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Photos de Prats de Sournia

Voici une galerie pèle – mêle des photos de Prats de Sournia et limitrophes, celles en couleur sont de Jacques Capela, sauf mention contraire. Vues anciennes et récentes, ponts médiévaux, très grandes cabanes en pierre sèche, orchidées, Sournia, Trévillach, la chapelle des supplices, hêtres remarquables, Fontvieille, monuments archéologiques et féodaux, farahon, bornes templière et royales, routes antiques, grotte chapelle, église romane et wisigothique, oppidum de la Croix de Fer, château de Le Vivier, curiosités naturelles, Dictamnus albus ou Fraxinelle, moulin de Font Marie à Roquevert, le vignoble le plus haut de France et ce n’est qu’un commencement. Sauf exceptions en cliquant gauche sur le cliché qui vous intéresse vous obtiendrez un agrandissement avec le titre et la légende complets. Bon visionnage ! Nouvelles photos 2017 ainsi que dans les articles.

Sentier des ponts romains

A voir : Hormis ce induit par le titre, des milieux très contrastés, une chapelle préromane à travers des chemins templiers. Dans un espace classé ZNIEFF et SIC, Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique des garrigues de Sournia et Site d’Importance Communautaire* pour ses chiroptères.

La grotte chapelle susdite. Dans le village, l’église romane et la tour à signaux du XI  – XIIIe, une végétation typiquement méditerranéenne avec des olivettes à 600 m d’altitude !

* Ou Zone de Protection Spéciale – Natura 2000 chiroptères du massif des Fenouillèdes.


 

[su_heading]Ne vous aventurez pas au mépris des recommandations randonnées de l’article éponyme.[/su_heading]


 

  • Difficulté : Tous publics
  • Temps de marche : 3h pour un marcheur confirmé.
  • Balisage : jaune, ignorez les autres couleurs.

 

Laissez vôtre voiture sur le parking de la cave coopérative à proximité du Bar piscine. La DFCI F60 est étroite, sinueuse et réservée aux ayants droit. Mieux à pied vous pourrez vous extasier devant le panorama dans son immensité et tant de points d’intérêt qui autrement passeraient inaperçus.

  • Observez les toitures encadrant le virage de la départementale, quand le cers s’ y met, c’est avec conviction. Le cers est le même vent que la tramontane des catalans. Simplement ici vous êtes en Occitanie. Un des pays les plus anciennement annexés par la France, en 1258. Quand aux façades traditionnelles, elles ne sont que de pierres et de terre à laquelle s’est rajouté un mortier maigre ” Moderne “.

00:00 Prenez la rue des Corbières, la première perpendiculaire à la route. Puis aussitôt à droite, le chemin de la chapelle. Ce qui vous mène à la Fontvieille (prononcez Foun Bielle), la fontaine abreuvoir. Du nom d’une fontaine citée en 1686, sise dans le rec proche. Remplissez vos gourdes, c’est la même eau que celle du réseau et l’opportunité de ne se représentera pas.

L’ayant dépassée, vous arrivez à un nœud de pistes. Le panneau DFCI F60 vous flèche la bonne direction, hors balisage jaune.

00:10 Lo Prat dels eissilhaments,

  • le pré des supplices et sa chapelle, Vous réintégrez le balisage jaune PR. Cette chapelle est sans nom, cependant le lieu est dit ” Le pré des supplices “. Les seigneurs de ce pays détenaient la haute justice, voir à l’article histoire en 1612. La tour farahon fut la prison de la baronnie de Rabouillet – Joch au XVIIIe siècle.

Sinon au croisement précité, le marquage PR vous promène en contournant la tour Farahon par la gauche, avant de rejoindre la chapelle à l’intersection de chemins historiques.

  • Une carrairasse ou carrerasse si repris à la sauce catalane,  voie de transhumance ? Pas exclusivement car maintes sections sont encore pavées.
  • Remarquez dans les buis, un pavement érodé. Romain selon la mémoire collective. Laquelle omet que nos pas foulent ceux des templiers. D’une certaine façon ils tenaient tout le canton de Sournia. Raccordement du village à la route Limoux  – Prades.

Au prochain virage vous laisserez le bitume pour continuer tout droit.

