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HISTOIRE de Prats de Sournia

Mis à jour le 11 09 2022 / Pépite du procureur de la République en 1872 / En cours périmètre des unions matrimoniales 1678 à 1792.

 

Il serait civilisé que ceux qui puisent dans cet article, pour publication lucrative ou pas, aient le savoir vivre soit d’indiquer leur source soit de faire un lien, merci.

Photo en – tête agrandie sur l’album.

  • Quelques personnalités liées à Prats et villages limitrophes, énumérées sans exhaustive à la date 1936. Vous trouverez d’autres grands noms épars dans ci après.
  • Pour connaître le contexte historique correspondant à chaque événement, consultez Fenouilledes.fr
  • Les patronymes sous l’Ancien Régime avec leur origine géographique, en fin d’article.
  • Les migrations de population depuis le XIV è. siècle : Aux dates 1651 et 1737 puis la note Démographie à la suite de la précédente.
  • Prats est à un carrefour de chemins, en ne retenant que les 3 principaux : A 1 km orthodromique de la Strada Confluenta, la route romaine Carcassonne – Elne, l’ex Castrum Helenae. Sur une carrairasse ou carreirasse ( Carrerasse en catalan ), un chemin probablement plus ancien , le terme désignant un itinéraire de transhumance. Une légende locale le fait exister déjà au III è. siècle. Enfin une route Narbonne – Tuchan – Estagel – Prades donc France – Aragon suit le cours de la Désix.

4500 à – 2500 : Au temps des cromlechs. Les éléments antérieurs aux romains sont sur Accueil Balcon du Fenouillèdes.

672 : Wamba roi Wisigothique de Tolède prend Clausura Sordonia* l’année de son couronnement. En se rendant à Narbonne dans le cadre d’une expédition contre le duc Paul de Septimanie qui avait fait sécession. Il s’était fait sacrer roi, en profitant d’une mission confiée par son suzerain pour le trahir. Clausura Sordonia pourrait être Sournia ?

* Sordonia de Sordons, peuplade du littoral, rivesaltais, Agly inférieur au cours du premier millénaire avant J-C. A nôtre humble avis à Sournia c’étaient plutôt les Consoranis.

Consoranis date 77 apr. JC.

D’autres villages que Sournia sont suggérés, tels que Les Cluses, Céret, l’oppidum de Salvaterra à Opoul, vers 680  Julien évêque de Tolède  y situe Sordonia dans ses écrits basés sur la foi de témoignages. Toutefois les sondages archéologiques de 2001 n’ont rien révélé d’une occupation correspondante à l’Antiquité Tardive pas plus que d’époque protohistorique. Toujours en se référant au manuscrit du métropolitain de Tolède mais à propos de Les Cluses, Jean Marie Cassagne dans Les noms de lieux des Pyrénées – Orientales : Castrum quod vocatur Clausuras soit Le château qu’on appelle Clausuras.

Il existe de nombreux récits plus ou moins ressemblants. En voici un échantillonnage :

  • Wamba lance trois corps d’armée à l’assaut de Llivia en Cerdagne, de Collioure sur le littoral, des Cluses enfin. La triple offensive permet à Wamba de s’emparer du duc Paul, réfugié à Nîmes dans les arènes. Ce noble hispano-romain avait soulevé le nord est du royaume goth… Raymond Sala.
  • Wamba occupe la Clausura Sordonia (Opoul ?) au cours de son expédition victorieuse contre Paul, duc de Septimanie. Paul avait été proclamé roi par Ranosind duc de Tarragone. C’était une sécession face au royaume Wisigoth installé à Tolède… Gérard Bile
  • André Carol dans un récit très documenté dont nous produisons un modeste condensé, ajoute que les trois colonnes de Wamba se sont regroupées vers Elne ou Château – Roussillon. Ensuite son armée s’est dirigée sur Narbonne, conquise par son pair dissident, avec l’appui des rebelles qu’il devait combattre, avant de s’y faire sacrer roi par l’archevêque. Mais Paul s’était enfuit à Nîmes…

700 – VIIIe siècle : Incursions berbères, les auteurs affirment que les mauresques n’ont pas pénétré en Fenouillèdes. Mais monsieur Paul Marcerou connu et apprécié de tous pour son savoir historique local, racontait que deux seigneurs aux noms à consonance de cette origine furent impitoyables avec les villageois ?

800 – IXe siècle : construction des églises pré-romanes. Caractérisées par leurs arcs outrepassés, évoquant un fer à cheval. Un temps assimilé au style Mozarabe. Asymétrie à gauche de l’abside quadrangulaire par rapport à l’axe de la nef. En allusion à la tête du Christ penchée sur son épaule droite. Sainte Félicité est de cette époque, tout comme Saint Michel de Sournia aux deux églises jumelées, Sainte Eulalie à Le Vivier ou Saint Barthélemy de Jonquerolles rattaché à Bélesta.

Ce type d’architecture a été introduit par les Wisigoths puis repris par les musulmans à la faveur de leur conquête de l’Espagne.

Saint Michel : la nef à abside voûtée serait postérieure et le pan de mur contre l’église primitive, un vestige de farahon.

Sainte Félicité située In castellione figure en 1011 sur une bulle de Serge IV, dans les possessions de l’abbaye de Cuxa. In castellione fait vraisemblablement référence au château de Saixa.

934 : Mention de  » Prats en Fenouillet  » dans une charte de donation à l’abbaye de St Martin Lez. Extrait de la page Prats de Wikipédia, la référence 3 ne correspond pas.

941 : Charte de donation à St Martin Lez, Pezilla y est cité comme étant compris dans la juridiction de Prats. L’olivier et la vigne sont présents. Sur la page Pezilla de Wikipedia, même observation quand à la référence.

989 : Saixa ou Saîcha Première mention du château dans un acte de donation à l’abbaye de Saint Martin Lys par les nommés Sizibaut et Ermitrud. Aucun vestige n’est parvenu jusqu’à nous. Il devait se situer à l’endroit de l’oratoire en montant de Roquevert par le pont des chèvres non loin de l’église pré – romane Saint Félicité de Carthage. Sinon un lieu dit Catla, en catalan Catlla = château, à environ 1km au nord à l’extrémité opposée de l’à-pic. La forme occitane avec un L unique synonyme de Calha, n’a en elle même aucun intérêt ici. Elle s’applique à la caille, à défaut à la truie.

Les Saîcha apparaissent dès 1240 en Aragon, actuel Conflent, principalement à Paracols et à Fuilla. C’est à dire en pleine tourmente des faidits, les chevaliers hérétiques spoliés par la croisade des barons du nord.  Ce toponyme cacherait il un Saixas ? Ce dernier s’approche de la forme médiévale de Saissac, Pierre IV de Fenouillet et de Saissac célèbre notamment pour avoir été exhumé par l’Inquisition en 1262. Interprétations toponymiques plus complètes sur l’article dédié.

Vers les IXè – Xè siècles : Les sites suivants affirment que Prats avec Rabouillet et Trévillach étaient en ce temps là des dépendances de Sournia, sans apporter les références tant attendues et c’est dommage. Que faut -il en déduire, réalité historique ou raisonnement circonscrit à la portée de tel clocher? D’autant que André Carol historien de Sournia et ses confrères les plus pointus en la matière sont muets sur ce sujet. Des assertions analogues relatives aux 14è et 16è siècles sont démontées dans les pages correspondantes de Fenouillèdes.fr, Chronologie historique.

1000- XIe : Fondation des castras.

13 août 1140 : Guillaume de Rabouillet et Pierre de Rabouillet sont co – seigneurs de Rabouillet, de Pézilla et de Prats. Ils donnent au Temple des terres au territoire de Pézilla et en reçoivent à titre de viager le moulin de Cinta ( Font Marie à Roquevert ) situé au même territoire. Ah ces historiens Catalans , l’un de ces casaniers l’a agrégé avec leur Pézilla de la Rivière ! Amalgames de la même veine à la date 1890.

03 juillet 1141 : Udalgar II vicomte du Fenouillèdes donne une forêt à la milice du Temple. Différents seigneurs étaient témoins dont Raymundi de Pratis. Autres donations aux Templiers, parmi lesquelles le bois de Matapenista* à Arsa, l’année suivante en présence de ces personnages, en échange de un mulet, une vigne et du domaine de Gaubert de Prugnanes. Recueil des chartes de la maison du temple du Mas Déu Vol. 1, thèse de Rodrigue Tréton.

A Prats un lieu dit les Commandeurs titille la curiosité. Y aurait il un lien avec ceux de Centernach  » St Arnac  » ou plus logiquement de la  » préceptorie  » de Corbons.  » Corbous  » alias Ste Marie de Porva en 1141 date à la quelle il fut acheté par le temple. Le Cartulaire Général du Temple du marquis d’Albon et de E.G. Léonard édité en 1912 parle de commandeurs à propos de Corbos. Une  » préceptorie  » est une succursale de commanderie, ici celle du Mas Déu.

G.Gavignaud Fontaine cite Prats, dans une énumération de bornes avec la croix templière. Cela nous a été confirmé par une autre source autorisée.

*Apparaît en fonction des écrits MATAPERUSTA ex cantons de St Paul ou de Latour.

13 juillet 1146 : Arnaud Pierre de Pézilla se voue à l’Ordre du Temple et lui donne ses biens à Pézilla et à Prats en territoire de Douzens. Source : Marquis D’Albion. templiers.org.free.fr/chartes

1100 – XII è. siècle : Annie de Pous fait part d’une famille de Prats en :

  • 1142 Ramon de Pratis, relevé dans le fonds Moreau de la bibliothèque nationale. Ce chevalier était vassal d’Ulgardar II vicomte de Fenouillet.
  • 1192 Berenger de Pratis, d’après le liber feudorum major, cartulaire royal des archives de la couronne d’Aragon, Barcelone 1947.

Selon les dernières théories en vigueur le farahon aurait été érigé à la fin du XII è ? Mais …Retours sur  Fenouilledes.fr au XII è. et sur l’article Tour de ce site.

01/1178 : Pierre de Domanova époux d’Ermessenda de Millas  familier de la cour d’Alfons II , généreux donateur à l’ordre du temple de Jérusalem en 1157 – 1158, seigneur de Centernach, complète ses dons depuis Tautavel avec ses alleux et territoires de Prats, Pézilla et Pressillas , ses armes et son cheval, sinon à défaut sa meilleure mule. Charte de Fontfroide extraite du Recueil des chartes du Mas Déu, thèse de Rodrigue Tréton, page XXIV du lien à la date 1141.

11/05/1258 Traité de Corbeil : Scelle l’appartenance définitive du Fenouillèdes à la France mais la frontière est fixée sur les crêtes sud de Campoussy – Rabouillet. Pour en savoir plus fenouilledes.fr même date.

1261/1277 : Pere de Llupia commandeur de Corbons. D’après R. Tréton c’est le dernier connu  des filiales du temple en Fenouillèdes. Le 23/11/1277 il est promu procureur et syndic du Mas Déu.

1334 : Des Pesillà* au village disparu de Sequere. Ce qui en fait par sa constance, un des plus anciens patronymes des environs.

* Selon la graphie d’Ille et d’Ailleurs n° 10.

1371 : N. Raymonde de Donnadieu seigneuresse de Prats. Les De Peyrepertuse étaient implantés à Trévillach en 1335 avec Seguier fils de Guillaume, Cucugnan, Fontcouverte, Perles, Soulatge depuis 1345, en 1371 au château vieux de Sournia, Thile, avec Guillaume de Peyrepertuse baron de Rabouillet, la désignation  » La baronnie  » apparaît en 1369. Prats aurait appartenu à ce dernier, père de Bernard Bérenger. Biographies Capeille page 459 et suivantes. Si ce lien venait à être empêché allez sur la Page d’accueil des Biographies à la lettre P ( Pa à Per ).

Guillaume qui réside en terre catalane n’a pas pu prêter hommage au roi de France, cependant il ne sera pas inquiété sur décision du sénéchal… Synthèse n° 10 D’Ille et d’Ailleurs.

1379 : Mention du moulin de Ste Marie à Roquevert et d’un sentier qui va à Sournia en traversant la  » Rectorie  » de Sté Félicité. D’Ille et d’Ailleurs n° 10. Ce moulin semble être celui dit de Cinta en 1140.

1396-1410 : Bernard Bérenger de Peyrepertuse, fils de Guillaume, est seigneur de Rabouillet, Prats, Roquevert, Séquere, Trévillach. Huissier d’armes à la cour du roi Martin d’Aragon . Marié à Constancia de Perellos (Perillos) vers 1401, laquelle se déclare veuve en 1413. De cette union ils eurent Guilhem seigneur de Rabouillet mort vers 1426, Bernard Beranger, Marguerite, Léonore, Constance. Guilhem reconnaîtra son fief au roi de France. D’après le n° 10 D’Ille et d’Ailleurs, Bernard Bérenger est déjà seigneur en 1363. mediterranees.net/biographies/capeille/

21 décembre 1427 : Hommage rendu à Charles VII au consistoire du château de Carcassonne par N (noble) Bernard de Peyrepertuse frère et héritier de noble Guillaume de Peyrepertuse, chevalier mort à la guerre contre les anglais, baron de Rabouillet, est seigneur de Prades (Prats ?), Trillan, Perles, Saquiéres, Roquevert, Cucunham (Cucugnan ?), Conosoli (Counouzouls ?), Cursole, Solagio (Soulatge). Avec Albert Bayrou Bernard devient Bertrand.

1480 : Guillaume de Peyrepertuse, marié à Antoinette, est seigneur de Rabouillet, probable fils de Bernard.

Carte baronnie transfrontalière de Joch – Rabouillet.

1503 : Gaston de Peyrepertuse est seigneur de Saint Paul et de Prats d’après A.Bayrou. L. Fedié le représente comme étant un des plus grands personnages de la province, il est seigneur de Rabouillet, Trilla et Prats. René Quehen remplace Prats par Prades, dans le pays de Fenouillèdes. Il ajoute qu’il fut accusé d’avoir favorisé l’armée de Ferdinand en la fournissant en blé et autres vivres.

Albert Bayrou dans le même ouvrage Fenouillèdes – Diocèse d’Alet ajoute : N. François de Peyrepertuse sans préciser son titre pour Prats, Roquefort, Saquiére (Sequére ?), Trévillac.

Gaston de Peyrepertuse est né de Bruyères de Chalabre, Pierre de Voisins offrit Chalabre à Pons de Bruyères vers 1450. Issu du mariage de Constance de Peyrepertuse fille de Guillem ci-dessous avec Roger de Bruyères en 1452. Gaston un des fils de Constance eut à relever le patronyme de Peyrepertuse, la lignée s’étant éteinte avec son grand père Bernard qui avait eu deux filles, Constance et Jeanne. C’est Guillem fils de Bernard qui désigna Gaston pour être son héritier.

D’après son dénombrement de 1503, N. François de Peyrepertuse un des enfants de Gaston de Peyrepertuse est seigneur de Rabouillet, Roquefort*, Roquevert, Séquére, Trevillach et Prats. Fontcouverte constitue alors une sorte d’enclave tenue par la maison De Mage. En réalité François étant enfant, c’est son oncle de Bruyères qui dénombra par procuration.

* Roquefort en Roquefortés, plateau dominé par le Pic de Madres.

06/11/1510 : Mariage à Sournia, voir à la date 1656.

17 septembre 1537 : Les espagnols rasent Sournia entre autres villages du Fenouillèdes et du Pays de Sault.

1558 : François de Peyrepertuse de la baronnie de Rabouillet est seigneur de : Soulatge, Roquevert, Sesquières, Trévillac, Connoset, Cucugnan, Treillac.

Mention du château de Prats : Consultez l’article Tour à signaux.

1590  Y en avait déjà à Prats :  Jean Sibieude né en 1590 marié à Anne Jouliane 1590 Prats – 1680 Prats, Jeanne Fabresse mariée à Antoine Pons.

Le suffixe ane est un occitanisme à interpréter ici par : Fille de Joulia.

27 septembre 1594 : Le mailhol de Mòssen Perillou (  Perilhou, Perillos? ), Bernard Péricon dans Fenouillèdes n° 23. Le languedocien mailhol désigne une jeune vigne greffée, qui n’a pas encore été vendangée. Mòssen est aragonais et catalan, il correspond à père au sens religieux. Il faut là faire référence à Bernard Caillens : Terme d’origine médiévale avec lequel on citait les chevaliers d’abord puis les personnes honorables. C’est en quelque sorte l’équivalent de messire. Ici il s’agit d’un prêtre, de la vigne du curé.

Sibieude ( Sebieude ) Guillaume : Le baile, représente le seigneur, juge seigneurial selon l’Alibert, éventuellement le fermier de ses terres. La charge n’est pas héréditaire mais souvent le fait de familles ayant atteint un bon niveau d’instruction. Prise de fonction après avoir prêté serment devant le juge local. Ses attributions principales :

  • Les délits de dépaissance et le droit de pignorer, soit la saisie du troupeau en cause.
  • Vols, coupes de bois illégales, répression du braconnier, veille au respect des criées de justice…

Sibieude ( Cebieude ) Luc et Lauzière Jean : Les consuls ou capitouls. Parenthèses = Graphies du XVI è..

Les patronymes représentatifs de Prats, sur une note en fin d’article.

Le mandat du 1er consul et de son adjoint durait un an reconductible car cette charge entre deux feux n’était pas faite pour attirer les candidats. Ce maire façon Ancien Régime se doublait d’un percepteur local, il avait la responsabilité de la fixation de l’assiette et la gestion des biens de la communauté, au XVIII è. siècle il était officier de police. Le premier consul appartenait au premier des trois bras, c’est à dire issu des plus aisés  de la communauté, bourgeois ou riche propriétaire. Le second était choisi chez les métayers des nobles ou des bourgeois Le protocole de l’ élection variait selon l’importance de la paroisse, elle se déroulait en la présence active du baile.

Vous voulez en savoir plus sur quelque sujet que ce soit, des pages de liens sont à votre disposition via fenouillèdes.fr

1596 : Deux analyses contradictoires d’érudits locaux de la fin du XIX è.

