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Sentier de Prats de Sournia à Vira

Cette boucle aurait pu être intitulée de piscine en plan d’eau. La piscine municipale de Prats est surveillée par un maître nageur, évidemment.

C’est magnifique : Un sentier botanique, des aires de pique-nique, des forêts à en rêver, des maisons forestières serties dans des écrins splendides. Un contraste climatique spectaculaire entre Prats et Vira à altitude identique, on passe du maquis à la futaie de feuillus et de résineux de moyenne montagne. Mais ce n’est pas tout puisque cela est en prolongement du sentier des hêtres remarquables et de celui  Tour des cabanes. Natura 2000ZNIEFF de Boucheville.


[su_heading]Ne vous aventurez pas au mépris des recommandations randonnées de l’article éponyme.[/su_heading]


 

  • Difficulté : Tous publics
  • Durée : Vous marcherez pendant 4 h 30, les trois variantes exclues. Durée fonction des recommandations ci-dessus.
  • Panneautique et balisage : conventionnels petite randonnée. Des raccordements hors sentiers balisés en sont dépourvus. Les indications DFCI N° y suppléent.
  • Abréviation :
    TDF : Tour du Fenouillèdes, balisage en tirets jaunes et rouges.
    DFCI : Piste de défense des forêts contre les incendies
  • La photo en – tête est disponible agrandie sur l’album.

 

Laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative. La DFCI F60 est étroite, sinueuse et réservée aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

  • Observez les toitures encadrant le virage de la départementale, quand le cers s’ y met, c’est avec conviction. Le cers est le même vent que la tramontane des catalans. Simplement ici vous êtes en Occitanie. Un des pays les plus anciennement annexés par la France, en 1258. Quand aux façades traditionnelles, elles ne sont que de pierres et de terre ” Récemment ” liées avec un mortier maigre.

00:00 Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fontvieille ( Prononcez Foun Bielle ) , la fontaine abreuvoir. Du nom d’une fontaine citée en 1686, sise dans le rec proche. Remplissez vos gourdes.

L’ayant dépassée, vous arrivez à un nœud de pistes. Le panneau DFCI F60 vous flèche la bonne direction, hors balisage jaune.

00:10 Lo Prat dels Eissilhaments,

  • le Pré des Supplices et sa chapelle :  Vous réintégrez le balisage jaune PR. Pour en savoir plus concernant le lieu dit, allez sur l’article histoire en 1612.

Sinon au croisement pré-cité, le marquage PR vous promène en contournant la tour Farahon par la gauche, avant de rejoindre la chapelle à l’intersection de chemins historiques.

  • Une carrairasse, voie de transhumances, que vous laisserez au prochain virage. C’était aussi la traverse de Sournia. Toujours praticable. Une rando facile de 1h15 aller – retour.
  • Remarquez dans les buis, un pavement érodé. Romain selon la mémoire collective. Laquelle omet que nos pas foulent ceux des templiers. D’une certaine façon ils tenaient tout le canton de Sournia. Raccordement du village à la route ci-dessous.
  • Perspective sur la ” Frontière ” de Charles le Chauve, l’imposante muraille des Corbières qui barre l’horizon au nord et la Marche d’Espagne. Une dynastie comtale, de la lignée d’un cousin germain de Charlemagne, va régner sur le Fenouillèdes et ce qui deviendra la Catalogne nord et sud, jusqu’à la fin des années 1100. Tout en ayant l’obligation de prêter serment d’allégeance aux rois de France. Une de ces clefs de l’histoire omises de part et d’autre des Pyrénées catalanes par ce qui ressemble à un lobby de la Senyera, le drapeau sang et Or, lequel fut adopté en ce temps là par Raymond Béranger IV. Toute histoire impliquant les doigts d’un empereur dans le sang de Wilfred le Velu, un des plus célèbres marquis, est une pure tromperie qui participe d’un négativisme de la même origine que ci-dessus.

Restez sur la piste bitumée qui grimpe en lacets jusqu’à un premier col, en surplombant un vallon verdoyant.

  • Point de vue sur d’innombrables cabanes encastrées dans les murs.

00:20 Le Plan de las Forques, le Pla de las Fourques phonétiquement.

  • Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses.
  • Oratoire sommital du Calmeill PC 781 m,  plus exactement une croix de mission . Un nom de lieu dit fort approprié. Il s’applique à une hauteur avec des rochers ou à la végétation rase ( ‘la Calm à Font Romeu, Calmeilles dans les Aspres , Calmel village disparu dans l’Aude, Calms aujourd’hui Camps sur Agly ) . Autres sens en pages toponymes. Voir en 1638 sur Fenouillèdes.fr ou à cette même date à l’article Histoire de ce site .

Vous avez atteint le G.R 36 au balisage blanc et rouge, tracé à cet endroit sur la route moyenâgeuse Limoux – Prades.  

  • Oratoire et table d’orientation sur le mamelon du Calmeill derrière vous. Question panorama, vous n’en êtes que au hors d’oeuvre.

Il vous reste à suivre le GR 36 dans le sens de la montée.

00:25 Remorque citerne.

  • Deux cabanes méritent une halte et surtout une restauration urgente. La principale comporte deux espaces distincts reliés par un caniveau.
  • Aux alentours, à l’identique du Calmeill, concentration de blocs erratiques et de rochers de schiste noir criblés de curieuses alvéoles imbriquées laissant imaginer des bulles de cuisson saisies par un refroidissement brutal ? Ou des maquettes de paysages de dolines. Ces cupules géologiques peuvent être agencées en rangs parallèles et revêtir toute la roche. Elles font office de points d’eau temporaires pouvant retenir plusieurs litres.
Une "Alvéole"

Une “Alvéole”

00:35 Vous êtes sur un petit plateau, le Plan de la Cour.

  • Vous pouvez admirer deux autres cabanes mais de 15 m² environ chacune en surface utile. Différentes par leur agencement. Celle au bord du chemin est aux 3/4 creusée dans le sol.

Pour en savoir plus  allez sur l’article cabanes de ce site et  sur fenouilledes.fr/cabanes du fenouillèdes

00:38 Au passage canadien vous quittez le bitume et le balisage jaune du sentier d’Emilie. Poursuivez tout droit sur le G.R 36.

  • Ces barrières qui se rencontrent dans tous les pacages des Pyrénées au Massif Central, ont été inventées à Sournia par la métallerie Bénezis. Les mains courantes, rampes en fer forgé et gardes corps qui embellissent les rues de Prats sont de la même origine.
  • Vous voulez voir les gasconnes et leurs veaux de près, venez de préférence en février mars. Le mieux c’est dans vôtre assiette, les taureaux étant de race limousine la viande est plus savoureuse et tendre  que la gasconne pure…  livré chez vous fenouilledes.com/pratsdesournia.php?stativ4/vie-locale. marc.deulofeu @ orange.fr

Elevage Deulofeu – Nieto

00:48 La Pelade haute ( Pelado ) Col, nouveau passage canadien. Suivez la piste après cet obstacle pour troupeaux.

00:53 Panneau forêt communale de Le Vivier. Quittez la piste au profit du G.R 36 qui monte à gauche en devenant un sentier.

