle aurait pu être aménagée en escalier, une main courante opportune y est déjà. Noms historiques des rues, voir à Canton borgne.

Bac de la Mulade : Un Bac ou Bach variantes du languedocien Ubac =  Versant nord, ombrée. Une hypothèse pour Mulade, de Muolade = Mulet, en langue d’Oc ? Sinon Mula / Mule en catalan.

Nacruses : P. Un vallon, des prairies à l’herbe grasse nageant dans l’eau qui y naît… jusqu’à  une époque récente. Pourrait être issu de Na Cruses. Na en langue d’oc était une particule honorifique pour les femmes, soit Madame … Mais en feuilletant l’Alibert aux pages NA, il émerge que cette racine trempe souvent dans l’eau comme :

  • Narbonne : Narb désignait la rivière Aude du temps de Ptolémée le géographe, en parallèle avec Atax.
  • Nauda ou Nausa : Prairie humide, marécageuse. Et tant d’autre mots…

Cruses : Deux origines occitanes ne peuvent être écartées : Crus en variante de Conc ou Cros développés plus haut.

Crusa pour Dur, Rude, Cruel, Non cultivé.

A Prats, Conc  semble prévaloir, Nacruses est attenant à La Favièra, à l’opposé du chemin du Peyre, c’est une des sources du Rèc de la Farda.

Paissièra : ( Paychère, Paychèro ). Ce n’est pas un toponyme à proprement parler mais à Prats ce sont les veines nourricières du territoire. A lui seul le Rèc de la Farda en a compté 13. Ce terme désigne la prise d’eau et en Fenouillèdes avec la rigole d’amenée au champ, jardin ou pré. Considérant l’étendue de ce réseau, elles devaient avoir un nom pour les différencier.

La Palhade (Paillade) ou Le Palhado ( Le Pailladou ) L : La paille. Juste avant d’atteindre l’oratoire de Saixa au débouché du chemin dit L’Imperiale, voir à ce toponyme.  On est sur un ancien  » centre de remise en forme  » … des bœufs employés au débardage. Evidemment personne à Prats n’a connu cette époque, c’est un héritage du temps des veillées au coin du feu. Quand à savoir quelle était la destination des troncs ? Deux éléments plaident pour la Têt à  Ille, à savoir :

  • La géographie et l’ ancien chemin de Trévillach.
  • Les coupes du Madres et de Salvanère aboutissaient  au susdit fleuve via le Col del Tribes, soit par le chemin du Languedoc de Catllar, soit par le tracé en partie commun de la Tira del Rei à destination de Ille sur Têt. Rei est l’équivalent du français Roi autant à Barcelone que à Toulouse, ici en référence aux pasquiers royaux du Madres et de Les Angles ainsi desservis.

Paret Llongua CAD. : Mur Long L. Llonga est catalan. JB corrige avec Lònga = Depuis longtemps, de toujours. Sur le terrain le sens cadastral paraît prévaloir.

Pas de la Mandre L. Pas = petit passage permettant d’accéder à un champ, sentier animalier, là celui de la renarde. Le célèbre col du Pas de l’Escale à Vingrau.

Patas Negras : Les Pattes Noires, les Pieds Noirs. Aucun rapport avec d’autres rivages. Ce surnom des pratois est en allusion à la couleur de la terre particulièrement quand elle est mouillée.

Las Paousos CAD. Pezilla ( Paouzes ) : Sur la base de l’Alibert peut -être un dérivé de Pausas ou de Pausa, respectivement mettre les terres en repos, repos-pause. Ces sols sont si pauvres qu’ils ne sont plus travaillés depuis de nombreuses générations. Du point de vue toponymiste cela viendrait d’une aire de couchée pour les moutons sans qu’ils soient obligatoirement transhumants. L.

Cami del Payré : P. Le vieux Chemin pavé menant au Peyre. > Sarrat d’en Peyre.

Pelade  Pellado CAD. Issu de Peladis = Terrain pelé. Que ce soit à Prats, Le Vivier, Sansa ou dans les Corbières, ce sont toujours des pâturages de sommets. D’innombrables moutons s’y sont suivis. Pelade dans les délibérations du conseil municipal. Comme à Calmeill le double L  semble fautif. JB fait prévaloir Pelada.

Pesilhan : Pezilla de Conflent du temps des carolingiens et alors sous la juridiction de Prats. Doutes sur ce qui précède.

Le Peyre CAD. : De Pèira = Pierre, caillou, dalle, l’endroit en est bien pourvu. L.

Sarrat d’en Peyré CAD. : Sarrat  pour une colline dont le sommet est plat. Supposons que Del = Du, ait été accidentellement écrit d’En = De. Cependant Peyre a été un nom local, Marie Peyre épouse Henri Cauneille  » à l’origine  » de cette dernière lignée de Prats. L’accent aigu est purement phonétique. JB nôtre catalan en charge de traduire en languedocien propose Serrat d’en Pèire, l’ennui est que cela falsifie un nom de famille.

Roc d’en Peyrolet : P. D’en = De, ce qui suggère un diminutif du patronyme Peyre. L’expertise de JB mène à Ròc d’en Peirolet. Clòt d’en Payroulet à Sournia CAD. > Pèira et Peyre.

Roc du Pigeon : Sis entre le four à chaux et la carrière. La probabilité est majeure d’être en présence de la francisation de Ròc(a) del Colomb tel que cela s’est produit non loin de là s’agissant de la Croix de Fer. Avec un accent grave sur le O de roc.

La Pinouse IGN : Pinède. L. Phonétique de Pinosa, en catalan on aurait eu Pinéda.

Font dels Piusélas : Source des Pucelles, enchâssée dans un écrin de hêtres qui ont peu à envier à celui classé arbre remarquable. L.

Lo Plan (Lou PLA CAD.) : Le Plat, comprenez celui du relief. L.

Pols ( Pouls ) : Poussière, balle de céréales

Camp d’en Pons : PAT. ( Camp d’en Pouns ). Une des familles historiquement des plus représentatives de Prats par le nombre de ses natifs.

Pradas : Grand pré. L.

Los Prasèls ou Prazels ou Prazèls CAD. ( Pragels ) : Les petits prés. Le premier est proposé sur Nomenclator Toponimic. JB corrige avec Pragèls.

Prats de Pézilla CAD. (Prats d’en Pézilla ) : Les Prés de Pézilla. Une des désignations du cru se caractérisant par des formes différentes. Nos aînés étaient fort inspirés ! A Le Vivier ils l’ont écrit Prata sur  leur cadastre. Pézilla est ici un patronyme = Pesilhan écrit en languedocien.

La Rabouillère : Où que ce soit dans l’Hexagone tout chasseur vous confirmera que c’est un synonyme de garenne. Mais là en terrain occitan il faut peut-être aller à Rabouillet. De Rebolh = Cépée, Taillis. Dans la région Rabouillère s’applique aux défrichements sans dessouchages des IX – Xè siècles ou du XIIè. On m’a toujours situé ce lieu-dit à l’endroit de celui cadastré Garabouillère.