Version Louis Fédié, Conseiller Général de l’Aude : Henri IV donne la seigneurie de Rabouillet, Trilla, Prats à P. du Vivier capitaine commandant de Puilaurens qui sous les ordres du duc de Joyeuse avait remis ce château aux officiers de la couronne. Le nouveau seigneur fit restaurer en partie l’antique château de Rabouillet et en fit un simple manoir.

Version Joseph Armagnac, notaire à Caudiès : Seigneurie de Rabouillet donnée par Henri IV à Henri Montsarrat du Vivier pour l’avoir reprise aux Espagnols.

On considère de nos jours que les De Montesquieu tenaient à cette date (Counouzouls et un partie de St Louis) Trilla depuis 1479. Pour ce dernier accordé par le roi sous prestation de serment, suite au mariage du seigneur de Coustaussa, Antoine de Montesquieu avec Jeanne de Peyrepertuse fille de Bernard en 1458. Ainsi Cucugnan et Soulatge passèrent à son époux. Leur fils François épousa en 1485 Catherine du Vivier. les enfants de Jeanne et de sa soeur Constance s’affrontèrent longtemps en justice pour la seigneurie de Prats et d’autres legs.

1597 : Naissance en la viguerie de Caudiès de Anthoine Capella* dit Lo Vièlh c’est à dire Le Vieux pour être le plus ancien identifié de la lignée des Capela de Prats. Mais d’où venaient – ils ? La question reste posée, cependant il apparaît que les Capela d’une fratrie de Prats des années 1600 portent six prénoms ou plus identiques à ceux de Montauban et de Saint Sulpice 82 aux XV et XVI è. siècles, on relève déjà entre ces derniers un notaire et un prêtre. Ce patronyme aux multiples significations occitane, latine, ibérique est présent sur toute cette aire culturelle, Baléares comprises, à – priori bien avant le Balcon, sinon il est anciennement attaché à Quérigut ** , Limoux, quand à ceux de Quillan ils descendaient de Prats. Cette famille aurait- elle un ADN De Gellone et Carloman, ce qui tout en se cantonnant au Fenouillèdes impliquerait déjà de nombreux patronymes ? genealogie.dalbiez.eu

Il ressort des investigations généalogiques de Nany Maury, que cette famille était aux XVII et XVIII è. siècles liée au clergé, à la bourgeoisie de Quillan ( Maleville ), à la noblesse, apparentée à celle de Rabouillet ( D’Albiès, Dalbiès… ). Comme on le verra plus loin elle fut, à plusieurs titres, influente en Fenouillèdes et saura séparer le bon grain de la Révolution. Il va ressortir qu’ elle a compté de très gros propriétaires, même en transposant leurs biens au XXI è. siècle.

* Avec dans les documents officiels examinés, couvrant la période du XVII è. à nos jours:  Capellia, Capeillia, Capelane, Capeliane, Capella aux XVI – XVII è.  Capeilla, Capelha, Capelia, Cappella, Capellet – Capelet ( Surnoms ), et Capela et sa phonétique Capéla au XVIII è. Variantes chez un même curé et de l’un à l’autre. ** Déjà sur les registres BMS au XVII è..

Sans quitter cette lignée, la graphie suivante extraite de Généanet:  Capele.   L’ennui avec Généanet est que l’on y trouve de tout, une même personne porte couramment une des formes patronymiques ci – dessus différente d’un généalogiste ( Ou présumé tel …) à l’autre.

Raphel Solère 1610 – 1685, maréchal de forge. Aucune omission sur le prénom.

09 février 1612 : Pierre de Perapertusa fils de François (1591-1624) désigna Gaston d’Aniort seigneur de Caramaing, pour exercer en son nom toute juridiction* dans les lieux de Prats, Rabouillet, Séquére, Trevillach d’après Albert Bayrou. Gaston d’Aniort paraît être issu de la branche Niort de Belesta 66. Seigneurs du dit lieu aux XVIè – XVIIIè siècles. Niort de Sault. Généalogie de Gaston de Niort décédé en 1630 à Sournia .

Simultanément P. de Peyrepertuse était en procès devant le parlement de Toulouse, face à Jean – Pierre de Castera lequel lui avait usurpé, comme ses prédécesseurs **, les droits d’agrier à Séquere en saisissant l’opportunité de l’éloignement  barcelonais de son cher voisin. Le seigneur de Sournia ne tiendra pas compte du verdict et aura affaire au Sénéchal.

Comment se sont comportés, ainsi  » Appâtés « , Henri Montsarrat ou son fils Guillaume les seigneurs de Le Vivier vers 1580 – 1650 ? De plus leurs relations avec Rabouillet – Joch  étaient tout sauf amicales…  D’après BCC ils n’auraient pas manqué de saisir cette opportunité, toujours est – il qu’au siècle suivant les communes de Prata et de Le Vivier s’affronteront dans un procès sur fond de limites territoriales. A priori Le Vivier obtint gain de cause.

* Toute juridiction : Prononcer la justice haute, moyenne et basse. La première pouvant aller jusqu’à la sentence de mort. En Fenouillèdes comme ailleurs la haute justice impliquait des dépenses onéreuses, frais d’emprisonnement, de transport à la viguerie de Caudiès ou auprès du sénéchal à Carcassonne. Quand ce n’était pas jusqu’au parlement de Toulouse.

** Antoine et Louise de Montesquieu.

1615 : Barthelemi Balesta prêtre de Prats. Parrain et recteur de Jeanne de Niort née le 14 octobre à Sournia, demi – sœur à Gaston de Niort.

1638 :

  • … nom Jean – Pierre Sos, parrin Jean Sibiude  baile … Ce terme languedocien désigne le bras droit du seigneur, les traductions bailli, bailly ou la catalane battle sont inappropriées.
  • Assassinat en la maison presbytérale du vicaire Messire Cantegrel. On lui brûla tous ses papiers et sa dépouille fut incinérée au four à chaux de Cabès. L’identité des criminels n’est pas connue ni leurs motivations. L’âne qui transporta ce malheureux fut ferré à l’envers dans le but de tromper les enquêteurs. Peine perdue, cela contribua à retrouver sa sépulture. Ses funérailles sont datées du 24 mars, il repose: –  au cimetière de l’église paroissiale St Félix de Prats et devant la porte d’icelle Mre Jean Cantegrel Pbre et vicaire du dilieu Rouergat de nation…

Il est inexact que ce fut le dernier occupant de la capelanià ( Presbytère en occitan ) et par décision de l’évêché. Une confusion s’est installée dans les esprits d’une population très pieuse. Prats a été effectivement privé de curé. Cependant ce ne fut pas consécutif à cette tragédie mais aux suites de la Révolution Française. Il faudra patienter jusqu’en 1857 pour qu’un desservant s’installe au presbytère, un autre que l’actuel aménagé en 1867.

De nos jours le lieu –  dit du four à chaux, Cabès est devenu Carlès. Y aurait il un lien avec le curé de Sournia en 1743, un nommé Carles, mystère ?

D’après le texte original c’est un cheval qui transporta sa dépouille. Mais le recours à cet animal dans un village des plus pauvre nous paraît douteux.

Ce qui précède est une synthèse de l’ouvrage BCC, cité en page d’accueil.

22/10/1642 Arrêt du parlement de Toulouse du… Sur requête de Messire Antoine de Pujols seigneur de Gères et de Rabouillet contre Messire François de Rupit , marquis de Bournonville , héritier de Dom Antoine de Peyrepertuse, vicomte de Joch, défendeur. Ordonne restitution des biens confisqués au vicomte de Joch pour cause de guerre avec l’Espagne. C’était le sort de la baronnie de Rabouillet à chaque conflit pyrénéen. Nous verrons que plusieurs seigneurs de Rabouillet  » S’étaient abrités  » hors territoire national Français.

Généalogie marquis de Bournonville et de Capres 10 page 12.

1643 – 1723  Jean Solère : Baile. Dates sur la base des documents disponibles le citant en tant que tel et de fait susceptibles d’être élargies. Remarque à transposer aux périodes à venir.

1651 – 1660 : La peste fait des ravages sans précédent sur chaque versant de la Catalogne. Les roussillonnais sont  » En voie de disparition « , il n’en subsiste que 35 000 au maximum* d’où une importante migration de repeuplement partie essentiellement d’une ligne délimitée  au nord par le Cantal et couvrant tout le sud – ouest du pays de l’Atlantique au Rhône, cette vague a manifestement profité au Balcon d’après ses patronymes typiques. Plus de détails en fin de cet article.

  • * Une part des nouveaux arrivants occitans semble incluse ?

1656 : N. de Fournier seigneur de Prats d’après A.Bayrou dans Fenouillèdes – Diocèse d’Alet où il donne également la date de 1596 ? Les familles de Niort et Fournier étaient unies par les liens du mariage. Celui de Guillaumette Fournier La Nouhe avec Jean de Niort le 06 / 11 / 1510, fort probablement célébré à Sournia. Les Fournier de La Noûhe sont originaires de la région de Romorantin.

Il semblerait que Antoine ? de Fournier bénéficie d’une nouvelle confiscation au détriment de la famille De Peyrepertuse.

07/11/1659 Traité des Pyrénées : La France délivre les catalans du nord, c’est à dire Perpignan et le Roussillon avec Conflent et Vallespir, de cinq siècles d’occupation – domination  ibériques. La frontière militaire est repoussée de la Serre de Sournia à son implantation actuelle. Pour en savoir plus fenouilledes.fr à la même date et événements du XII è. siècle. La frontière de 1258 devient jusqu’à la Révolution la limite de la province du Roussillon avec celle du Languedoc et un territoire de contrebande.

02/12/1659  Session des Etats Généraux du Languedoc à Narbonne : Le  » Chevalier de Viviers  » *, créancier du diocèse d’Alet et de Limoux, n’étant pas payé depuis 1656 d’une rente annuelle de 1000 livres s’est payé auprès des collecteurs de Rabouillet, Prats, Pézilla, Caramany et Felluns.

* Albert Bayrou attribue ce surnom à Alexandre un des fils à Henri Montsarrat du Vivier.

1670 : Capela consul ( BCC ).

1670 – 1696 : Sieur Jean Bernard Sivieude, baile de son état déjà en 1678 et  » jusqu’à  » son décès en 1702, fils de Jean dit L’Houstillou et de Marguerite Pons 25/06/1646 – 23/06/1702. Ce titre honorifique de Sieur est exceptionnel dans les actes, il faudra attendre les années 1820 et François Palmade qui le banalisera.

1670 – 12/02/1702 : Messire Jean Casabon ( Cazebon, Cazelbon ? ) le curé auquel succèderont, messires Vignaud puis Valadié de 1703 jusques vers 1713. Le premier – L’an de nostre Seig Mil six cent soixante dix huit prêtre curé de la paroisse St Felix du lieu de Prats … Copie de l’une de ses formules liminaires.

1680 : Gabriel Tousel tailleur,  Rolland prêtre et curé. Maydelaine Bigoune femme sage à Prats. Femme sage tel que rédigé répétitivement sur les registres où cette inversion se retrouve encore en 1816 avec Jeanne Barbe, septante huit ans environ …. Un autre recteur Rolland au presbytère en 1755 – 1757.

La famille Bigou nous transporte à Rennes le Château et à ses mystères. Antoine prêtre, fils de Louis et de Marie Pezilla, né le 18/04/1719 à Sournia,  arrive à Rennes en 1774 ou 1776 pour y assister son oncle Jean Bigou curé et trop âgé. Il ne sera peut – être pas le seul du Haut – Fenouillèdes impliqué dans ce fameux trésor, s’il y en eut un…  En 1781 Charles Vidal de Rabouillet, régent de son état ( Instituteur ) et neveu d’Antoine est témoin aux obsèques de Marie de Nègre d’Ables, puis en 1867 Joseph et François Dalbiès , eux aussi de Rabouillet, font l’acquisition du château de Rennes.

 rennes-le-chateau-archive.com

1692 : Jean Sol(l)ère le baile. Jean Aragou(on) paraît être le premier pratois à savoir signer.

1693 : Sieur Jean Vidal, le baile.

Meuniers au moulin de Fons Marie ( Roquevert ) : Jean Ribes lequel vient de décéder suivi de Guillaume Fourcade* né vers 1656 à Roquefère dans la Montagne Noire, ensuite son fils Jean Paul vers 1690 – 1695 avant d’exercer au moulin de St Arnac. Voir un descendant en 1762. Vers 1718 Jacques Pons X G. Raspaud.

* S’agirait-il d’un ancêtre des FOURCADE négociants partenaires des Cabarrus ou plus probablement de MARTIN FOURCADE lui aussi du Cabardés et d’un village proche selon les recherches de JL Beaucarnot.

1698 : Naissance de Joseph Capela futur baile de 1733 ou 37 à 1766. Il succèdera à ce poste à son père Pierre 1661-1734. Joseph veuf de Grieu Marguerite se remaria à veuve Anne d’Albiès ( Dalbiès ). Leur fils Jacques Jean sera prêtre. Mestre sur Geneanet. Baile tel que rédigé ci – dessus figure sur le registre des baptêmes et  mariages à la date du 21/01/1766.

29/09/1698 : Visite de monseigneur Victor Augustin de Méliand, évêque du diocèse d’Alet.

1699 Quand deux familles de laboureurs se rencontrent : Guillaume Sivieude fils de Jean Bernard épouse Isabeau Martineau de Caudiès … Martineau devenu Martineu.

Autres laboureurs : Jeannet Sibiude dit de Courbous, Antoine Aragou(on), Gabriel Sos cités comme tels en 1705.

Principales catégories sociales : Laboureur = Riche propriétaire, synonyme du languedocien pagés ci – dessous à la date 1797. Ménager = Propriétaire moyen, Cultivateur(eure) = Propriétaire ou Métayer modeste, Travailleur restent d’actualité. Ménager tend à disparaître.

Fin XVII è. – Début XVIII è. , sans exclure une antériorité : Les actes ( Parrains, marraines, témoins ) révèlent des liens étroits avec Vinça, Sahorle et limitrophes. Les familles Capela x Calvet, Ascarot, Cante, Capela x Dalbiez, Sivieude, Dormade x Sivuide sans exhaustive, ont des attaches à Finestret. Aucun clocher catalan autre que conflentois n’est mentionné. Sont à présumer parties prenantes, le poids des exactions catalanes et l’enracinement des De Peyrepertuse autour des paroisses susdites. Eléments complémentaires à la date 1713.

XVIII è.

Tombeau des ancêtres : Au cours du premier décan de ce siècle, sous la plume de messire Valadié prêtre, 4 familles se démarquent dans les actes de décès par la mention – Enseveli dans la sépulture de ses ancêtres ... Capela, Martineu, Pons et surtout Sibieude.

1700 : Dans le capbreu* de Trevillach établi cette année par messire François de Bournonville, il ressort que la tour est la seule prison de la baronnie. Papier – Terrier de Trévillach  page 23 et suivantes.

*Capbreu : Nous avons trouvé deux interprétations, capbreu = compoix ou dossier des contribuables cohabite avec registre des droits et propriétés du seigneur. Le compoix, équivalent médiéval du cadastre indique pour chaque bien, le nom de son propriétaire et son allivrement, c’est à dire sa valeur. Les biens nobles n’y figurent pas puisque non soumis à la taille.

05/06/1700 : Visite de monseigneur Charles Nicolas Taffoureau de Fontaine.

1701 : Antoine Guittard clerc. Guittard tel que libellé par messire Vignaud.

1702 – 1785 : Guillaume Capela  fils de Jean dit Janoy et de Marguerite Aragou, il sera baile. L. Dousse sur Geneanet.

1703 : Pierre Capela, bayle de Prats, il réapparaît à cette charge à nouveau de 1719, à son décès en 1734 à l’âge de 73 ans. Joseph Capella clerc. Un Capela avec le titre de vicaire de St Félix. Marc Capela baile en 1709.

10/05/1706 : Ce lundi, visite de monseigneur Charles Nicolas Taffoureau de Fontaine. Le 10 juin il Confirmera, 18 pratois dont 10 filles, en l’église de Sournia. Mademoiselle Fauré régente des filles.

Catherine Abadie sage – femme, déjà en 1691. Jean Chapot maître tailleur de Perpignan jusques en 1730.

1708 : Jean Lacroix clerc du curé messire Valadié, à ne pas amalgamer avec Jean Dormade dit La Croix, d’Avignonet Lauraguais, marié à Claire Sibieude en 1711.

19/01/ 1713 Un tournant dans les affaires matrimoniales : Une fille Capela épouse un perpignanais de St Mathieu, Barthelemy Xamma, originaire par sa mère du diocèse de Narbonne. C’est la première union occitano – catalane des 56 bénédictions nuptiales données à St Félix depuis 1678, année des plus anciens actes disponibles.

Espace géographique des mariages, les pratois(es) ne regardent que les audois(es), les catalans(es) sont laissés de côté, en contradiction respectivement avec la logique imposée par les barrières géologiques et une meilleure accessibilité . Jusqu’à un large mitant du XIX è. les unions se font à 33 % sur Prats, les 66 % restants dans toutes les paroisses du Fenouillèdes et le Razés pris dans sa dimension médiévale, en faisant abstraction des villages catalans de la baronnie de Rabouillet – Joch puisqu’ils sont propriétés De Peyrepertuse. La vraisemblable explication de cette  » Mise à l’écart  » est suggérée en chute des années 1600.

05/05/1713 : Visite épiscopale, monseigneur Jacques Maboul venu Confirmer 24 garçons et 12 filles.

1715 – 1799 Raphaèl Soulère baile et ménager.

1718 – 1743 : Pierre Jacques Maleville, le curé avec Gualderie ou Galderie Abadie pour valet, selon la désignation du premier et puisque c’est un homme en dépit de son prénom. Prats ainsi libellé sur les entêtes de ses registres.

1720 : Prats est bien placé dans le top 10 des paroisses les plus peuplées du Fenouillèdes, partie audoise comprise. Voir note Démographie à la fin de cet article. En mai 1720 la peste est arrivée à Marseille mais elle n’aurait pas sévi côté Pyrénées ?

