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Sentier des hêtres remarquables

Attraits majeurs : Toujours dans la forêt communale de Le Vivier à 20 minutes de marche du précité sur la fiche Tour des cabanes, cinq spécimens supplémentaires valent amplement par leur port majestueux ce modeste détour. Ces hêtres ou Fagus sylvatica constituent un alignement, les troncs sont courts, 2m de haut environ et ramifiés en de fortes charpentières. Leurs mensurations n’ont rien à envier à leur voisin du Bosc d’en Baillette qui comparativement fait figure de nain en dépit de ses 3.50m et plus de circonférence.

  • Extrêmes des tours de troncs du groupe de cinq : de 5.80 m à 6.70 m. Pris à peu prés à 1 m de hauteur et dans les années 1985 – 90. Ce n’est pas le seul attrait du parcours, loin de là ! Tour à signaux du XI  / XIIIe, des cabanes de grandes dimensions avec vue grandiose, une ZNIEFF ou Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique dite des garrigues de Sournia, église romane…

 

[su_heading]Ne vous aventurez pas au mépris des recommandations randonnées de ce site.[/su_heading]


 

  • Difficulté : Tous publics contrairement aux 2 autres sur le plan ci – contre.
  • Temps de marche : Vous marcherez pendant  2h, durée fonction des aspects ci – dessus.
  • Panneautique et Balisage : Jaune, Randonnées Pyrénéennes, les sentiers d’Emilie en Conflent et Fenouillèdes. Itinéraire le chemin du fagas.

Périodes préconisées

Avril, floraison des narcisses et des scilles. Le sous bois en est couvert sur des milliers de m².
Octobre et novembre, hors jours de battue au grand gibier qui sont le samedi, dimanche et mercredi d’août à mars. Parure automnale des feuillus et mer de nuages fréquente en matinée.

Situation

Carte de randonnée IGN top 25, 2348 ET. Seul le hêtre du Bosc d’en Baillette y est représenté. Sur les crêtes au sud ouest de Le Vivier. Versant nord du col des quatre camins PC963 (point cartographié 963m). A la jonction du GR36 tour du Fenouillèdes avec la piste DFCI F60 qui relie Prats à la route forestière de Boucheville. Il vous est conseillé de fureter dans la futaie autour de ces géants. De part et d’autre de la susdite section du GR36. De profiter du panorama infini en accédant aux crêtes si proches.

 

Accès

Ces doyens vivierhols sont plus facilement accessibles par Prats, éventuellement Rabouillet que depuis Le Vivier.

  • Au départ du hêtre totémique du Bosc d’en Baillette. Prendre à droite des vestiges d’un cortal, l’allée plane qui s’enfonce sous les frondaisons. En 15 minutes après avoir décrit un V on atteint la DFCI F60 à Bente Fride, en lisière d’une jeune plantation de pins. Suivez cette DFCI à main droite pendant cinq petites minutes. Le spectacle commence aussitôt la coupe de bois (2008) dépassée. L’alignement est à quelques mètres en contrebas jusqu’à la jonction GR 36 ci dessus.

 

  • Sinon laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative qui est aussi celui du bar piscine. La DFCI F60 est étroite, sinueuse et réservée aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

Observez les toitures encadrant le virage de la départementale, quand le cers s’ y met, c’est avec conviction.

  • Le cers est le même vent que la tramontane des catalans. Simplement ici vous êtes en Occitanie. Un des pays les plus anciennement annexés par la France, en 1258. Pour ce qui est des façades traditionnelles, elles ne sont que de pierres et de terre, habillée d’un mortier maigre “Moderne”.

00:00 Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fontvieille (prononcez Foun Bielle), la fontaine abreuvoir. Du nom d’une fontaine citée en 1686, sise dans le rec proche. Remplissez vos gourdes.

L’ayant dépassée, vous arrivez à un nœud de pistes. Le panneau DFCI F60 vous flèche la bonne direction, hors balisage jaune. Rassurez vous, vous en avez fini avec les très fortes pentes.

00:10 Lo Prat dels eissilhaments,

  • le Pré des supplices et sa chapelle,  Vous réintégrez le balisage jaune PR. Pour en savoir plus concernant le lieu dit, allez sur l’article histoire en 1612.

Sinon au croisement pré-cité, le marquage PR vous promène en contournant la tour Farahon par la gauche, avant de rejoindre la chapelle à l’intersection de chemins historiques.

  • Une carrairasse, voie de transhumances, que vous laisserez au prochain virage. C’était aussi la traverse de Sournia. Toujours praticable. Une rando facile de 1 h 15 aller – retour.
  • Remarquez dans les buis, un pavement érodé. Romain selon la mémoire collective. Laquelle omet que nos pas foulent ceux des templiers. D’une certaine façon ils tenaient tout le canton de Sournia. Raccordement du village à la route ci dessous.
  • Perspective sur la ” frontière ” de Charles le Chauve, l’imposante muraille des Corbières qui barre l’horizon au nord et la Marche d’Espagne. Une dynastie comtale, de la lignée d’un cousin germain de Charlemagne, va régner sur le Fenouillèdes et ce qui deviendra la Catalogne nord et sud, jusqu’à la fin des années 1100. Tout en ayant l’obligation de prêter serment d’allégeance aux rois de France. Une de ces clefs de l’histoire omises de part et d’autre des Pyrénées catalanes par ce qui ressemble à un lobby de la Senyera, le drapeau sang et Or. Lequel fut adopté en ce temps là par Raymond Béranger IV ( Ramon Berenger* si vous avez été baptisé à la sauce catalane ) , en remplacement de la croix occitane et pour s’en démarquer. Toute histoire impliquant les doigts d’un empereur dans le sang de Wilfred le Velu, un des plus célèbres marquis, est une pure tromperie qui participe d’un négativisme de la même origine que ci dessus.

*Ces noms résultent de curieux arrangements d’historiens, s’agissant d’un comte de filiation carolingienne.