La Ramade : P. Parc ou sont regroupés les ramats, c’est à dire les troupeaux de moutons, voir l’article cabanes. Toutefois il ne faut pas exclure le sens d’averse. D’autant que dans les secondes précédant l’orage sur le village, on entend quelquefois l’ondée arriver de La Ramade. Notons au passage que Ramada est simultanément Catalan et Occitan.

Rapane : IGN A Trevilhac le ravin qui descend du Col des Auzines et la vigie si bien nommée du château de Roquevert car agrippée sur les flancs du Roc Blanc. Retenons les languedociens Rapa / Racine, Souche, tout en préférant Rapar / Ramper, grimper, s’agripper, gravir une pente escarpée, ce qui est en adéquation avec son environnement. Anes / Le Lieu chez les Gallos – Romains. Par ailleurs l’endroit est cerné d’oppida.

Les catalans avec leur Rapar ? Aucun rapport, il se traduit Se Raser.

Rasimière ( Rasimièro CAD.) L. De rasim = le raisin. Soit un endroit où sont produits les raisins, correspondant aux environs de la prise d’eau de la retenue. Rasimièra selon l’Alibert, vigne haute, treille, cep appuyé sur un arbre ; vigne sauvage. Les deux premières interprétations correspondent à ce qui m’a été transmis.

Rodes et Bac ou Bach de R.: CAD. Le Vivier. Bac et Bach pour un versant Nord en Languedoc d’où l’écriture normalisée Bach de Rodas, le bilingue Rodas a de multiples sens qui ne correspondent pas forcément d’un parler à l’autre. > Chronologie fenouilledes.fr  à – 2500. L.

Roque Courbe : CAD. Le Vivier. Roc Courbe IGN , le bien nommé, vraisemblablement la francisation du languedocien corb pour courbe. L’absence d’accent grave sur le O réfute l’homonyme désignant le corbeau et ce n’est pas son biotope. Corb a le même sens en catalan et en langue d’Oc. JB corrige avec Ròca Corba.

Roque Rouge : CAD. Sournia.  Aucun rapport les lichens de cette couleur en mouchetis sur le schiste noir. Une piste nous embarque à destination des phéniciens. Voir Chronologie à -1500. Il correspond au PC 881 en limite de la forêt domaniale de Sournia. Ròca Roja rectifié en occitan par JB.

Roquevert IGN. C. + L. Roquebert CAD. Rochas viridi en 1329, viridis = vert. JB. préconise Ròcaverd. Citons Annie de Pous,  » Rocha «  dénote une antiquité certaine. Il précède souvent le nom des plus anciens châteaux… en mentionnant celui qui nous occupe. Jean Abélanet argumente à l’identique concernant le préfixe avec datation aux IX – Xè siècles voire antérieurement jusqu’à l’invasion arabe.

  • La Désix y est dominée par deux oppidum, le Tartier des Maures et Carlés.
  • La tour du château serait du XIè pour les uns, un farahon du XII- XIIIè pour d’autres.
  • Corrélation ou simple homonymie ? Bernard Alart relate que le seigneur Rocaberti établi sur la frontière du Roussillon, s’opposa au roi d’Aragon en 1308 qui lui mandait l’arrestation des templiers, le souverain fut obligé de donner de nouveaux ordres. Dans la même étude apparaît en 1308 – 1311 Guillaume de Rocaberti archevêque de Tarragone et collecteur des biens des templiers du Roussillon au procès de Lérida ou Lleida Catalogne oblige.

Il reste à savoir à quelle frontière Alart fait allusion, celle de 1258 ou l’ actuelle? Des Rocaberti seigneurs de Cabrenc à Serralongue en Vallespir au XVè siècle, sans omettre le castillo Resquecens à La Junquera. Sinon on a vu que en matière d’homonymie les auteurs actuels coulés dans la Senyera sont vraiment doués pour situer dans leur aire culturelle des faits, personnages, monuments spécifiques au Fenouillèdes, plusieurs villages et hameaux du Fenolhedés ont ainsi été  » Dépouillés  » par le texte.

  • Informations complémentaires en cliquant sur RANDONNEES puis SENTIER DES PONTS ROMAINS.
  • Cahiers d’Ille et de…Trévillach, Yves Blaize page 6 et suivantes.
  • Roc Vert sur la carte de Cassini au XVIIIè.

Cami de Roquevert ( Roquebert ) : P. Route frontalière avec l’Aragon de Estagel à Prades par Ansignan, les Albas, Roquevert et Campoussy. Croisement à Roquevert à destination de Prats et de Sournia. Là aussi les pavés en galets de granite ont résisté à l’épreuve du temps. Le N final du Camin languedocien est muet.

Roque Traucada ou Ròca Traucada  : Littéralement la roche trouée traduit du languedocien. Las rocàs traucadas sont une curiosité géologique observable en maints endroits du territoire communal et développée sur les fiches sentiers. Ce lieu – dit  est par ailleurs le cimetière des pestiférés ou plus exactement un cimetière de… puisque le quartier compris entre l’église St Félix et la mairie a également été un lieu de sépultures. Supposons que St Cucuphat n’était pas là! Rocà TRaucada aussi désigné l’Homme Mort, un toponyme L’Homme Mort à Sournia, peut – être son prolongement et un autre à Le Vivier. Un pays de criminels !

Cami dels Rouires : P. Camin dels Roires en bon languedocien. Le Roire y désigne le chêne rouvre.

Saîssa ou Saixa ou Saîchà . : Le premier d’après le CAD. de Sournia. Le X tend à accréditer une version catalane. Le dernier est le languedocien. Quand au second lui en cours ici, si ce n’était le grand écart des dates impliquées, on serait intrigué par la proximité phonétique avec Saissac…  Le S jumelé languedocien et le X catalan se prononcent CH. Le plus troublant est qu’il nous rapproche de la procédure d’exhumation de Pierre V de Fenouillet dans laquelle il est dit Saixax.

> L’article Histoire en 989 et > sur Fenouillèdes.fr la Chronologie à cette date et en 1240 – 43.

Ouratori de Saissa : CAD. Phonétique de Oratòri de S. = Oratoire de S. Oratòri est bilingue.

La Saline : Lieu où on déposait du sel sur des dalles rocheuses, afin de supplémenter les troupeaux, bovins, caprins, ovins.

Sarradas IGN : Ce qui ressemble à une agglutination de Sarrat Das = Sarrat Dels … ou à une évolution locale de Sarradel, désignation d’un petit sarrat,  habituelle dans les Corbières L.

Al Soula CAD. : Littéralement au soleil. Versant bien exposé, ce qui est vite dit car les sens possibles abondent. JB avance Solan.

Soulano CAD. : Soulane, versant opposé de Bac ci dessus. Voir fenouilledes.fr, Chronologie Historique en 285. JB mandaté pour rectifier en languedocien fait prévaloir Solana, lequel est le féminin de Solanalh.

Camps de la Soulano CAD. JB voulant corriger en L. aboutit à Solana qui est le féminin de Solanalh.