1722 : Sant Joulia des Albas. Pour différentiation avec St Joulia des Fanges. Mention d’une paroisse aujourd’hui disparue hormis son église romane, au bord de la rivière Désix en amont du château des Albas, de nos jours aux confins de la commune de Felluns avec celle de Pezilla. Messire Maleville cite la paroisse de Sant Joulia, son curé messire Rouland et deux patronymes de ce lieu, Chiffre et Marseroune, sur fond d’affinités avec Prats.

05/04/1727 : Jean Pagane né le 04/09/1700, fils de Mathias et de Marguerite Pagés originaire de Cailla, subit le supplice de la roue* pour avoir étranglé son épouse  Antoinette Pesquier le 27 février, soit quinze jours seulement après leur mariage. Fille de Peyre et de Marie Bernarde de Camps sur Agly. Source généalogie Sales de Campoussy sur Geneanet – Dousse.

Son corps a été exposé sur la roue pour servir d’exemple au public. Pierre Maleville, recteur, page 193 et suivantes du lien qui précède.

* Réservé aux assassins, attachés sur une roue de chariot, les membres étaient brisés à coups de masse.

1732 – 20/10/1779 : Jean Pierre Capela, ménager, fils de Joseph il sera 1er consul jusqu’à son décès. En 1734 Arnaud Sivieude occupait cette fonction.

1736 – 31/03/1797: Jacques Jean Capela, fils de Joseph le baile, il sera clerc – vicaire à Prats vers 1736, à Latour de France en 1754 puis vers 1775 à Prugnanes, ensuite vers 1780 à 1792 recteur à Pesilhan, entre temps vers 1768 – 1770 vicaire à Felhuns annexe de Pezilla tout en officiant épisodiquement à Prats si évènement concernant sa famille. Assez curieusement plus que ses ascendants directs pourtant dans la sphère du pouvoir local, sa mémoire s’est perpétuée avec quelque prestige, plusieurs Capela recevront son prénom jusqu’au temps présent ( > 1978 ) ou suivront sa voie dans les Ordres. Pour les suivants s’agit – il de la même personne, dynastie ou d’homonymie ?

Du catharisme à celui Capitoul de Toulouse anobli en 1692. d’autres Capela émergent de la mêlée, y a t’il une filiation avec ceux du Balcon ? La question reste posée, on y reviendra à la date 1978 …

11/04/1737 : Rando de Prats à St Paul + retour pour 21 petitons, que des garçons, et c’est Confirmé par Monseigneur Louis Boucaud l’évêque d’Alet.

Les Laboureurs en 1737 – 1743, transmis par P. Maleville : André, Guilhaume, Louis et Pierre Capela. Jean et Matthieu Gene. François, Jean et Mathias Pagane. Grégoire et Jean Pons. André, Bernard, Félix, Jean, Paul et Pierre Siviude. Raphaël Solère. Jean Jusseume. Jean Touzels.

Fils de famille : Pierre Capela ( Cousin du pré – cité ). Antoine et Jean Aragou.

1737 – 1790 :  Migration de population du sud de la France vers la Catalogne dont celle devenue française,  très fortement dépeuplée par de multiples épidémies de peste. Voir note Démographie en fin d’article.

Vers 1737 – années 1740 : Jean et Henri Luques, cardeurs de laine, Blaise Sivieude maréchal ferrant.

1738 – 1742 : Le sieur Pierre Jacques Maleville et ou Jean Pierre M. bourgeois de quilhan ( Quillan ) …. fils de famille. Il apparaît, mentionné par son homonyme, en tant que parrain et témoin pour les familles Capela, Chyffre et Siviude. Au cours de ces décennies des Maleville sont cités aux circonstances susdites à Caudiès ( Jean François M. clerc tonsuré en 1728 – 1743 ), Pesilhan.

1739 – 1743 : Monsieur Antoine Capela clerc tonsuré de Prats.

Extrait de B. Caillens Pari du Lac 27 / 09 / 2020 :

– Le cléricat est le passage obligé vers l’ordination. Le fait de recevoir la tonsure conduit vers la réception des ordres mineurs (portier, lecteur, exorciste et acolyte) puis majeurs (sous- diaconat, diaconat, prêtrise). Pierre Alquier faisait donc ses classes, pour employer un terme moderne.

1740 – 1755 : François Guilhem, le Curé, secondé dès 1747 par les vicaires de Sournia, Baux, Fourn, Jean Miralles, Capela, Soulère, etc. Selon les évènements, assisté par Jean François Guilhem clerc tonsuré de Caudiès ou Louis Guilhem de Couiza.

1743 : Le seigle était la principale céréale, Sournia en produit 1500 setiers. Le setier de Limoux = 76 litres et 4 décalitres.

Sur la période XIV è – fin du XIX è le méteil ou Raon* était une des cultures dominantes. L’avoine / Civada et le blé noir ou sarrasin / Milhòrca  » Milhorque  » avec lequel on préparait le millas / Milhàs couvraient aussi d’importantes surfaces. 1200 ha tous semis confondus à Sournia en 1823. A la même date la vigne n’y en occupait que 225 ha. Concomitamment à l’invasion du phylloxéra ces cultures vont sensiblement régresser; après 1880 il ne subsistera plus que le moulin  Castéras – Larrieu en activité jusques dans l’entre deux guerres.

Ces éléments avec une large part des suivants jusqu’à la date 1827, relatifs à la meunerie, sont un condensé extrait de Moulins et meuniers en Fenouillèdes / Collectif AAPO 2021, entre autres sources.

* Blé et seigle semés en mélange et destinés à la panification.

1747 : Ste Marie est affermé à Jean Martre meunier à Niort de Sault moyennant une redevance annuelle de 30 setiers de seigle évaluée à 135 livres. Payable à André et Jean Grieu de Trevillach en leur qualité de fermiers généraux du seigneur/ Lucien Piéchon.

1748 : Messire François Sauveur de Bournonville* de ville Dorcan, Perapertusa, baron de Dorcan et Rabouillet, vicomte de Joch, seigneur de la ville et du terroir de Rodes et Rapide (Roupidére ?) et du lieu de Glouanes (Glorianes ?), grand d’Espagne est seigneur de Jeux (Joch ?) Prats, Rabouillet, Ségure, Tebillac (Trevillach) d’après Albert Bayrou. Il existait un gisement de houille à Ségure. Le château de Ségure se dresse à environ 7 kms au nord de Tuchan, au pied du mont Tauch en direction de Palairac.

* Vers 1650 François Benjamin de Bornonville de Villefort épouse Marie née de Antoine de Peyrepertuse et de Cécile de Clariana. Consultez le lien proposé à la date 1642.

1748-1756 : Dufour* négociant à Caudiès, fermier de la baronnie de Rabouillet pour madame d’Arande à propos d’un moulin farinier à Prats, au lieu dit Font Marie. Le Capbreu de 1700 pour Trevillach indique 2 meules. Il existait aussi un moulin à vent prés de la Carrairasse au Camp d’en Dufour. Un des meuniers de Font Marie, Jean Pierre Soulère 1775 – 1833.

* Des Dufour de Capbreton , proches en affaires des Cabarrus ?

Ci –  dessous le moulin de Sainte Marie ou Fonte Marie. En dépit de sa proximité avec la Désix, il n’est pas alimenté par un béal ( Rigole d’amenée d’eau depuis un torrent. ) mais grâce à une généreuse source vauclusienne que les villages du Fenouillèdes doivent envier quand les robinets se tarissent. Il ne sera pas vendu comme bien national et restera aux descendants de Cabarrus. Après une première alerte avant 1870, il aurait cessé son activité au cours de la décennie 1890 comme tant d’autres dans le dernier quart du XIX è.
Moulin de Font Marie 2.

13/10/1750 : Un mariage doublement hors du commun, rapporté à la sphère locale, celui de Pierre Bigou chirurgien de Sournia, fils de Louis et d’Anne Pezilla avec mademoiselle Jaume fille de Bonaventure Jaume procureur au Conseil de Perpignan. Pourquoi cette célébration à Prats et pas à Perpignan ? Antoine un frère à Pierre fera couler beaucoup d’encre à Rennes le Château en tant que curé. 

On l’a vu, avec le seul précédent de 1713, les unions occitano – catalanes relèvent de l’exception à Prats, c’est la seconde en 109 célébrations à St Félix.

1755 : Prats dépend de la baronnie de Rabouillet avec Roquevert, Sequere, Trevillach. La comtesse d’Arande héritière du marquis de Rupit en est le seigneur.

1760 : Paul Sibieude et Pierre Jusseume consuls, respectivement 1er consul et adjoint, Grand le greffier.

1761 : Raphaèl Soulère et Mathieu Gène Consuls, reconduits le 10 janvier 62 par le conseil politique. Conseil politique = Termes de l’extrait de l’élection datée du 10 janvier 1762, BCC.

1762 : Meuniers à Roquevert :

Mariage de Jean – François Fourcade maître meunier à Prats. Famille de Rabouillet déjà à la fin des années 1600. Pierre Fourcade puis Jean Pierre Fourcade meuniers à Fons Marie de Roquevert, cités en 1768 et 1770. 1769 – 1829 Antoine Soulère ainsi que Jean Baptiste, meuniers à Fonte Marie comme leur père Etienne dit Quirbajou. Vers1776 Bernard Molenat x Marie Dalbiès. Vers 1778 – 1780 Etienne Solère x Catherine Molenat. Vers 1782 Joseph Capela.

1763 -16/09/1785 : Messire Paul François Benoit Castélan le curé.

1763 – 1841 : Joseph Barthélémy juge de paix du canton.

1764 : Pierre Pasiols, consul. Branche Sivieude dite Pasiols.

1767 : Suite au décès de Joseph Capela le 27/10/1766, Raphaèl Solaire ( Solère – Soulère ) endosse la charge de baile, le registre BMS mentionne aussi le sieur Jean Solère, souvent signé Solaire par l’intéressé.

1767 à 1780 : Mentions de Jacques Sibieude en sa qualité de cardeur.

1769 – 1820 : Jean Baptiste Delonca maçon, ainsi que Pierre Capela et Jules Aragon au cours des décennies suivantes.

1773 : Marc Capela marié à Grace Baillette, au fil des actes il devient Laboureur, Tondeur, Brassier, Cultivateur … Député au diocèse !

1774 : Raphaèl Solère, baile, également porté à ce poste en 1781, 1783.

Mariage Antoine Sabrasés ou Fabrèses ? X Marie Sibieude : Il apparaît dans les registres un Antoine Sieur du Long de St Gervais dans le diocèse de Roclés. Ne faudrait – il pas corriger pa scieur de long ?

1775 : Bernard Sivieude dit Pasiols comme ses aïeux, est consul. Sibieude de la main du curé, mentionné premier consul en 1777.

Une signature qui va s’imposer dans les actes y compris au lendemain de la Révolution, celle de François Jusseume, officier public et cultivateur, charpentier – menuisier, maçon, un lettré sur lequel bon nombre d’écoliers du troisième millénaire auraient matière à prendre exemple.

1776 : Jean Solère ( Sollèrre ) clerc tonsuré. Parenté de Bernard Soulère docteur en médecine à Sournia, > date 1936, liste de personnages du Haut Fenouillèdes à Charles François Racine.

Les années d’après, il apparaît dans les actes des familles Sabrasés ou Fabrèses ?, Sibieude, Solère, un Monsieur Jean Solère suivi de l’adjectif Mineuré ?

L’an que dessus, selon la terminologie prévalant à l’époque, Monsieur Etienne Joussin chirurgien habitant de Sournia. Parenté avec la famille Sieur du Long.

Les laboureurs en 1776 – 1784 : Antoine et Etienne Mérou. Guillaume, Marc et Pierre Capela. Bernard, Gabriel et Jean Sibieude. Mathias et Pierre Pagane. Jean Carbonne. François Jouret. Félix Pons.

Vers 1781 – 1785 : François Solère est le procureur du seigneur. Une sorte d’avocat ?

1782 : Félix Pons le premier consul.

1784 : André Gene consul.

Guillaume Palmade dit Faure 1798 – 1847 maréchal ferrant, activité exercée par Mamert Capela dans ces mêmes années. Pareillement concernant Jacques Clauzel au début des années 1800.

1787 – 1792 Cabanier : Le bénéficier et prêtre délégué.

10/03/1789 : Marc Capela 1739 – 06/11/1816* et Gabriel Sibieude cultivateur, nominés députés du diocèse d’Alet. Marc adjoint au maire vers 1794 – 1796. Il fallait débourser un impôt équivalent à 50 jours de travail pour prétendre à cette fonction de député, il paraîtrait donc improbable qu’il s’agisse du Marc Capela cité en 1773, à moins que le susdit impôt ne fut pas encore en vigueur ? Ce qui précède porte à le privilégier, voilà L’opportunité de rappeler quand matière d’Histoire, les sources sont communément erronées, ne fusse que partiellement. * A son décès son âge fut estimé à – nonante quatre ans environ.

31/12/1789 : Vente de la baronnie au Sieur François Cabarrus* futur vicomte de Rabouillet, conseiller de Charles IV, ministre des finances en Espagne pour Joseph Bonaparte mais né à Bayonne  le 08 octobre 1752. Achat d’un montant de 440 000 réales de Vellon effectué par son excellence Don Pedro**…comte d’Aranda …sur autorisation de Louis XVI datée d’avril 1782. En 1823 ses héritiers, à Paris*** étaient propriétaires du moulin de Font Marie.

*François de Cabarrus puisque sa famille a été anoblie par Louis XVI.  T.C. Vallin évalue sa fortune à 36 millions d’euros. Achat curieux sachant que l’intéressé était occupé dans d’immenses propriétés du côté de Séville. En juin suivant, victime des  calomnies de l’inquisition et de ses opposants, il fut emprisonné à Batres non loin de Madrid. il vendra ses biens, fixés à 25 000 francs, avant 1792 ( 28 messidor an VII soit selon une autre source, ce qui doit nous porter en 1799 ) à son frère puîné Pierre Etienne 1753 – 1819 comte de Cabarrus ( Titre espagnol ), négociant en vins, banquier à Bordeaux…

** Pedro Pablo Abarca de Boléa, né à Huesca en 1719, décédé à Saragosse en 1798.  Comte d’Aranda, baron de Rabouillet, vicomte de Joch…. On est toujours dans la GENEALOGIE des De Peyrepertuse. Voir  aussi à la date 1936.

*** AAPO  N° 30.

Vers 1791 – 1823 : Font Marie est exploité par Pierre Busquet fermier des droits seigneuriaux de Cubières puis négociant minotier. Il gère 8 autres moulins en propriété directe ou affermage entre la Crabayrisse, la Matassa, le Verdouble et Centernach où il réside. François de Cabarrus demeure propriétaire à Ste Marie, l’enquête fiscale de 1798 – an VII le rappelle.

22/09/1792 : Nouvel an ! Premier jour de l’an I de la République Française dit 1 è. vendémiaire de l’an 1.

En clôture du registre de messire Cabanier : Pierre Solère maire de Prats ou Pratx, tel qu’il l’écrivait. Adjoints Mérou et Touzel, – Pratx 24 pluviôse an 1 de la République françoise une et indivisible.

11/01/1793 : Des écrits révélateurs d’un très bon niveau d’instruction pour l’époque et un village  » Au bout du chemin  » – Par devant moi François Jusseume membre du Conseil Général de la commune de Prax, élu ... Officier public … Agent municipal ... La suite sur le Registre 1793.

Des rues portent déjà un nom :

de la Gauna, > article Toponymes.

de la Terrasse.

du Château.

de la Place.

de la Régine ( Occitan = Reine ).

de la Roque.

de la Cuberte. Une rue qui a dû être Couverte et qui n’existe plus dans cet état.

dels Patis ( Oc = Basse – cour ). De nos jours Cortilhas prévaut, Courtilles en francisé.

05/07/1793 – Cinquième thermidor an trois de la RF : Félix Pons maire jusqu’aux élections de ventôse an 10 c’est à dire fevrier1802.

1795 : Jean Carbonne charbonnier jusques en 1782. Joseph Capela bâtier. Etienne Carbonne agent municipal à l’Etat – Civil. Marie Françon 63 ans environ, sage – femme avec Jeanne Barbé et précédemment Catherine Pagés veuve Barbé. La plupart du temps, avant 1800, les nouveaux nés étaient déclarés mâles et femelles, normal en un pays de bergers. Bonaventure Fournols officier de santé – chirurgien à Pratx, secrétaire – greffier de l’agent municipal. François Stanislas Capela 1740 – 1816 tailleur d’habits. Nicolas Carbonne 1771 – 1828, fils de Jeanne Barbe né à Saurat en Ariège,  exercera la même profession. Les Carbonne – Barbe ne sont pas les seuls habitants de Saurat à avoir fait souche en Fenouillèdes au XVIII è., par exemple Blaise ou Blazy  dit Coutillou charbonnier à Rabouillet et la famille Pagés installée à Prats.

1796 – 1822 : Marcel Palmade maréchal – ferrant, on le retrouve en 1806 en tant que forgeron et propriétaire. Vers 1808 Martial Palmade le forgeron et cultivateur. Vers 1820 Guillaume fils de Marcel lui même pluriactif.

04/12/1797 :  Jean – Baptiste Soulère de Sournia meunier au moulin de Ste Marie  est accusé d’assassinat non consommé sur la personne d’Antoine Baillette de Sournia. Il comparaît devant le tribunal criminel des P. O. qui l’acquitte le 05 / 03 / 1818. Synthèse manuscrit de L. Piéchon.

Nicolas Carbonne tailleur et cultivateur jusques en 1838, comme Pierre Françon jusques en 1819.