Restez sur la piste bitumée qui grimpe en lacets jusqu’à un premier col, en surplombant un vallon verdoyant.

  • Point de vue sur d’innombrables cabanes encastrées dans les murs.

00:20 Le Plan de las Forques, le Pla de las Fourques phonétiquement.

  • Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses. Soit sur la route moyenâgeuse Limoux – Prades. Oratoire et table d’orientation sur le mamelon du Calmeill derrière vous. Question panorama, vous n’en êtes que au hors d’oeuvre.

Il vous reste à suivre le G.R 36 dans le sens de la montée

  • Oratoire sommital du Calmeill PC 781,plus exactement une croix de mission . Un nom de lieu dit fort approprié. Il s’applique à une hauteur avec des rochers ou à la végétation rase ( ‘la Calm à Font Romeu, Calmeilles dans les Aspres , Calmel village disparu dans l’Aude, Calms aujourd’hui Camps sur Agly ) . Il est cadastré Al Carmeill. Du prélatin car = rocher. combiné à un diminutif eill = petit. Ce qui est en harmonie avec les parages de la croix. Nous suspectons eil d’être la phonétique de èl. Voir en 1638 sur Fenouillèdes.fr ou à cette même date à l’article Histoire de ce site.

00:25 Remorque citerne.

  • Deux cabanes méritent une halte et surtout une restauration urgente. La principale comporte deux espaces distincts reliés par un caniveau.
  • Aux alentours, comme au voisinage de la table d’orientation, profusion de blocs erratiques et de de rochers de schiste noir criblés de curieuses alvéoles imbriquées laissant imaginer des bulles de cuisson saisies par un refroidissement brutal ? Ou des maquettes de paysages de dolines. Ces cupules naturelles peuvent être en traînées symétriques habillant toute la roche. Elles font office de points d’eau temporaires pouvant retenir plusieurs litres.

00:35 Vous êtes sur un petit plateau, le Plan de la Cour.

  • Vous pouvez admirer deux autres cabanes mais de 15 m² environ chacune en surface utile. Différentes par leur agencement. Celle au bord du chemin est aux 3/4 creusée dans le sol.

00:38 Au passage canadien vous quittez le bitume et le balisage jaune du sentier d’Emilie. Poursuivez tout droit sur le G.R 36.

  • Ces barrières qui se rencontrent dans tous les pacages des Pyrénées au Massif Central, ont été inventées à Sournia par la métallerie Bénezis, visiblement experte en ferronnerie d’art, les rues de Prats l’attestent avec leurs rampes et gardes corps.
  • Vous voulez voir les gasconnes et leurs veaux de près, venez  de préférence en février mars. Le mieux c’est dans vôtre assiette, les taureaux étant de race limousine la viande est plus savoureuse et tendre que celle de la gasconne pure… livré chez vous : fenouilledes.com/pratsdesournia.php?static4/vie-locale, GAEC Deulofeu.  E-mail : marc.deulofeu @ orange.fr

00:48 La Pelade haute ( Pelado ) Col, nouveau passage canadien. Suivez la piste après cet obstacle pour troupeaux.

00:53 Panneau forêt communale de Le Vivier. Quittez la piste au profit du G.R 36 qui monte à gauche.

  • Vous longez de près une ligne de crêtes qui offre un panorama saisissant sur le pic du Canigou, le Madres, le Bugarach, la Grande Bleue…
  • Elevage Tixador La Fargasse de Sournia : Les bovins que vous apercevez sont des Charolais, c’est le seul troupeau de cette race jusqu’à bien au delà de l’horizon. Eh oui ! N’en déplaise aux irréductibles à la Senyera, le Vedell catalan et la Rosée des Pyrénées sont communément nés et élevés en sol occitan des bords de la Désix.
  • Les bornes  en schiste noir avec des nombres engravés, matérialisent les limites du territoire de Sounia avec celui de chacun des villages limitrophes.

01:00 Col des Quatre camins, les Quatre chemins. PC 963.

  • En catalan comme languedocien, le premier émanant essentiellement de la langue d’oc, on prononce le N muet comme Sournia pour Sornian , Sornhian.

Au portillon en fer prenez deux fois à droite. Vous retournez ainsi sur la DFCI F60. Le G.R 36 dégringole sous la piste sur laquelle vous restez.

  • De cette dernière on aperçois les hêtres remarquables à 40 pas en contrebas de la jonction piste F 60 avec le G.R 36.

Le fait qu’ils soient alignés autorise t – il un rapprochement, sans instruments de taillanderie, avec des arbres à laye en bon François de la Renaissance, c’est à dire maintenus en délimitation parcellaire?

L'un des hêtres géants de Le Vivier 66. Situés sur le GR 36 sous le col des Quatres Camins. Mai 2015

L’un des hêtres géants de Le Vivier 66. Situés sur le GR 36 sous le col des Quatres Camins.
Mai 2015

Autre sujet Mai 2015

Autre sujet
Mai 2015

01:04 Col de Bente Fride, selon la phonétique le col du vent froid.

  • C’est à dire le cers. En tout cas un joli compromis culturel, le toponyme est bilingue. Ceux purement catalans sont minoritaires autour de Prats. Détail choquant la signalétique rando. est en catalan, nous sommes pourtant sur l’aire culturelle occitane.

Le balisage jaune à main gauche, c’est le sentier d’Emilie, du chemin du fagas.

  • Source et hêtre géant à 15 mn.

Restez sur la DFCI.

01:10 Vous retrouvez le panneau forêt communale de Le Vivier.

01:15 Soit le point 00:48 ci-dessus. Quittez la DFCI F60 et le G.R 36 pour le sentier herbeux à sa gauche, la boucle sentier d’Emilie chemin du Fagas.

01:22 La Pelade basse : Sur une crête panoramique deux pistes se rejoignent. Celle filant à droite vous concerne.

  • L’avancée du pin sylvestre ne date que de 5 à 6 décennies. Auparavant c’était le domaine des ovins.