  • Vous longez de près une ligne de crêtes qui offre un panorama saisissant sur le pic du Canigou, le Madres, le Bugarach, la Grande Bleue…
  • Elevage Tixador : les bovins que vous apercevez sont des Charolais, c’est le seul troupeau de cette race jusqu’à bien au-delà de l’horizon. Si leur viande réputée vous fait saliver, Lien : Tixador La Fargasse, il en ressort que le Vedell catalan et la Rosée des Pyrénées sont couramment nés et élevés en terre occitane du Fenouillèdes.
  • Les bornes en pierre locale avec des nombres engravés, matérialisent les limites du territoire de Sournia avec celui de chacun des villages limitrophes.

01:00 Col des Quatre camins, les Quatre chemins. PC 963.

  • En catalan comme en languedocien, le premier étant d’émanation dominante de langue d’oc, on prononce le N muet comme Sournia pour Sornian, Sornhian.

Au portillon en fer prenez à droite entre les marquages ONF, chiffres bleus sur fond blanc, 6 et 8 sur les troncs des pins sylvestre. Le G.R 36 traverse la DFCI F60 et vous aussi.

  • A quelques mètres sous cette dernière et principalement sur vôtre droite, une cathédrale de verdure dont les colonnes s’élevant à plus de 30 m sont des hêtres aux troncs oscillant autour de 6 m de circonférence.

Erythronium dens – canis
10 à 15 cm de haut en mars.

01:24 PC 694 Les Moles (les meules) : Le GR rencontre la DFCI F48. Devant vous dans le ravin l’une des sources saisonnières de la Colobrière. Prononcez Couloubrière, ça vient de couleuvre, mais elles aussi ont déserté ces lieux.

On oublie le GR 36 pour aller à l’opposé vers un groupe de cortals.

01:38 Sur une crête avec des cèdres de l’Atlas qui ne dissimulent pas encore le panorama on optera pour la DFCI F48 bis en contournant cette plantation.

01:55 Après une descente prononcée on arrive à une croix des Rogations. Se diriger à gauche.

  • Crotz dels Rogasons, Langue d’Oc oblige. Ces croix étaient fin avril – mai le but de processions consacrées au bon devenir des cultures et à la protection des troupeaux.

02:00 Vira

  • Eglise Ste Croix, reconstruite au 16è. Un bel exemple de persévérance car à l’époque entre les Espagnols, les huguenots et le reste il ne devait pas faire bon vivre dans le secteur.
  • Fontaine des Verriers :  Chose curieuse sachant que les anciens comme la carte IGN la situent près du pont éponyme au PC 782 où nous n’avons jamais vu de fontaine au sens strict du terme.

Les escaliers permettent d’accéder à la route départementale 9D.

02:07 PC 663 Plan d’eau de Vira :

  • Plage dallée, aire de pique-nique. Baignade réservée aux sangliers. Une épaisse couche de vase est laissée à leur attention.

A quelques pas en restant sur la route, le départ du sentier botanique.

  • Une boucle de 450 m idéale pour une initiation. Quelques genres sont incongrus, tels l’érable negundo ou le micocoulier. Par contre un joli broussin sur un chêne rouvre est sans commentaire. Donc il s’agit d’une excroissance enrobant le tronc ou les charpentières. Le Tallandier est évasif sur les origines exactes : Bactériose, gélivure, piqûre d’insecte, plaie ? Visible sur Marmotton 66
  • Cela étant, l’extraordinaire richesse de la flore du Fenouilllèdes mériterait des réalisations plus exhaustives. Combinaisons de biotopes, de climats, de sols à différents étages.

Vous souhaitez abréger cette sortie. Profitez de l’occasion qui se présente. Voir plus loin à la lettre C. Sachez que c’est vraiment dommage au regard de ce que vous allez manquer. Dans le cas contraire revenus à la main courante, poursuivez en montant sur la route.

  • Au col on s’enfonce dans la forêt de Boucheville, un espace NATURA 2000 à titre floristique, ornithologique et biotope du desman.

02:34 PC 782 le Pont des Verriers sur la rivière de Boucheville.

  • Aire de pique nique.
Orchis

Orchis

Toutes les photos.

Au pontet engagez vous sur la DFCI F10 en rive gauche.

  • Cémoi c’est là : Le bach, le versant nord si vous préférez, était occupé par le parc à cervidés de Cantaloup, le chocolatier de Perpignan. On murmure que ce fut une contribution à la réintroduction fortuite du chevreuil.
  • Depuis Vira vous êtes à la même altitude que lors que la première demi-heure. Comparez les différences de végétation. Cette vallée est sous dominante océanique.  A Prats le climat méditerranéen prévaut.

Vous avez une envie de très grands sapins comme nulle par ailleurs, reportez en A ci-dessous. Autrement direction Roquebrune

02:42 PC 846 Maison forestière de Roquebrune :

  • Aire de pique-nique, cascade au confluent. Bien réfléchi la sapinière naturelle vous tente sérieusement, il en est encore temps. Voyez en B plus loin. A défaut prolongez sur la DFCI.

Nôtre progression est agrémentée de ruisselets qui jalonnent la corniche.

  • Généreuse source permanente dans le lit d’un ruisseau, juste sous la piste à 10 mn en amont de la maison forestière.
  • Plongées visuelles splendides sur Roquebrune, les Verriers, le Bugarach triomphant , le mont Olympe de la contrée .

03:22 Au croisement en sortant de Boucheville retrouvailles avec la DFCI F60. Suivez la dans les reboisements.

03:26 Jonction avec la DFCI F48. Continuez sur la F60 en prenant de l’altitude.

03:36 Quatre Camins : Pour revenir à Prats, vous complétez vos découvertes en reprenant l’itinéraire aller. A défaut il vous est suggéré d’étudier la possibilité offerte ci-dessous en D.

Hêtraie de Le Vivier à la feuillaison.


 

Variantes

A. Prolongation

2:34 Le Pont des Verriers : Prolongez sur la départementale 9D, rebaptisée DFCI F40. Elle vous accompagne au rond point de Gastepa sous les ombrages de la hêtraie sapinière.

  • Tout en étant défigurée par l’industrie du bois, elle paraîtra très belle à qui ne l’a pas connue avant.

3:10 PC 1020, Rond point de Gastepa.

3:14 Maison forestière de Gastepa :

  • Aires de pique-nique, fontaines.

Destination Prats en réintégrant le TDF direction Est, vers la Font del Colomb et beaucoup de points d’intérêt. Aidez vous de l’article forêt royale de Boucheville.

Environs de Gastepa.

B. Prolongation

2:42 Maison forestière de Roquebrune : Sur son parking, un sentier oublié, balisé en jaune, vous permet d’atteindre la route de Gastepa en quatre minutes. Attention dans un premier temps vous avancez dans un ravinement légèrement prononcé. Puis le sentier s’échappe sur vôtre droite. Si vous êtes sportif vous pouvez poursuivre dans le ravin.

3:10 Rond point de Gastepa.

 

C. Raccourci

2:07 PC 663 plan d’eau de Vira : A l’arrivée d’eau prenez la DFCI F40 TER qui flirte avec la rive droite du Rec de Vira et remontez la vallée sans vous éloigner du cours d’eau. Vous réduisez le parcours de 55 minutes.

  • Chez les initiés en langue d’oc, un rec désigne un ruisseau.

2:18 La piste s’éloigne du rec et un bornage vous signale que vous êtes en lisière d’une forêt domaniale, la forêt royale de Boucheville.

2:20 La Ginévrouse : au croisement ne pas quitter la F40 ter.