  • Perspective sur la “frontière” de Charles le Chauve, l’imposante muraille des Corbières qui barre l’horizon au nord et la Marche d’Espagne. Une dynastie comtale, de la lignée d’un cousin germain de Charlemagne, va régner sur le Fenouillèdes et ce qui deviendra la Catalogne nord et sud, jusqu’à la fin des années 1100. Tout en ayant l’obligation de prêter serment d’allégeance aux rois de France. Une de ces clefs de l’histoire omises de part et d’autre des Pyrénées catalanes par ce qui ressemble à un lobby de la Senyera, le drapeau sang et Or. Lequel fut adopté en ce temps là par Raymond Béranger IV en remplacement de la croix occitane et pour s’en démarquer. Toute histoire impliquant les doigts d’un empereur dans le sang de Wilfred le Velu, un des plus célèbres marquis, est une pure tromperie qui participe d’un négativisme de la même origine que ci – dessus.

00:18 On atteint une nouvelle desserte goudronnée. A suivre momentanément sur la gauche.

  • Très beau point de vue sur Prats avec les Corbières comme écrin.

Revenus sur vos pas, vous vous engagez sur le sentier pavé tel que l’indique le panneau Sournia 1.7 km. Vous parcourez un plateau entre un ou deux murets qui canalisent vôtre traversée.

  • Plusieurs cabanes vont attirer vôtre attention de part et d’autre du sentier. Mais elles ne valent pas celles de l’itinéraire qui leur est dédié.

00:26 PC 699 (point cartographié 699 m d’altitude) A l’opposé du plateau vous abandonnez la dite carrairasse par ailleurs traverse de Sournia. Ne tenez pas compte du panneau qui vous indique cette destination et suivez le chemin délavé en tournant sur la gauche de sorte à décrire un U ouvert.

  • Une jolie cabane délicieusement ombragée vous accueille.

00:30 PC 690 Vous voilà à un cortal, une bergerie en ruine.

Vous ne souhaitez pas continuer, repli tranquille assuré sans avoir à faire demi tour. Voir le plan.

  • Grand écran sur Campoussy, la frontière de St Louis c’est à dire la Serre de Sournia. La première ligne de sommets de l’autre côté de la vallée devant le mont Canigou. Au delà c’était l’Aragon puis l’Espagne jusqu’au traité des Pyrénées en 1659. C’est donc aussi une marge culturelle et tectonique comme on le verra plus en avant. Le Fenouillèdes a la particularité d’avoir toujours été Français. Sauf deux épisodes résultant chacun de legs testamentaires, abrégés par les rois de France.

A ce qu’il reste de la bergerie de Aîchausses, poursuivez à droite sur le sentier perpendiculaire à la façade et qui vous engage dans le vallon.

  • Des abricotiers, des céréales et des vignes reconvertis en près. Quelques cabanes méritent au titre de leurs plafonds de s’écarter de la trajectoire.

00:33 Entrée dans le maquis et la ZNIEFF. La voie charretière vous descend à la R.D. 7.

  • Observez l’abondance de chênes verts détruits par la sécheresse de 2007 – 2008. Le dérèglement climatique n’affecte pas seulement les antipodes…

00:40 PC 621 sur la RD 7 au Pas de la Mandre ( De la renarde ) : Vous accédez à la zone Natura 2000 tout en restant dans la ZNIEFF.

Optez pour l’autre piste qui commence sous la départementale. Sinon si ça suffit pour vous, Prats est à 2.5 km par la route.

  • Particularité climatique : Un mouchetis d’oliviers sauvages émaille la garrigue jusques en bordure de la piste, pourtant nous sommes à l’altitude 600 m. L’Olea europaea variété sylvestris ou Olivastre en languedocien porte greffe des sélections cultivées est indicatif d’un étage de végétation dit thermoméditerranéen. Les botanistes le situent en zone littorale, en le plafonnant vers 300 m  concernant les Pyrénées Orientales. C’est à dire que nous sommes devant un micro climat privilégié, vous allez rencontrer d’autres genres représentatifs, cade, camélée,  rue d’Alep, salsepareille  … Dans ce milieu des végétaux peuvent être plus hâtifs qu’en plaine du Roussillon ou se démarquer par un retard de végétation insignifiant.
  •  Le Cap Blanc : Vous parvenez à un belvédère sur la vallée close de la Désix, vue d’ensemble sur les oléastres. A voir en semaines 17 à 20 pour la superbe floraison blanc pur des amelenquièrs ou poiriers des rochers / Amelanchier ovalis, les fissures en sont généreusement garnies.
  • Le calcaire se présente en lauzes, laussas avec incrustations de paillettes d’aspect terreux.  Ce rocher aurait été exploité pour la chaux. Son écroulement en serait la conséquence.