Le chemin du fagas se prolonge en descendant sur votre gauche.

  • Hêtre géant et source à 8 mn.
Le Fagas d'en Baillette

Le Fagas d’en Baillette

Dit Le Fajas du Bosc d'en Baillette. Avril 2015

Dit Le Fajas du Bosc d’en Baillette. Avril 2015

Toutes les photos.

  • Dissimulés dans les cistes argentis ou ciste à feuille de laurier, qui habillent la dite crête, deux abris de bergers aux pierres disposées en X. Rudimentaires mais plus qu’il n’en faut pour se parer du vent de nord ouest, le cers ou du marin.

01:28 Retour par le G.R 36 c’est à dire au point de passage 00:38 ci – dessus.

02:05 Village. Des raccourcis peuvent réduire sensiblement le temps nécessaire au retour.

centaurim

Variantes

Accès possible au départ de Sournia en prenant le G.R 36 entre le foyer rural et la gendarmerie. En moins de 20 mn vous êtes au Plan de Las Forques. Cependant la déclivité est plus ardue que en venant de par Prats.

A la Pelade basse 916 m franchissez le pont canadien, suivez la clôture sur quelques mètres, au cinquième piquet  tournez d’équerre à gauche   tout en recherchant un panneau directionnel, intitulé Tour des cabanes 3.5 km. Puis suivez cet itinéraire à contre sens. Il vous accompagnera à Prats en 4 km. reportez vous à la fiche sentier panoramique Tour des cabanes.

Plan indissociable de la carte de randonnée I.G.N. 2348 ET Prades.

C : Cabanes en pierre sèche de plus de 15.m². CC : Chemin de Caudiés. Ancienne route médiévale de Limoux à Prades par Caudiés et Sournia. Etoile 1 : 1.Hêtre remarquable : le fagas. Etoile 2 : 5.Hêtres remarquables. Etoile Rouge : Tour féodale. P : Panorama. t : Temps de marche. Tracé Rouge : GR36 chemin de grande randonnée. Tracé Jaune : PR chemin de petite randonnée.

C : Cabanes en pierre sèche de plus de 15.m².
CC : Chemin de Caudiés. Ancienne route médiévale de Limoux à Prades par Caudiés et Sournia.
Etoile 1 : 1.Hêtre remarquable : le fagas.
Etoile 2 : 5.Hêtres remarquables.
Etoile Rouge : Tour féodale.
P : Panorama.
t : Temps de marche.
Tracé Rouge : GR36 chemin de grande randonnée.
Tracé Jaune : PR chemin de petite randonnée.

Sentier panoramique le Tour des cabanes

 Quelques attraits : Une Tour à signaux du XI –  XIIeCR67 BON SOUSCRIPTION 2017 PRATS DE SOURNIA, l’église romane St Félix, des cabanes en pierre sèche d’une surface inhabituelle, un horizon sans bornes, ZNIEFF ou Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique dite des garrigues de Sournia, un hêtre totémique classé remarquable et en apothéose de l’escapade un bar piscine.

Vues aériennes 2017 : fondation-patrimoine.org/les-projets/tours-a-signaux-medievale-de-prats-de-sournia

 


 

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  • Temps de marche : Marcheur occasionnel 2 h 30, Marcheur confirmé 1 h 30.
  • Balisage : jaune
  • Distance : 7.5 km.

 

Laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative qui est aussi celui du Bar piscine. Les DFCI sont étroites, sinueuses et réservées aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

  • Observez les toitures encadrant le virage de la départementale, quand le cers s’ y met, c’est avec conviction. Le cers est le même vent que la tramontane des catalans. Simplement ici vous êtes en Occitanie. Un des pays les plus anciennement annexés par la France, en 1258. Quand aux façades traditionnelles elles ne sont que de pierres et de terre liées avec un mortier maigre plus récemment.

00:00  Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fontvieille (prononcez Foun Bielle), la fontaine abreuvoir. Du nom d’une fontaine citée en 1686, sise dans le rec proche. Remplissez vos gourdes. L’ayant dépassée vous arrivez à un nœud de pistes, optez pour la DFCI F61.

00:05 Après le périmètre de protection d’une source, une voie pavée se présente.

  • C’est un des raccordements du village à la route médiévale dite Lo Camin dè Caudiès. Elle serait romaine selon la signalétique à N.D de Laval. Cet axe important reliait Limoux à Prades.

Restons sur le bitume, traversons un ruisseau, la piste s’élève légèrement jusqu’à une bouquet de cèdres.

00:08 PC 680 soit point cartographié 680.m d’altitude.

  • Un superbe panorama. En la matière vous n’en êtes que au hors d’oeuvre. Dans vôtre dos, sa majesté le Canigou vous surveille. Dans la même direction mais au premier plan on aperçois une chapelle, qui sera pour le retour.
  • Perspective sur la “frontière” de Charles le Chauve, l’imposante muraille des Corbières qui barre l’horizon au nord et la Marche d’Espagne. Une dynastie comtale, de la lignée d’un cousin germain de Charlemagne, va régner sur le Fenouillèdes et ce qui deviendra la Catalogne nord et sud, jusqu’à la fin des années 1100. Tout en ayant l’obligation de prêter serment d’allégeance aux rois de France. Une de ces clefs de l’histoire omises de part et d’autre des Pyrénées catalanes par ce qui ressemble à un lobby de la Senyera, le drapeau sang et Or. Lequel fut adopté en ce temps là par Raymond Béranger IV en remplacement de la croix occitane et pour s’en démarquer. Toute histoire impliquant les doigts d’un empereur dans le sang de Wilfred le Velu, un des plus célèbres marquis, est une pure tromperie qui participe d’un négativisme de la même origine que ci dessus.

00:13 On atteint un croisement, on continue à droite en laissant la DFCI 61.

00:17 Une nouvelle cabane s’offre à vous. Comme la précédente considérons la modeste au regard de ce qui nous attend. On contourne les sources captées du Prats d’en Pézilla pour arriver à un second passage canadien.