  • Ginévrouse dérive du languedocien Genibrièra, le genièvre ou genevrier commun. Une ginévrouse est une lande à genevriers. Ce petit résineux indique quand il prolifère un retour du pâturage naturel à la forêt. Il marque dans ce biotope le premier stade régressif comme la callune, le ciste argentis, la fougère aigle…

2:26 Intersection de DFCI peu en amont du PC 829 et d’un cortal ruiné et non une cabane. Choisir la DFCI F48 ter par la droite. A la bifurcation suivante vous ignorerez la piste secondaire qui descend sur vôtre gauche.

  • La forêt de Vira cède la place à celle de Le Vivier. Déduction faite d’une propagation continue depuis la 1ère guerre mondiale, ce boisement appartenait à une dynastie de grands seigneurs, les Du Vivier. Jusqu’à la crise financière de Law toutes les forêts du Fenouillèdes étaient à eux. Abstraction faite de celles du roi de France. Ces nobles sont plus connus pour leurs titres ecclésiastiques et militaires.

2:30 Nous revoilà à la DFCI F60, vous êtes au point de passage 3:26 ci-dessus.

 

D.

0:48 Sur ce descriptif = 1:15 sur l’article hêtres remarquables. Deux solutions jumelles en temps impliqué. Pour diversifier de l’aller, enfoncez vous entre les pins sur un tronçon du Sentier d’Emilie le Chemin du Fagas. Il vous dirige en 7 mn à un totem directionnel du Sentier Tour des Cabanes. Sentier à suivre en négligeant les pistes que vous laisserez à main droite. A quelques dizaines de mètres du totem 916 m, après avoir franchi le passage canadien et longé la clôture jusqu’au cinquième piquet vous devrez tourner d’équerre à gauche,  repérer un panneau Sentier Tour des Cabanes 3.5 km, sis sur la bascule maritime du replat. Fléchage à suivre à contre sens. Prats est à 40 mn ou 4 km. Cabane en pierre sèche supérieure à 30 m² non loin de là. Cliquez sur l’article Tour des Cabanes.

carte-vira

SCV : Ancienne cave coopérative. Point de départ et d’arrivée C : Cabanes en pierre sèche > à 15m². P : Panorama. RF : Route forestière revétue. MF : Maison forestière de Roquebrune. F60 : N° des pistes DFCI, défense des forêts contre l’incendie. TDF : Tour de pays du Fenouillèdes. Pisc : Piscine municipale surveillée. Bar -piscine. BOT : Sentier botanique. 781 : Oratoire et table d’orientation. Etoiles blanches : Hêtres remarquables. Etoile rouge : Tour à signaux du XIIIe. Chiffres Blancs : Temps de marche additionnel. Flèche simple : Sens de progression. Flèche bidirectionnelle : section aller et retour. Pastilles bleues : Fontaine, source.

Ce plan prolonge la balade Tour des cabanes. Il est à juxtaposer avec celui relatif à cette dernière ainsi que à la carte de randonnée IGN 2348 ET Prades.

Amelanchier ovalis : Limbe non denticulé.

Recommandations pour randonnées

  1. Temps de marche
  2. Préparation & Précaution
  3. Environnement 
  4. Chasse
  5. Conseils et Astuces
  6. Arrêtés
  7. Documentations

Temps de marche : Ils vous sont proposés à titre indicatif. Cela est fonction avant tout de vôtre condition physique.

  • Ils s’entendent hors découverte du milieu ou du patrimoine bâti.
  • Randonneurs occasionnels, promenades digestives, balades en famille avec des bambins , doublez les indications horaires.

Préparation & Précaution : Afin que la balade ne tourne pas en marche forcée du bagnard.

  • Quelle que soit la saison il est préférable de démarrer en début de matinée. Le temps change souvent l’après-midi. L’été il fait très chaud dès 8 h.
  • La soif et une alimentation déficiente en sucres lents provoquent chacun une fatigue prématurée. Le second décuple le risque de chutes. Pensez à organiser une journée frites, pâtes, riz, fruits secs, légumes secs, la veille de l’escapade.
  • Privilégiez plutôt le petit déjeuner avant de partir. Ce qui permet de ne pas se charger bêtement si le périple n’excède pas 4 à 5 heures. Consultez en fin d’article le lien Randonnez malin.com
  • Il vous est inconcevable de vous aventurer sans une armoire alimentaire sur le dos ! Ne jamais déjeuner avant les principales pentes à gravir. Pour les mêmes raisons que ci-dessus.
  • N’amalgamez pas randonnée active avec pique-nique. Ce n’est pas conciliable, sauf à conclure par le second.
  • En choisissant des chaussettes spéciales randonnée, finies les ampoules. Et vive la marche au quotidien.
  • Bannissez les chaussures basses. Un accompagnateur sérieux refuserait vôtre participation. Les chevilles doivent être protégées.

Regardez où vous posez les pieds, surtout comme ici immobile sur une piste. La présence de couleuvre ou de vipère annonce l’orage.

 

Hêtraie sapinière de Gastepa en forêt de Boucheville 2018.

Environnement :

  • Gardez vous de piétiner les toits des cabanes en pierre sèche, même recouverts de terre. Au risque de passer au travers.
  • En saison de sécheresse le maquis est très facilement inflammable. Il est préférable de ne pas fumer. Sinon sécurisez soigneusement vos mégots.
  • De juillet à octobre, les sources peuvent être taries. Il sera prudent de faire provision d’eau avant vôtre départ.
  • Ne vous isolez jamais du groupe, fusse en prévenant quiconque.
  • Par temps humide la roche est souvent aussi glissante que si recouverte d’une gangue de glace. Le risque de chute est tel que des communes interdisent l’accès dans ces circonstances en terrain escarpé.
  • Les cabanes sont très appréciées des chiroptères, pénétrez y discrètement, ne les dérangez surtout pas. Tenez vôtre chien.
  • Bovins : distance minimale de sécurité 30 m. Méfiez vous des taureaux même avec un écart très supérieur à celui qui précède.
  • Il serait pour le moins stupide de ne pas refermer les barrières et les portillons des éleveurs.

Chasse :

  • Itinéraires vivement déconseillés en périodes de battues au gros gibier. Dates exactes variables selon les années. Journées à éviter absolument : mercredi, samedi, dimanche et jours féries.
  •  Arrêté préfectoral réglementation ouverture clôture chasse 2017 – 2018 , tout pour vous éviter de vous retrouver stupidement au milieu d’une battue au sanglier. Tir à balles, portée 2000 m.

Conseils & Astuces :

  • Vous êtes en passe de décrocher car vous n’en pouvez plus. Mais vous en voulez encore, ayant un objectif à atteindre, ma solution :
  • Déconnectez vôtre esprit de la difficulté en vous obligeant à basculer vôtre discussion ou votre pensée sur tout autre sujet, en procédant mentalement à un calcul compliqué ou à une énumération de 15 à 20 mots par ordre alphabétique… Au bout du compte vous vous surprendrez.
  • Vous devez pouvoir causer toute en avançant. A défaut pausez vous pour reprendre votre souffle mais pas plus que nécessaire, il s’agit d’anticiper sur un refroidissement musculaire qui vous amènerait à retenir une image négative de la suite.
  • La marche au pas du promeneur n’apporte rien en matière de santé. Il faut rechercher l’effort. C’est alors un des sports les plus bénéfiques ex – aequo avec la course en montagne, le cyclisme et la natation.
  • Vous n’avez pas pu crapahuter depuis trois ou quatre semaines et vous craignez d’avoir trop perdu physiquement pour la sortie de dimanche prochain. Mieux qu’un dopage ! Essayez de vous libérer l’avant veille pour une marche sportive de 1 h.
  • Le Fitness: Plus pratique en fin de journée, particulièrement le rameur qui mobilise 80% de vos muscles. Sauf à passer sa vie dans un bureau, des séances de 30′ à 45′ renouvelées trois fois hebdomadairement suffisent ou 20 minutes tous les jours. Choisissez un modèle pliant afin de ne pas vous encombrer.
  • Vous traînez un léger mal de dos : Cela ne vous empêchera pas, mais les lendemains seront pénibles… Abstenez vous de toute marche sportive.
  • Ouvrez l’œil pour ne pas marcher idiot, vous êtes vraiment nombreux à foncer tête baissée. Du coup vous ne voyez rien, même ” La cabane de 10 m de long en pierre sêche ”  au bord du chemin. Si dans une région au patrimoines naturels et historiques fabuleux , vous déclarez à tel endroit il n’y a rien à voir, c’est la plupart du temps l’aveu  que vous n’avez pas su observer.