Strada Confluenta devenue le Camin de Caudièrs : Ancienne route Carcassonne – Elne et la via Domitia par Rhedae ( Rennes le Château ), le Col de St Louis, Prades, Thuir. Chemin faisant on s’étonnera que cette désignation soit pareillement appliquée à la voie de la vallée de la Têt en amont d’Ille à Mont – Louis, c’est en incohérence avec l’usage immémorial de nomination des routes.

Pré des Supplices : Par déduction, Prat dels Justicias en C. ou le peu probable Prat dels essilhaments en L. Ailleurs généralement désigné Pré de justice. Avis aux délinquants > Plan de Las Forques. > Article Histoire aux dates 1612 et 1727.

Taillet :  La châtaigneraie Chauvet sur la route en limite du territoire de Le Vivier. Quelle racine est – elle à privilégier, la catalane Tallat ou la languedocienne Talha ? Les ramifications de l’occitane : Coupe d’affouage, tranchant, entaille, morceau… Mais ces espaces étaient occupés par des champs,  des vignes et des vergers, point de taillis. Taillet semble donc indiquer la déforestation préalable à la mise en culture. Une seconde interprétation s’impose, Taillet paraît être la francisation de Taillat, ce dernier étant la prononciation du languedocien Talhat, lequel s’applique aussi bien à la taille des arbres qu’à celle des hommes taillés en pièces ou lapidés. Que s’est – il passé sur le vieux chemin de Le Vivier ? Cette traverse est toutefois assez en amont du lieu qui nous occupe.

Tancourat CAD. : Il se raconte que ce serait une corruption de Camps Corats. Ce déterminant est supposé être  » l’occitanisation » de Cour = Cort ici , les parcelles étant closes par des murets. Le préfixe évoque Tancar = Fermer tant du côté de Perpignan que de Carcassonne. Ce lieu bénéficie d’une seconde désignation qui est Le Claus, voir plus haut les commentaires afférents. Le U est purement phonétique, on devrait écrire Tancorat.

Le Tartier des Maures / Oppidum de la Melre : Au confluent des rivières la Désix avec le Rapane. Oppidum de l’âge du Fer, d’après J. Abélanet. Avec Jean Tosti il est rebaptisé Tarter del Moro. Oppida Trévillach et Prats page 115 sur article Tarérach, voir aussi en pages d’accueil et le lien intitulé Cahier d’Ille sis au toponyme Roquevert. JB remanie Melre en Mèrla la femelle merle.

Les Tartiés :  Chaos ou éboulis de grosses pierres. Ecriture conventionnelle , dictionnaire languedocien – français d’Adelin Moulis. Tarters en catalan = Amas de rochers. Fontaine nichée au pied d’un mur et à débit  » Cinquantenal « .

La Terrassou : La place du village sise sur la route départementale. C. + L.

Al Terrié CAD. : Terrièr = Livre terrier, possesseur de terres.  Plus sûrement du fait de nombreuses occurrences languedociennes, indication de la bonne qualité du sol ou de sa valeur agricole.

Les Tres Cortals  ( Les tres Courtals ) : Les trois bergeries. Comparativement à la borde, cortal correspond à une bergerie au sens strict. Chaque borde et cortal  est désigné par un anthroponyme antérieur à la déprise actuelle.  Au rez de chaussée les moutons , sinon des chèvres*, le fenil à l’étage accessible de plein pied. Ces constructions au toit à une seule pente  hors exceptions et en tuiles canal se comptaient par dizaines. Celles au voisinage d’une source furent occupées par des éleveurs jusques dans la décennie 1980.

*Les caprins du troupeau communal rentraient au village pour la nuit, arrivés aux premières maisons il était inutile de continuer à les guider, chaque chèvre se dirigeait d’elle même  vers sa bergerie. Au petit jour le berger les regroupait au son de la conque, elles se rejoignaient comme elles s’étaient séparées la veille.

La Tuilerie : Initialement cela devait être la Teularia, accent aigu sur le A. S’agissait-il d’un bâtiment en élévation ou d’un four à tuiles encastré dans le sol, telle est l’interrogation? Le site d’extraction se serait situé au voisinage du ravin Del Rach, à quelques mètres sous la piste de Sant Couat, le dit rach y est  » barré  » par un muret. Qui cherche trouve, mais pas en ce lieu qui plus est dépourvu de l’eau nécessaire…

Tury CAD. Pezilla : Tuf, généralement libellé avec un Y final ce qui est fautif. Ce terme semble être un dérivé du languedocien tiure. Pour en savoir plus, fenouilledes.fr  à la date 1733.

Dent rocheuse du Cap Blanc, novembre 2015.

Cap de la Pinouse : Mer de brume autour du Pech à la St Jean 2020.

Oratoire des rogations du Col de la Croix de Fer.
Oratoire des rogations du Col de la Croix de Fer.

Col de Vente Farines : P. Revu et corrigé par JB = Còlh de Venta Farinas.

Col de Vente Fride / Venta Frida ( Col de Benta Fride ) : C + L, IGN. Vente = Vent. Fride est une adaptation de Fred = Froid. L.

 La Font Vièlha* / Fontvieille ( Founvieille ) L. : Maçonnerie datée de 1830, mais avec une telle désignation elle est à présumer plus ancienne. Il existait une fontaine antérieure au Rec de la Farda, celle citée en 1686 ? Le vieux chemin qui commence dans le virage dominant les abreuvoirs la desservait. * D’après Nomenclator Toponimic.

Vieille Vigne ( La ) : En 1794 à la nationalisation des biens de Fabrique, entre autres lieux ( Aychart, La Coste, Font Barbix ), celui là inscrit en français. Vielle Vigne parait quelque peu atypique, Vigne Vieille est plus habituel en Languedoc soit Vinha Vièlha.

Villa Pratis en 1011, Prata, Pratx, Pratz, Praz, Prats de Sournia. Les Prés de Sournia,  Villa au sens médiéval de hameau. Mais les linguistes ne sont pas unanimes :

A partir du XIè siècle, le terme villa désigne un village, une terre cultivée et habitée. Jean Marie Cassagne.

El Viver / Le Vivier : Un village au cœur du Fenouillèdes pourvu d’un nom catalan à ses portes ! Ce nom historiquement avéré est surprenant à plus d’un titre. Pour commencer ses seigneurs furent les seuls du pays à soutenir la couronne de France. Sans remonter jusqu’aux latins Viveriis et Viverium il existe des désignations en phase avec la culture languedocienne de ce lieu  en particulier Lo Vivièr, les Vivièrols qui sont ses habitants, enfin il s’agit du vivier à poissons du château désigné Lo Pesquièr par mes ascendants. Lire aussi la description de Antoine Simorre instituteur, datée de mars 1890, revue Fenouillèdes n° 12 page 28.

Plan de Las Forques. Au fond la croix du Calmeill. Débroussaillage automne 2018.

Cascade au rec de Las Illos. Prats de Sournia.

Roc Rouge de Sournia
Roc Rouge de Sournia

Abri pastoral du Sarradas, protection contre le vent dominant.

Si vous êtes en mesure de compléter ce patrimoine immatériel local, contactez moi, voyez en bas de page.