00:19 Las Corbes : Qu’es aquò ?  Aucun lien autre que paronymique avec le corbeau et dans les deux parlers. Une corbe est un ruisseau saisonnier, justement c’est le cas à cet endroit. Dans le même sens on a Corbières

Passage canadien et fin de route revêtue. Suivons un bout du susdit Camin de Caudiès.

00:23 PC 759 Col de Guza. A la bifurcation suivante on quitte cette route historique en s’orientant vers les cortals.

  • Ce mot languedocien désigne une bergerie. Perspective sur le Canigou en toile de fond de la serre de Sournia.

00:31 La cabane de los Agradanos. De agrada = beau, agréable, plaire et anos = le lieu, le site. Hormis cette approche, E.Bordes relate dans sa monographie une version coquine en phase avec l’endroit couru par les bergers. Un toponyme simultanément catalan et occitan. Cependant le pronom los = les, certifie que cette dernière origine est la bonne.

  • Nôtre regard s’accroche sur la croix sommitale du Calmeill PC 781. Un nom de lieu dit fort approprié. Il s’applique à une hauteur avec des rochers ou à la végétation rase ( La Calm à Font Romeu, Calmeilles dans les Aspres , Calmel village disparu dans l’Aude, Calms aujourd’hui Camps sur Agly) . Il est cadastré Al Carmeill. Du prélatin car = rocher. combiné à un diminutif eill = petit. Ce qui est en harmonie avec les parages de la croix. Nous suspectons eil d’être la phonétique de èl. Autres sens en pages toponymes.

00:33 Nous voilà au pied d’une cabane dont les lauzes de la toiture ont disparu. Plus nous avançons, plus ces édifices de bergers sont vastes… Laissons la piste au profit d’une draille encadrée de buis.

00:35 Cabane de la Pelado à la porte des alpages, une des plus grandes des environs et avec deux entrées. Le sentier continue à grimper. Toutefois ce sera bref, de plus vous auriez tort de vous décourager au vu de ce qui se profile.

Cabane de la Pellado

Cabane de la Pelado

Toutes les photos.

00:40 La Pelado, un autre lieu bien nommé, du moins jusques dans les années 60. C’était le domaine des ovins. La grimpette torride est un lointain souvenir. Suivez la crête jusqu’à la clôture à l’altitude 916.m.

  • Panorama : le Pic de Bugarach au nord, les Corbières jusqu’au littoral audois, la grande bleue de Leucate à la baie de Rosas, les Pyrénées… Pour autant vous n’avez pas tout vu.
  • Ceux qui en veulent davantage peuvent s’offrir un aller – retour de 20 mn environ au PC 992. Pour cela après un nouveau passage canadien à l’altitude 916 m, montez dans la pinède par la piste discrète dont le départ est sur la pelouse entre vous et les buissons au feuillage bleuté et à écorce en lanières rouges, des cistes Argentis = à feuilles de laurier. A mi distance, au col faufilez vous sous les barbelés et suivez les sommets. Si les charolaises y sont, contournez les en suivant la DFCI et le GR 36 vers l’ouest. Le balisage blanc et rouge vous dirigera droit au but. Voir fiche et plan hêtres remarquables à 00:53.

 

  • Une deuxième variante à ne pas manquer. Le hêtre remarquable du Bosc d’en Baillette, ses 3.50.m et + de circonférence et sa fontaine dans une haute futaie ( Sentier d’Emilie ). C’est à 8 mn seulement en suivant la clôture versant nord et à main gauche.

 

Ce Fagus totémique des gens de Prats et de Le Vivier pourrait être un arbre à laye, c’est à dire maintenu en délimitation parcellaire, une borne de limite de coupe étant attenante. Les vestiges d’un cortal se dressent à l’opposé du houppier, donc à priori ce hêtre est implanté sur une parcelle privée bordant la forêt seigneuriale.

Revenus sur vos pas, deux abris de bergers aux murs en X sont dissimulés dans les fourrés de la ligne de crête de part et d’autre de la barrière canadienne. Ce sont des constructions toutes simples mais plus qu’il n’en faut pour se protéger du vent de nord ouest, le cers ou du marin.

Il est temps de reprendre le chemin des cabanes . Choisissiez la piste à droite devant le passage canadien.

00:46 Jonction avec la DFCI F60 et le GR 36, balisage blanc et rouge. Tournez à gauche vers un quatrième passage canadien.

  • Ces obstacles à bovins, ils ont peur du vide, se rencontrent dans toutes les montagnes à vaches des Pyrénées au Massif Central et ont été inventés à Sournia par la métallerie Bénezis à laquelle on doit aussi  les ouvrages en ferronnerie d’art qui subliment les rues de Prats. Vous voulez voir les gasconnes et leurs veaux de près, venez de préférence en février mars. Le mieux c’est dans vôtre assiette, les taureaux étant de race limousine la viande est plus tendre et savoureuse que celle de la gasconne pure… livré chez vous, fenouilledes.com/pratsdesournia.php?static4/vie-locale. E-mail : marc.deulofeu @ orange.fr

00:49 Le Sarrat de la Carrette ou Plan de la Cour. Un petit plateau aux près de fauche. Deux magnifiques cabanes. La première est caractérisée par deux pièces en enfilade.

 Cabanes en pierre sèche.

01:00 Remorque citerne. Deux cabanes méritent une halte et surtout une restauration urgente. La principale comporte deux espaces distincts reliés par un caniveau.

  • Aux alentours abondance de blocs erratiques et de de rochers de schiste noir criblés de curieuses alvéoles imbriquées laissant imaginer des bulles de cuisson saisies par un refroidissement brutal ? Ou des maquettes de paysages de dolines. Ces cupules géologiques sont quelquefois en rangs symétriques couvrant l’ensemble de la roche. Elles font office de points d’eau temporaires pouvant retenir plusieurs litres. Si vous êtes observateur, vous en aurez découvert dans les parages de la table d’orientation ou aux Agradanos.