Arrêtés :

  • Arrêté préfectoral : Pistes interdites à tout véhicule à moteur du 1er juillet au 15 septembre, sauf aux ayants droit. Comme partout ailleurs dans les Pyrénées Orientales en période de risque majeur d’incendie. 04.68.38.12.15.
  • Arrêté ministériel : Du 15 avril au 30 juin il est interdit de promener dans les bois et les forêts des chiens non tenus en laisse en dehors des chemins. Infraction passible d’une amende de 135€.

Documentations :

  • Voir rubriques-jointes pour GR et PR attenants
  • Carte IGN 2348 ET Prades St Paul de Fenouillet
  • Guide les Sentiers d’Emilie en Fenouillèdes, chemin du fagas
  • Topo guide GR 36 et Tour du Fenouillèdes
  • Savoir où l’on se balade sur fenouilledes.fr
  • randonner_malin.com Conseils pratiques et techniques. A parcourir avant tout achat ou escapade.
  • Pélerins du Fenouillèdes : Association de randonneurs et accompagnateurs FFRP de Sournia.
  • Photo en – tête : Amélanchier, disponible agrandie sur l’album.

Le vignoble le plus haut de France

Selon l’intitulé d’un reportage télé.

Entendez bien un vignoble sur un terroir propice et non quelques souches à touristes cernées de pommes de terre et de seigle à perte de vue sur fond de névés, fières d’atteindre 10° en année exceptionnelle, tentées par un éleveur certes talentueux dans les années 1970 – 80 en un coin de sa ferme et récupérées depuis en coup marketing.

La vigne à Prats est une longue histoire, puisque déjà en 1503 François de Peyrepertuse dans le dénombrement de ses biens, cite 10 journaux de vigne soit 10 journées de labeur. Mais à l’abandon à force des razzias aragonaises. A l’identique de celles de ses fiefs de Roquevert, Séquières et de Rabouillet.

Prats de Sournia 1985

Prats de Sournia 1985

La recherche de 1594 indique la présence d’un mailhol, celui de Mossen* ( Messire ) Perillou. En occitan un malhol est une jeune vigne de moins de quatre à cinq ans, non encore vendangée.  La deuxième moitié du XVIè siècle  marque en France une poussée démographique et par conséquence une régression  de la forêt, en Corbières – Fenouillèdes ce fut le grand retour de la vigne. Certes observé en 2010, cela prête à sourire. Mais encore dans le dernier quart du siècle passé le village était entouré de carignan et d’hybrides jusqu’à une altitude avoisinant les 700 m. cavescooperatives.fr/prats-de-sournia la plus haute de France en altitude sur patrimoine-culturel.caves-cooperatives.fr et sa charpente de type Eiffel.

La mutation viticole, des cépages obsolètes et une moyenne d’âge élevée ont fait que cette époque florissante est révolue. Cependant l’histoire en la matière et la suite de cet article  démontrent que : ça s’en va et ça revient... Cliquez sur images.

* La vigne du curé?

Concernant la qualité, le domaine Didier Fabresse médaillé d’or en rouge AOC sur les plus grands concours nationaux, elle n’avait rien à envier aux breuvages que tant de caves particulières de la plaine du Roussillon osent toujours commercialiser*, couramment produits sur des parcelles à ” Artichauts ” ou de celles inondées pendant des mois tant les sols y sont argileux, avec tous les profils pédologiques approchés que cela implique. La simple consultation d’une carte des vignobles de France démontre une production sous des climats bien plus défavorisés que celui du Balcon du Fenouillèdes voire surprenants surtout qu’eux ne sont pas sujets à des directives d’arrachages massifs : Vins d’Arbois- Jura, vins d’Anjou, vins de Touraine, vins de Bugey –  Savoie, vins de  Moselle, vins de Bordeaux,  volcans d’Auvergne, terrils du Pas de Calais et même sur les rives du Rhin de Mayence à Coblence et celles du Léman… Contrairement aux régions méditerranéennes, ils ont le droit de chaptaliser ce qui leur permet de rendre buvable leur mixture, en clair boire une de ces boissons revient à se gaver de sucre de betterave. Ce n’est pas la mafia, mais…

Deux toponymes perpétuent la mémoire vigneronne des lieux :

  • La Rasimiére, de rasim = le raisin. Soit un endroit où sont produits les raisins, correspondant aux environs de la prise d’eau de la retenue. Rasimièra selon l’Alibert, vigne haute, treille, cep appuyé sur un arbre, vigne sauvage. Les deux premières interprétations correspondent à ce qui m’a été transmis.
  • Al Claus, l’actuel tennis proche de l’église. Couramment dans les paroisses du Fenouillèdes, Razés, Pérepertusés, Termenés… , ce terme désigne l’enclos du seigneur avec une très forte probabilité qu’il fut planté de vigne dès son origine.

Voilà pour les certitudes historiques. Maintenant sans trop de risque d’erreur, on peut qualifier le passé vigneron de millénaire. On a vu que la bulle de Serge IV en 1011, fait mention d’un alleu, possession de l’abbaye de St Michel de Cuxa in villa Pratis. Hors il est établi que ces moines ou selon un document de 974 ceux de St Père de Rodes, produisaient leur vin à Pézilla. Ce qui éclaire l’ajout en 1933 d’un particule de prime abord choquant, De Conflent, pour l’implantation de la susdite abbaye. Mais alors pourquoi pas Pézilla de Cuxa ? Cela étant au Xe siècle les religieux avaient étendu l’aire de distribution de la vigne jusqu’au plateau de Sault.

* Jusqu’à faire semble t’il des vins de Bordeaux par déduction des plaques d’immatriculation visibles sur les camions citerne, du moins ce fut longtemps ainsi. 

 

Ce qui précède permet par ailleurs de replacer à son juste milieu une allégation commune, diamétralement opposée à la réalité, selon laquelle cette contrée du Fenouillèdes serait soumise à un climat montagnard. Il suffit de comparer les étages de végétation à altitude équivalente avec le Conflent ( Corneilla ou Olette ), le Razés ( Bugarach : col du Linas*), ou les Corbières, pour comprendre que c’est  un aveu d’ignorance, un souci de fierté maladive bien identifié vu de ces hauteurs ou une généralisation excessive répétée sans discernement y compris par des locaux défaitistes. En décembre 2015 la floraison des amandiers précoces était plus avancée en périphérie du village, altitude 600 m et +, que dans le rivesaltais ! Il est ordinaire d’y observer des végétaux à la végétation plus hâtive que dans la plaine littorale.  Ici le chêne vert ou Quercus ilex, arbre emblématique de méditerranée règne en maître absolu très en amont des hauteurs pré-citées.