Le Cap blanc au centre avec Sournia en fond, 2017.

00:48 L’Impèriale :

  • une route selon des critères révolus en bordure de ce qui fut un verger d’abricotiers.
  • Des abricotiers à cette altitude ? Qui plus est des Bulidas et des Rouges du Roussillon. Eh bien ce fut une réussite magistrale à en susciter des jalousies et à en planter sans discernement. Un passionné y faisait prospérer un panel conséquent d’espèces fruitières et des légumes arrosés à l’eau précieuse : artichauts, asperges, fèves, oignons, tournesols énormes… Ne dit on pas que les apparences sont trompeuses. Ces terres sont plus cultivables qu’il n’y parait, quand on connait son affaire.

On suit ce chemin creux vers le bas.

01:02 Après un pavement oublié des sangliers on arrive à un ponton rustique. Nôtre parcours se prolonge à même le ravin sur environ 300 m.

01:05 PC 456 Plateau oléicole de Saixa.

  • Nous l’avons connu couvert de vignes et de rangs de vénérables oliviers, ultérieurement au gel inégalé de 1956.
Fraxinelle détail

Fraxinelle détail

A la carrière filer à gauche.

01:09 Oratoire de la Paillade.

  • Un des emplacements présumés du château des Saixa. Sa plus ancienne mention est de 989. Dans un acte de donation à l’abbaye de Saint Martin Lys par les nommés Sizibaut et Ermitrud. Aucun vestige n’est parvenu jusqu’à nous. Il devait se situer à l’endroit de l’oratoire en montant de Roquevert par le pont des chévres non loin de l’église préromane Saint Félicité de Carthage. Sinon un lieu dit Catla, en catalan Catlla : château, à environ 1 km au nord à l’extrémité opposée de la dorsale. La forme occitane avec un L unique synonyme de Calha, n’a en elle même aucun intérêt ici. Elle s’applique à la caille, à défaut à la truie.
  • Cette famille apparaît des 1240 en Aragon actuel Conflent, principalement à Paracols et à Fuilla. C’est à dire en pleine tourmente des faidits, les chevaliers hérétiques spoliés par la croisade des barons du nord.

 

  • Question géologie, vous êtes passés vite fait du schiste noir au calcaire et maintenant c’est du granite. Celui de la plaque ibérique. Vous êtes dans la grande faille mer – océan. Cliquez sur l’article géologie de ce site.
  • Le sentier en sous bois est pavé de granite, vous êtes sur la route médiévale d’Estagel à Sournia par Ansignan.
  • Peu après l’oratoire, en vadrouillant entre les chaos granitiques, très belles vues plongeantes sur le défilé de la Désix et le château de Roquevert sur son piton à 500 m orthodromiques, gardant un nœud routier de cinq directions menant à Campoussy, Sournia, Prats, Pézilla, Trévillach. Les vestiges d’un troisième fortin se dressent dans ce prolongement, sur l’échine calcaire du Roc Blanc. Roquevert fut un village sinon un hameau, lequel devait être implanté près du château ou en face non loin du moulin d’après le cadastre de 1813, présence de fontaines sur ces deux possibilités. Un document de 1594 nous apprend que toutes les maisons sont ruinées, peut – être depuis la fin des années 1360 puisque les actes notariés sont absents à dater de 1363. Cahier d’Ille consacré à Trevillach.

01:17 La calade vous a amené au Pont Dels Cabras (des chêvres).

  • Romain ou plutôt du IXe –  Xe siècle ? Un ouvrage identique vous attend tout près, à la borne kilométrique 20, PC 382, au début du pont moderne en rive droite. Suivez le sentier pour un aller – retour de 500 m approximativement jusqu’au :
  • Pont dels Mandres sur la Ferrère, fontaine tarie sous la première arche rive droite, logée dans la construction de ce pont romain

01:23 Retour sur la route départementale 619 en rive opposée. On domine la Desix sur environ 1.5 km jusqu’au :

01:36 Panneau chapelle Ste Félicité.