01:05 Le Plan de las Forques, le Pla de las Fourques phonétiquement.

  • Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses.

On laisse le GR 36 et le Camin de Caudiès qui descendent sur Sournia. Une escapade à l’oratoire du Calmeill s’impose.

  • Table d’orientation. Voir chronologie historique du Fenouillèdes au XVIIe siècle. La piste nous conduit en balcon du vallon de Font Barbix et ses prairies d’herbe grasse. Cette conque ressemble étrangement à un lac glaciaire dont la digue aurait cédé.

01:15 Lo Prat dels Eissilhaments, le Pré des Supplices et sa chapelle. Intersection de chemins ancestraux.

  • Depuis le dernier virage nous progressons sur une carrairasse, en graphie occitane. Une antique voie de transhumance.
  • Dans les buis derrière la chapelle, un pavement qui serait romain selon la tradition locale. Laquelle omet que nos pas foulent ceux des templiers. D’une certaine façon ils tenaient tout le canton de Sournia.
  • Le nom du lieu dit explique peut être la présence d’une chapelle. Les seigneurs de ce pays détenaient la haute justice, voir à l’article histoire en 1612. La tour farahon fut la prison de la baronnie de Joch-Rabouillet au XVIIIe siècle. C.Bordes

A la chapelle libre à vous, soit de filer droit vers la cave coopérative, soit de tourner vers le farahon et la découverte du village.


 

30 ans de bonification :

Cette belle réalisation est l’aboutissement d’un projet émis dès le début des années 80 par Monsieur Jacques Capela* dans le cadre de l’aménagement d’un réseau de sentiers autour de Prats. Monsieur Capela l’auteur de ces descriptifs et de ce site adresse ici ses plus vives félicitations à Messieurs Jean Calvet, Gilles Deulofeu et à leurs conseillers respectifs pour l’avoir mûri et finalisé en dépit d’autres priorités.

*  Concernant un homonyme originaire de Prats, Jacques Capela / 36 Quai des orfèvres en 1978, allez sur :

 

Plan à jumeler avec la carte de randonnée I G N 2348 ET Prades.

Rouge : Tracé commun GR 36 et tour du Fenouillèdes. Jaune : Sentier des cabanes. Flèches jaunes : Sens de progression. Tirets jaunes : Sentier d'Emilie Randonnées Pyrénéennes. Pointillés jaunes : Accès dans les broussailles hors trace de sentier. 1 : Hêtre remarquable du Bosc d'en Baillette. 2 : Voies pavées. 3 : Panneau sentier des cabanes 3.5.km = distance restant à parcourir. 4 : Accès hors balisage, sur pelouse naturelle sommitale après le col, versant sud. 5 : Carrerasse : réseau de voies antiques, de transhumance ? Sillonnant le bassin de l'Agly. C : Cabanes de 15 à 30 m² et plus en surface utile. CC : Camin de Caudiès. De Limoux à Prades par Caudiès. P : Points les plus panoramiques. SCV : Ancienne cave coopérative. Pisc : Piscine municipale avec maître nageur. Bar piscine. 00 : Point de départ et d'arrivée. Doublez les temps intermédiaires si vous êtes un marcheur occasionnel.

Rouge : Tracé commun GR 36 et Tour du Fenouillèdes. Jaune : Sentier  Tour des cabanes. Flèches jaunes : Sens de progression. Tirets jaunes : Sentier d’Emilie Randonnées Pyrénéennes. Pointillés jaunes : Accès dans les broussailles hors trace de sentier. 1 : Hêtre remarquable du Bosc d’en Baillette. 2 : Voies pavées. 3 : Panneau sentier Tour des cabanes 3.5.km = distance restant à parcourir. 4 : Accès hors balisage, sur pelouse naturelle sommitale après le col, versant sud. 5 : Carrerasse : réseau de voies antiques, de transhumance ? Sillonnant le bassin de l’Agly. C : Cabanes de 15 à 30 m² et plus en surface utile. CC : Camin de Caudiès. De Limoux à Prades par Caudiès. P : Points les plus panoramiques. SCV : Ancienne cave coopérative. Pisc : Piscine municipale avec maître nageur. Bar piscine. 00 : Point de départ et d’arrivée. Doublez les temps intermédiaires si vous êtes un marcheur occasionnel.

 

 

 

 

 

Sentier de la forêt royale de Boucheville

 Itinéraire maison forestière de Gastepa, Sarrat Naut.

Ils valent le détour :  De grandes cabanes en schiste noir jusqu’à plus de 30 m², les chemins de l’Histoire, un panorama infini. La majestueuse futaie naturelle où dominent le pin sylvestre, des hêtres imposants et le véritable sapin des Pyrénées d’une hauteur moyenne de 45 m. Natura 2000 ZNIEFF de Boucheville, ZNIEFF des garrigues de Sournia. L’église romane St Félix, la tour à signaux du XI /  XIIIe…CR67 BON SOUSCRIPTION 2017 PRATS DE SOURNIA

Vues aériennes 2017 : fondation-patrimoine.org/les-projets/tours-a-signaux-medievale-de-prats-de-sournia


[su_heading]Ne vous aventurez pas au mépris des recommandations randonnées de l’article éponyme.[/su_heading]


Difficulté : Tous publics

  • Durée : Vous marcherez pendant 5 heures. Durée fonction des aspects ci – dessus.
  • Abréviation : TDF = Tour du Fenouillèdes, balisage en tirets jaunes et rouges

A partir des Quatre Camins c’est à dire le PC 963, cette balade constitue un prolongement du sentier des hêtres remarquables de le Vivier. Reportez vous au plan le concernant afin de ne pas manquer les nombreux points d’intérêt qui précèdent.