* En s’approchant de la source de l’Agly, on rencontre la hêtraie sapinière dès 600 – 650 m  !

Laurier sauce ou Baguièr ( Oc ) sur une crête on ne peux plus ventée.

Laurier sauce ou Baguièr ( Oc ) sur une crête on ne peux plus ventée.

 

N’importe quel touriste néophyte en botanique sera frappé par la présence d’agaves du Mexique rescapés du gel de 1986, de mimosas d’hiver* ou d’oliviers et oléastres aux abords du village y compris de la cave coopérative et de l’église, l’endroit le plus à fuir par mauvais temps; Pour ne citer que ces trois genres représentatifs et par ordre de rusticité croissante. Sans doute un effet de cheminée généré par de fortes déclivités, allié à l’exposition et à la nature du sol. A titre anecdotique, les premiers ont péri en masse la même année sur le lido de Barcarès – Leucate.

* Venez en semaines 7 – 8 à 12 le village en est ourlé d’or. A décaler jusques en semaine 16 en année tardive.

Caractéristiques climatiques à propos du fond de vallée qu’est Sournia à 525 m d’altitude :

  •  Document d’objectifs Natura 2000 / année 2011 selon lequel nous serions à la jonction des courbes pluviométriques 500 à 600 mm et 600 à 700 mm, laquelle faire prévaloir? La physionomie des chênes verts et des buplèvres (  Ces sous-frutescents même en sol profond ) plaiderait pour la 500 à 600 mm. Bizarre en rapport aux relevés ci – dessous. A titre de comparaison Caudiès 857 mm, St Paul 616 mm / An, extraits du lien PPR plus loin.
  • Température annuelle moyenne : 13,0°.
  • Température moyenne janvier : 5°.
  • Moyenne minimas janvier : 0,8°.
  • Isotherme moyen annuel : 12° à 13°. Logiquement il est probable que la station à oléastres, dont nous allons traiter, bénéficie d’une courbe isotherme  plus proche de celle à 15°3 plaine du Roussillon.

Nous comparons régulièrement la température entre le versant nord et venté de Prats village à 634 m  et un site abrité* à 33 m proche de Rivesaltes,  on est très en dessous des barèmes à l’emporte pièces signifiant un degré de perdu en s’élevant tous les soixante à cent mètres**, l’écart quand il est effectif et négatif se situe généralement dans une fourchette de 3°, 8 le matin  à 4°, 3 l’après – midi par vent de N.O. Si la tramontane est fréquente le retard de végétation avec le Roussillon se creusera.

La différence oscille autour de – 1° en conditions maritimes, hors journées à températures supérieures sur le Balcon du Fenouillèdes en comparaison du littoral, c’est à dire couramment + 2° à 3°. Si le vent d’Est domine l’écart de végétation avec la plaine du Roussillon sera fortement atténué à plus hâtive sur le Balcon.

Les écarts réels doivent être légèrement inférieurs puisque les expositions correspondantes aux relevés ne sont pas similaires.

* Zone de l’oranger en plein champ, le Myrtus communis et le caroubier/Cératonia siliqua y sont spontanés.

  ** Soit – 6° à 7° concernant 2 journées sur les 42 retenues,  seulement effectif lors des épisodes de cers  ( Tramontane des catalans, vent froid venant du nord – ouest ) les plus forts de l’année ou d’orage limité à l’un des 2 sites. Si l’orage est cantonné au rivesaltais, cette différence de températures sera inversée ainsi que sous régime de foehn. Plus le cers sera puissant, plus l’écart de température sera important.

Arbouses : A Prats, leur maturité est généralement plus précoce à concomitante que dans la plaine du Roussillon et environs de Rivesaltes.

Revenons en à la tradition oléicole, deux variétés locales sont à retenir pour leur taux de résistance au fameux gel de 1956 :

  • “Pomal” Arbre vigoureux abondamment fructifère. A l’olive de belle taille produisant une huile d’une grande finesse.
  • “Redoneil” Egalement sans alternance de récolte et rustique, traduisez d’une bonne tenue face au gel. Le nom correct semble être Redondal, varieté à fruits arrondis comme indiqué.

Les oliveraies se situaient, avant que la vigne puis la chênaie ne les supplante, principalement à Antinés, Carlés, sur le triangle Saixa – Cap blanc – le Ménier. A Saîcha des plantations ont survécu à l’hiver 1956, record de froid inégalé depuis. Les abords du village entre la piscine et le Conc, endroit type où il n’est pas bon de s’agiter à l’heure de la sieste (  Pente de 30 à 40 % ) , le plus abrité qui puisse être, a du convenir à cette culture et la flore indicatrice y est présente.

  • A voir : Un bosquet d’oléastres ou oliviers sauvages Jouxtant la route de Sournia au  km 3 en partant de Prats, l’altitude avoisine 600 m. Des oliviers si haut !  On est en présence d’une particularité de la France continentale à l’exception de l’arrière – pays de la Riviera où ils prospèrent à une altitude supérieure. Plus d’informations sur la fiche Sentier des ponts romains.

 

Vue rapprochée du même intitulé.

Bosquet d’oliviers sauvages ou oléastres.

Toutes les photos disponibles agrandies sur l’album.


 

Fabiére : Graphies conventionnelles, Fabiéro en toulousain et favièra en languedocien

Le scandale des hybrides : Une affaire qui ressemble à celles des laboratoires pharmaceutiques. A Prats comme partout on à planté des hybrides sur incitation gouvernementale. Longtemps après les vignerons ont vu rouge, comme tout finit par se savoir, le scandale éclata. Les ministères étant imprégnés par les grands noms du bordelais, ces derniers purent en connaissance de cause, répandre des boniments qui vantaient ce qui ne pouvait l’être en aucun cas. Ces cercles d’influence ont délibérément cherché à nuire au midi viticole.

Cabanes en pierre sèche

Cabanes de bergers en pierre sèche.

Bories ou capitelles selon les régions. Dans les Pyrénées Catalanes : barraca, orry pour l’entité barraca et enclos alentour lui même ceint de murets en pierre séche. Plus simplement cabanes en Fenouillèdes et dans l’Aude. En schiste , calcaire , granite… Elles sont communes dans nos contrées. Par centaines autour de Prats de Sournia et des villages limitrophes. Le GR 36 au nord de Sournia et ses deux variantes dirigées sur Prats, balisées en jaune, permettent d’en découvrir de remarquables qui se distinguent par leurs dimensions.

Cabane du Plan de la Cour, F2 en enfilade.

Cabane du Plan de la Cour, F2 en enfilade.

Surface utile au sol du local principal :

  •  Longueur de 7 m à 10 m et plus,
  •  largeur 2.30 m à 3.30 m.
  •  hauteur : 1.60 à 2.70 m.

On retiendra deux modèles principaux, en premier lieu les plus vastes en tunnel avoisinant jusqu’à 30 m² de surface utile. Généralement encastrées en tout ou partie dans la pente, à la toiture plane en lauzes juxtaposées recouvertes d’une mince épaisseur de terre. Elles comprennent fréquemment deux espaces distincts. Il convenait d’écarter les agneaux du troupeau afin qu’ils ne soient pas piétinés. Concentrées sur la jonction terrasses de culture avec les alpages. Sans exclusive puisque il en est de visibles dans les oliveraies délaissées.