Pour en savoir plus.

  • Quelques uns sont commentés sur toponymes-occitans-en-pays-catalan
  • D’autres dans le livre de E. Bordes, Prats de Sournia mon village du Fenouillèdes, avec des noms de rues révélateurs mais tombés en désuétude et réveillés par Jany Maury.
  • Termenès Fleur d’Epine, toponymie et macrotoponymie, Claude Pla, éditions l’Harmattan 2015, 800 pages.

 Liens :

  • Étymologie occitane
  • Dictionnaire Occitan – Français : Nous vous suggérons une recherche, panoccitan, puisque le lien adéquat es répétitivement cassé.
  • Le dicod’oc de Lo Congrès  » Organisme interrégional de la langue occitane « .
  • Les secrets des noms de lieux
  • Toponymie du Pays D’Oc  pedagogie.ac-toulouse.fr
  • Toponymes axéens.
  • Corrections en occitan : Lien JB en introduction.
  • Nomenclature toponymique de la Catalogne Nord. Un inventaire très incomplet produit par l’ Institut des Etudes Catalanes de Barcelone et l’université de Perpignan, page 116. publicacions.iec.cat/repository/pdf.  Tous les villages des Pyrénées Orientales avec ceux du Fenouillèdes 11 et 66. Il est dommageable que les toponymes catalans et occitans soient mélangés sans être différenciés, le lecteur non averti les verra tous catalans. Épuration absolue des marqueurs languedociens présents dans l’aire catalane. En tant que tel ce site est à bannir.

 Nomenclature :

  • C : Catalan
  • CAD : Cadastre
  • IGN : Cartes Institut Géographique National
  • L : Languedocien
  • P ou parenthèse : Phonétique
  • PAT : Patronyme

Sentier des hêtres remarquables

Attraits majeurs : Toujours dans la forêt communale de Le Vivier à 20 minutes de marche du dit Fagas ( Fiche Tour des cabanes ), cinq spécimens supplémentaires valent amplement par leur port majestueux ce modeste détour. Ces hêtres ou Fagus sylvatica constituent un alignement, les troncs sont courts, 2m de haut environ et ramifiés en de fortes charpentières. Leurs mensurations n’ont rien à envier à leur voisin du Bosc d’en Baillette qui comparativement fait figure de nain en dépit de ses 3.50 m /+ de circonférence.

  • Extrêmes des tours de troncs du groupe de cinq : de 5.80 m à 6.70 m. Pris à peu prés à 1 m de hauteur et dans les années 1985 – 90. D’autres hêtres grandioses sont à découvrir dans la forêt de Le Vivier, tant dans ces parages que tous azimuts.  Ce n’est pas le seul attrait du parcours, loin de là ! Tour à signaux du XI  / XIIIe, des cabanes de grandes dimensions avec vue immense, une ZNIEFF ou Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique dite des garrigues de Sournia, église romane…

Ne vous aventurez pas au mépris des recommandations randonnées de ce site.


  • Difficulté : Tous publics contrairement aux 2 autres sur le plan ci – contre.
  • Temps de marche : Vous marcherez pendant  2h, durée fonction des aspects ci – dessus.
  • Panneautique et Balisage : Au départ de Prats, Jaune Randonnées Pyrénéennes, les sentiers d’Emilie en Conflent et Fenouillèdes – Itinéraire le chemin du fagas. Equivalent GRP Tour du Fenouillèdes dès la sortie du village.

Périodes préconisées

Avril, floraison des narcisses et des scilles. Le sous bois en est couvert sur des milliers de m².
Octobre et novembre, hors jours de battue au grand gibier qui sont le samedi, dimanche et mercredi d’août à mars. Parure automnale des feuillus et mer de nuages fréquente avec le Pech de Bugarach en apothéose, là pas seulement en automne .

Situation

Carte de randonnée IGN top 25, 2348 ET. Seul le hêtre du Bosc d’en Baillette y est représenté. Sur les crêtes au sud ouest de Le Vivier. Versant nord du col des quatre camins PC963 (point cartographié 963m). A la jonction du GR36 tour du Fenouillèdes avec la piste DFCI F60 qui relie Prats à la route forestière de Boucheville. Profitez du panorama infini en accédant aux crêtes si proches.

Accès

Ces doyens vivierhols sont plus facilement accessibles par Prats, éventuellement Rabouillet que depuis Le Vivier.

  • Au départ du hêtre totémique du Bosc d’en Baillette. Prendre à droite des vestiges d’un cortal, l’allée plane qui s’enfonce sous les frondaisons. En 15 minutes après avoir décrit un V on atteint la DFCI F60 à Bente Fride, en lisière d’une jeune plantation de pins. Suivez cette DFCI à main droite pendant cinq petites minutes. ( Jusqu’à la piste DFCI F60 cela correspond à un tronçon du Sentier d’Emilie dit Le Chemin du Fagas ).  Le spectacle commence aussitôt la coupe d’éclaircie 2018, laquelle ouvre une perspective photogénique sur le Pech. L’alignement est à quelques mètres en contrebas jusqu’à la jonction GR 36 ci dessus, sur l’espace désormais net de pins sylvestres.
  • Sinon laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative qui est aussi celui du bar piscine. La DFCI F60 est étroite, sinueuse et réservée aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

Observez les toitures encadrant le virage de la départementale, quand le cers s’ y met, c’est avec conviction.

  • Le cers est le même vent que la tramontane des catalans. Simplement ici vous êtes en Occitanie. Un des pays les plus anciennement annexés par la France, en 1258. Pour ce qui est des façades traditionnelles, elles ne sont que de pierres et de terre, habillée d’un mortier maigre « Moderne ».

00:00 Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fontvieille (prononcez Foun Bielle), la fontaine abreuvoir. Du nom d’une fontaine citée en 1686, sise dans le rec proche. Remplissez vos gourdes.

L’ayant dépassée, vous arrivez à un nœud de pistes. Le panneau DFCI F60 vous flèche la bonne direction, hors balisage jaune. Rassurez vous, vous en avez fini avec les très fortes pentes.

00:10 Lo Prat dels eissilhaments,

  • le Pré des supplices et sa chapelle,  Vous réintégrez les balisages PR et GRP Tour du Fenouillèdes. Pour en savoir plus concernant le lieu dit, allez sur l’article histoire en 1612.

Sinon au croisement pré-cité, le marquage PR vous promène en contournant la tour Farahon par la gauche, avant de rejoindre la chapelle via le GRP, à l’intersection de chemins historiques.