Barthelemy Capela ( Laboureur ), François Capela ( Laboureur ), Louis et Pierre Capela, Pierre Solère, Marguerite Gandou – Sibieude, Etienne Mérou et sa fille Marie Anne ( Laboureuse ), Bernard et Anne Sibieude épouse Delonca, Catherine Delonca épouse Pierre Sibieude et Hilaire Doumerc sont dits pagés(e) = En languedocien Paysan propriétaire  » aisé « , les  » riches  » du village. Bien que des domestiques et servantes figurent dans les actes, nous suspectons que ce soit à relativiser, plus probablement en comparaison des brassiers du cru. Economiquement à l’opposé des pagés, ils ne possèdent rien d’autre que leurs bras pour assurer la subsistance de leur famille, ce qui les force communément à quitter leur village saisonnièrement ou définitivement. Mais quel crédit accorder à ces statuts, plusieurs citoyens oscillent entre pagés – laboureur et cultivateur – brassier en quelques mois ?

Pagés et pagés, le premier est un nom de famille ariégeoise présent en ces lieux, le second correspond au statut social de laboureur.

1799 / An 7 Pluviôse : Des helvètes à Prats ! Quelle est la motivation de leur installation si loin de leur vallée natale ? – Demeurant depuis quelque temps … Une famille venue de Portlet en Suisse, les Deveaux. Mariage de leur fille Geneviève et de François Stanislas Capela lequel à – priori émigra au pays de son épouse.

Fin 1700-1900 : La pauvreté de la commune est amplifiée consécutivement à des procès. L’un envers Le Vivier sur fond de limites des territoires respectifs. Un autre l’opposant à un propriétaire dont nous tairons le nom. Plus d’informations en pages liminaires.

XIX è.

Au XIX è. Prats est un village de cordonniers. La famille Capela Germain à elle seule en comptait cinq. Ils  chaussaient les communes alentours, vallée de la Boulzane comprise. L’un d’eux, Léonard fils* fabriquait des bottes pour les officiers pendant la Grande Guerre. Dans le dernier quart des années 1800, deux frères de cette famille firent souche à Quillan où ils exercèrent avec succès les mêmes activités.

Il y avait aussi, Henri Cauneille 1827 -1849, Valentin Benassis jusqu’en 1848, Etienne Victor Sacaze 1791 – 1849 métier qu’il tenait de son père à Sournia. Monsieur Sacaze était avant tout instituteur, à ce titre il était contraint d’avoir un revenu complémentaire. Sans omettre Auguste Chiffre, Auguste Micheu plus récemment, il n’est pas assuré que je sois exhaustif dans cette énumération. Cordonnier mal chaussé, l’adage revêt là tout son sens, les Capela portaient un assemblage de  feuilles de maïs en guise de chaussures, cela encore dans l’entre – deux guerres.

* … Le cordonnier travaillait son cuir à partir de 2 ou 3 heures du matin, en chantant beaucoup, au dire, sinon à la satisfaction des voisins… C. Guillabert, De Garrigues en Ministères.

Les familles fortunées entre la Révolution et la Restauration

Sacrée surprise !

Prats en comprenait nonobstant ce qui suit.

En simplifiant, seuls les plus imposables pouvaient être électeurs et éligibles, ainsi d’ordinaire la liste des maires permet de les discerner. Pour être éligible à ce fauteuil entre 1815 et 1848 il fallait s’acquitter d’un impôt ou cens au moins égal à 1000 F. avant 1831, 500 F. après, ce qui était délibérément très sélectif qui plus est au fin fond des Pyrénées*. A 1000 F. le corps électoral français était réduit à moins de 100 000 citoyens dont seuls 15 000 éligibles.

* Les règles varient selon les sources, Les étapes de la conquête du droit de vote +

Encyclopedia universalis.

Justement nous avons vu plus haut les ascendants de la dynastie Capela en tant que bailes. Des bailes aussi du nom de Solère et Soulère, Sibieude et Sivieude + un Sibieude député.

Ces têtes d’affiche s’éclipseront et de nouvelles viendront se démarquer : Cantié, Chauvet, Darnaud, Raspaud et cetera. Hormis les seigneurs, il faudrait éventuellement ajouter des propriétaires de moulin lesquels n’étaient pas obligatoirement le meunier du lieu, Révolution ou pas l’achat d’un tel bien restera jusqu’au milieu du XIX è. l’apanage des très aisés.

01/1801 – 01/1819 : Joseph Capela maire. Sur les ans 10 et 11 les actes sont signés en alternance avec son prédécesseur Félix Pons chacun en sa qualité de maire. Bis répétita avec B. Delonca.

En 1802 le vocabulaire des actes se diversifie avec le mot agriculteur, Jean Pagane est le premier auquel il est accolé. En 1808 arrivée du qualificatif propriétaire avec Pierre Solère dit Grand et les Sieurs Joseph et Pierre Capela.

Baptiste Delonca maire de Prax vers vendémiaire an 12, c’est à dire septembre 1803 à vers janvier1807. Les formes écrites de Prats varient selon son humeur, contrairement à ses prédécesseurs il semble privilégier Prax plutôt que Pratx et Prats.

Présentés sous le titre d’agriculteurs, lequel paraît leur être réservé, Pierre Solère dit Petit*, Baptiste et Gabriel Sibieude, Joseph Capela, Etienne Carbonne, François Jusseume, Bernard Cantié. * jumeau de Pierre Solère dit Grand.

31/10/1806 : Depuis Madrid où il réside F. Cabarrus confie la gestion de son moulin à Jean Bataillé et à Henry Bataillé , négociant et homme de Loi de Caudiès chargés de le louer moyennant 325 F. par an + quelques biens en nature.

Population de chaque village du canton, Colonel F. Jalabert, page 62.

1806 – 1881 Jean Jacques Aragou tisserand de toiles et de draps probablement en laine,  lin, à l’identique de plusieurs de ses ascendants et postérité. L’un des nombreux de Prats sur la période 1600 – 1900, Jean Capela et Guilhem Aragou années 1680, Antoine Aragou vers 1737 – 1762 suivi de Gabriel Aragou. Dominique Capela, Justine Ticheyre, etc.  Antoine Aragon père de Jean Jacques était cabaretier à Sournia. Arrêtons nous sur les patronymes Ticheyre et Tisseyre, lesquels dérivent du languedocien Teissendièr = Tisserand.

 Aragou ou Aragon selon le préposé à l’état civil, sont des variantes respectivement phonétique et écrite ( N muet ) de Arago, avec la proximité de Estagel patrie du physicien François Arago mais originaire de Tautavel dont Pierre Antoine un aïeul déménagea en 1720,  soulèvent la question de ses origines réelles. Sans occulter 11600 Aragon en Cabardès, il ressort des lignes ci dessus que ce patronyme apparaît en Fenouillèdes  bien avant Estagel, c’est à dire au XVII è. sinon antérieurement.

1810 Municipalité de canton : Un nouveau jargon administratif dans les actes et ce jusques en 1825, – … Par devant nous maire officier de l’état – civil de la commune de Prax canton et municipalité de Sournia … Désolé à l’égard de ceux qui ont mal interprété ou tendent à regarder leurs limitrophes avec condescendance, durant cette période, Prats a toujours sa maison commune et ses maires successifs, la mairie de Prats n’est pas celle de Sournia. Curieusement nous n’avons pas trouvé de mention de municipalité de canton antérieure à l’an 18 de la RF.

18/07/1816 : Joseph Capela propriétaire des moulins farinier et à huile de Pézilla à El Mouli, reconduit l’affermage du premier à François Pons, meunier et à Catherine Ribère épouse de François Cantié. La lignée Pons est sur la place depuis le 26 /03/ 1786 d’abord pour les héritiers Castéras puis en l’an VII ( 1798 – 99 ) pour Jérôme Pezilla de Pezilla de Conflent. Les modalités de la transaction ont encore  » un parfum de médiéval « , à choisir entre 400 frs ou quelques chapons et poules + 23 hl 6 dl de seigle.

Au plan national, en ce mois de juillet, on est dans l’hiver volcanique du Tambora, c’est la famine dans plusieurs départements, la disette dans les Pyrénées – Orientales au cours du deuxième semestre, situation critique à Perpignan où les approvisionnements font défaut. Selon la tradition orale locale il neigea à Prats lors d’une St Félix ( Dernier dimanche d’août ), ce pourrait être cette année 1816 ?

Au plan local, hausse spectaculaire de la mortalité, de 4 en 1813, 15 en 1814, 10 en 1815 à 13 en 1816, 20 en 1817, 15 en 1818, sous réserve de feuilles perdues, elles peuvent être en deux parts complémentaires non contiguës.

05/03/1818 : Louis Bataille négociant à Perpignan, achète la baronnie à Pierre Etienne Cabarrus, Bataillé de Caudiès

01/1819 François Palmade à la maison commune. Sous sa plume la graphie Prats se banalise aux côtés de ses aînées lesquelles varient en fonction du rédacteur, curés, maires et adjoints. En quelque sorte – ça s’en va et ça revient …

1820 : 50 % des surfaces sont des pâturages, 20 % en terres labourables, 10 à 15 % sont plantées en vignes, < 2 % de  » forêt « , le reste est vraisemblablement à dominante maraîchage et oliveraies, source AAPO 2021.. F. Jalabert ( Député ) 1819, page 123.

Les régents ou instituteurs communaux : François Xavier Bach. Vers 1816 -1819 Joseph Pélissier, compte tenu des circonstances ci dessus, ce dernier exerçait parallèlement le métier de tailleur. Le régent était rétribué par la commune, ce qui représentait généralement une charge lourde en rapport aux recettes. Autour de 1828 Monsieur Michel Marius Raynaud. Dans les années 1830 – 49 Etienne Victor Sacaze ( Cordonnier ). Jusques en 1852 Joseph Taix. A dater de 1852 Jean Charles Labarrère. Loi Guizot 1833.

Chacune des branches Pélissier implantées depuis plusieurs générations l’une à Cassagnes, l’autre à Fosse, vont se marier à Prats.

1824 – 25 : Joseph Capela vend respectivement le moulin à huile et le farinier de El Mouli à Bernard Tisseyre de Sournia. Le premier a déménagé de Prats pour Lansac vers 1820 où il possèdera 277 ha avec la tour féodale et les terres environnantes, il en sera le maire de 1821 à 1848. Capela de Prats à Lansac / Gazette de Triniach. Ses propriétés de Prats sont confiées à un fermier originaire de La Serpent (11), Jean Baptiste Foussarigues.

01/1825 Jean Pierre Pons maire jusques en 1828.

Gabriel Louis Rotgé 1826 – 1904 : Juge de Paix du canton, membre de la SASL.

03/04 /1827 : Joseph Capela et son fils Joseph font l’acquisition à parts égales du moulin de Latour auprès de Bernard D’Arnaud. Ils le donneront en afferme aux Pezilla pré – cités. Suite à des difficultés financières, ils* cèderont cet établissement en 1849 à la famille Biscaye. Ces meuniers au nom basque semblent originaires de Limoux où des confrères Capela auraient exercé, ce dernier point reste à confirmer. Les Pezilla y maintiendront leur tradition meunière par alliance matrimoniale Capela X Grand – Pezilla. Surprenant en 1827 concernant des pratois, relativement à un village réputé pauvre, ces Capela sont dits – issus d’une famille aisée !

* Pierre Capela fils de Joseph et Léon Cyriaque Vidal co – acquéreurs en 1843. Vente judiciaire à leur préjudice, ils n’avaient pas réglé l’achat de 1843.

08/1828 : Jean Regnier 29 ans, maire jusques en 1830.

04/1830 : Jean Solère maire jusqu’à l’année suivante incluse..

Jean Pierre Sos tailleur d’habits décède à 22 ans, Jean François Aragou et Jean père et fils tisserands, le premier jusques en 1878, Henri(y) Sibieude tisserand. Guillaume Palmade puis Mamert Capela maréchaux – ferrants. En principe avec la double casquette de cultivateurs. Marguerite Sos 24 ans, sage – femme.

1830 : Charles X annexe l’Algérie, énormément de familles émigrantes  des P.O. se retrouvent à Mostaganem. A propos de Prats voir à la date 1933 ci dessous, d »autres patronymes locaux semblent avoir fait le voyage Aller tel que Pélissier, Tresserres. L’invasion du phylloxéra à la fin de ce siècle a également provoqué un exode sans que ce soit exclusivement en Afrique du nord, développement sur Fenouillèdes.fr aux mêmes dates.

1830 : Aménagement de la Fontvielle. Plus anciennement il y aurait eu une fontaine dans le ruisseau.

1832 à 1834 : Jean Pierre Pons à nouveau maire.

1833 – 1906 : Frédéric Escanyé petit fils du célèbre administrateur de Mosset qui s’illustra à Caudiès en août 1789, avocat, député de Prades, conseiller général du canton dès 1881.

1834 à 08/1843 : Jean Pierre Maury à la mairie avec pour adjoints successifs Raphaèl Solère, Pierre Delonca.

Alexis Palmade fils de Marcel, maréchal – ferrant. Il épousera Rose Canet fille de Jean MF à St Estève. Analogie en 1867 où Elisa fille de Mamert Capela MF de Prats s’unira avec Zéphirin Mérou le MF de Trevillach.

Cette union pratois X stéphanoise, autrement dite occitano X catalane est l’une de celles amorçant un retournement en faveur de la Catalogne Nord dans les habitudes matrimoniales telles qu’expliquées à la date 1750.

1836 : Il est question d’une maison d’école … sise sur la place publique, dans un acte de vente d’une maison destinée à cet usage. BCC

1841 Recensement de … : Prats totalise 326 habitants dont 57 Sibieude, 39 Capela, 20 Chifre, 16 Solère, etc. Auxquels il faut ajouter à chacun des graphies ressemblantes à une lettre près. La mortalité infantile et de jeunes adultes demeure affolante, la variole et ses centaines de milliers de morts en ce temps là ? Incontournable, Guy Normand dans Les patronymes du Fenouillèdes 11 et 66 en 1841 et 1846, revue Fenouillèdes n° 9, vos cal i anar.

09/1843 – 1846 : Jean Solère maire, le septième en 25 ans, Pierre Delonca reste adjoint. Cette énumération de maires se veut en complément de la liste BCC, elle s’arrête donc là. Les suivants sont sur le susdit ouvrage, sources documentaires citées en pages d’accueil.

Vers 1850 :  Fonderie et mine de fer de La Fargasse à Sournia. Qu’es ce que cela vient faire ici ?  Hormis qu’elle était accessible sans avoir à traverser Sournia, cette activité a nécessité,  pour démarrer longtemps auparavant,  l’accord  de chacune des paroisses * du Pays sans limitation aux avoisinantes. Cessation d’activité  sur la base du nom des derniers cribleurs, à moins qu’il ne s’agisse de cribles de meuniers, les cultures céréalières étaient dominantes à en cerner la commune d’une quinzaine de moulins à eau aux XVIII – XIX è. siècles :

  • François Roque 1713 – 1770.
  • Trois générations Lamole 1717 – 1863.
  • Jacques Sacaze dit Ferusse 1730 – 1786…

* Désignation des communes sous l’Ancien Régime.

Quelques métiers : Jean Tresseres perruquier, Jean Joseph Carbonne menuisier et cantonnier, Marguerite Sibieude sage – femme, Pierre Capela maçon, Martin Jusseume menuisier et ultérieurement adjoint au maire Mr Justin Régnier, Etienne Capela garde – champêtre, Joseph Pelissier et Julien Capela tailleurs, Thomas Foissin juge de paix du canton.

Meuniers au moulin Ste Marie de Roquevert ou Rocavert :

Jean Blaise Vidal 1835, Antoine Soulèremunier au moulin de Roquevert 1838, Baptiste Sylvestre 1845, Pierre Pons 1848, Jacques Baillouvère x Angélique Bot munière jusques en 1851 ce couple est meunier de Baptiste Delonca propriétaire, pour les précédents il est difficile de démêler le bailleur de l’autre. Suite au décès de A. Bot retour de Baptiste Sylvestre. Munier phonétique de l’occitan Monier = Meunier, chaque intéressé(e) ci – dessus est ainsi désigné.

1852 et 1858 : La municipalité réglemente la mise à disposition du four à chaux de Carlés, une pénurie de bois de chauffage se profilant à court terme. Divers facteurs avaient abouti à cette extrémité dont une relative surpopulation, un éventuel surpâturage et comme un peu partout en France une mauvaise gestion des forêts consécutive à la Révolution.

Four à chaux : Le tonnage final revenait grosso – modo à 50 % de celui de la roche fournie en prévoyant autour de 3 stères de bois par tonne produite, plus des branchages à profusion.  Une présence assidue était impérative pendant près d’une semaine afin de maintenir une température de 900 à 1000 °. Selon le volume voulu, il était nécessaire de patienter encore plusieurs jours avant de pouvoir défourner.

Voir sur fenouillèdes.fr à la date 1865 l’importance du cheptel et les besoins en bois de la métallurgie.

1854 : Dans la région le deuxième semestre est marqué par le choléra. Contrairement à des communes limitrophes Prats paraît épargné avec un total de seulement quatre décès sur l’année, en rapport à une fourchette de 10 à 12 annuellement à cette époque. Par contre 1858 sera nettement plus douloureux qu’une année normale avec 18 sépultures. Y a t’il une cause particulière ?

08/09/1855 : Disparition à l’assaut de Sébastopol, selon les termes de l’acte de l’Armée d’Orient, 10 è. RIL du fusilier Buridan Pierre matricule 5454, pratois d’ adoption, né de père et mère inconnus. Des enfants – appartenant à l’hospice civil de Perpignan sous le N° … ont été en nourrice auprès de familles de Prats à dater des années 1730, ils portaient une médaille gravée au recto hospice de Perpignan et un matricule au verso.

1855 à 1860 * : Joseph Moreu en poste à la communale. Un étrange instituteur page 44 et suivantes. * Dates BCC.

1857 : Antoine Cauneille 1790 – 1868,  reçoit la médaille commémorative de Ste Hélène. Décernée à dater de 1857 aux 400 000 survivants des campagnes napoléoniennes de 1792 à 1815. Autre récipiendaire François Pélissier Fosse 1790 – Prats 1875, fils de Pierre et de Marie Gandou.

Henri Cauneille fils d’Antoine, militaire à l’armée d’Orient, fusilier au 4 è. RIL matricule 17834 décédé du choléra en 1849 à l’hôpital militaire de Mostaganem. Il n’est que l’un des pratois décédés au XIX è. dans les hôpitaux militaires d’Algérie ou d’ailleurs tels que Jean François Capela né en 1812 et Auguste Capela né en 1819 cousins et colons près d’Oran, etc.