  • Un prieuré du IXe siècle à guère plus de 200 m en contrebas. Cette église préromane se caractérise par ses arcs outrepassés, évoquant un fer à cheval. Un temps assimilé au style Mozarabe. Assymétrie à gauche de l’abside quadrangulaire par rapport à l’axe de la nef. En allusion à la tête du Christ penchée sur son épaule droite. Comme Saint Michel aux deux églises jumelées, Sainte Eulalie ou Saint Barthélemy de Jonquerolles rattaché à Bélesta. Ce type d’architecture aurait été introduit par les Wisigoths puis repris par les musulmans à la faveur de leur conquête de l’Espagne.

Sainte Félicité située In castellione figure en 1011 sur une bulle de Serge IV, dans les possessions de l’abbaye de Cuxa. In castellione fait vraisemblablement référence au château de Saixa.

Un coin à en rêver pour pique niquer au bord du torrent.

Eglise Ste Félicité.

Eglise Ste Félicité.

01:42 Remontés sur la RD 619, vous vous enfoncez au panneau stop sur une voie viticole goudronnée qui vous ramène à la carrière puis au pseudo ponton.

01:51 Là bifurquez en rive droite.

01:58 PC 526 un petit col. Guère plus en avant sur le versant opposé du ravin :

Une grande pyramide dédiée aux Dieux de la persévérance et de la misère. Elle ne fournit plus le moindre épi de la céréale des pauvres, mais elle inspire encore beaucoup de respect et de commisération. C. Guillabert, De Garrigues en Ministères.

  • Admirez les faissas  = terrasses de culture, elles occupent une pente au dénivelé moyen de 90%. Au XIXè  le chêne vert était rare, tout était cultivé, puis le phylloxéra a été introduit, de nombreuses familles du midi ont été acculées à l’exode en Afrique du Nord, Argentine, c’était la valise ou la famine.
  • Vous vous êtes introduits chez les encantadas ou fadas, les fées. A la verticale de la grotte chapelle du Ménier. En remplaçant l’accent aigu par un grave sur le deuxième E on obtient l’équivalent de mine, mineur, minier en Languedoc. Décidément l’endroit est vraiment curieux. Description de cette grotte en 1811 par Nicolas Desmarest.

02:06 On retrouve la RD 619 en direction de Sournia.

02:14 Faisons mine d’entrer dans Sournia, pour tourner en face de la gendarmerie au balisage blanc et rouge du GR 36.

  • Ici naquit le général Tisseyre, demeuré célèbre pour ses faits d’armes en 1863 au Mexique, dans la région de Camerone. Un archevêque de Canterbury et d’autres personnages illustres en sont issus.

02:26 Quitter le GR 36 au croisement dans le ravin en se dirigeant à droite en direction de Prats.

  • Depuis un petit moment nos pas sont à nouveau guidés par des pavés. Ceux du Camin de Caudiès, une route Limoux – Prades où vous ont devancés les romains, les moines de Cuxa, de Lagrasse, ceux templiers. Toutes sortes de troupes armées de l’Ancien Régime.

02:32 Retour au point de passage 0026.

Ste Félicité.

Ste Félicité.

Toutes les photos.


 

Variantes

La grotte chapelle du Ménier : étant sur la D 619 au dessus de Ste Félicité, suivez cette route en montant. Le sanctuaire est au prochain virage, celui avec les cyprès.

Il est possible de commencer cette randonnée par le col de la Croix de Fer. Ce qui permet d’accéder rapidement au point 0048 l’Impériale. En choisissant la direction la plus à droite, au plus près d’un poirier sauvage ( Rubrique photos ). Descendez sans vous éloigner du talus y compris quand la vue se dégage. A l’amorce du vieux chemin de l’Impériale, ce dernier ressemble à celle d’un ravin, sur le côté extérieur d’un virage.

Une fois à Ste Félicité, si le soleil est trop ardent, il sera judicieux de suivre le balisage jaune de fond de vallée jusqu’à Sournia. Ainsi on atteint la gendarmerie en une petite demi – heure.

Plan à combiner avec la carte de randonnée IGN 2348 ET Prades.