  • Une carrairasse, voie de transhumances, que vous laisserez au prochain virage. C’était aussi la traverse de Sournia. Toujours praticable. Une rando facile de 1 h 15 aller – retour.
  • Remarquez dans les buis, un pavement érodé. Romain selon la mémoire collective. Laquelle omet que nos pas foulent ceux des templiers. D’une certaine façon ils tenaient tout le canton de Sournia. Raccordement du village à la route ci dessous.
  • Perspective sur la  » frontière  » de Charles le Chauve, l’imposante muraille des Corbières qui barre l’horizon au nord et la Marche d’Espagne. Une dynastie comtale, de la lignée d’un cousin germain de Charlemagne, va régner sur le Fenouillèdes et ce qui deviendra la Catalogne nord et sud, jusqu’à la fin des années 1100. Tout en ayant l’obligation de prêter serment d’allégeance aux rois de France. Une de ces clefs de l’histoire omises de part et d’autre des Pyrénées catalanes par ce qui ressemble à un lobby de la Senyera, le drapeau sang et Or. Lequel fut adopté en ce temps là par Raymond Béranger IV ( Ramon Berenger* si vous avez été baptisé à la sauce catalane ). Toute histoire impliquant les doigts d’un empereur dans le sang de Wilfred le Velu, un des plus célèbres marquis, est une pure tromperie qui participe d’un négativisme de la même origine que ci dessus.

*Ces noms résultent de curieux arrangements d’historiens, s’agissant d’un comte de filiation carolingienne.

Restez sur la piste bitumée qui grimpe en lacets jusqu’à un premier col, en surplombant un vallon verdoyant.

  • Point de vue sur d’innombrables cabanes encastrées dans les murs.

00:20 Le Plan de las Forques, le Pla de las Fourques phonétiquement.

  • Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses. Ici les deux critères sont associés puisque nous déambulons sur la route moyenâgeuse Limoux – Prades auparavant Strada Confluenta Carcassonne – Elne via les précédents. Oratoire et table d’orientation sur le mamelon du Calmeill derrière vous. Question panorama, vous n’en êtes que au hors d’oeuvre.

Il vous reste à suivre le GR 36 et le GRP dans le sens de la montée.

  • Oratoire sommital du Calmeill PC 781,plus exactement une croix de mission . Un nom de lieu dit fort approprié. Il s’applique à une hauteur avec des rochers ou à la végétation rase ( ‘la Calm à Font Romeu, Calmeilles dans les Aspres , Calmel village disparu dans l’Aude, Calms aujourd’hui Camps sur Agly ) . Il est cadastré Al Carmeill. Du prélatin car = rocher. combiné à un diminutif eill = petit. Ce qui est en harmonie avec les parages de la croix. Nous suspectons eil d’être la phonétique de èl. Voir en 1638 sur Fenouillèdes.fr ou à cette même date à l’article Histoire de ce site.

00:25 Virage aigu avec côté extérieur une remorque citerne DFCI habillée par les broussailles.

  • Deux cabanes méritent une halte et surtout une restauration urgente. La principale comporte deux espaces distincts reliés par un caniveau.
  • Aux alentours, comme au voisinage de la table d’orientation, profusion de blocs erratiques et de de rochers de schiste noir criblés de curieuses alvéoles imbriquées laissant imaginer des bulles de cuisson saisies par un refroidissement brutal ? Ou des maquettes de paysages de dolines. Ces cupules naturelles peuvent être en traînées symétriques habillant toute la roche. Elles font office de points d’eau temporaires pouvant retenir plusieurs litres. Les plus belles sont sur l’album.

00:35 Vous êtes sur un petit plateau, le Plan de la Cour.

  • Vous pouvez admirer deux autres cabanes mais de 15 m² environ chacune en surface utile. Différentes par leur agencement. Celle au bord du chemin est aux 3/4 creusée dans le sol.

00:38 Au passage canadien vous quittez le bitume et le balisage jaune du sentier d’Emilie. Poursuivez tout droit sur le G.R 36.

  • Ces barrières qui se rencontrent dans tous les pacages des Pyrénées au Massif Central, ont été inventées à Sournia par la métallerie Bénezis, visiblement experte en ferronnerie d’art, les rues de Prats l’attestent avec leurs rampes et gardes corps.

Vous voulez voir les gasconnes et leurs veaux de près, venez  de préférence en février mars. Le mieux c’est dans vôtre assiette, les taureaux étant de race limousine la viande est plus savoureuse et tendre que celle de la gasconne pure… livré chez vous :

Elevage Deulofeu – Nieto

00:48 La Pelade haute ( Pelado ) Col, nouveau passage canadien. Suivez la piste après cet obstacle pour troupeaux.

00:53 Panneau forêt communale de Le Vivier. Quittez la piste au profit du G.R 36 qui monte à gauche.

  • Vous longez de près une ligne de crêtes qui offre un panorama saisissant sur le pic du Canigou, le Madres, le Bugarach, la Grande Bleue…
  • Elevage Tixador La Fargasse de Sournia : Les bovins que vous apercevez sont des Charolais, c’est le seul troupeau de cette race jusqu’à bien au delà de l’horizon. Eh oui ! N’en déplaise aux irréductibles à la Senyera, le Vedell catalan et la Rosée des Pyrénées sont communément nés et élevés en sol occitan des bords de la Désix.
  • Les bornes  en schiste noir avec des nombres engravés, matérialisent les limites du territoire de Sounia avec celui de chacun des villages limitrophes.

01:00 Col des Quatre camins, les Quatre chemins. PC 963.

  • En catalan comme languedocien, le premier émanant essentiellement de la langue d’oc, on prononce le N muet comme Sournia pour Sornian , Sornhian.

Au portillon en fer prenez deux fois à droite. Vous retournez ainsi sur la DFCI F60. Le G.R 36 dégringole sous la piste sur laquelle vous restez.

  • De cette dernière on aperçois les hêtres hors gabarit à 40 pas en contrebas de la jonction piste F 60 avec le G.R 36.

Le fait qu’ils soient alignés autorise t – il un rapprochement, sans instruments de taillanderie, avec des arbres à laye en bon François de la Renaissance, c’est à dire maintenus en délimitation parcellaire ?

Photos de 4 des colosses de l’endroit, à prospecter dans un rayon de 200 m à l’entour. Allez sur l’album pour un format grand écran.

01:04 Col de Bente Fride, selon la phonétique le col du vent froid.

  • C’est à dire le cers. En tout cas un joli compromis culturel, le toponyme est bilingue. Ceux purement catalans sont minoritaires autour de Prats. Détail choquant la signalétique rando. est en catalan, nous sommes pourtant sur l’aire culturelle occitane.

Le balisage jaune à main gauche, c’est le sentier d’Emilie, du chemin du fagas.

  • Source et hêtre géant à 15 mn.

Restez sur la DFCI.

01:10 Vous retrouvez le panneau forêt communale de Le Vivier.

01:15 Soit le point 00:48 ci-dessus. Quittez la DFCI F60 et le GR 36 pour le sentier herbeux à sa gauche, la boucle sentier d’Emilie chemin du Fagas.

01:22 La Pelade basse : Sur une crête panoramique deux pistes se rejoignent. Celle filant à droite vous concerne.

  • L’avancée du pin sylvestre ne date que des années 1960, auparavant c’était le domaine des ovins.

Le chemin du fagas se prolonge en descendant sur votre gauche.

  • Hêtre géant et source à 8 mn.
  • Dissimulés dans les cistes argentis ou ciste à feuille de laurier, qui habillent la dite crête, deux abris de bergers aux pierres disposées en X. Rudimentaires mais plus qu’il n’en faut pour se parer du vent de nord ouest, le cers ou du marin.