Celles appartenant au second type sont soit de plan carré, soit circulaires avec une toiture telle que pré-cité ou en coupole peu prononcée, en comparaison des sites ci-dessous. La voûte est en encorbellement, si vous préférez les dalles sont imbriquées en écaille de poisson. Ces cabanes sont alors de mesures plus modestes. Elles peuvent abriter une source ou un tineil / ” Gourgue “. Elles sont logées dans les murs cantonnant les drailles, dans ceux soutenant les terrasses ou  délimitant la jasse, le pàtus. Sinon isolées sur une parcelle, tous les côtés sont alors apparents.

Sise à Saîxa, vue imprenable sur le défilé de La Désix à Roquevert, 66730 Sournia.

En granite rose, sise à Saîxa, vue imprenable sur le défilé de La Désix à Roquevert, 66730 Sournia.

Dans les deux cas il est rare en Fenouillèdes qu’une cheminée y soit incorporée, il est d’ordinaire nécessaire de se courber pour y pénétrer sans se heurter aux linteau, rêveurs attention bosses assurées à 1.20 / 1.50 h. C’est la seule ouverture hormis une ou deux fentes de lumière éventuellement. Sauf exception sur les bacs, l’entrée est orientée au ‘sud’, ‘sud-est’.

Bâtie en roche calcaire à Prats de Sournia.

Bâtie en roche calcaire à Prats de Sournia.

Prats comme Derc village disparu à l’entrée de la Clue de la Fou fut une étape sur une importante voie de transhumance. Beaucoup se souviennent de la halte nocturne des moutons aux abords de la coopérative. Ce qui pourrait expliquer la relative abondance de ces constructions au voisinage de la carrerasse.

Leur lointaine origine pastorale est contestée, elle ne paraît pas être la règle absolue :

      • Les constructions remonteraient au XVIIIe siècle ou ultérieurement, des dates gravées en témoignent. Afin d’enrayer l’extension des terres incultes, la royauté décida d’exonérer d’impôts pendant 15 ans tout paysan qui remettrait en culture des champs abandonnés depuis 40 ans et plus. Ce fut une opportunité à saisir par les plus démunis qui purent ainsi acquérir des propriétés en ces temps de presque surpopulation. Pic démographique lors de la première moitié du XVIII ème avec 106 feux.
      • En 1848 la IIè République à peine instaurée, décréta le partage des communaux. Le morcellement induit est à l’origine de diverses édifications, nombreux linteaux datés des décennies suivantes.

Un sentier de randonnée sur ce thème au départ de Prats de Sournia, le Tour des cabanes, désigné dans un premier temps S. panoramique des cabanes, un point de vue amplement justifié. Il faut remarquer que ce n’est pas le seul intérêt de cet itinéraire. Ce très petit village étonnamment dynamique mérite une escapade à bien des égards. Retenons en complément des pages précédentes et sans exhaustive :

  • Natura 2000 – ZNIEFF : Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique des garrigues et grotte de la Désix.
  • Son panorama exceptionnel, nous sommes sur le Balcon du Fenouillèdes.  Sa diversité botanique à dominante méditerranéenne avec influences montagnardes et océaniques. Des oliviers productifs à 650 m d’altitude cohabitent avec la hêtraie-sapinière. Laquelle enchâsse en son écrin un hêtre totémique des plus vénérables de la région, la circonférence de son tronc est supérieure à 3.50 m.  A voir l’article des hêtres remarquables & l’article de Krapo Arboricole, Le Fajas d’en Baillette.
  •  Ses orchidées : pas moins de 10 genres sont observables, déclinés en de multiples espèces, toutes protégées. Ne pas les cueillir, ni les arracher. Une éventuelle transplantation serait obligatoirement vouée à l’échec. Leurs racines vivent en symbiose avec des champignons mutualistes ou mycorhizogènes spécifiques à leur biotope.
  • Inventaire ( Partiel ) des plantes déterminantes et patrimoniales locales.
  • Diaporamas, relevés botaniques, publications SMBCN, Société Mycologique et Botanique de Catalogne Nord.

Enfin nous ne saurions trop vous recommander de conclure votre escapade par une pause au Bar – Piscine, Informations pratiques.

cephalanthera-blanche

Céphalanthéra damasonium

cephalanthera

Céphalanthéra rubra

Sérapias voméracéa

Sérapias voméracéa

Toutes les photos en plein écran.

 


Bac ou Ubac : Versant nord ou à l’ombre. A l’opposé de adrét, Adrech, soulane, solanalh.

Jasse : La bergerie ou espace herbeux abrité par le relief, pouvant être ceinturé de murets et destiné à parquer les ovins pour la nuit. Un jas désigne l’endroit où le gros gibier se couche.

Lauzes : Pierres plates à allure de dalles. Ici en schiste noir et localement en calcaire métamorphisé sur l’aplomb de la faille nord-pyrénéenne.

Pàtus : L’enclos. Au XVIe siècle habitation ruinée par fait de guerre ? Sur l’Alibèrt : Patis, pacage, préau, cour intérieure, basse cour…

Tineil : Phonétique de l’occitan Tinèl . Citerne maçonnée collectant les eaux de ruissellement , utiles pour des arrosages d’appoint et surtout à la préparation des bouillies de pulvérisation.

Pour en savoir plus :

Étymologies : 4 liens en fin d’article Toponymes.

La Corbière Catalane aux 17 ème et 18 ème siècle. Philippe Coquin aux éditions Lacour 2006.

Le blog Pèlerins du Fenouillèdes.

Cabanes en pierre sêche

 

 

Géologie à Prats de Sournia

Nous sommes sur les terrains métamorphiques du synclinal de Boucheville, marno-schistes de l’Albo Aptien supérieur , étages du crétacé, lequel est la dernière période de l’ère secondaire. Tout prés du front de chevauchement nord Pyrénéen ou faille nord Pyrénéenne qui séparerait la plaque ibérique du continent et de la zone axiale. Cette dernière correspond ici au massif granitique dit de Quérigut-Millas, la serre de Sournia.

Laissez votre véhicule à Roquevert, traversez la Desix sur le pont médiéval et remontez rive gauche en suivant l’antique route pavée de Sournia (balisage petite randonnée). En quelques minutes vous changez de plaque. La faille nord Pyrénéenne suit le cours de la Desix et de là via Montfort sur Boulzane, Sainte Colombe sur Guette, Usson, Niort de Sault… Jusqu’au pays Basque. A l’est elle se dirige vers Belesta et Nefiach, puis sa localisation se perd dans le golfe Pliocène du Roussillon.

Façade traditionnelle

Façade traditionnelle en schiste noir.

Au sud du territoire communal une strate de calcaire marmorisé de l’aptien est prise en tenaille entre les schistes noirs métamorphisés de l’albien et le massif granitique. Roquevert, le Ménier, Cap Blanc, Carrière de Sournia, Montagut. Des affleurements sous forme de lauzes sont visibles, c’est à dire que le calcaire est métamorphisé, photos ci – dessous. En contrebas du village, en direction de Pezilla de Conflent, la concentration de ruisseaux à l’eau pétrifiante et permanents, même en 2008, étonne en Fenouillèdes dans un environnement d’une aridité telle que les chênes à kermès (garrouilles) végètent.

Aspect extérieur en loges évidées. Vallée de La Désix à Sournia, faille nord pyrénéenne.

Aspect extérieur en loges évidées. Vallée de La Désix à Sournia, faille nord pyrénéenne.