24/10/1859 : Disparition à Kiss ( Maroc ) du nommé Cante Jean François matricule 3201 au 13 è. bataillon de chasseurs à pied. – Etant gravement atteint par le choléra …état tout à fait désespéré … toutes les recherches sont demeurées infructueuses … Acte de disparition daté du 31/08/1860.

Novembre 1859 : Monsieur Henri Capela dit Rustique propose de vendre à la commune la tour qu’il possède.

Quelques métiers : Jean François Pons préposé des douanes à Porta, Pierre Capela tisserand, Joseph Capela maçon, Germain Capela cordonnier, Mamert Capela maréchal – ferrant avec son fils Auguste, Jacques Raspaud menuisier, Anne Dutard épouse Sibieude sage – femme. Edouard Raspaud marchand de bestiaux, Jean Baptiste Sibieude buraliste, Elisabeth Sibieude sage – femme comme Marguerite Sibieude et Anne Marie Doutres. Laurent Palmade garde – champêtre décédé à 35 ans ( 1866 ). Joseph Pélissier garde mobile à Besançon, Marie Régnier institutrice à Marquixanes jusques en 1878.

1861-1864 : Réhabilitation du farahon avec installation de l’horloge achetée en 1842. Pourquoi un délai si long entre l’achat et la pose de l’horloge par ailleurs une cloche est gravée de la date 1864 ce qui soulève une incohérence ?

Initialement elle fut placée à l’église. Mais l’abbé Puig prétextant le vacarme provoqué au cours de ses offices, finit par la démonter et rechigna à la restituer. Jusqu’à contraindre le maire Mr Régnier à faire appel à la gendarmerie. Simultanément c’était la guerre de l’eau. Cette horloge était pensée pour rationaliser les tours d’arrosage nocturnes. Encore fallait -il que la ressource soit disponible, ce qui ne fut très probablement pas ainsi en 1866 ou 86 et 1896.

.Vers 1864 ou peu après : Tracé du chemin de grande communication n°7. La future route départementale n°7.

1866 et 1869 Années noires : Avec respectivement 16 et 17 décès, c’est largement supérieur à la moyenne annuelle du siècle en cours, celle de 1863 à 1872 inclus est inférieure à 12. Aucune explication pour 1869, par contre 1866 se démarque en Fenouillèdes par une sècheresse historique, ce qui incite à présumer une mauvaise qualité de l’eau et la dysenterie qui s’ensuit ? Les récoltes auraient – elles été mauvaises ? La plupart des décès ont eu lieu de juillet à octobre.

12/01/1867 : Naissance à St Paul de Jean Sabrazés, lequel deviendra agrégé de médecine, professeur à la Faculté de Bordeaux, membre associé de l’Académie de Médecine et de sociétés savantes… La famille Sabrazés avait ses habitudes sur les deux versants de Aîchosses. Lire le No 32 de la revue Fenouillèdes.

Presbytère : Le 25 après 20 ans de tractations et une promesse d’échange décisive, une maison d’habitation proche du cimetière est vouée à être reconvertie en presbytère. La parcelle y était peut – être quelque peu prédestinée, car il s’agit d’un ancien lieu de sépulture.

La cour, dont les anciens du village soutenaient qu’elle fut jadis un lieu de sépulture... C. Guillabert, dans De Garrigues en Ministères et locataire dans les années 1930.

Un des occupants ultérieurs, Jean Baptiste Pélissier, digne  représentant local des Ponts et Chaussées, en fera la triste constatation. Des ossements furent aussi découverts rue de la Mairie, a – priori Sant Cucuphat n’a pas toujours été là pour protéger de la peste.  Où se situait auparavant le presbytère ? La question reste posée.

Instituteurs communaux : Vers 1868 Gabriel Coursan instituteur. A la lecture de leur acte de mariage en 1871, Prats semble avoir deux instituteurs en la personne de François Sarda 19 ans et de son épouse Marie Cécile Régnier 21 ans, domiciliés dans la dite commune, Lui d’abord à Campoussy. Ensuite la même année François Bompierre 22 ans, natif de Mijanés, marié et domicilié à Prats où il fera bref. En 1872 il est à St Paul, Louis Pons lui succède à Prats. En 1874 Tardieu Privat.

1870 : L’éradication des loups en Fenouillèdes est généralement datée de 1870. Cependant Mr Joseph Pélissier né en 1885, racontait avoir été bercé dans son enfance par le hurlement de ces carnassiers qui venaient rôder au cimetière. On racontait aux enfants qu’il arrivait qu’à l’issue de la fête locale, les musiciens en route vers Rabouillet restaient motivés à chanter et jouer bruyamment, il importait de tenir la meute à distance. On a là manifestement l’adaptation d’une histoire pyrénéenne mettant en scène des saltimbanques sur les chemins.

1872 Pépite du tribunal : Un jugement consécutif à la seule omission d’inscription à l’état – civil d’une déclaration d’acte de naissance !

Un tel passage à la trappe crée une première et dernière fois à Prats par son intégralité. Le souci vient du tribunal de première instance de Prades en la personne de Monsieur A. Bigot procureur de la République lequel dans son jugement du 28 juillet 1887, au seul motif du susdit oubli, se permet de rabaisser l’impétrant en cause en le traitant d’indigent*, indigence régulièrement établie … , réitéré quatre fois ! Il s’agit de R. Raspaud le plus gros propriétaire de Prats, à partir de là il ne peut qu’avoir été saturé par quelque impondérable survenu en superposition d’une charge importante. Transcription du jugement, ordonnance page 397.

* Indigent ( En dépit de 7 ans d’expérience ! ), au sens de niveau insuffisant en rapport à sa charge. La parenthèse tend à appuyer une erreur d’analyse du prétoire, ce qui serait ubuesque mais un retournement habituel si opposé à un catalan. Le pourquoi de la PREDISPOSITION CATALANE A RABAISSER.

1874 : Après 9 ans aux commandes avec alternances de Justin Régnier, démission du maire Raphaël Raspaud, a – priori pour cause de remariage en septembre, 43 ans et veuf de Marianne Pélissier depuis janvier, cela ne pouvait durer. La différence d’âge avec sa future est de soit 17 ans, soit 22 ans selon le document d’état – civil pris en considération. Pierre Louis Sibieude adjoint de maires successifs assure l’intérim jusqu’à l’élection de Jean Solère pour quelques mois seulement, nouvel élu en avril 1875.

Monsieur Mir curé de Sournia christianise la grotte du Ménié, les fades n’ont plus qu’à bien se tenir ! Jusqu’à la décennie 1930 – 40 des familles de Prats s’y rendront en pèlerinage agrémenté d’un pique – nique, la pente pour le retour étant aussi sévère que torride sans qu’il soit nécessaire pour cela de s’y risquer en été. Bien que cette cavité soit sise sur la commune de Sournia, des Pratois possédaient des olivettes à l’entour, d’une pierre deux coups. Un livre publié en 1875 à Perpignan, La grotte du Ménier et ses vieilles traditions de André Guiter.

Meuniers à Roquevert : Jean Labattut et son épouse Félicie Sire.

Quelques métiers décennies 70 – 80 : En règle générale tout en étant agriculteur. Henry Sibieude tisserand jusqu’en 1872. Jean Aragou et Pierre Capela tisserands, Jean Palmade garde – champêtre, Julien Capela tailleur d’habits, Jean Joseph Carbonne cantonnier puis Emile Carbonne à dater de vers 1880, Germain Capela et ses fils cordonniers – chausseurs itinérants, François Aragou cafetier, Anne Marie Sibieude sage – femme, Mamert et Auguste Capela maréchaux – ferrants, respectivement jusqu’en 1887 et 1889, Edouard Raspaud commerçant, Martin jusseume menuisier jusques en 1875, décédé quelques heures après son épouse. Anne Marie Dutard 66 ans accoucheuse, Jacques Raspaud commerçant – négociant. Pierre Auguste Sibieude épicier, Jean Pélissier cafetier. Jean Baptiste Sibieude garde – champêtre en 1876. Jean François Pons douanier, Anne Régnier accoucheuse, François Solère forgeron décédé en 1883 à 27 ans, Jean Baptiste Raspaud cheminot à Cette, Auguste Chiffre cordonnier, Julien Capela cafetier, Baptiste Sibieude comptable à Perpignan, Raphaël Raspaud boucher à St Paul, Jean Sérié forgeron, Léon – Edouard Lacoste cordonnier à Argelès, Louis Sérié maréchal – ferrant.

1877 Deux instituteurs : Hormis Tardieu Privat un acte révèle Antoinette Carbonne 18 ans, fille de Joseph le cantonnier.

26/08/1883 : Un dimanche très attendu, c’est celui de la St Félix. Hors une année, j’ignore laquelle, il neigea à Prats le dernier dimanche d’août jour de la fête locale, là c’était inattendu ! Coïncidence ou corrélation ce 26 est marqué par l’éruption du Krakatoa à 13 heures locales soit 5 heures GMT, le dérèglement atmosphérique a t’il pu atteindre le Balcon ? Un autre suspect indonésien est dans le collimateur, le Tambora le 10 avril 1815 car il provoqua un hiver volcanique mondial sur deux ans, > 1816.

Instituteurs loi Ferry : Jean Raynal et Sébastien Vaquer.

09/05/1890  : Érection de la croix du Calmeill en remplacement de celle en bois dressée après l’assassinat en 1638 de messire Jean Cantegrel. Depuis un temps immémorial les troupeaux ne cessaient d’être décimés par des épizooties lesquelles affectaient tous les ovins du département et au – delà. Pourtant la population, curés compris était persuadée d’être victime d’une malédiction induite par le crime ci-dessus. Cette croix offerte par le père Cazeneuve fut bénie en 1888 lors de l’une des missions des frères Capucins de Perpignan.

Vers 1890 : Date obtenue par déduction hasardeuse, issue d’une information recueillie auprès du doyen du village. Construction du pont routier sur le Rec dels Falhièras ( Photo sur album ), de la main – d’œuvre fut recrutée sur place, dont le grand père du précédent en charge de l’élévation des murs, moyennant 2 francs par jour ! Route ou pas, l’usage de se déplacer à pied persistera durablement, l’aîné ci dessus se rendait ainsi à St Paul, Prades, Vinça …

 » Dès cette décennie  » et jusqu’aux années 1940 , période à laquelle elle a été transférée sur la nouvelle route, l’ épicerie Chauvet- Pelissier occupe l’actuelle maison Maury ex Capela sur la placette. Sa terrasse était fort animée lors des bals et représentations théâtrales. Ce commerce succède à celui de Capela Pierre, fils de Pierre ( Maçon ) et de Maury Anne.

D’après le Net épicier à Prats – de – Mollo, cette localisation au pied du Pic de Costabonne me rappelle un site de la DRAC situant notre farahon du côté du Fort Lagarde ! Couramment des faits, personnages, monuments propres au Fenolhedés sont situés par toutes espèces d’historiens catalans actuels  dans les localités de leur aire culturelle, homonymes ou pas, ce n’est que l’une de leurs innombrables couleuvres mises en évidence dans mes sites. Au plan national comme local ( Pionniers EDF Perpignan en 1926 ), il arrive que Rabouillet soit confondu avec Rambouillet, le lien François Cabarrus en témoigne, ci – dessus en 1789. Le N° 46 / 2020 de la revue Fenouillèdes reproduit la carte Gouvernement Général de Languedoc de 1721 laquelle paraît initiatrice de cette ignorance. Ces confusions grotesques font  » La Gloire  » de ces historiens catalans du nord dont il est permis de présumer qu’ils ne se sont jamais aventurés en Fenouillèdes, les catalans étant réputés casaniers.  Amalgame de la même veine à la date 1140.

05/02/1891  Un Quatuor Tragique* :  André Bouin ou Bouik berger de son état âgé, de 74 ans est assassiné  par Pons douanier en retraite non loin du cortal d’en Cante ( PC 690 m sur la carte IGN ) en limite de Prats avec Sournia alors qu’il ramenait, par le vieux chemin, son troupeau à Prats. Célibataire, il avait fait don de tous ses biens à une dame mariée de Sournia en échange d’une pension de 1 franc par jour. Pour ne pas la payer, cette dame persuada son amant de tuer Bouin. Ce qui fut fait à coups de gourdin à Ste Martine. L’assassin et sa maîtresse, arrêtés très rapidement furent condamnés chacun à 20 ans de travaux publics… Fatale coïncidence, le lieu est dit L’Homme Mort, les pestiférés reposent par là.

* Titre d’un roman de C. Guillabert paru aux éditions de St Amans en mai 2011, inspiré de cette tragédie.

1897 – 1988  Pierre, André, Paul Sacaze : Futur chevalier de la Légion d’Honneur et ingénieur des Arts et Manufactures.

Fin du XIX ème ou début du XXème siècle : Gaston Bonnier un des plus grands botanistes français, sa flore demeure une référence, herborise ou fait herboriser ses collecteurs dans la garrigue dite de Sournia, laquelle depuis est régulièrement l’objet d’inventaires floristiques de la part de ses successeurs, attirés par les trésors insoupçonnés des bords de chemin. Diaporamas, publications, relevés botaniques de la SMBCN, Société Mycologique et Botanique de Catalogne Nord. sur ce territoire et ailleurs. Les environs de Fosse, Sournia, Rabouillet, Boucheville… avaient été parcourus par des membres de la Société Linnéenne de Lyon quelques décennies auparavant, Jean Baptiste Saint Lager.

Précédés en Fenouillèdes avant la Révolution par, A. Gouan, M. Adanson, Philippe Picot de Lapeyrouse, Joseph Piton de Tournefort  lesquels comptent parmi les plus grands noms de la botanique.

Quelques une des fleurs locales les plus intéressantes  sur l’article dédié.

Première moitié du XXè :

  • Un prestidigitateur amuse tout le Fenouillèdes, Achille Capela, son père était un frère à l’aïeul pré cité, mais installé à Quillan.
  • Frère Joséeran – Aubin* enseignant à l’école chrétienne de Fonserannes* à Béziers, fils de Marie Pelissier née Soulère dite  » La Ménine « . Deux versions selon les descendants de sa fratrie, il aurait d’abord été missionnaire en Espagne sous le nom de frère Lluis, d’autres le déclarant missionnaire en Amérique Latine.

* Selon la plume de l’intéressé.

1902  Construction du lavoir : Fort heureusement, particulièrement pendant la mauvaise saison, les lavandières n’iront plus au ruisseau du Rec de la Farda et encore mieux pour les curieux, leurs discussions pourront être suivies dans tout le village. Les lave linge sont dans chaque foyer depuis des décennies mais les murs résonnent encore de leurs échanges animés à en couvrir l’écho  des battoirs.

… Par soucis d’économie, un ingénieux cheminement permettait à l’eau, à partir du trop plein du réservoir d’alimentation du village, d’abreuver les troupeaux, de poursuivre dans le lavoir, et de terminer enfin son périple dans les canaux d’irrigation des jardins potagers.

On aura remarqué, d’abord les bœufs, chèvres, moutons… Ensuite les femmes et ça coule de source!

Le lavoir
Requalification 2017.

1906 : Deux enfants poursuivent leur scolarité à l’école privée de Quillan chez les Sœurs de la congrégation de l’Ange Gardien. Des fillettes nées Chauvet et Coutrés. Les générations suivantes s’orienteront vers les lycées St Jean et St Louis de Perpignan.

30/06/1908 Evènement de la Toungouska : Prats aurait été dans la pénombre pendant 3 jours.

Vers 1910 : L’évêché prive la paroisse de son desservant attitré en le nommant à Tautavel sans le remplacer, autrement que par le doyenné de Sournia en charge donc de plusieurs églises.  Ce qui permettra à la commune de louer le presbytère.

1913 : Voir page liminaires.

1922 : La source du lavoir va être captée. Il s’agit de celle sise à quelques mètres de la bifurcation du chemin du Peyre avec celui du Col de Guza. Comment ses bassins et de fait la Fontvielle ont ils été alimentés au cours des 20 années précédentes ? Quand aux  abreuvoirs sculptés dans le granite à la Font Vièlha, ils sont assurément très antérieurs, correspondent – ils à la fontaine citée en 1686 ou à l’aménagement de 1830 ?

1930 : La cave coopérative se construit, en 2010 une étude mettra en évidence l’intérêt architectural de sa charpente métallique.

La fée électricité arrive dans les foyers. Jusques dans les années 60 le village était desservi par une ligne montant de Roquevert. En 2020 des poteaux subsistent intacts dans la forêt.

En mai, Paul Guillabert " Cantonnier des lignes " est nommé à Prats. Sa mission consistait à, surveiller et entretenir le réseau à la construction duquel il venait de s'éreinter, y compris les deux transformateurs sis à La Cabine, laquelle fera place au parking du chemin de la chapelle; Doublée de l'obligation de téléphoner quotidiennement à 17 heures 30 à l'usine électrique de Perpignan.

1932  Extrait du journal Le Figaro du 21 décembre : Pluies diluviennes… Le presbytère de Rabouillet s’est écroulé… Des routes et des ponts ont été détruits à Prats de Sournia et à…

06/11/1933 : Décret du… faisant Chevalier de la Légion d’Honneur Capela Achille Joseph Fortuné pour services rendus au 110é régiment d’infanterie puis au ministère des finances. Dans les années 1950 – 60 un autre Capela installé en Algérie, colonel à Mostaganem. Un nommé Cautrès également colonel mais au Maroc et antérieurement.

1933 : Voir page liminaires.

En janvier puis en décembre ( Magnitude 4 ) séismes avec Le Vivier pour épicentre. Terre de séismes, les plus marquants depuis 1797..

19/12/1934 : L’Express du Midi – édition de Toulouse, Prix de l’Académie Française, la fondation Cognac – Jay ( La Samaritaine et Le Bon Marché ) attribue à la famille Capela et ses 9 enfants un don de 20 000 francs, comme à 13 autres familles nombreuses et méritantes du grand sud.