01:28 Retour momentané par le GR 36 c’est à dire au point de passage 00:38 ci – dessus puis prolongé par le GRP.

02:05 Village. Dès la Pelade, les adeptes du hors des sentiers battus trouveront des raccourcis réduisant sensiblement le temps nécessaire au retour.

Variantes

Accès possible au départ de Sournia en prenant le GR 36 entre le foyer rural et la gendarmerie. En moins de 20 mn vous êtes au Plan de Las Forques. Cependant la déclivité est plus ardue que en venant de par Prats.

A la Pelade basse 916 m franchissez le pont canadien, suivez la clôture sur quelques mètres, au cinquième piquet  tournez d’équerre à gauche   tout en recherchant un panneau directionnel, intitulé Tour des cabanes 3.5 km. Puis suivez cet itinéraire à contre sens. Il vous accompagnera à Prats en 4 km. reportez vous à la fiche sentier panoramique Tour des cabanes.

Plan indissociable de la carte de randonnée I.G.N. 2348 ET Prades.

C : Cabanes en pierre sèche de plus de 15.m². CC : Chemin de Caudiés. Ancienne route médiévale de Limoux à Prades par Caudiés et Sournia. Etoile 1 : 1.Hêtre remarquable : le fagas. Etoile 2 : 5.Hêtres remarquables. Etoile Rouge : Tour féodale. P : Panorama. t : Temps de marche. Tracé Rouge : GR36 chemin de grande randonnée. Tracé Jaune : PR chemin de petite randonnée.
C : Cabanes en pierre sèche de plus de 15.m².
CC : Chemin de Caudiés. Ancienne route médiévale de Limoux à Prades par Caudiés et Sournia.
Etoile 1 : 1.Hêtre remarquable : le fagas.
Etoile 2 : 5.Hêtres remarquables.
Etoile Rouge : Tour féodale.
P : Panorama.
t : Temps de marche.
Tracé Rouge : GR36 chemin de grande randonnée.
Tracé Jaune : PR chemin de petite randonnée.

Sentier de Prats de Sournia à Le Vivier

Les principaux attraits de cette escapade : D’abord les fortifications médiévales de Le Vivier dans le cadre alentour . Une très belle hêtraie avec des sujets remarquables . Des cabanes XXL devant un panorama époustouflant . Sans omettre le Balcon du Fenouillèdes , Prats aux maisons serrées au pied d’une tour féodale unique en Fenouillèdes, une église romane, des espaces Natura 2000 ZNIEFF Garrigues de Sournia entre – autres sites dédiés méritant un coup d’œil.


Ne vous aventurez pas au mépris des recommandations randonnées. de l’article éponyme.


  • Difficulté : Tous publics.
  • Durée : Vous marcherez pendant 03:20 durée fonction des recommandations ci dessus, variantes exclues .
  • Panneautique et Balisages : conventionnels jaune petite randonnée et blanc – rouge sur le GR 36. Trail n° 10 Sud Cathare. GRP en fin de boucle.
  • Abréviation : DFCI : Piste de Défense des Forêts Contre les Incendies .
  • Photos : Choix élargi en allant sur Photos en haut à droite puis recherche des galeries.

Laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative à proximité du Bar piscine. Les DFCI sont étroites, sinueuses et réservées aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

  • Observez les toitures encadrant le virage de la départementale, quand le cers s’ y met, c’est avec conviction. Le cers est le même vent que la tramontane des catalans. Simplement ici vous êtes en Occitanie. Un des pays les plus anciennement annexés par la France, en 1258. Les façades traditionnelles ne sont que de pierres et de terre, les joints en mortier maigre sont  » Modernes « .

00:00 Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fontvieille (prononcez Foun Bielle), la fontaine abreuvoir. Du nom d’une fontaine citée en 1686, sise dans le rec proche. Remplissez vos gourdes. L’ayant dépassée vous arrivez à un nœud de pistes, optez pour la DFCI F61.

00:05 Après le périmètre de protection d’une source, une voie pavée se présente.

  • C’est un des raccordements du village à la route médiévale dite Lo Camin dè Caudiès. Elle serait romaine selon la signalétique à N.D de Laval. Cet axe important, la strada confluenta reliait Carcassonne à Elne via Limoux, Caudiès, Sournia, Prades et Thuir.

Restons sur le bitume, traversons un ruisseau, la piste s’élève légèrement jusqu’à une bouquet de cèdres.

00:08 PC 680 soit point cartographié 680 m d’altitude.

  • Un superbe panorama. En la matière vous n’en êtes que au hors d’oeuvre. Dans vôtre dos, sa majesté le Canigou vous surveille. Dans la même direction mais au premier plan on aperçois une chapelle, qui sera pour le retour.
  • Perspective sur la « frontière » de Charles le Chauve, l’imposante muraille des Corbières qui barre l’horizon au nord et la Marche d’Espagne. Une dynastie comtale, de la lignée d’un cousin germain de Charlemagne, va régner sur le Fenouillèdes et ce qui deviendra la Catalogne nord et sud, jusqu’à la fin des années 1100. Tout en ayant l’obligation de prêter serment d’allégeance aux rois de France. Une de ces clefs de l’histoire omises de part et d’autre des Pyrénées catalanes par ce qui ressemble à un lobby de la Senyera, le drapeau sang et Or. Lequel fut adopté en ce temps là par Raymond Béranger IV ( En remplacement de la croix occitane et pour s’en démarquer ? ). Toute histoire impliquant les doigts d’un empereur dans le sang de Wilfred le Velu, un des plus célèbres marquis, est une pure tromperie qui participe d’un négativisme de la même origine que ci dessus.

00:13 On atteint un croisement, on continue à droite.

00:17 Une nouvelle cabane s’offre à vous. Comme la précédente considérons la modeste au regard de ce qui nous attend. On contourne les sources captées du Prats d’en Pezilla pour arriver à un second passage canadien.

00:19 Las Corbes : Qu’es aquò ?  Aucun lien autre que paronymique avec le corbeau et dans les deux parlers.

  • Une corbe est un ruisseau saisonnier, on en rencontre un  à cet obstacle pour troupeaux. Dans le même sens on a Corbières.

Passage canadien et fin de route revêtue. Suivons un bout du susdit Camin de Caudiès.

00:23 PC 759 Col de Guza. A la bifurcation suivante on quitte cette route historique en s’orientant vers les cortals.

  • Ce mot languedocien désigne une bergerie.
  • Perspective sur le Canigou en toile de fond de la serre de Sournia, photo ci – dessous.
Le Canigó vu du Col de Guza.

00:31 La cabane de los Agradanos. De agrada = beau, agréable, plaire et anos = le lieu, le site. Hormis cette approche, E.Bordes relate dans sa monographie une version coquine en phase avec l’endroit couru par les bergers. Un toponyme simultanément catalan et occitan. Cependant le pronom los = les, certifie que cette dernière origine est la bonne. Sinon en vieux français Agrader est synonyme de fertiliser.