RMEAS : Route médiévale Estagel, Ansignan, Sournia. RMEAP : Route médiévale Estagel, Ansignan, Prades. P : Points pittoresques ou panoramiques. CC : Chemin de Caudiès. Route médiévale. C : Cabanes. TDF : Boucle rando de pays, Tour du Fenouillèdes. A : Pont romain sur la Ferrère. B : Pont du 9e10e siècle sur la Désix. Pointillés Blancs : Liaison facile avec la table d'orientation. hors sentier. Pointillés bleus : Lit souterrain de la Désix en période de bas étiage. 2 : Voies pavées ou sections de... Flèche simple : Sens de progression. Flèche double : Itinéraire aller retour. FM : Moulin de Font Marie. Propriété privée. Etoiles rouges : Farahons de Prats et de Roquevert. F : Chapelle pré romane Ste Félicité. M : Grotte chapelle du Ménier. CDF : Col de la Croix de Fer. Font : Fontaine, la Fontvielle. SCV : Ancienne cave coopérative. Point de départ et d'arrivée. Pisc : Piscine municipale surveillée. Bar piscine.

RMEAS : Route médiévale Estagel, Ansignan, Sournia.
RMEAP : Route médiévale Estagel, Ansignan, Prades.
P : Points pittoresques ou panoramiques.
CC : Chemin de Caudiès. Route médiévale.
C : Cabanes.
TDF : Boucle rando de pays, Tour du Fenouillèdes.
A : Pont romain sur la Ferrère.
B : Pont du 9e10e siècle sur la Désix.
Pointillés Blancs : Liaison facile avec la table d’orientation. hors sentier.
Pointillés bleus : Lit souterrain de la Désix en période de bas étiage.
2 : Voies pavées ou sections de…
Flèche simple : Sens de progression.
Flèche double : Itinéraire aller retour.
FM : Moulin de Font Marie. Propriété privée.
Etoiles rouges : Farahons de Prats et de Roquevert.
F : Chapelle pré romane Ste Félicité.
M : Grotte chapelle du Ménier.
CDF : Col de la Croix de Fer.
Font : Fontaine, la Fontvielle.
SCV : Ancienne cave coopérative. Point de départ et d’arrivée.
Pisc : Piscine municipale surveillée. Bar piscine.

Accueil Balcon du Fenouillèdes

Il est bâti au flanc d’une colline… Toutes ses fenêtres assistent bouche bée au lever du soleil. C’est un village ancien. De pierre noire cernée de mortier blanc, lavé, brûlé…

…de Ludovic Massé in Visages de mon pays en 1937.

Adissiàs e benvenguda a tots. Bon dia i benvinguda a tots. Bonjour et bienvenue à tous.

 

 

Prats de Sournia littéralement les Prés de Sournia, ce déterminant accolé en 1933 sème la confusion. Il est convenu dans les esprits que Prats ne fut jamais une dépendance féodale ou un écart de Sournia. Mais en 1612 le seigneur de Rabouillet délégua toute juridiction sur Gaston d’Aniort son équivalent de Sournia. Il faut aussi signaler des mariages entre les familles seigneuriales. Nul doute que ces épisodes ont du participer à la dite méprise. Quand à la forme Prats  elle fut fixée en 1913, jusqu’à cette date Pratx prévalait sur ses variantes Pratz (Louis Fédié en 1880) et Prax en 1801 sur le Bulletin des Lois. Sur le cadastre de Le Vivier 1812 rédigé d’une main experte, Prats apparaît ainsi : Commune de Prata, cette forme date de 1793 / An II. Ces finales en en X ou Z se rencontrent toujours du pays d’Aude à la Haute – Marne et dans le Jura. Pour plus de clarté nous n’utiliserons que le vocable Prats dans les pages suivantes. Lequel est uniformément en usage de la Catalogne au Languedoc. Le territoire communal fut semble t-il plus étendu, au sud deux interprétations appuient en ce sens.

  •  Sur la base de la bulle de 1011 il n’est pas à exclure que Ste Félicité et Saixa en étaient parties intégrantes. Les propriétaires de Prats y possédaient des oliviers ces dernières années encore.
  •  Un texte de 1334 situe l’église Sant Cerni à Prats, pourtant ce lieu relève de Le Vivier. Soit le document précité est inexact, soit cette chapelle a été démembrée de Prats suite aux procès sur fond de limites communales pendant la Révolution. Aigas Biòles prononcez Aygues Bioules témoignerait il de ce passé ? Biòla = borne, limite. Plusieurs sources jalonnent les contours du territoire actuel : Font dels Piusèllas la fontaine des pucelles à la Pelade, sous le chemin de l’Impériale au PC 490 en arrivant à Saixa, Font Marie au moulin de Roquevert, Font de Sant Cugat, Campix, entre Campix et le PC 389. Aigas Bioles aurait il appartenu jadis à ce groupe ? Là aussi des familles de Prats ont toujours des biens sur ces terres limitrophes, à La Borde entre autres lieux.
Prats de Sournia