08 02/1935 :  Joyeux anniversaire… Et premier jour d’école pour un grand garçon de cinq ans, Claude Guillabert. Ce fils d’une bergère et d’un tonnelier devenu  » Cantonnier des lignes  » poursuivra jusqu’à l’ENA, Matignon et Inspecteur général des télécommunications.

Juin 1936 :  Dans son livre De Garrigues en Ministères, C. Guillabert relate une expédition* à destination d’Ille – sur – Têt ( A cette date ) en compagnie du propriétaire de l’unique automobile du village, sans le nommer. C’était François Doutres, menuisier et cafetier.

* Expédition se justifie par la réputation de l’état de LA route de Sournia à Ille, jusqu’à son recalibrage, en s’empressant de la citer comme étant la pire du genre du département, un Purgatoire selon René Argeliès. Rappelons qu’il existait et c’est toujours actuel, des villages du 66 autrement plus mal desservis que Sournia que ce soit vers Ille ou vers Prades, mais généralement ils ne se situent pas en pays Gavach… Il suffirait d’ordinaire de n’ avoir point d’appréhension, par exemple ni de tenir sa droite, ni dès que son clocher de la plaine soit perdu de vue.  On est dans l’inavouable, même sans le profil dominant des intéressés que chacun en Fenouillèdes aura reconnu.

René Argeliès, Conseiller Général du canton de 1949 à 1967.

1936 : De juin à octobre sinon prolongé, un des  séjours littéraires du romancier Catalan Ludovic Massé 1900-1982 au château. Le pâté de maisons immédiatement sous la tour. Habitation aujourd’hui gérée par la commune. Sa sœur Denise Suchaire habitant à quelques pas. Il relate ses impressions sur la vie paysanne au village dans Visages de mon pays, où des familles reconnaîtront leurs aînés.

Un aperçu de personnalités célèbres au plan national ( Espagne et France ) natives, originaires, liées à ou résidentes de Prats, Le Vivier, Sournia, Pézilla de Conflent, Rabouillet.

  • Pierre Marc Antoine de Nègre ou Negri sieur de Laval d’Albe, prêtre, docteur en théologie, fils du bailli du Pays de Sault, curé de Le Vivier où il fut ordonné alors qu’il était encore clerc en 1679. Les de Nègre étaient l’autre grande famille de Niort et du Pays de Sault dès le début du XIVe siècle,  Belcaire- pyrénées.com   N° 298 du sommaire, La seigneurie royale de Nègre en Pays de Sault.
  • Pedro Pablo Abacar de Boléa, Bournonville, Perapertusa, baron de Rabouillet, vicomte de Joch… Général, Grand d’Espagne, Président du Conseil de Castille ( 1766 – 1773 ). Ambassadeur en France ( 1773 – 1784 ), ami de Voltaire. Secrétaire d’Etat de Charles IV. Voir  aussi à la date 31/12/1789.
  • François Cabarrus : Tout en étant né à Bayonne, il fera dès 1770 le choix de franchir les Pyrénées comme plusieurs de ses illustres prédécesseurs à la baronnie de Rabouillet. Charles IV de Bourbon ( Don Carlos ) le créa comte de Cabarrus et vicomte de Rabouillet pour avoir fondé la banque San Carlos laquelle deviendra la banque nationale d’Espagne. Joseph Bonaparte son successeur en fera son ministre des finances espagnol. En mai  1797 ministre plénipotentiaire au congrès de Rastadt.
  • Charles François Racine 1753 Villequier Aumont, Aisne – 1847. Université de Perpignan, rhétorique et langues anciennes. Marié avec Catherine Soulère de Sournia où son père Bernard exerçait en tant que chirurgien. Barbier – chirurgien paraît plus vraisemblable, mais un maire de Sournia avait rang de médecin et par opportunité meunier heureux spéculateur, Louis Soulère mandat de 1813 à 1824.
  • Commandant Soulère à la direction du Génie de Briançon dans l’entre deux guerres. Originaire de Prats et de St Paul.
  • Le général Bernard François Justin Tisseyre * 1838 – 1937, école militaire de St Cyr.  Campagne et médaille du Mexique, Chevalier de l’Ordre Mexicain de N.D. de Guadalupe, conflit de 1870, médaille du Tonkin. Batailles de la Marne, du chemin des Dames, commandement du 17è corps d’armée. Élevé au grade de Grand officier de la Légion d’Honneur le 17 septembre 1901. Conseiller général du canton de Sournia. Cela nous dirige chez les Sauvy du mas  Richemond à Villeneuve de la Raho et à ses petits – enfants dont le démographe et sociologue Alfred Sauvy avec sa sœur Elisabeth dite Titaÿna grand reporter.

* Prononcer Ticheyre.

Abdon Robert Casso 1912 – 2002, école militaire de St Cyr,  commandant des sapeurs –  pompiers de Paris de 1967 à 1970. Grand résistant du maquis de Valmanya. Voir à la date 2002.

  • Un archevêque de Westminster , son éminence le cardinal George Haliburton Hume /  » Basil Hume «  de 1976 à 1999, fils de Sir William Errington Hume et de Marie Elisabeth Tisseyre.
  • Patrick de Boissieu, auquel les randonneurs doivent le Tour du Fenouillèdes.
  • Jacques Toubon  ministre de J Chirac à la culture dans le gouvernement de E.  Balladur puis de la justice dans celui de A.  Juppé.
  • Jacques Capela inspecteur au 36 Quai des orfèvres, abattu en 1978 devant l’ambassade d’Irak. Voir à la susdite date.
  • Rolf Genz peintre, sculpteur, céramiste né près de Karlsruhe et exposé dans le monde entier. Petit – fils de Hans Kohlschein lui même peintre de renom.
  • Claude Guillabert  1930 – 2016,  ENA, Quand la traverse de Sournia à Prats mène à Matignon, romancier, Chevalier de la Légion d’Honneur…
  • Un acteur de Plus belle la vie,  de ceux dès les prémices de cette série en 2004.
  • Pierre Palmade par son arrière – grand – père.
  • Guy Bedos Surtout originaire de Rasiguères, il descend aussi de Prats par le mariage de Anne Capel(l)a fille de Marie Sivieude avec Marc Bedos fils de Marguerite Laforgue, célébré en l’église St Félix le 19 01 1770. Echos à vérifier quand à une filiation, avec des noms d’ici que sont Fabresse à Le Vivier et Fabrèse – Fabrèze ( rèi ), le second n’est pas une mauvaise transcription du premier.

11/04/1938 : Sournia épicentre de secousses telluriques. C’est confirmé, on a de drôles de voisins !

1940 : Dés le printemps les rues de Prats résonnent d’accents Belges et Picards. Des vignerons reçoivent des réfugiés fuyant les troupes Allemandes. Quelques familles hébergeantes : Monsieur Artus Lucien, Monsieur Cante Joseph, Coutrès, Doutres, Chauvet.

Les neuf filles et fils Capela, sauf trois mobilisés, firent connaissance avec ceux des Depil hébergés à St Martin, venus de Renancourt aux portes d’Amiens. Tant et si bien que des mariages suivirent. Des réfugiés Espagnols furent également accueillis.

16 et 17/11/1940 : Aïgat du …. C’est à dire précipitations d’intensité exceptionnelle. La précédente de cette équivalence remontant au 17 octobre 1763. Les deux versants des Pyrénées et les Corbières furent terriblement ravagés. Il tomba 840 mm en 24 heures à la Llau, un hameau dominant le Tech. Record européen jamais égalé depuis, établi dans le département le plus aride de France !

Pierre Miquel en 2001 dans « Pluviométrie du 16 au 20 octobre 1940  » : le Fenouillèdes aurait reçu 500 mm sur l’axe Montfort-pic de Bugarach et 250 mm à l’est de cette ligne.

Au niveau local, la route qui n’était pas encore revêtue, fut éventrée de la Soulane jusqu’au ravin du Bousquet. le parapet en schiste contribua à son remblai. Mêmes dégâts au Rec de la Farde où l’eau submergea le jardin de M.Sales. Les cultures furent profondément ravinées, par exemple au Calmeill, le champ, en contrebas de la cabane avec un superbe linteau, subit une crevasse dépassant 4m en largeur.

Des glissements de terrain dont les cicatrices sont encore visibles : De part et d’autre de la Soulane, au pré des Aguzanes rive droite, au bac de la Mulade, à l’opposé du mur de soutènement en béton dans le dernier virage avant le ruisseau… Ces lieux y sont semble t-il prédisposés. Projet de PPR naturels prévisibles de St Paul de Fenouillet.

1950 / 1969 : La maison de repos des aveugles des Pyrénées – Orientales sise au parc de la rue Ludovic Massé en encadrement de ce dernier. L’accessibilité n’étant pas en adéquation avec des déficients visuels le conseil d’administration de cette association préféra ne pas s’attarder dans ces murs.

Années 1950 à 1970 :   Traditionnellement la vie rurale des corbièrencs était caractérisée par trois temps forts annuels, les moissons, les vendanges et le tuer du ou des cochons entre Toussaint et Noël. Des pics d’activités autant éreintantes que festives et conviviales. Toutefois Balcon brûlé de soleil obligeant, à Prats il fallait compter sur quatre doigts et surtout avec la récolte des abricots*.

Elle devançait de peu le vacarme de la batteuse, la cueillette des Rouge du Roussillon  » Tardif   » débutait au deuxième décan de juillet**, hors écarts de précocité et s’étalait sur trois semaines. Une pluviométrie légèrement supérieure à celle du littoral, en permettant de se passer de l’irrigation conférait aux fruits une qualité gustative incomparable et les rendait recherchés, si bien que quelquefois il n’était pas nécessaire de les transporter à Ille ou limitrophes ( A Perpignan en temps de crise ), les expéditeurs venaient les enlever sur place. Cette production à connu son essor suite au gel des oliviers en 1956. Des impératifs commerciaux aussi bien que la canicule imposaient d’entreprendre la cueillette dès l’aurore. Elle se concluait allègrement en cours de matinée par un copieux petit – déjeuner à la table du propriétaire avant que chaque membre de la Còlha / Equipe de cueilleurs ne réintègre ses occupations sinon son village à l’entour. Les méventes successives à l’adhésion de l’Espagne au Marché Commun ( 1986 ) sonneront le glas de ces belles années, sans que  cela en soit la cause unique, comme on vient de le deviner. Les principaux producteurs : Robert Artus, Germain Capela, Henri Sivieude, François Soulère…

Force est de constater que la production locale d’abricots ne relève pas seulement de l’histoire ancienne, le verger Thierry  Fabresse en est la plus encourageante expression.

* Sur les oliviers les abricotiers,  en des parcelles plus fertiles bien – sûr, ce qui ne manque pas à Prats en dépit d’une contrevérité ( Encore une ) commune. L’étendue vouée au maraîchage en a été la plus éclatante démonstration.

**  » Montbéliard – sur – Agly «  comprenez Rivesaltes : Abstraction faite de la similitude avec la saucisse bien meilleure ici. Les arboriculteurs de Rivesaltes, capitale auto – proclamée de l’abricot seront éberlués par cette date anormalement proche de la leur compte tenu de vergers à 600 m / +. d’altitude. Il est difficile d’expliquer le pourquoi de cette étrangeté ? Quelques indications, à Prats le relief permet des versants protégés du cers ce qui n’existe pas en plaine du Roussillon. Aussi pour une bonne part, l »explication est affichée à la mairie de Rivesaltes, les arbres du parc y sont couverts de gui aussi prolifique qu’à Montbéliard, vous en verrez en d’autres lieux du littoral. Régulièrement la plaine du Roussillon est soumise à un vent d’Est pendant des semaines ( Tout le confinement saison 1 / 2020 élargi ) d’affilée, les températures en chutent autant que la luminosité ( Ciel laiteux calqué sur le Roussillon, azuréen en Fenouillèdes ), la nature des sols respectifs enfonce le clou. Cette marinade parvient atténuée à Prats d’où la précocité de prime abord surprenante, le gui demeure en Roussillon. Sinon peut – être aussi une onde d’air froid déportée des 6000 ha de l’étang de Salses si proche de Rivesaltes ? Les gelées sont plus nombreuses autour de l’étang, lido compris, que dans le restant de la plaine. L’article Le Vignoble le plus Haut de France vous renseignera sur le rôle d’ éléments significatifs supplémentaires.

1953 : Événement domestique : Les pratois et des gens de passage défilent visiter la première maison bâtie de toutes pièces par Donatien Crambes. Cette construction renferme une nouveauté sensationnelle pour l’époque, une cuvette WC raccordée à une fosse septique ! Il est à remarquer que le  rez de chaussée de l’habitation initiale était, encore, en terre battue, la cuisine bénéficiait d’un  » dallage  » en lauses noires du terroir dépourvu de toute maçonnerie de façon à permettre l’écoulement des eaux pluviales issues du toit en l’empêchant de s’épandre. En dépit de leur surnom de  » Barons  » les vendeurs étaient les plus pauvres des pauvres.

1954 : Le poids de la neige a eu raison de la toiture du farahon et le chaperon ( Dépourvu de créneaux ) est ébréché depuis quelques années. En 1958 une dalle en béton renforcée par deux IPN viendra arrêter la ruine en réduisant la hauteur initiale à 14 m +/-.

1956 : Au Rec de la Farda, construction d’un réservoir en cas d’incendie et en second rôle destiné à améliorer les arrosages. Il fut vite reconverti en piscine, au point d’être désigné ainsi. Jusqu’au jour ou la réglementation s’en est mêlée, des drames furent évités in – extremis, un garçonnet Patrick Capela y à plongé alors qu’elle était asséchée. Plus de peur que de mal. Il n’a pas remis ça. Simultanément l’Association Syndicale d’Arrosage du Canal des jardins fédérant 45 propriétaires créa le bassin de la Coume dels Orts. Un réseau de rigoles ou paissièras amenait l’eau dans les sillons. Les jardins familiaux voisinaient avec ceux de rapport, essentiellement plantés en pommes de terre. La betterave fourragère jusqu’à l’avènement du machinisme agricole. C’est également un milieu de prédilection pour tous les légumes, particulièrement les haricots quels qu’ils soient. Les principales surfaces propices au maraîchage s’étendaient de la Favièra (voir article vignoble) au Cougul, sous le village et à la Soulane de la Rasimière aux abords de la route.

Sens du vocabulaire identitaire sur l’article toponymie.

En février gel mémorable, d’une rigueur non renouvelée. Les perpignanais traversaient la Têt à pied, étant prise par les glaces.

1958 : La tour menace ruine, le poids de la neige a eu raison de la toiture . Par ailleurs la comparaison avec des vues prises vers 1900, démontre un écroulement du parapet sommital . Sur ces photographies l’élévation au dessus des fenêtres paraît supérieure à celle actuelle. C’est au cours de la restauration qui suivit que sa hauteur aurait été réduite à 14 m.

1960 : Passage de l’ère du pot de chambre à celle du tout à l’égout, élévation de la station d’épuration. Ne souriez pas, Prats fut relativement en avance sur ce progrès comparé à des villages identiques, à de grandes villes là jusqu’à < 60 ans d’écart à nôtre connaissance. En 2021 13 communes du 66 sont encore sans station dont Baillestavy 80 habitants aussi. Cette relative avance demeure effective à 50 ans de distance concernant les réalisations suivantes. De concert avec l’assainissement, les sources du Prats d’en Pézilla sont captées ( 1961 ) pour l’usage domestique. La consommation ayant évolué dans un sens contraire au climat, ces installations seront régulièrement réadaptées .

Au cours de cette décennie avec Mr Joseph Cante pour maire, tous les chemins carrossables au départ du village et de ses environs, sont réaménagés et asphaltés. Entre autres héritages, on lui doit notamment ce grand  » Waouh  » admiratif lorsque la carte postale apparaît en venant de par Sournia bien que depuis le cadre se soit déprécié par la mutation du vignoble. Il a su ses successeurs compris, protéger la Carrairasse de l’appétit de promoteurs lesquels de plus ne se souciaient guère de la disponibilité de la ressource en eau.

Octobre 1965 : Du 06 au 26 cinq épisodes de pluies diluviennes, tellement qu’en novembre encore, l’eau s’écoulait en sauts impétueux dévalant les faîssas ( Terrasses, restanques )  sises sous la Carrerasse, versant dominant le pont du Rec dels Falhièras. A la station météo de la Llabanère cette période totalisa 748,5 mm, à comparer avec la moyenne annuelle qui y est de 572 mm. pluiesextremes.meteo.fr

30 /06/1972 : – Monsieur Joseph Cante maire de Prats et ses conseillers municipaux démissionnent de leurs fonctions… Entendu à la radio. C’est leur ultime et vaine disposition pour préserver le lieu de vie qu’est  » la communale « . L’Inspecteur d’Académie ferme l’école qui ne compte plus que 6 élèves. Ses murs deviendront ceux du Foyer à l’aube des années 80.

07/1974 : Création d’un Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples, le SIVOM. de La Désix, une mutualisation administrative des communes limitrophes* de Sournia, en charge entre autres de l’enlèvement des ordures ménagères, pistes DFCI, la gestion d’un golf…

* Plus Le Vivier, Arboussols, Felluns, Pézilla, Tarérach et Trilla, soit un total de 11 villages.

1977 Place de la Fraternité : Trois riverains se mutualisent afin d’acquérir un pâté de paillers, ils sont les initiateurs de cette place.

31/07/1978 : Paris , ambassade d’Irak 53 rue de la Faisanderie. Fusillade avec prise d’otages par des palestiniens. Mort de Jacques Capela, 33 ans, inspecteur divisionnaire à la Criminelle 36 Quai des Orfèvres, délibérément abattu par l’une des barbouzes irakiennes, alors qu’il encadrait un terroriste avec le commissaire Pierre Ottavioli. Les irakiens voulaient tuer le preneur d’otages au mépris du sort des policiers mais le capitaine Barril conteste ce dernier point en ajoutant qu’il est impossible de prouver que l’un des irakiens arrêtés ait tiré sur J. Capela. Les tensions étaient sévères entre le GIGN et la PJ.