  • Nôtre regard s’accroche sur l’oratoire sommital du Calmeill PC 781, plus exactement sur la croix de mission. Il est cadastré Al Carmeill. Du prélatin car = rocher. combiné à un diminutif eill = petit. Ce qui est en harmonie avec les parages de la croix. Nous suspectons eil d’être la phonétique de èl. Autres sens en pages toponymes. Voir en 1638 sur Fenouillèdes.fr ou à cette même date à l’article Histoire de ce site .

00:33 Nous voilà au pied d’une cabane dont les lauzes de la toiture ont disparu. Plus nous avançons, plus ces édifices de bergers sont vastes… Laissons la DFCI au profit d’une draille encadrée de buis.

00:35 Cabane de la Pelade à la porte des alpages. Une des plus grandes des environs et avec deux entrées. Le sentier continue à grimper. Toutefois ce sera bref, de plus vous auriez tort de vous décourager au vu de ce qui se profile.

00:40 La Pelado, un autre lieu bien nommé, du moins jusques dans les années 60. C’était le domaine des ovins. La grimpette torride est un lointain souvenir. Suivez la crête jusqu’à la clôture à l’altitude 916 m. où la pelouse rase et sèche fera le bonheur des botanistes.

  • Panorama  : le Pic de Bugarach au nord, les Corbières jusqu’au littoral audois, la grande bleue de Leucate à la baie de Rosas, les Pyrénées…
  • Au totem directionnel, altitude 916 m, vous êtes orientés vers un hêtre remarquable dit Le Fagas de 3.50 m de circonférence, dans les années 1980.

 Toutes les charpentières feuillées sont émises par un unique tronc.

00:48 Le Fagas du Bosc d’en Baillette : Classé arbre remarquable en mars 2014. Changement de décor soudain, nous sommes passés d’un paysage à l’horizon sans fin à la haute futaie. Optez pour le sentier discret, dissimulé sous un épais matelas de feuilles, longeant un ruisseau, le Ravin du bois . Balisage local rouge souvent effacé, une pastille avec un tiret accolé. Ainsi jusqu’à Le Vivier.

Le sous – bois aux millions de jonquilles  en introduction, c’est non loin du hêtre remarquable vers l’ouest. La photo n’est qu’un détail de l’emprise de ces bulbeuses laquelle signe un milieu préservé depuis plusieurs siècles.

01:05 PC 643 Le Camp del Bosc :

  • Un joli bassin ovale en pierre noire confirme l’existence d’un jardin autrefois. Dans le pays ces réservoirs sont dits oralement gourgues. La roche est un schiste à double métamorphisme.
Gourgue Camp del Bosc
Gourgue Camp del Bosc. > art. Toponymes

Le sentier s’est mué en piste, la DFCI F48. A quelques dizaines de mètres en aval du captage, tournez à droite.

01:24 En périphérie de Le Vivier un croisement avec une boite aux lettres, la F48 s’unit à une voie charretière, le GR 36 qui remonte la combe de la Colobrière et nous avec. Mais il serait stupide de ne pas s’octroyer une escapade au village, avec un si beau tableau paysager devant soi.

01:30 La DFCI F48 nous a accompagné sur la place du village attenante à la route de Sournia.

  • L’église Saint Roch a été édifiée dans la décennie 1950.
  • Le Château est de 1604. Les remparts sont probablement très antérieurs, ils ont été datés du VIIe siècle. Les Du Vivier seraient issus d’un proche de Louis le Débonnaire = Le Pieux ou de son frère Pépin, un descendant de Le Bref. Le Pieux aurait séjourné en ces lieux. Comme le prince de Condé = Louis II de Bourbon en 1640 et d’autres personnages illustres. A lire Fenouillèdes N°12 histoire et description du château en 1890 alors qu’il n’était pas encore ruiné.

Retour au croisement 01:24, mais en restant sur le GR 36. La colline aride qui barre l’horizon sur le versant opposé du vallon, c’est Sarraute. Elle a donné son nom à une branche des Du Vivier.

02:00 Où l’on rejoint la DFCI F48. Elle fait très brièvement trace commune avec le GR 36.

Source de la Colobrère à la St Jean 2020.

Si vous souhaitez abréger, le Camp del Bosc est à 7 minutes à gauche. Dans le ravin une des sources saisonnières de la Colobrière,prononcez Couloubrière,ça vient de couleuvre,mais elles aussi ont déserté ces lieux.

Les Moles = les meules PC 694, juste avant d’atteindre ces bergeries, le GR 36 redevient un sentier.

  • En le suivant on passe rapidement de l’étage du châtaignier à celui du hêtre. Le sous bois ressemble à s’y méprendre à celui en aval du Bosc d’en Baillette, c’est dire sa magnificence. Des plateformes de charbonnières y sont également légion.

02:30 PC 963 Col des Quatre Camins , les Quatre Chemins .

  • En catalan comme  languedocien, le premier étant essentiellement une émanation de la langue d’oc,  le N final est muet , Sournia est la phonétique de Sornian, Sornhian.
  • Juste avant d’arriver à la DFCI F 60, série de 5 / + hêtres imposants encadrant le GR 36 , les troncs oscillent autour de 6 m de circonférence. Prospecter dans un rayon de 200 m. permettra de découvrir d’autres colosses. Photos sur la fiche rando. dédiée.

Aussitôt après avoir traversé la voie forestière DFCI F 60 vous parvenez à un portillon sur une barrière pastorale à même le col. Sans qu’il soit nécessaire de franchir les barbelés ( Sinon assurez vous de l’absence de taureaux ) suivez les vers l’Est. Le G.R 36 et le Tour du Fenouillèdes sont jumelés.

  • PC 992: Vous longez de près une ligne de crêtes qui offre un panorama saisissant sur le pic du Canigou, le Madres, le Bugarach, la Grande Bleue…
  • Elevage Tixador La Fargasse Sournia : les bovins que vous apercevez sont de race Charolaise, c’est le seul troupeau de charolais jusqu’à bien au delà du Pech de Bugarach. N’en déplaise aux irréductibles catalans, leurs Vedell catalan et Rosée des Pyrénées sont communément nés et élevés gabachs ! Pour peu on pourrait labelliser Pays Cathare…
  • Les bornes avec des nombres engravés dans la roche noire, matérialisent les limites du territoire de Sournia avec celui de chacun des villages limitrophes

02: 37 Panneau forêt communale de Le Vivier en réintégrant la DFCI 60 toujours vers l’Est

02:42 La Pelade haute ( Pelado ) Col,passage canadien. Suivez la piste après cet obstacle pour troupeaux. On entre chez les gasconnes du GAEC Deulofeu . Veillez à ne pas les perturber, la gasconne ça cogne!

  • Ces barrières  qui se rencontrent dans tous les pacages des Pyrénées au Massif Central, ont été inventées à Sournia par la métallerie Bénezis. Les réalisations en fer forgé qui ornent les rues de Prats sont de la même origine.

02:52 Au passage canadien le GR 36 et le GRP Tour du Fenouillèdes reçoivent les itinéraires du sentier d’Emilie dit Le Chemin du Fagas et celui du PR Tour des Cabanes. Poursuivez tout droit sur le GR 36.