Vallée de la Désix à Sournia, faille nord - pyrénéenne. A la cassure les loges sont pleines.

Vallée de la Désix à Sournia, faille nord – pyrénéenne. A la cassure les loges sont pleines.

Toutes les photos en plein écran.

La zone nord Pyrénéenne qui s’étend du front de chevauchement nord Pyrénéen au sud jusqu’à l’axe Pech de Bugarach-Padern au nord, est fracturée par plusieurs accidents tectoniques. Des failles de moindre ampleur que la précédente, généralement parallèles entre elles, selon une direction est ouest. On retiendra celles de :

  •  Puilaurens-Lesquerde par les sources thermales de la Fou.
  •  Fanges-Galamus-Quéribus-Sud de Paziols.
  •  Trois failles allant de la région de Bugarach-Le Bezu, parallèles entre elles, dirigées sur Duilhac, Cucugnan, Padern.

Quand à la prétendue faille nord Pyrénéenne par le Plan d’en Dalen à Saint Martin de Fenouillet, ce n’est qu’une affabulation comme celle du volcan sous la Clue de la Fou, racontée par nos arrière grands-parents. Il s’agit de l’un des prolongements du nœud de failles de Fenouillet. Le panneau didactique du sentier d’interprétation géologique devrait être complété par la mention : Attention couleuvre, à avaler. A quoi bon une pareille assertion dans un Pays aux patrimoines historique et naturel remarquables. Cartes du BRGM au 1/50 000.

Ressource en eau souterraine du karst des Corbières. BRGM 2001.

Autres liens hydrologie et géologie sur Liens et Livres Fenouillèdes.

Accueil Balcon du Fenouillèdes

Il est bâti au flanc d’une colline… Toutes ses fenêtres assistent bouche bée au lever du soleil. C’est un village ancien. De pierre noire cernée de mortier blanc, lavé, brûlé…

…de Ludovic Massé in Visages de mon pays en 1937.

Adissiàs e benvenguda a tots. Bon dia i benvinguda a tots. Bonjour et bienvenue à tous.

 

 

Prats de Sournia littéralement les Prés de Sournia, ce déterminant accolé en 1933 sème la confusion. Il est convenu dans les esprits que Prats ne fut jamais une dépendance féodale ou un écart de Sournia. Mais en 1612 le seigneur de Rabouillet délégua toute juridiction sur Gaston d’Aniort son équivalent de Sournia. Il faut aussi signaler des mariages entre les familles seigneuriales. Nul doute que ces épisodes ont du participer à la dite méprise. Quand à la forme Prats  elle fut fixée en 1913, jusqu’à cette date Pratx prévalait sur ses variantes Pratz (Louis Fédié en 1880) et Prax en 1801 sur le Bulletin des Lois. Sur le cadastre de Le Vivier 1812 rédigé d’une main experte, Prats apparaît ainsi : Commune de Prata, cette forme date de 1793 / An II. Ces finales en en X ou Z se rencontrent toujours du pays d’Aude à la Haute – Marne et dans le Jura. Pour plus de clarté nous n’utiliserons que le vocable Prats dans les pages suivantes. Lequel est uniformément en usage de la Catalogne au Languedoc. Le territoire communal fut semble t-il plus étendu, deux interprétations appuient en ce sens.

  •  Sur la base de la bulle de 1011 il n’est pas à exclure que Ste Félicité et Saixa en étaient parties intégrantes. Les propriétaires de Prats y possédaient des oliviers ces dernières années encore.
  •  Un texte de 1334 situe l’église Sant Cerni à Prats, pourtant ce lieu relève de Le Vivier. Soit le document précité est inexact, soit cette chapelle a été démembrée de Prats suite aux procès sur fond de limites communales pendant la Révolution. Aigas Biòles prononcez Aygues Bioules témoignerait il de ce passé ? Biòla = borne, limite. Plusieurs sources jalonnent les contours du territoire actuel : Font dels Piusèllas la fontaine des pucelles à la Pelade, sous le chemin de l’Impériale au PC 490 en arrivant à Saixa, Font Marie au moulin de Roquevert, Font de Sant Cugat, Campix, entre Campix et le PC 389. Aigas Bioles aurait il appartenu jadis à ce groupe ? Là aussi des familles de Prats ont toujours des biens sur ces terres limitrophes, à La Borde entre autres lieux.
Prats de Sournia

Prats de Sournia

La Carrairasse

La carrairasse à Sournia. Direction Hôtel de Matignon, droit devant…

photo en – tête : Réalisation 2017 Chaudronnerie Imbert  St Paul de Fenouillet.

Village perché sur la façade maritime du Fenouillèdes, étagé au pied de son imposante tourCR67 BON SOUSCRIPTION 2017 PRATS DE SOURNIA et au carrefour d’antiques voies de communications. Très vraisemblablement restructurées par les Templiers. D’une certaine façon le canton de Sournia était à eux. Point de convergence et étape d’importants itinéraires de transhumance, parcourus jusques dans les années 1960 par les bergers du Narbonnais, du Rivesaltais montant au Madres soit par Mauri, Lesquerde ou St Paul de Fenouillet, soit par Planèzes et la vallée de la Désix, Aussières, Roquefortez, Querigut…  Ceux andorrans*, du Donezan  ou de Montaillou  venant brouter sur les bords de l’étang de Salses, des lieux –  dits en gardent la mémoire : Le Calmeill, La Carrerasse, les Fumades, les Pauses, la Pelade,  La Ramade, La Saline… Tout cela implique des centaines de milliers de têtes. roqueforthistoireetpatrimoine

L’immense périmètre géographique** des unions matrimoniales de nos ancêtres dénote par rapport aux destinations précédentes et aux relations traditionnellement nouées via les marchés de Quillan, Rivesaltes et vallées de l’Agly et de la Têt. C’est une particularité comparativement à un village voisin ou un pourcentage conséquent de mariages a été intra – muros. Nous verrons que la meunerie a participé à cette attraction, peut – être aussi faudrait -il rapprocher une partie de ces circulations de l’exode du grand sud de la France vers la Catalogne dès le XIV ème siècle ? Voir à DÉMOGRAPHIE sur l’article Chronologie historique. A la date 1585 sur fenouillèdes.fr

* Plus de 6000 en ne prenant que Salses comme exemple.

** En s’en tenant au temps des seigneurs : Jusqu’à Montauban ?,  Avignonet – Lauragais, La Bastide ( Toulouse ),  Roquefère, Saurat, Paziols,   … Les registres de baptêmes et mariages démontrent que déjà aux XVII – XVIII ème plusieurs familles avaient jeté des ponts sur Elne, le Conflent à Finestret, Rodès, Vinça, Joch, Nyer…. , peut – être dans une moindre mesure sur la vallée de la Têt jusqu’à Canet. Il n’est pas interdit de supposer une antériorité. Dans les années 1800 : Niort de Sault, Quérigut, Les Angles 66, Laroque des Albères… On est loin de l’idée reçue des unions circonscrites dans un rayon de 20 km orthodromiques ou de celles dans lesquelles le nom de jeune fille est identique à celui de son époux, ce qui n’est pas rare.

 

 

D’ordinaire, à l’évocation des monuments du village, on mentionne la tour à signaux et l’église Saint Félix comme étant les seuls. C’est une inexactitude en rapport à l’oubli d’un écart, étant des plus dissimulés par le relief, le moulin de Font Marie édifice privé et habité déjà cité en 1379.