Ces individus étant couverts par l’immunité diplomatique, ils seront renvoyés dans leur pays en toute impunité, après avoir été soigneusement tabassés par les hommes des commissaires Robert Broussard et Marcel Leclerc.

Jacques Capela et ses parents venaient régulièrement à Prats se ressourcer sur la terre de leurs aïeux. Ce patronyme y est fixé de très longue date*, avec un L double ou simple soit un glissement du latin vers l’occitan. Un aurait été colonel en poste à Mostaganem en Algérie ? Plusieurs ecclésiastiques  et notables civils notamment au XVIIIe.

A lire les versions Gendarmerie et Police :

Missions très spéciales, Capitaine Barril ( GIGN ), Presses de la Cité 1984. ISBN 2-7242-4277-9. 7 pages dédiées.
Histoire du 36 Quai des Orfèvres, Claude Cancès ( Ancien Patron de la PJ ), Editions Jacob – Duvernet 2010, ISBN 978-2-84724-267-6. 16 pages dédiées.

* Bien avant que cela soit publié par royalblood.co.uk, il se racontait qu’ il descendrait de Charlemagne et de ses vingt enfants, logiquement comme d’autres noms typiquement locaux. Mais la consultation de ce site soulève des interrogations élémentaires. Cependant la genealogie.dalbiez.eu semble appuyer cette filiation carolingienne.

Années 80 et 90,  La Ronde du Frigolat :  Une course en montagne de 11 km fort prisée de l’armée, des sportifs, du public et indissociable de Guy Marcerou. Cependant au fil des ans ces courses en montagne sont devenues pléthoriques,  Jujols village conflentois en lança une réplique à la même date qu’à Prats, à grands renforts de publicité sur tous les médias et mieux dotée. On devine la suite… Elles courent aussi les rumeurs accompagnant le non renouvellement de la 19 ème rencontre, soit  :

  • Refus de la fédération d’homologuer cette épreuve.
  • Entente entre des plus dégourdis, pas que des jambes, aboutissant à remporter chaque édition.
  • Petit arrangement avec un tel bien placé, au mépris du Fenouillèdes et  facilement inter calable ci- dessus.

Décennies 1980 à 2000 : L’un des plus importants apiculteurs du département est à Prats, Patrick Gondron de la Miellerie du Fenouillèdes. Il est connu de la filière apicole pour sa ruche de St Estève ayant produit 223 kg de miel en un an. Cette affaire continue à Eyne avec son fils à la Miellerie du Cambre.

1981 : Création du foyer d’animation de pair avec le judicieux rachat de la licence IV du café Doutres, trop souvent omis ailleurs. Les bancs de l’école se ré- animent.

1981 ou 1982 : Claude Guillabert Inspecteur Général des Télécommunications, Conseiller en informatique du Secrétariat Général du Gouvernement est élevé Chevalier de la Légion d’Honneur* suite à ses travaux d’informatisation à Matignon sous Raymond Barre.

Cela intéressa l’Élysée qui sollicita C. Guillabert, lequel accepta l’élaboration d’un schéma directeur de l’informatique des services de la présidence de la République; Mais chose stupéfiante il cessa son travail se sentant soudain vidé de toute envie de nouvelle aventure administrative…  Les éléments en italique sont selon ses écrits.

* Absent de la Base Léonore.

14/11/1984 Alphonse Jean Camps : Un pâtre retrouvé raidi par le gel dans sa modeste bergerie du Plan de las Forques construite de ses mains. Ce Santpanhol ( Né à St Paul ) fut le dernier à avoir un troupeau de moutons. Il s’illustra à la restauration de l’ermitage de Força – Réal, celle de 1944.

Monsieur Alphonse Camps est un maçon d’une vaillance et d’un dévouement exemplaires, rémunéré selon sa volonté au strict minimum … Sa tache est rude et difficile … Lien d’Ille et d’Ailleurs en pages d’accueil.

1984-1985 : Culture expérimentale de trèfle souterrain – Trifolium subterraneum. Une légumineuse annuelle de sols acides en climat méditerranéen présente à l’état spontané à L’Albère à la même altitude. Semé en octobre 1984 l’essai dirigé par le laboratoire d’agronomie de l »I.U.T. de Perpignan bien que malmené par les gelées de janvier suivant à – 14°, a révélé un potentiel de récolte de 3T. de matière sèche à l’hectare. Il faut préciser que le Rhizobium* de cette espèce est absent à Prats**. Comme une autre légumineuse qui est l’arachide, ce trèfle enfoui ses graines, mais au début de l’été avant d’entrer en repos végétatif, c’est à dire qu’il fane en plein été.   afpf-asso.fr/download F110-MASSON

* Rhizobium :  Bactéries incluses dans des nodosités racinaires,  fixatrices de l’azote atmosphérique chez les légumineuses

.** Depuis le même spécialiste P. Masson en situe à Rabouillet, Tarerach, Trevillach. Publications consultables sur le site de la SMBCN.

1988 : André Bénézis éleveur de gasconnes et métallier invente un nouveau concept de passage canadien ou pont canadien permettant de simplifier le franchissement des clôtures traversant les pistes et d’empêcher le cheptel de s’échapper tout en laissant l’accès constamment  ouvert, les animaux ayant peur du vide aussi faible soit – il. Son succès sera tel que ses modèles se rencontrent dans toutes les régions d’élevage. Métallerie – Ferronnerie d’abord implantée à Sournia puis à Ille sur Têt  benezis.fr

1989 : Débuts d’un programme de grands travaux d’aménagement ( Mandature de Jean Calvet ). Sur la nouvelle route Prats – Pezilla* un stade sort de terre au Plan. Chaque mi-août il est le théâtre d’un tournoi de sixte où se rencontrent tous les villages du Fenouillèdes.

* Raccordement routier de Campich ( Camp d’en Pich ) à Pezilla, l’actuelle DFCI 53.

1991 : Ouverture de la piste de Venta Frida, Bento Frido, Bente Fride. Quel sens attribuer, peut être le vent froid, c’est à dire le cers. Par altération du E initial en I ? l’endroit y est bien exposé. C’est à la fois une liaison forestière avec Boucheville, Rabouillet, Vira, Le Vivier et la DFCI F 60.

1992 : Sournia et Prats sont câblés, pour la première fois en France en milieu rural. Les téléspectateurs peuvent recevoir en plus Eurosport, Planète, Paris première et TMC. Mais les communes concernées doivent supporter un charge financière très lourde en rapport à leur modeste budget et sans aucune compensation demandée à l’usager. On remarquera que comme lors de la venue de la fée électricité et de la création des routes, des localités du Fenouillèdes sont pionnières, cette fois en matière de vidéo communication. Cerise sur le gâteau cette innovation se double de l’enfouissement des réseaux aériens en zone bâtie.

1995  Restructuration du vignoble : La commune fait défricher 6 hectares de maquis au Catla, entre 560 et 620 m d’altitude sur un versant abrité ( Aphyllanthe, cade, térébinthe, arbousier, Erica arborea, laurier tin … ). Du chemin de Pézilla jusqu’au four à chaux le relief est remodelé au détriment des faissas des anciens. Mais ces murettes n’étaient pas là pour le décor, le nouveau profil du sol porté à 24% de pente moyenne ( Quand même ! ), aurait valu des sueurs froides aux tractoristes.

> Carte IGN 1 / 25 000 è. pour l’estimation de la pente.
> Article Vignoble pour l’intérêt climatique de ce lieu.

1996 : A priori la première fois, car c’était du jamais vu de mémoire des anciens*, la Soulane tarie sur la totalité de son cours pendant plusieurs mois ! Il fut envisagé un lien avec le séisme du 18 février le plus puissant depuis 1922,  5.6 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre se situait vers 7 km de profondeur à Lesquerde dans le massif granitique dit de l’Agly. C’était évidemment une incidence du déficit pluviométrique, d’ailleurs les hêtres et les rouvres revêtirent un illusion de parure automnale au cœur de l’été*. Sur les sols les plus superficiels la yeuzeraie fut détruite*.

* Cela s’est répété dont dès juin 2021.

L’assèchement durable du torrent de la Soulane dut être fatal aux desmans. comme à la microfaune dont ils se nourrissent.

Le changement climatique n’explique pas tout :

  • Y aurait il eu des précédents ? Par exemple en 1817 ( Eruption du Tambora ? ), 1886 … Plus d’eau pour arroser les jardins à cette date, cela a du être terrible à l’égard de nos ascendants et du cheptel.
  • La consommation domestique s’est fortement accrue dès la deuxième moitié du XX ème siècle

1997 : Les Fumades : Création d’une retenue collinaire destinée à l’irrigation des champs de chicorée frisée. Alimentée par une dérivation de la Soulane.

Surface : 1ha environ.

Profondeur : 6 m.

A cette date c’est la seule de cette capacité dans le département avec celle de Jujols.

Les principaux intéressés n’auraient eu le dernier mot quand au choix du site, le bassin est implanté en aval des terres à irriguer. En résumé, acceptez cela ou ce sera un autre village qui en bénéficiera.

Le pseudo menhir attenant sur lequel les socs auraient achoppé, a été dégagé de la couche arable pendant le décaissement. Il est fiché dans le sol aussi profondément qu’il apparaît. Ce  » Menhir  »  n’est pas identifié en tant que tel. Cependant la géographie du lieu est en adéquation, col ouvrant sur un vaste panorama et dominant un dénivelé de 300 m, toponymes suggestifs à proximité, voie de transhumance. Photo en pages d’accueil.

Les productions des Fumades avant le chantier : Un verger d’abricotiers ! Des vignes, des céréales dont du maïs non irrigué, ce qui ne l’empêchait pas de s’y faire à merveille et même des artichauts à l’abri des murets. Plus précisément des « Camus de Bretagne ».

06/1998 : Le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’association ARBRES* inscrivent au recensement national des arbres remarquables le Fagas ou Fajas / Fagus sylvatica, le hêtre totémique de  Le Vivier. En 2004 le Conseil Général le répertorie à l’inventaire des arbres remarquables du… Pays catalan! ( Jacobinisme catalan oblige ). * Arbres Remarquables, Bilan, Recherche, Etude, Sauvegarde, rue Buffon à Paris.

1999 : La Coume, creusement d’un forage à – 110 m. mais il restera sec.

1999 – 2000 : Restauration de l’église St Felix de Gérone aux antécédents vraisemblablement millénaires. > Article dédié.

25/02/2002 : Disparition à Paris du général Abdon Robert Casso. Né à Valmanya en 1912 où il fut très actif en tant que Résistant. De 1967 à 1970  il sera le premier général des sapeurs – pompiers de Paris. On le rencontrait  au Vivier et à Prats. Liens sur fenouilledes.fr à la date 1936.

Voilà quelqu'un qui devait avoir le cœur sur la main, adolescent je l'ai vaguement connu, il avait tout du rural  lambda auquel on ne prête pas attention, jusqu'à ce que lors d'une rencontre fortuite en pleine nature, il lança à mon père sans solicitation de sa part, en substance: - Le moment venu d'assurer l'avenir de tes enfants, n'hésites pas à me faire signe  ... Vous imaginerez mes interrogations quand à ce curieux au revoir. Peu après cet échange aussi bref qu'intrigant il fut propulsé au devant de l'actualité suite à la catastrophe industrielle de Saint Denis. C'est au travers du petit écran que je compris essentiellement à qui j'avais eu affaire. Pourquoi une telle gratitude ? Mystère ! Reste que pour monter de Prats à Paris, ça représente un sacré paquet de barreaux d’échelle, à s'en perdre de vue définitivement.
 Si vous avez matière à élucider ce mystère et à clarifier ce tutoiement présumés liés à leur servir de la patrie, je serais preneur.

2003 : Le village se dote d’un équipement des plus attractifs. Une vraie piscine, dite Espace aqua – ludique, chauffée par nappe solaire aux normes pour 200 personnes et avec maître nageur. Implantée sous le foyer, sur une terrasse abritée et panoramique.

12/06/2005 Prats 70 habitants, organise son 1er marché fermier. Doublé d’un vide grenier avec concert en l’église, expositions, banda, randonnées thématiques, animations pour enfants… Des milliers de curieux viendront découvrir ce village et l’événement fera école dans la contrée. Le comité d’animation a à son palmarès diverses manifestations culturelles et sportives dont le succès fait la particularité de ce coin du Haut –  Fenouillèdes. Das grobe dorffest von Prats / Hilke Maunder.

2006 : Fermeture de la cave coopérative, la commune en fait l’acquisition. Les dernières vignes seront délaissées en 2012.

25/02/2006 :  Journal officiel du… Création de l’Association Église St Félix, fort heureusement versée  en matière de réhabilitation du patrimoine cultuel dans l’église et à l’entour. Plusieurs réalisations sont déjà à son initiative, tableau du retable, croix processionnelles … Vous voulez payer moins d’impôts et faire œuvre utile, vous savez où vous adresser.

2008 : Restauration de la croix de mission du Calmeill datant en l’état du début du XXè siècle. Construction attenante d’une table d’orientation oeuvre de Aurore Zapata céramiste à  Prats.

Sécheresse pire que en 1996. Diminution de la pluviométrie jusqu’à – 15 % à Sournia sur la période 1980 à 2010 d’après Jean-Louis Lenoble. N’ayant plus d’eau aux robinets, Prats* s’ajoute aux villages du Fenouillèdes ravitaillés en eau potable par camions depuis Caudiès. Le préjudice économique et environnemental fut majeur.

Yeuseraie route de Sournia en juin 2009, prise de la carrière.

Difficultés pour les usages domestiques quotidiens.

Frais de transport.

Plantation de chicorée frisée impossible.

Complications pour les éleveurs, réduction de capital.

Dépérissement à perte de vue des chênes caducs et persistants, généralement sans réitération sur les seconds.

Depuis la municipalité à mis en œuvre les moyens nécessaires pour que les robinets soient toujours alimentés. Après un forage insatisfaisant à – 150 m. F1 Pt des Aguzanes, ce sera le F2 Aguzanes à – 150 m, idéalement implanté sous une ligne électrique qui mettra un terme à un dossier majeur notamment par son coût en rapport à une si petite collectivité. Qu’elle chance d’avoir localisé une nappe d’autant que ce n’est pas le cas de tous les villages impactés par cette crise de l’eau.

* Paradoxalement tout en ayant le privilège rare en Fenouillèdes de posséder sur son territoire une source vauclusienne mais si excentrée qu’elle nécessiterait des investissements impensables pour être captée.

24/01/2009 : Quelques belles frayeurs lors du passage de l’ouragan Klaus et plus de dix mille euros de dommages pour la collectivité. Les vénérables cyprès sur la route de Le Vivier pourtant protégés par le remblai routier ont été rendus en l’état de chablis. Cependant hormis à la Pelade la forêt a bien mieux résisté comparativement à la basse vallée de l’Agly en sol profond, notamment les pins.

2011 : Prats grâce à son relief , sa géographie et ses sols se distingue par sa diversité de paysages et un patrimoine bâti méritants de s’y attarder. La commune aménage d’un réseau de sentiers de randonnée inscrits au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de  Randonnée dont Le Tour des Cabanes.*  en référence à des édifices en pierre sèche de plus de 10 m de long.

 La Fédération Française de la Randonnée Pédestre projette de baliser le vieux chemin de Pézilla de Conflent jusqu’à la Pelade, une démarche à son initiative. En fait il deviendra d’abord un morceau de choix ( Fortes pentes ) du trail N° 10 Sommets du Fenouillèdes de la Station de Trail Sud Cathare, puis ce sera le nouveau tracé du sentier GRP Le Tour du Fenouillèdes dès 2019, se reporter à cette date.

* En variante du GR 36, du PR de pays Tour du Fenouillèdes et du  Sentier d’Emilie – Chemin du Fagas. Mais aussi réouverture d’antiques routes avec l’efficience des PELERINS DU FENOUILLEDES,  reconverties en itinéraires de petite randonnée, à savoir de Prats à Sournia via la Carrerasse avec une bifurcation à Las Chausses à destination de Sournia encore mais après un détour sur les ponts médiévaux de Roquevert. 

30/06/2012 : Grand messe de l’eau, inauguration à la Fontaine Vieille du forage des Aguzanes ( 2010 ), des travaux d’adduction et de traitement de l’eau.

07/11/2013 : Journal officiel de l’union européenne du… Classement en SIC = Site d’Intérêt Communautaire des habitats à chiroptères des Pyrénées Orientales totalisant 2316 ha en regroupant les gîtes de Fuilla, Nyer, Ria – Sirach, Rodes et pour le Fenouillèdes ceux de Montalba le Château et de Trevillach / Prats, respectivement 39 ha et 121 ha. Ces  derniers d’intérêt national s’agissant de la reproduction des espèces suivantes dans chacune des deux seules cavités mentionnées alors qu’il en existe d’autres :

  • Murin de Capaccini
  • Grand et petit murin
  • Minioptère de Schreibers
  • Rhinolophe euryale, 1400 individus au comptage d’août 2009.
  • Grand et petit rhinolophe.

Document d’Objectifs des sites natura 2000 chiroptères…page 13 et suivantes, développement-durable.gouv.fr.

Cycle biologique chauvesouris et Hibernation chauve – souris : Déranger ces mammifères en phase hibernante ( Toussaint à avril inclus ) leur est fatal hors exception.

Hormis cet inventaire une espèce de pipistrelle a ses habitudes sur le périmètre Natura 2000, surprise dans des boites de conserve !
 En réemploi de protection de piquets de clôture aux fins de ralentir la fissuration, ne disposant que de quelques millimètres d'épaisseur d'espace utile.

0 1/01/2014 :  Prats sort d’un relatif isolement administratif en intégrant la communauté de communes Agly – Fenouillèdes. Une mutualisation de moyens financiers , techniques et de projets qui fédère 6312 habitants.

03/2014 : Le hêtre géant du Bosc d’en Baillette dit Le Fajas est classé arbre remarquable.

29/11/2014 : Précipitations d’intensité  » Exceptionnelle « * d’où hormis les dégâts immanquables aux voies charretières,  de nombreux éboulements de faïsses et la nécessité de refaire la rue Chemin du Milhès ( Milles est une corruption ). Voir Fenouillèdes.fr à la même date.