  • Vous voulez voir les gasconnes et leurs veaux de près, venez de préférence en février mars. Le mieux c’est dans vôtre assiette, les taureaux étant de race limousine la viande est plus savoureuse et tendre que celle de la gasconne pure…  livré chez vous. fenouilledes.com/pratsdesournia.php?static4/vie-locale,  marc.deulofeu @ orange.fr
Veille de transhumance en direction du Calhau du Madres.

02:55 Le Sarrat de la Carrette ou Plan de la Cour. Un petit plateau aux près de fauche.

  • Deux magnifiques cabanes. La première est caractérisée par deux pièces en enfilade.

03:06 Virage aigu avec côté extérieur une remorque citerne dans les broussailles.

  • Juste avant à main gauche deux cabanes méritent une halte et surtout une restauration urgente. La principale comporte deux espaces distincts reliés par un caniveau.
  • Aux alentours sans exclusive concentration de blocs erratiques et de rochers de schiste noir criblés de curieuses alvéoles imbriquées, laissant imaginer des bulles de cuisson saisies par un refroidissement brutal ? Ou des maquettes de paysages de dolines. Ces cupules naturelles peuvent être disposées en rangs symétriques et habiller la totalité de la surface disponible. Elles font office de points d’eau temporaires pouvant retenir plusieurs litres. Filon suivant à la croix de mission du Calmeill. > Album photos.
Alvéole

03:11 Le Plan de las Forques, le Pla de las Fourques phonétiquement.

  • Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses. En savoir plus avec la fiche Tour des Cabanes.

On laisse le GR 36 et le Camin de Caudiès qui descendent sur Sournia, se maintenir sur le GRP.

  • Une escapade à l’oratoire du Calmeill – Tables d’orientation s’impose. Second conseil, voir la  chronologie historique du Fenouillèdes à la date 1638. La piste nous conduit en balcon du vallon de Font Barbix et ses prairies d’herbe grasse. Cette conque ressemble étrangement à un lac glaciaire dont la digue aurait cédé.

03:21 Lo Prat dels Eissilhaments,

  • Le Pré des Supplices et sa chapelle. Intersection de chemins ancestraux.
  • Depuis le dernier virage nous progressons sur une carrairasse, en graphie occitane. Une antique voie de transhumance.
  • Dans les buis derrière la chapelle, un pavement qui serait romain selon la tradition locale. Laquelle omet que nos pas foulent ceux des templiers. D’une certaine façon ils tenaient tout le canton de Sournia.
  • Le nom du lieu dit explique peut être la présence d’une chapelle. La tour farahon fut la prison de la baronnie de Joch Rabouillet au XVIIIe siècle. C.Bordes. Les seigneurs de Rabouillet donc de Prats détenaient la Haute Justice, voir l’article histoire en 1612.

A la chapelle libre à vous, soit de filer droit vers la cave coopérative, soit de rester sur le GRP vers le farahon et la découverte du village avec en point d’orgue de cette escapade un arrêt prolongé au Bar piscine situé à proximité du parking direction Sournia.

Le château de Le Vivier et ses remparts.
Le château de Le Vivier et ses remparts.

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Variantes

Raccourcis hors balisages de Prats à Le Vivier.

A / Via Bellegarde et Frederac.

Laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative. Les DFCI sont étroites, sinueuses et réservées aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

00:00 Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fonvieille . L’ayant dépassée vous arrivez à un nœud de pistes, optez pour la DFCI F 61.

00:08 PC 680 soit point cartographié 680 m d’altitude.

  • Un superbe panorama. En la matière vous n’en êtes que au hors d’oeuvre. Dans vôtre dos, sa majesté le Canigou vous surveille. Dans la même direction mais au premier plan on aperçois une chapelle, qui sera pour le retour.

00:13 On atteint un croisement, on continue à droite.

00:17 : Une nouvelle cabane s’offre à vous. Comme la précédente considérons la modeste au regard de ce qui nous attend. On contourne les sources captées du Prats d’en Pezilla pour arriver à un second passage canadien à la fin de la route revêtue.

00:23 PC 759 Col de Guza. A la bifurcation suivante on s’oriente vers les vestiges de cortals.

  • Ce mot languedocien désigne une bergerie.

Cette section de 23 mn est décrite au début de cet article .

Peu en amont des ruines, dans un léger coude de la DFCI F 61, il faut s’aventurer à droite , à hauteur d’un rang de chênes rouvres sur une trouée ouverte par les chasseurs. Quand la pente s’infléchit brusquement le sentier vire à gauche et d’emblée à droite en s’enfonçant dans le maquis. Continuez tout droit au nord.

00:36 Plateau de Bellegarde

  • Une fromagerie et son éolienne.

Poursuivez à droite sur le chemin qui borde le pré , puis descend brutalement en desservant des bergeries qui étonnent par leur nombre.

00:42 PC 570

débouché sur un axe en meilleur état. N’allez pas à droite.

00:57 Esplanade du château de Le Vivier, St Roch vous accueille.

Prendre la rue de la Coste , dallée en schiste. A son débouché, une fontaine fort opportune, son bassin est colonisé par des larves de phryganes.

00:1 Place du village, attenante à la route de Sournia, la RD 7.

B / Arrivés sur le plateau de Bellegarde avancez dans la direction contraire à la précédente A.

00:41 PC 643 Camp Del Bosc: Suivez la DFCI 48 comme le cours de l’eau. Vous parviendrez à la RD 7 dans un délai équivalent à la solution A . La pente est plus progressive.


Ce plan est à agencer avec celui de l’article Sentier Panoramique Tour des Cabanes dont il est une extension, légende comprise. Il complète la carte de randonnée IGN 2348 ET Prades laquelle vous est indispensable. Trait rouge : Tracé commun G.R 36 et Tour du Fenouillèdes. Trait orange : Vôtre itinéraire. Flèches jaunes : Sens de progression. Etoiles jaunes 1 et 5 : Hêtres remarquables, groupe de cinq plus isolé. Etoile rouge : Château de Le Vivier. Tirets discontinus : Sentier. Pastilles bleues : Fontaine, source. 00:52 : Temps de marche additionnel. F.60 : Numérotation piste DFCI. M : Menhir phallique, retenue collinaire. TDF : Tour de pays de Fenouillèdes. SPC : Sentier panoramique Tour des cabanes. IRV : Itinéraire rando Vira. Voir descriptif article Sentier de Prats à Vira. P : Principaux points panoramiques ou pittoresques. SCV : Ancienne cave vinicole. Point de départ et d’arrivée. Parking. PISC : Piscine municipale surveillée. 426 et 992 : Altitudes extrêmes.

Il n’est pas interdit de penser que Bellegarde dérive de Gardie, Gardiole ou Guàrdia comme Bella guàrdia en catalan . Des guets des IX  / Xe. De plus le PC 675 est occupé par un respectable tas de pierres. L’antique Camin De Caudiés ( Limoux , Saint Louis , Le Vivier , Prades ) passait à proximité . Entre tout un poste sentinelle du château ne serait pas saugrenu.