 

Laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative qui est aussi celui du Bar piscine. La DFCI F60 est étroite, sinueuse et réservée aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

  • Observez les toitures encadrant le virage de la départementale, quand le cers s’ y met, c’est avec conviction. Le cers est le même vent que la tramontane des catalans. Simplement ici vous êtes en Occitanie. Un des pays les plus anciennement annexés par la France, en 1258. Quand aux façades traditionnelles elles ne sont que de pierres et de terre, confortées par un mortier maigre ” Moderne “.

00:00 Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fontvieille (prononcez Foun Bielle), la fontaine abreuvoir. Du nom d’une fontaine citée en 1686, sise dans le rec proche. Remplissez vos gourdes.

L’ayant dépassée, vous arrivez à un nœud de pistes. Le panneau DFCI F60 vous flèche la bonne direction, hors balisage jaune. Rassurez vous, vous en avez fini avec les très fortes pentes.

00:10 Lo Prat dels eissilhaments,

  • le pré des supplices et sa chapelle, Vous réintégrez le balisage jaune PR. Pour en savoir plus concernant le lieu dit, allez sur l’article histoire en 1612.

Sinon au croisement précité, le marquage PR vous promène en contournant la tour farahon par la gauche, avant de rejoindre la chapelle à l’intersection de chemins historiques.

  • Une carrairasse, carrerasse si repris en catalan,  voie de transhumances, que vous laisserez au prochain virage. C’était aussi la traverse de Sournia. Toujours praticable. Une rando facile de 1h 15 aller – retour.
  • Remarquez dans les buis, un pavement érodé. Romain selon la mémoire collective. Laquelle omet que nos pas foulent ceux des templiers. D’une certaine façon ils tenaient tout le canton de Sournia. Raccordement du village à la route ci dessous.
  • Perspective sur la “frontière” de Charles le Chauve, l’imposante muraille des Corbières qui barre l’horizon au nord et la Marche d’Espagne. Une dynastie comtale, de la lignée d’un cousin germain de Charlemagne, va régner sur le Fenouillèdes et ce qui deviendra la Catalogne nord et sud, jusqu’à la fin des années 1100. Tout en ayant l’obligation de prêter serment d’allégeance aux rois de France. Une de ces clefs de l’histoire omises de part et d’autre des Pyrénées catalanes par ce qui ressemble à un lobby de la Senyera, le drapeau sang et Or. Lequel fut adopté en ce temps là par Raymond Béranger IV, Ramon Berenger* pour ceux baptisés à la sauce catalane, en remplacement de la croix occitane et pour s’en démarquer. Toute histoire impliquant les doigts d’un empereur dans le sang de Wilfred le Velu, un des plus célèbres marquis, est une pure tromperie qui participe d’un négativisme de la même origine que ci dessus.

*Ces noms résultent de curieux arrangements d’historiens, s’agissant d’un comte de filiation carolingienne.

Restez sur la piste bitumée qui grimpe en lacets jusqu’à un premier col, en surplombant un vallon verdoyant.

  • Point de vue sur d’innombrables cabanes encastrées dans les murs.

00:20 Le Plan de las Forques, le Pla de las Fourques phonétiquement.

  • Ce toponyme s’applique pareillement à un carrefour d’axes de communication ou aux fourches patibulaires qui étaient généralement implantées en de tels confins de paroisses..

Vous avez atteint le G.R. 36 au balisage blanc et rouge, tracé à cet endroit sur la route moyenâgeuse Limoux – Prades.

  • Table d’orientation sur le mamelon du Calmeill derrière vous. Question panorama, vous n’en êtes que au hors d’oeuvre.
  • Oratoire sommital du Calmeill PC 781 m, plus exactement une croix de mission . Un nom de lieu dit fort approprié. Il s’applique à une hauteur avec des rochers ou à la végétation rase ( ‘la Calm à Font Romeu, Calmeilles dans les Aspres , Calmel village disparu dans l’Aude, Calms aujourd’hui Camps sur Agly ) . Il est cadastré Al Carmeill. Du prélatin car = rocher. combiné à un diminutif eill = petit. Ce qui est en harmonie avec les parages de la croix. Nous suspectons eil d’être la phonétique de èl. Autres sens en pages toponymes. Voir en 1638 sur Fenouillèdes.fr ou à cette même date à l’article Histoire de ce site .

Il vous reste à suivre le G.R. 36 dans le sens de la montée.

00:25 Remorque citerne feux de forêts.

  • Deux cabanes méritent une halte et surtout une restauration urgente. La principale comporte deux espaces distincts reliés par un caniveau.
  • Aux alentours concentration de blocs erratiques et de rochers de schiste noir criblés de curieuses alvéoles imbriquées laissant imaginer des bulles de cuisson saisies par un refroidissement brutal ? Ou des maquettes de paysages de dolines. Ces cupules naturelles peuvent être réparties en alignements parallèles recouvrant l’ensemble de la roche. Elles font office de points d’eau temporaires pouvant retenir plusieurs litres. Vous en observerez en maints points du parcours.

00:35 Vous êtes sur un petit plateau, le Plan de la Cour.

  • Vous pouvez admirer deux autres cabanes mais de 15 m² environ chacune en surface utile. Différentes par leur agencement. Celle au bord du chemin est aux 3/4 creusée dans le sol.

Pour en savoir plus : cliquez Cabanes sur ce site et Fenouillèdes.fr.

00:38 Au passage canadien vous quittez le bitume et le balisage jaune du sentier d’Emilie. Poursuivez tout droit sur le G.R. 36.

  • Ces barrières qui se rencontrent dans tous les pacages des Pyrénées au Massif Central, ont été inventées  à Sournia par la métallerie* Bénezis. Vous voulez voir les gasconnes et leurs veaux de près, venez de préférence en février mars. Le mieux c’est dans vôtre assiette, les taureaux étant de race limousine la viande est plus savoureuse et tendre que celle de la gasconne pure… livré chez vous, fenouilledes.com/pratsdesournia.php?static4/vie-locale,  marc.deulofeu @ orange.fr  * Métallerie et ferronnerie d’art, les rues de Prats en témoignent.