Prats de Sournia

La Carrairasse

La carrairasse à Sournia. Direction Hôtel de Matignon, droit devant…

Village perché sur la façade maritime du Fenouillèdes, étagé au pied de son imposante tourCR67 BON SOUSCRIPTION 2017 PRATS DE SOURNIA et au carrefour d’antiques voies de communications. Très vraisemblablement restructurées par les Templiers. D’une certaine façon le canton de Sournia était à eux. Point de convergence et étape d’importants itinéraires de transhumance, parcourus jusques dans les années 1960 par les bergers du Narbonnais, du Rivesaltais montant au Madres soit par Mauri, Lesquerde ou St Paul de Fenouillet, soit par Planèzes et la vallée de la Désix, Aussières, Roquefortez, Querigut…  Ceux andorrans*, du Donezan  ou de Montaillou  venant brouter sur les bords de l’étang de Salses, des lieux –  dits en gardent la mémoire : Le Calmeill, La Carrerasse, les Fumades, les Pauses, la Pelade,  La Ramade, La Saline… Tout cela implique des centaines de milliers de têtes. roqueforthistoireetpatrimoine

* plus de 6000 en ne prenant que Salses comme exemple.

L’immense périmètre géographique* des unions matrimoniales de nos ancêtres se superpose idéalement aux destinations précédentes. C’est une particularité comparativement à un village voisin ou un pourcentage conséquent de mariages a été intra – muros.

* Jusqu’à Avignonet – Lauragais, Roquefère, Saurat…

Culture

Prats n’est pas en Roussillon mais en Fenouillèdes. Fenolhedés en Occitan serait plus adéquat. La culture et la langue des familles qui y sont enracinées séculairement. En voie d’être supplantées par de nouveaux arrivants généralement roussillonnais. Fenolhedés comme Razés, Carcassés, Cabardés… D’après René Nelli de l’Institut d’Etudes Occitanes, D.Baudrel et d’autres linguistes sans aller les chercher au pays de Cervantès (Fenolheda).

Origines

Faisons les débuter vers -4500 -2500 puisque le village est entouré de cromlechs. Ce sont des cercles de pierres levées qui ont en commun avec les menhirs le flou de leur datation et de leur fonction.

Un bracelet et des aiguilles de l’âge du bronze ont été mis à jour. Plusieurs toponymes sont révélateurs par exemple les Fumades, le plat sur lequel a été implantée la retenue collinaire. G.Gavignaud Fontaine conforte indirectement cette hypothèse. A nôtre humble avis des rites païens ont du se dérouler auprès de la pierre levée, laquelle ressemble tellement à un menhir et surtout à un phallus de 3 m en hauteur apparente, quand il se laisse découvrir au détour d’ un virage en venant de Le Vivier. On remarquera que ces mégalithes jalonnent dès Espira de l’Agly, les parcours de transhumance ci – dessus situés.

Ressemble à un menhir phallique? RD 7 Als Fumados à Prats de Sournia.

De petits menhirs auraient ils été réemployés en couverture de cabanes ? Plus de commentaires sur fenouilledes.fr aux pages néolithique.

Les romains ont laissé des tessons sur l’oppidum. Comme à Fosse des monnaies faustiniennes c’est à dire du IIe siècle après J-C ont été trouvées. Ce qui tend à appuyer l’attache ci dessus avec ce village. Le premier texte relatif à Prats est une bulle de Serge IV qui fait mention d’alleux concédés à St Michel de Cuxa par le comte de Bésalu, Bernard dit Taillefer, dont l’un In villa pratis. Ce texte papal nous révèle la fameuse peur de l’an 1000. Il fallait prendre quelques précautions avant de passer de l’autre côté. D’où ces générosités envers les abbayes.


Alleu : Domaine donné en récompense aux guerriers Francs, à titre héréditaire et exempt de redevances.


Les pratséens, pratéens plus logiquement ou pratois en francisant férus d’histoire locale sont relativement nombreux. Je lance un appel à leur participation à l’enrichissement de ces lignes. Prenons garde que notre patrimoine culturel ne sombre pas dans l’oubli avec la raréfaction des familles séculairement établies et de nos aînés natifs d’ici. Dans un avenir proche toute transmission orale en sera empêchée. Il est du devoir de chacun de communiquer les faits locaux à sa connaissance, fussent-ils ténus.

