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Église Saint Félix de Gérone

Eglise romane mentionnée ” pour la première fois ” en 1259 ( P. Ponsich )

Son mur clocher est typique du XIe-XIIe siècle. Vouée à Saint Felix de Gérone, ville ou ce Carthaginois fut martyrisé. Sainte Félicité et Saint Cucuphat vénéré le 25 juillet, ce dernier supplicié vers 304 comme son frère Saint Felix mais à Barcelone, étaient eux aussi originaires des environs de Carthage.

 

Eglise romane Saint Felix de Gérone, mur clocher du XIè.

Eglise romane Saint Felix de Gérone, mur clocher du XIè.

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Hormis des objets du XIIIe-XIVe siècle qui ont pu être volontairement ou indirectement mis à l’abri des pillards, le mobilier date du début du XVIIe siècle à celui du XVIIIe siècle. Pareillement s’agissant des fresques découvertes à la faveur de la restauration du passage au 3e millénaire. Il est vraisemblable qu’elle a subi le même sort que le château. A l’identique de la plupart des églises et fortifications de la Corbière de Sournia.

Jean Tosti sur son site que nous vous recommandons, quel que soit le village étudié, reprend l’abbé Cazes qui relate un texte de 1334 par lequel un habitant d’Ille, Blaise Perer fait divers legs à trois églises de Prats :

Saint Pierre et Saint Felix : L’édifice actuel, simplement St Pierre a précédé St Cucuphat. Ayant été dédiée à l’apôtre Pierre, cela plaide en faveur d’une origine très ancienne, peut être du VIIIe ou IX. Comme ses homonymes de Lapradelle, Axat, Usson… St Pierre de Fenouillet est de la première décennie du XIe. La juxtaposition de St Felix est de nature à confirmer ce ci-dessus.

La mémoire locale nous rapporte que la ruine en face de l’entrée du vieux cimetière aurait été à l’origine une chapelle. A vérifier ! Et si c’était l’église primitive, c’est à dire antérieure à l’édification du XIe, XIIe siècle ?

 Sancti Cucufus alias Saint Cucuphat :  Aujourd’hui disparue, probablement détruite au XVIIe siècle. Il se transmet par le bouche à oreille qu’elle a été incendiée. Elle est incluse dans le dénombrement de 1594 et s’élevait non loin de la source de Sant Cougat. Un acte de décès de 1687 situe la chapelle auprès du ruisseau. Le recensement ci-dessus fait apparaître qu’il existait alors une famille appelée ou surnommée Cougat. Une vénérable sculpture sur bois sauvée in extremis des flammes selon la susdite tradition, s’est voici peu d’années, volatilisée à la faveur de la vente d’un pailler… à un antiquaire! La commune a perdu, là aussi, un trésor d’une valeur considérable.

Trois identités pour un seul personnage. Saint Cucuphat en français, Sant Cougat en catalan et sur le cadastre l’occitan Sant Couat. Il est partenaire de Saint Jacques dans plusieurs églises de la région. Chacun est honoré et glorifié le 25 juillet. Son culte aurait été introduit vers 770 par les émigrés espagnols d’après l’abbé Sabarthès.

Saint Sernin : Pour Jean Tosti cette dernière est totalement inconnue. En fait Sant Cerni c’est à dire Saint Sernin s’élevait au nord du col de Taillet. Sur un territoire qui appartient à la commune de Le Vivier. A ne pas confondre avec Sainte Eulalie sur la rive gauche de la Matassa et récemment restaurée. St Sernin avait son cimetière entouré de quelques vestiges d’un habitat, d’un monastère ? Encore au début du 20e siècle ceux de le Vivier avaient à cœur de s’y ressourcer.

Antoine Simorre instituteur à Le Vivier en 1890 : D’après une légende les hameaux de Cabanes et Sant Cerni auraient été, au commencement du IXe siècle ravagés par la peste. Les habitants les auraient abandonnés et seraient venus se fixer autour du château de Le Vivier.

Et si nous étions chez les templiers ? Le tout proche Pressillas figure dans les chartes du Mas Deù page XXIV de la thèse de Rodrigue Tréton, lien sur la Chronologie à la date 1141.

Et la chapelle … des mystères ? Tel que résument si bien nos historiennes. On relèvera qu’elle est établie à la croisée de chemins immémoriaux dont une carrairasse, face au Pré des Supplices. Elle aurait été dédiée à Sainte Anne ? La boucle est bouclée, puisqu’elle était invoquée pour protéger les voyageurs passant par quelque carrefour en toutes régions.

La chapelle des suppliciés

La chapelle des suppliciés

Pour en savoir plus sur l’église : Cliquez ici. A voir aussi : Saint Cucuphas, Sainte Félicité de Carthage, Saint Saturnin de Toulouse alias Sant Sernin.

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Des pages de liens sur fond d’Histoire, en voulez vous en voilà.

Photos de Prats de Sournia

Voici une galerie pèle – mêle des photos de Prats de Sournia et limitrophes, celles en couleur sont de Jacques Capela, sauf mention contraire. Vues anciennes et récentes, ponts médiévaux, très grandes cabanes en pierre sèche, orchidées, Sournia, Trévillach, la chapelle des supplices, hêtres remarquables, Fontvieille, monuments archéologiques et féodaux, farahon, bornes templière et royales, routes antiques, grotte chapelle, église romane et wisigothique, oppidum de la Croix de Fer, château de Le Vivier, curiosités naturelles, Dictamnus albus ou Fraxinelle, moulin de Font Marie à Roquevert, le vignoble le plus haut de France et ce n’est qu’un commencement. Sauf exceptions en cliquant gauche sur le cliché qui vous intéresse vous obtiendrez un agrandissement avec le titre et la légende complets. Bon visionnage ! Nouvelles photos 2017 ainsi que dans les articles.