00:48 La Pelade haute ( Pelado ) Col, nouveau passage canadien. Suivez la piste après cet obstacle pour troupeaux.

00:53 Panneau forêt communale de Le Vivier. Quittez la piste au profit du GR 36 qui monte à gauche.

  • Vous longez de près une ligne de crêtes qui offre un panorama saisissant sur le pic du Canigou, le Madres, le Bugarach, la Grande Bleue…
  • Les bornes avec des nombres engravés dans le schiste noir, matérialisent les limites du territoire de Sournia avec celui de chacun des villages limitrophes.

01:00 Col des Quatre Camins, les Quatre Chemins. P.C. 963.

  • En catalan comme en languedocien, le premier étant essentiellement une émanation de la langue d’oc, on prononce le N muet comme Sournia pour Sornian ,Sornhian.

Des Quatre Chemins à Gastepa par le T.D.F. = moins de 1 h seulement ! De quoi agrémenter l’aller par l’escapade suivante dans la magnifique forêt de Le Vivier et héritée des seigneurs du même nom.

Au portillon en fer prenez à droite entre les marquages ONF, chiffres bleus sur fond blanc, 6 et 8 sur les troncs des pins sylvestre. Là le GR 36 flirte avec la F60, suivez la à gauche. Vous l’abandonnez au bout de quelques mètres en faveur d’une piste secondaire qui dévale la pente hors balisage rando.

01:13 Croisement dans des reboisements en conifères de divers genres dont des douglas ( Pseudotsug Douglasii ). On remonte sur la F48 jusqu’à reprendre la F60 à.

01:18

  •  Toutes ces jeunes plantations étaient voici deux à trois décennies la Pelade de Le Vivier avec des fougères aigle à perte de vue comme au Pays Basque. Une pelade est un terme local pour désigner un pâturage de sommet.

01:22 Limite de communes, Le Vivier avec Vira et porte de la forêt royale. On reste sur la F60. La F10 menant à la maison forestière de Roquebrune en 40 minutes.

01:30 Col de l’Espinas : P.C. 1005, on réintègre le T.D.F. entre de jeunes épicéas à éclaircir et une haute futaie de hêtres. Balisage jaune et rouge.

01:38 Col Bas :

  • PC 1035 Aire de pique nique, poursuivre sur la route forestière de Rabouillet à Gincla vers le panneau forêt domaniale, la F55.

Ces deux cols sont séparés par un raidillon de nature à vous rebuter. En pareil cas au P.C. 1005 prolongez sur la F60 jusqu’à la route forestière et de là direction le col Bas. En terme de durée c’est équivalent.

  • Espinas et col Bas : Revenez y en mars –  avril, premier mai au plus tard, si la saison est tardive. Le sous bois est couvert sur des hectares d’un seul tenant de narcisses et de scilles. Ces dernières ont un feuillage qui fait penser à l’agapanthe comme la couleur de ses fleurs.

01:49 Aire des Escampels : prés du P.C. 1110

Deux possibilités pour se rendre à Gastepa. Soit par la F41 en 26 minutes, soit en restant sur la F55 en 22 minutes.

  • En dépit des apparences c’était la porte d’entrée de la sapinière, les sapins, Abiès pectinata,  y dominaient dans la double acception du verbe. Ils étaient d’une force telle que les bûcherons n’ont pas pu maîtriser leur appétit. Imaginez puisqu’ils sont éradiqués des géants de 45 m en moyenne. Dimensions selon une source ONF antérieure à 1994 , ce même document fait état de 35 m pour le hêtre. Ceux qui vous entourent constituaient la sous strate arborescente de la sapinière. il en est ainsi sur l’ensemble de ce massif.

02:01 A la bifurcation on oublie provisoirement la F 55 pour rester sur le TDF à nôtre droite.

02:05 Font del Colomb :

  • Passé local obligeant, nous libellons les toponymes selon les usages languedociens. Généralement la carte IGN vous dévoile leur prononciation.

02:11 Maison forestière de Gastepa :

  • Sauf francisation habituelle de l’IGN, c’est du vieux français à rapprocher de La Gaste, un lieu dit sur le versant du côté de Montfort. C’est à dire la forêt profonde où il ne faut pas aller car peuplée d’êtres surnaturels et maléfiques. Sinon dans le pays on prononce Gastoupa, à écrire Gastopa, un possible dérivé de gastar pa. Ce n’est pas du pain béni mais littéralement du pain gâté ?

Devant une grande table de pique nique, le TDF pénètre dans la sapinière en l’état de sentier.

02:19 On quitte le TDF, c’est la F 55 TER qui attend les rescapés.

  • La poule aux œufs d’or : Depuis Gastepa on à une idée de Boucheville et sa hêtraie sapinière avant la déferlante des tronçonneuses. Pour combien de temps encore ? Hormis la force inégalée de ce peuplement naturel de sapins, il faut savoir que l’ONF y cueille des camions entiers de cônes pour ses pépinières jurassiennes. C’est ici que la pureté génétique est la meilleure, aux dires des grimpeurs basés en Rhône – Alpes.
  • Encore mieux, nous sommes sur une Zone Naturelle d’intérêt Faunistique et Floristique, entre autres attraits vis à vis des phanérogames. Cet embranchement regroupe notamment les gymnospermes. Des fossiles, le genre Cyca, le Ginkgo biloba et les conifères ! Jurassic Park n’est pas loin, ces végétaux sont apparus à l’ère secondaire pour les plus tardifs .
  • En approchant du col de Mateplane au PC 1189 jolis points de vues sur le vallon de Gastepa et devant vous le Sarrat Naut et ses 1310 m d’altitude. Naut = haut, c’est du languedocien.

02:39 Belvédère. Au panneau forêt domaniale un sentier vous conduit au sommet précité. Aller  retour en moins de 20 mn.