*277 mm à St Paul, 284 à Sournia, 291 à Campoussy, 345 à Cassagnes, 352 à Planèzes selon le site Pluies extrêmes. A nôtre humble avis cette valeur est incohérente au vu des dégâts inhabituels sur le bassin de la Matassa.

2015 : Il subsistait une ruelle piétonne au sol verdoyant… Depuis le printemps l’herbe sera plus verte ailleurs puisque cette voie est dorénavant dallée en schiste.

2016 Canicules et sécheresse : Et de trois en une décennie, moindre que les précédentes mais d’une sévérité suffisante pour en arriver à tarir le lit de la Soulane dès août* suite à dix mois de déficit pluviométrique important, éprouver le maquis y compris en sol profond. D’abord dès juillet – août les buplèvres et les érables de Montpellier ont roussi, suivis en fin de saison par nombre de chênes verts et rouvres prématurément marcescents.

* Jusques en décembre 2017, hors épisodes momentanés et suivis d’un débit de misère insuffisant pour toute la longueur de son cours, succession de pertes en aval des Aguzanes. Pareillement en 2018 en dépit d’une pluviométrie annuelle double de la moyenne. Dans ces conditions on imaginera la suite mais à tort car la tempête Gloria de 2020 a renversé ce processus, pendant des mois, avec un débit diamétralement à l’opposé.

2016 : Dès … la pinède naturelle qui ourle la hêtraie est relookée par VDS, l’association Val de Sournia. Éclaircie et émondage des pins sylvestres. Il ne s’agit ici point d’émonder ni les pignes, ni des nèfles mais de fabriquer des plaquettes de bois destinées à la chaufferie de Sournia. Ce terme d’émonder s’applique aussi à la suppression des branches au départ d’un tronc, généralement afin d’activer son élévation.

13/01/2017 : Arrêté portant désignation du site Natura 2000, Site à chiroptères ZSC FR 9102010 = Zone Spéciale de Conservation, identifie les sites à fort intérêt pour le patrimoine naturel exceptionnel qu’ils abritent. legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/1/13/DEVL1624308A/jo/article-1

2018 : La municipalité de Le Vivier avec son maire Eric Bouchadel repousse un projet éolien de 6 machines qui voulait s’implanter sur les hauteurs préservées du col de l’Espinas et mitoyen d’un site à chiroptères majeur du 66. Comme à Feilluns ils ne les auraient pas vues depuis la mairie mais les viviérols ont fait prévaloir le respect des villages visuellement impactés Campoussy, Fosse et Prats de pair avec une lucidité leur permettant de ne pas raisonner à la Don Salluste s’agissant d’amasser quelques sous au mépris de toutes convenances. Si leur projet se concrétise les Feillunois ne tarderont pas à déchanter, dormez bien tant que cela vous est permis … Projet éolien Abo Wind Feilluns

La rotation des pales aspire les chauvesouris, le changement brutal de pression provoque une implosion de leurs organes.

01/10/2018 – 02/2020 : Un chantier hors du commun rapporté à un petit village de 77 irréductibles. Lancement des  travaux de restauration * et de valorisation de la tour à signaux du XI – XII siècle, visant à la rendre accessible au public jusqu’à sa plate forme sommitale tout en dotant la commune d’un outil d’attractivité touristique au terme d’aménagements étalés sur 3 années

.. Il s’agit de rénover l’intérieur et l’extérieur de l’édifice, présenter une exposition  permanente sur le thème des tours à signaux du département, accueillir des expositions d’art….

*Lot confié à l’expertise de l’entreprise Axes et sites – David Maso archéologue, laquelle est intervenue à Quéribus concomitamment..

77 habitants selon l’INSEE au 01 janvier 2016.

2019 : L’année de la pyrale du buis alias la tueuse du buis. Nos paysages jusques là épargnés par ce lépidoptère venu d’Extrême – Orient via l’Allemagne, en ont subi les assauts dès les premiers jours de mai sur les bussières les plus basses du territoire, ensuite les vols ont pris de l’altitude jusqu’à atteindre en août le point culminant du pays le Sarrat Naut 1310 m. Il est à remarquer que la hêtraie pure, c’est à dire sans buis en était saturée sans que les feuillages en soient affectés.

09/2019 : Sentier de randonnée GRP Tour du Fenouillèdes. Signalétique en cours sur son nouveau tracé lequel délaisse Sournia pour vadrouiller de Pezilla de Conflent à Prats en suivant les pavés de l’antique traverse et le balisage trail Sud Cathare N° 10 jusqu’au foyer rural du Balcon du Fenouillèdes où il s’en dissocie afin de monter droit sur la tour féodale, le Pré des Supplices, la DFCI F 60, le col du Calmeil où il renoue avec l’itinéraire originel à la base du U dessiné par la piste.

21 – 23/01/2020 Tempête Gloria : Prats avec le haut Fenouillèdes dans son épicentre, meteofrance.fr/actualites/78913894, Au niveau local son caractère exceptionnel ( 2014 aussi ) ne tient pas tant à la date de sa survenue qu’à la mise en charge de quelques jours à plusieurs mois de sources  » Nouvelles  » et des taries depuis la décennie 90. Le 20 encore tous les rècs ( Ruisseaux ) étaient à sec jusqu’à la Matassa. La voie sur berge du moulin de Font Marie en est rendue impraticable mais c’est de part sa proximité immédiate avec le village et le décapage de sa piste de rive que le Rèc dels Falhièras en eau jusqu’au début juin suivant aura frappé les esprits avec les ruissellements provenant des Castanhièrs, il n’avait pas produit un tel débit depuis très longtemps ( 1965 ? ). Qu’auraient dit ces pratois s’ils étaient descendus à son prolongement du Conc ou à plus forte raison à Pezilla ! Ce ravin à la porte de Prats n’est pas le seul à avoir repris du service à l’issue d’une pause décennale(s) il faut y inclure ceux d’Antinès, du Rach, Clòt d’en Rivière …. > Photos sur l’album.

01/07/2020 : Après consultation des administrés, l’extinction de l’éclairage de 23 h à 6 h est adoptée à une écrasante majorité réceptive aux considérations environnementales et économiques. Les monuments sont mis en valeur en n’étant pas concernés et la voie lactée en scintille de plus belle.

08/08/2020 Fondation de l’association Tour et Patrimoine de Prats de Sournia : Placée sous l’égide de la mairie, publication au Journal Officiel du 10 septembre. Son objet est La mise en valeur de la tour à signaux et plus largement la préservation, la restauration, la découverte du patrimoine historique, culturel et naturel ….


Quelques patronymes

Auxquels il faut ajouter les déclinaisons, à lui seul Capela en compte 13 à nôtre connaissance. Ci – dessus et dessous vous avez un panel, indicatif et incomplet, des variantes habituelles, résultantes de l’interdépendance de ce village languedocien avec la Catalogne à la charnière de laquelle il se situe. Des confusions entre les phonétiques catalane, française, languedocienne de pair avec l’ illettrisme. Hors pourcentage infime, ces patronymes sont antérieurs au XVIII è.

Certains sont typiques de Rabouillet depuis des siècles et des siècles, tels que Dalbiès,  Clauzel, Fabresse,  Fourcade, Lauret, Marie, Truillet,  Vidal … Avec le même enracinement mais à Sournia pour Cante, Crambes, Sacaze … Calvet signe une origine aux environs de St Martin de Fenouillet où il était déjà au XVI è. Darnaud est très enraciné à Pezilla, etc. Tous les villages du Fenouillèdes prolongé sont représentés.

Quelques noms paraissent révélateurs de la paroisse d’origine, Albiès, Cante, Cauneille, Francon … Plus nombreux sont ceux qui signent le repeuplement consécutif aux grandes pestes de 1629 – 1631 et de 1651 – 1653. Hormis l’Ariège, l’Aude et leurs limitrophes, ces patronymes proviennent principalement de la Gascogne, Rouergue, Cantal, Dordogne … Plus de détails sur : Antroponimia, poblament i immigratió a la Catalunya Nord aux pages 203 à 237. Plusieurs dynasties sont typiques du milieu très fermé de la meunerie, endogamique selon les termes de l’AAPO au sujet des 15 moulins limitrophes qui subsistent au bord des torrents. – Plus du tiers des meuniers du Fenouillèdes et de leurs bailleurs furent attirés depuis l’Aude.

Avec une prédominance avant 1700, plusieurs patronymes finissent par les occitanismes : ette, one, oune, iane, tel que Truillet(te), Bigou(ne), Joulia(ne) = initialement, la fille de Truillet, Bigou, Joulia.

1590 à 1600 :

Capela, Cougat ( Toponyme ), Fabre,  Fabresse, Joulia, Lauzière, Perilhou, Pons,  Siviude -Sibieude – Sivieude *, Solère …  En 2020 quatre font encore de la résistance. * Phonétique du V perçu B.

Registre BMS années 1678 à 1680 :

Baptêmes, Mariages, Sépultures. Aragon- Aragou, Baillé, Bigou, Burgat, Cante, Capela(lane), Chapot, Chiffre, Jusseume, Laporte, Luques, Pagane, Pons, Puch, Siviude – Sivieude, Solère, Sos, Tousel, etc. En se focalisant sur les chefs de famille. Une bonne part des noms de naissance, des mariées impliquées par cette énumération d’hommes, sont de ceux à venir. En 2020 deux supplémentaires sont encore présents.

Registre BMS de 1737 :

Aragon – Aragou, Capela, Cauneille, Chiffre, Delonca, Dormade, Fabre, Francon, Joussemme, Luques, Martineu, Merone, Pagane, Pons, Saunière, Sivieude, Solère, Sos, Touzel. Bon nombre des suivants déjà en 1738 …

1600 à 1800 : Dont les noms de naissance de quelques femmes.

Abadie, Alquier, Andruet, Aragou, Arnal – ( Darnaud ? ), Ascarrot .

Baicha –  Baixa –  Baissa – Bayssan*, Baille – Baillé, Baillette, Bertrand,  Barbe – Barbé ( Toponyme Barbix ), Baron – Barou ( Possible surnom ), Barre – Barris, Benezech – Benezet, Bigou, Bonamic, Bonet, Bourrel, Boyer, Bourgat ( Toponyme ) – Burgat. * Du village de Baixas.

Caillens, Calvet, Chapot, Canaby – Canavy, Cante, Cantié, Catinat ( Surnom branche Sibieude ), Carbonne – Carbone, Cauneille, Caïre – Cayre,   Caîrol – Cayrol, Chapot, Chiffre – Chyffre – Siffre – Xifre, Clareu, Couderc, Comes – Coumes, Conte, Cornu, Coutirou – Couterou, etc.

Dalbiés – Dalbiez – D’Albiés  – Dalviès, D’ Arnaud, Debat, Delonca, Dimon – Dumons,  Domerc – Doumerg, Dormade, Doutre(s), Duffour – Dufour ( Toponyme ),  Durand …

Fabre(é), Fabresse, Fabreses du Long, Fonte ? *, Four – Fourc, Fournols, Fourcade – Forcade, Françon – Francon …

Gandou, Garrigue(t), Gène, Giral, Grand, Galet et Guillo ( Toponymes ), Gasc, Guilhem, Izern, Jorda – Jourda, Jouret, Jusseume …

Lauret, La Boguic? Laborie, Lacroix, Lamolle, Laporte, Laussières, Luques …

Marcero – Marcerou – Marserou, Marie ( Toponyme ), Marquié, Martignole(s), Martin – Marti – Marty ( Toponyme ), Martineu, Martre,  Mathieu – Matren, Merone – Mérou, Micheu, Miquel(ete), Molenat – Moulenat, Mouchous – Mouichous, Moureau puis Morau – Moreu – Moureu ( Surnom lignée Capela ), …

Pagane, Pagence ( Corruption du précédent ? ), Pagés, Paicha – de Paicha, Palmade, Panabière, Pasiols ( Surnom d’une branche Sivieude, 11350 Paziols ** ), Payan ( Corruption de Pagane ? ), Pellure,  Pesquier, Pesilha – Pezilla, Peyre, Pons – Pous – Poux …

Quirbajou ( 11500 Surnom lignée Chiffre ).

Ribes, Rivière ( Toponyme ), Régné – Reinier – Regnier, Rouvenac ( 11260 Surnom lignée Sivieude x Amiel à dater de 1695 ), Rustiques ( 11800 Surnom branche Capela ) …

Sabrazés(sès), Sacaze, Sales – Salles, Saunière, Sire,  Solère, Soulère, Sots – Sos – Soss …

Ticheyre – Tisseyre, Toulra, Thousel, Tousel(s) – Touzel – Touzeil, Traby, Tresserres, Triquoire.

Vaicha – Vaiche – Vaysse ( Baixas ? ), Vignau – Vignaud.

* Une Fonte Marie figure sur la GENEALOGIE DALBIEZ, née en 1630, épouse Jean – Pierre Soulère en 1655, on présumera que cette personne est née au moulin de Fonte Marie et en a reçu ce surnom. Possible Fons Marie ?
** Surnoms désignant une commune : En principe le premier mâle de la lignée s’est marié à la dite paroisse. Certains paraissent être devenus des patronymes.

1800 à 1920 :

+ Albouy, Aragou, Arthus – Artus, Bach – Bac, Baillouvère, Barthelemy, Beltramelli, Benassis, Bergé ( 11 Villasavary ), Blanquier – Blanquié, Bot, Bouin, Buridan, Castella, Catala, Clauzel – Clauzeil, Cambus – Gambus, Canredon * – Campredon ( Meuniers ), Cautrès – Coutrès, Chauvet, Chanaud, Comenge, Crambes, Cribeillet, Delunca, Darnaud – ( D’Arnaud ? ), Doucet, Dutard, Foussarigues, Lacoste, Losma, Malvésy, Manjol ( 11 Le Bézu ), Marcerou, Mésouaille, Mayens, Maury ( 11 Bourigeole ), Monier, Monic, Oberti, Paret, Patrouix, Pélissier – Pellissier, Peyrard, Peyre ( Surnom Sibieude ), Pomès, Ribes, Rimbaynes – Rimbuynes – Riubanys, Roberty, Raspaud – Respaut, Raynaud, Rocaché(her), Roger, Sarda, Sastre ( Surnom Sibieude ), Sérié, Soubirana – Soubirane ( de Manrésa ), Truillet, Verdié, Vidal, etc.

Canredon de Marsa / Paridulac.

1920 à 1970 :

Bordes, Massé X Suchaire, Caillens, Gely, Guillabert, Broc, Lauret, Montel, Razongles, Izzo, Laignel, Deulofeu

1970 à 2010 :

Bénézis, Camps, Charpeil, Garcia, Lencou, Genz, Gondron, Feugère, Komes, Zapata, Meeschaert, Henrion … Pour partie des nouveaux habitants durablement établis en résidence principale ou secondaire. Et toujours de nombreux patronymes présents ici déjà antérieurement à la Révolution dont Calvet, Cante, Capela, Carbonne, Fourcade, Pagane, Sibieude,  Soulère, Touzel …

Et c’est sans exhaustive, il manque notamment des patronymes de naissance des épouses natives des villages de la région. Pour un choix élargi consultez la liste éclair de l’ACG. Filae,  La généalogie Dalbiès. Une recherche généafrance prats de sournia vous apportera des précisions complémentaires.

Registres 1737 – 1792. et suivants sur généawiki.com 66151-Prats – de – Sournia.

Démographie :

E. Baratier sur Persée.

Désolé à l’égard de ceux enclins à clamer Prats a compté jusqu’à 500 sinon 600 habitants, mais raisonner tel que ci dessus s’apparente à une approche superficielle.  En consultant sur Wikipédia.org les recensements de 1789 et 1790 relatifs aux communes suivantes *, où le nombre moyen de personnes par foyer  » tombe  » à 4, 2 on cernera les limites de cette évaluation. Les ecclésiastiques, les nobles et les misérables n’étant pas assujettis, ils ne sont pas garantis compris dans ces dénombrements. De quel type de feu s’agit – il ? La moyenne de 4,2 n’est pas stable dans le temps.

En complément de ce dernier lien, on remarquera que Prats comprenait 106 feux en 1720 soit 450 habitants environ, l’abbé Expilly ** reprend ce recensement en 1762 mais entre temps en 1750 Prats ne comptait plus que 80 habitants soit 19 feux environ, regain à 46 feux au dénombrement de 1774 et 47 en 1789. Avec Fosse et Montalba – le – Château, Prats est l’un des rares villages du Fenouillèdes 66 à s’être dévitalisé entre 1720 et 1774. Que s’est – il passé ? Les événements climatiques inhabituels n’ont pas fait défaut, peste de 1738 ? Gel de 1740 ? Émigration ?, Migration vers les Pyrénées Nord – Catalanes ?… Mais sur ce dernier point l’IEC ne répertorie que quelques personnes dans le lien qui suit et apparemment consécutivement à des mariages alors que les villages proches ont perdu des familles entières. Et si Saint Cucuphat n’avait pas été là … De plus il ne protégeait pas de la variole. Pics de mortalité en 1770, le pire autour de 1780.

Antroponimia, poblament i immigració a la Catalunya Nord en 1737 – 1790, Joan Peytavi Deixona maître de conférences à l’UPVD,  IEC 2010. Même si avec eux, les catalans, on en a l’habitude, il faut déplorer la désinformation qui se terre sous Immigratió. La Catalogne Nord était française à ces dates et le Fenouillèdes à plus forte raison, immigratió est impropre s’agissant de populations venues de tout le grand sud de la France.

* Caramany, Cassagnes, Estagel, Fosse, Lansac, Latour de France.

** Dictionnaire Géographique des Gaules et de la France de Jean – Joseph Expilly, pages 100 à 102,  édité en 1762. Si ces relevés sont exacts, avec 106 feux le Balcon du Fenouillèdes était l’une des sept principales paroisses du Fenouillèdes dont : Montfort sur Boulzane, Caudiès de Fenouillèdes, La Tour de France, Escouloubre, Sournia, St Paul de Fenouillet.

Détails complémentaires en pages Accueil Balcon du Fenouillèdes.