 

         A ne pas manquer 

Plusieurs passages sont extraits ou à la base de l’ouvrage : Prats de Sournia, un village du Fenouillèdes, ( 220 pages, 24 x 17 cm ), au prix modique de 20€ paru en 2012,  une véritable bible historique signée par les professeurs Bordes, Calvet et Crambes, BCC dans les pages suivantes. Saluons ici le travail titanesque ainsi impliqué, lequel se chiffre en milliers d’heures d’abnégation, d’altruisme, de passion. Leurs investigations se sont étalées sur de nombreuses années et dans toute la région.  Disponible par courrier à : Mairie – 66730 Prats de Sournia, sur le site internet  ou par téléphone au 04 68 97 74 06.

Restons avec cette noble corporation au travers du n° 10 des Cahiers d’Ille et d’Ailleurs dont pas moins de 34 pages fourmillent de précieux renseignements sur Trévillach, auquel ont été rattachés depuis la Révolution Roquevert et Séquère. Très approprié à la documentation de ce site, de même :

De Garrigues en Ministères, de Claude Guillabert paru aux éditions de St Amans en 2010.

Les autres sources documentaires sont sur Liens et Livres Fenouillèdes. 

 

 

Randonnées encadrées

Par Yves Le Pennec et Daniel Antony, tous les mercredis à 13 h 30 et en moyenne un dimanche par mois. Pour tout renseignement, appelez le 06 24 31 33 36 ou le 06 29 62 05 51. Rubriques Découvrir – Animations du site pré – cité. Des photos qui donnent envie de se bouger sur leur blog Pèlerins du Fenouillèdes. Détrompez vous, l’auteur ne connait pas ces personnes. Il aurait été illogique de créer un site axé sur les randonnées au départ de Prats, en omettant les accompagnateurs qui officient sur place et à fortiori le bar – Piscine : Informations pratiques.


Ce site n’est pas une émanation de la commune. Il n’est que l’oeuvre d’un passionné et n’engage que ce dernier.


Natura 2000 – ZNIEFF : Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique, garrigues et grottes de la Désix. Une ZNIEFF est en résumé un inventaire d‘espèces patrimoniales en un lieu donné. Il s’y superpose un Site d’importance Communautaire* voué à la protection des chiroptères, avec Montalba le Château ce sont les seuls SIC du Fenouillèdes.

  * Ou Zone de Protection Spéciale du réseau Natura 2000.

ZNIEFF grottes Désix et Garrigue de Sournia, entre autres sites dédiés,

 

Delphinium verdunense en semaine 24 à 28. Espèce patrimoniale.

Espèces déterminantes.

A nôtre humble avis cet inventaire est à compléter.

Aster sedifolius ” Trinervis “, Galatella sedifolia ” Rigida “.

Carthamus mitissimus, Cardoncellus mitissimus.

Delphinium verdunense.

Dictamnus albus.

Euphorbia duvallii.

Glaucium corniculatum.

Medicago hybrida.

Onobrichis saxatilis.

Onopordum acaulon.

Scorzonera hispanica ” Crispatula “.

Trifolium hirtum.

 

Descriptions :

L’Herbiel de Gabriel herbier.sesa-aude.fr

tela.botanica.org

Fleurs du Roussillon  jeantosti.com/fleurs

 

 

 

Document d’objectifs Natura 2000 sur : languedoc-roussillon.developpement-durable.gouv.fr/...

Orchis

Orchis

Limodorum arbotivum

Limodorum arbotivum

Toutes les photos.


map-home Distances : Perpignan – Ille – Prats de Sournia : 52 km en 1 h. Perpignan – Ansignan – Prats de Sournia : 55 km en 1 h 10′. Perpignan – St Paul – Sournia : 61 km en 1 h 10′. Quillan – Prats de Sournia : 39 km en 45′. Prades – Prats de Sournia : 29 km en 45′. St Paul – Prats de Sournia : 19 km en 30′ .

 

Liens : 

Vous voulez en savoir plus sur quelque sujet que ce soit sur fond d’Histoire, des pages de liens sont à votre disposition, en voulez vous, en voilà. sur Fenouillèdes.fr