  • Plus on s’engage sur la crête nivelée plus les alentours deviennent dantesques. Au PC 1202 vous êtes au milieu d’un cimetière de souches déracinées sur un sol déstructuré. Jusqu’à l’ouragan de janvier 2009, la voie de débardage s’engouffrait dans une cathédrale de sapins, une majestueuse galerie de verdure empêchant toute échappée visuelle.
  • L’exploitation intensive de la haute futaie en apportant des ressources providentielles à des villages qui en ont bien besoin, surexpose les arbres restants à la force des vents sans qu’ils atteignent l’intensité ci dessus. Ils ont fait un château de cartes. Allez sur fenouilledes.fr article ouragan Klaus.
  • Ces sapins du genre Abiès pectinata ou sapin des Pyrénées étaient coiffés de gui jusques là inaccessible. Dans les jours qui suivirent le cyclone et nonobstant les difficultés d’accès, la forêt fut méticuleusement fouillée, un volume considérable de gui récolté. Nous supposons que c’était à des fins pharmaceutiques. Nombreux usages en cancérologie et contre l’hypertension.

 

  • Les bornes en granite ou en schiste noir attestent de l’emprise de la royauté française et matérialisent la limite communale entre Rabouillet au sud et Vira. Elles vous accompagnent jusqu’au TDF.
  • Panorama hors du commun : au nord ouest le pic calcaire c’est le Pech des Carabatets, des Scarabées autrement dit et ses 1342 m. Comme son jumeau le Sarrat Naut il toise allègrement le célèbre pic de Bugarach qui se détache au nord.

03:09 Retrouvailles avec le TDF sur la F 55 à environ 250 m en amont du carrefour des Escampels.

03:40 L’Espinas : Liaison par le parcours aller. Au débouché de la voûte végétale on progresse en lisière des pins sur le balisage jaune et rouge.

03:55 Nous revoilà aux Quatre Camins et au GR 36. Soit vous persistez à longer la clôture et le balisage blanc et rouge (le TDF s’unit au GR 36), soit au portillon et en l’absence de taureaux, vous passez du côté opposé tout en suivant les barbelés vers le PC 992 et sur vôtre lancée le point 00:48 vu plus haut.

  • Panorama illimité.
  • Elevage Tixador La Fargasse : les bovins que vous apercevez depuis l’Espinas sont des Charolais, c’est le seul troupeau de cette race jusqu’à bien au delà du Pech de Bugarach. Eh oui ! N’en déplaise aux irréductibles Sang et Or, le Vedell catalan et la Rosée des Pyrénées sont généralement nés et élevés sur les bords de la Désix.

04:10 Retour au point de passage 00:48. Vous avez l’opportunité de parcourir un sentier différent de celui de l’aller et similaire en matière de temps nécessaire pour finir la randonnée. En allant tout droit sur un tronçon du Sentier d’Emilie le Chemin du fajas.

04:17 La Pelade basse :

  • L’avancée du pin sylvestre ne date que de 5 à 6 décennies. Auparavant c’était le domaine des ovins.

Le chemin du fagas se prolonge en descendant sur votre gauche.

Fagas du bosc d’en Baillette au 20 novembre

  • Hêtre géant et source à 8 mn.
  • Dissimulés dans les cistes argentis ou ciste à feuille de laurier, deux abris de bergers aux pierres disposées en X. Rudimentaires mais plus qu’il n’en faut pour se parer du vent de nord ouest, le cers ou du marin.

A la Pelade basse 916 m franchissez le pont canadien. Suivez la clôture  sur quelques mètres, au cinquième piquet tournez d’équerre à gauche tout en recherchant un panneau directionnel, intitulé sentier des cabanes 3,5 km. Puis suivez cet itinéraire à contre sens. Il vous accompagnera à Prats en 4 km. reportez vous à la fiche sentier panoramique des cabanes.


 

Notes :

01:18 Si on était resté sur la F 60 aux Quatre Camins ce point aurait été atteint en 10 minutes et le dénivelé moins ardu.

fleur

1 à 3 Narcissus pseudo narcissus 4 Lilium martagon floraison fin juillet, jusqu’à 30 fleurs par tige.

Toutes les photos.

Ce plan prolonge la balade hêtres remarquables de le Vivier, il est à juxtaposer avec celui relatif à la dite balade. C : Cabane en pierre sêche de plus de 30m² Etoile jaune 1 : Un hêtre remarquable Etoile jaune 5 : Cinq hêtres remarquables P : Panorama Encadrés verts : temps de marche additionnel Flêche simple : Sens de progression. Flêche Bi directionnelle : Section aller et retour Pointillés jaunes : Visites complémentaires Belvédère PC901 : trace diffuse sur pâturage embroussaillé. 20mn aller et retour. Sarrat Naut : Tire de débardage du PC1189 au 1130 Trait jaune : Vôtre parcours et ses variantes jumelles RF : Route forestière goudronnée vers... DFCI : Piste de défense des forêts contre l'incendie TDF : Sentier de randonnée tour du Fenouillèdes Font : Fontaine

Ce plan prolonge la balade hêtres remarquables de le Vivier, il est à juxtaposer avec celui relatif à la dite balade et à la carte de randonnée IGN 2348 ET Prades.
C : Cabane en pierre sêche de plus de 30m²
Etoile jaune 1 : Un hêtre remarquable
Etoile jaune 5 : Cinq hêtres remarquables
P : Panorama
Encadrés verts : temps de marche additionnel
Flêche simple : Sens de progression.
Flêche Bi directionnelle : Section aller et retour
Pointillés jaunes : Visites complémentaires
Belvédère PC 901 : trace diffuse sur pâturage embroussaillé. 20 mn aller et retour.
Sarrat Naut : Tire de débardage du PC 1189 au 1130
Trait jaune : Vôtre parcours et ses variantes jumelles
RF : Route forestière goudronnée vers…
DFCI : Piste de défense des forêts contre l’incendie
TDF : Sentier de randonnée Tour du Fenouillèdes
Font : Fontaine