Vues aériennes 2017 : fondation-patrimoine.org/les-projets/tours-a-signaux-medievale-de-prats-de-sournia

Prats de Sournia : Là – haut sur le Balcon du Fenouillèdes.
Octobre 2017

Culture

Prats n’est pas en Roussillon mais en Fenouillèdes. Fenolhedés en Occitan serait plus adéquat. La culture et la langue des familles qui y sont enracinées séculairement. En voie d’être supplantées par de nouveaux arrivants généralement roussillonnais. Fenolhedés comme Razés, Carcassés, Cabardés… D’après René Nelli de l’Institut d’Etudes Occitanes, D.Baudrel et d’autres linguistes sans aller les chercher au pays de Cervantès (Fenolheda).

Origines

Faisons les débuter vers -4500 -2500 puisque le village est entouré de cromlechs. Ce sont des cercles de pierres levées qui ont en commun avec les menhirs le flou de leur datation et de leur fonction.

Un bracelet et des aiguilles de l’âge du bronze ont été mis à jour. Plusieurs toponymes sont révélateurs par exemple les Fumades, le plat sur lequel a été implantée la retenue collinaire. G.Gavignaud Fontaine conforte indirectement cette hypothèse. A nôtre humble avis des rites païens ont du se dérouler auprès de la pierre levée, laquelle ressemble tellement à un menhir et surtout à un phallus de 3 m en hauteur apparente, quand il se laisse découvrir au détour d’ un virage en venant de Le Vivier. On remarquera que ces mégalithes jalonnent dès Espira de l’Agly, les parcours de transhumance ci – dessus situés.

Ressemble à un menhir phallique? RD 7 Als Fumados à Prats de Sournia.

Plus de commentaires sur fenouilledes.fr aux pages néolithique.

Les romains ont laissé des tessons sur l’oppidum. Comme à Fosse des monnaies faustiniennes c’est à dire du IIe siècle après J-C ont été trouvées. Ce qui tend à appuyer l’attache ci dessus avec ce village. Le premier texte relatif à Prats est une bulle de Serge IV qui fait mention d’alleux concédés à St Michel de Cuxa par le comte de Bésalu, Bernard dit Taillefer, dont l’un In villa pratis. Ce texte papal nous révèle la fameuse peur de l’an 1000. Il fallait prendre quelques précautions avant de passer de l’autre côté, d’où ces générosités envers les abbayes.


Alleu : Domaine donné en récompense aux guerriers Francs, à titre héréditaire et exempt de redevances.


Les pratséens, pratéens plus logiquement ou pratois en francisant férus d’histoire locale sont relativement nombreux. Je lance un appel à leur participation à l’enrichissement de ces lignes. Prenons garde que notre patrimoine culturel ne sombre pas dans l’oubli avec la raréfaction des familles séculairement établies et de nos aînés natifs d’ici. Dans un avenir proche toute transmission orale en sera empêchée. Il est du devoir de chacun de communiquer les faits locaux à sa connaissance, fussent-ils ténus.

 

         A ne pas manquer 

Chaque mercredi de juillet – août dans le cadre des Flâneries Culturelles de la communauté de communes Agly – Fenouillèdes, visite accompagnée et  gratuite du village sur réservation.

Plusieurs passages sont extraits ou à la base de l’ouvrage : Prats de Sournia, un village du Fenouillèdes, ( 220 pages, 24 x 17 cm ), au prix modique de 20€ paru en 2012,  une véritable bible historique signée par les professeurs Bordes, Calvet et Crambes, BCC dans les pages suivantes. Saluons ici le travail titanesque ainsi impliqué, lequel se chiffre en milliers d’heures d’abnégation, d’altruisme, de passion. Leurs investigations se sont étalées sur de nombreuses années et dans toute la région.  Disponible par courrier à : Mairie – 66730 Prats de Sournia, sur le site de la commune ou par téléphone au 04 68 97 74 06.

Restons avec cette noble corporation au travers du n° 10 des Cahiers d’Ille et d’Ailleurs dont pas moins de 34 pages fourmillent de précieux renseignements sur Trévillach, auquel ont été rattachés depuis la Révolution Roquevert et Séquère. Très approprié à la documentation de ce site, de même :

De Garrigues en Ministères, de Claude Guillabert paru aux éditions de St Amans en 2010.

Les autres sources documentaires sont sur Liens et Livres Fenouillèdes. 

 

 

Randonnées encadrées

Des photos qui donnent envie de se bouger sur le blog Pèlerins du Fenouillèdes. Détrompez vous, l’auteur ne connait pas ces personnes. Il aurait été illogique de créer un site axé sur les randonnées au départ de Prats, en omettant les accompagnateurs qui officient sur place et à fortiori le bar – Piscine : Informations pratiques.


Ce site n’est pas une émanation de la commune. Il n’est que l’oeuvre d’un passionné et n’engage que ce dernier.


Natura 2000 – ZNIEFF : Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique, garrigues et grottes de la Désix. Une ZNIEFF est en résumé un inventaire d’espèces à statuts de protection en un lieu donné. Il s’y superpose un Site d’importance Communautaire* voué à la protection des chiroptères, avec Montalba le Château ce sont les seuls SIC du Fenouillèdes.

  * Ou Zone de Protection Spéciale du réseau Natura 2000.

ZNIEFF grottes Désix et Garrigue de Sournia,

 

Espèces à statuts de protection :

 

A nôtre humble avis cet inventaire est à compléter, il comprend plusieurs plantes figurant sur les listes rouges de l’UICN.

Adonis annua, Goutte de Sang. Espèce déterminante selon la définition Wikipédia.

Agrostemma githago. Déterminante selon le glossaire INPN.

Aster sedifolius ” Trinervis “, Galatella sedifolia ” Rigida “.

Briza minor.

Carthamus mitissimus, Cardoncellus mitissimus.

Delphinium verdunense. Déterminante.

Dictamnus albus. Espèce patrimoniale.

Euphorbia duvallii. Espèce remarquable.

Glaucium corniculatum. Déterminante.

Medicago hybrida. Patrimoniale.

Orchis provincialis.

Onobrychis saxatilis. Patrimoniale.

Onopordum acaulon. Déterminante.

Scorzonera hispanica ” Crispatula “. Livre rouge, Déterminante.

Trifolium hirtum.

Trifolium montanum.

 

Descriptions :

L’Herbiel de Gabriel herbier.sesa-aude.fr

SESA – Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude, branche botanique.

tela.botanica.org

Fleurs du Roussillon  jeantosti.com/fleurs

Relevés botaniques et diaporamas 2013 + 2017 d’ici et d’ailleurs SMBC  Société Mycologique et Botanique de Catalogne Nord.

Document d’objectifs Natura 2000 sur : occitanie.developpement-durable.gouv.fr

Orchis

Orchis

Limodorum arbotivum

Limodorum arbotivum

Toutes les photos en grand écran.


map-home Distances : Perpignan – Ille – Prats de Sournia : 52 km en 1 h. Perpignan – Ansignan – Prats de Sournia : 55 km en 1 h 10′. Perpignan – St Paul – Sournia : 61 km en 1 h 10′. Quillan – Prats de Sournia : 39 km en 45′. Prades – Prats de Sournia : 29 km en 45′. St Paul – Prats de Sournia : 19 km en 30′ .

 

Liens : 

Vous voulez en savoir plus sur quelque sujet que ce soit sur fond d’Histoire, des pages de liens sont à votre disposition, en voulez vous, en voilà sur Fenouillèdes.fr/282-2/

 

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